Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Matthieu 27:46

Matthieu 27:46 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Il est plutôt rare que Jésus appelle son Père "mon Dieu", il y aussi le passage parallèle dans Marc 15:34, les autres occasions sont rapportées par l'apôtre Jean (Jean 20:17, Apocalypse 3:2,12).

Marc 15:34 Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eloï, Eloï, lama sabachthani ? ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Jean 20:17 Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

Apocalypse 3:2 Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu.

Apocalypse 3:12 Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.

La raison principale est que Jésus, le Fils de Dieu, voulait souligner l'aspect paternel de Dieu, alors il se référait à lui la plupart du temps par "Père", comme on peut le constater dans les évangiles. Mais dans le texte qui nous occupe, il appelle son Père «mon Dieu», citant David :

Psaume 22:1 Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné, Et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ?

Le Dieu de David est aussi le Dieu de Jésus, comme le confirme l'apôtre Paul, vous pouvez lire plus à ce sujet en cliquant ici :

Éphésiens 1:16 je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, 17 afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance,

Certains théologiens ne croient pas que Dieu ait abandonné Jésus sur la croix, ne serait-ce que le temps qu'il y a eu des ténèbres en plein jour pendant trois heures. À cause de leur compréhension de l'unité divine, ils ne croient pas que cela fut possible de séparer le Fils du Père. Pour ma part, je ne pense pas que Jésus ne citait pas David seulement pour la forme, il vivait ce qu'il disait, il ne faisait pas semblant, il ne faisait pas l'hypocrite. Sur la croix, il a vécu la séparation d'avec son Père pour ne pas que nous la subissions nous-même, il a pris sur lui la condamnation qui nous revenait car il a porté nos péchés sur le bois.

1Pierre 2:24 lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.

Rachel Dufour, sur le site Top chérien, y va de l'observation suivante:

Jésus ne l'appelle plus “Mon Père” mais Il dit : “Mon Dieu”. Au moment de la croix, Jésus abandonne son statut de Fils unique... pour que nous devenions des Fils.

Galates 3:13 : Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous - car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois.

L'inconcevable a eu lieu sur cette croix. Le Fils n'était plus Fils, le Père n'était plus Père, et c'est ainsi que tout était accompli.

Jean 19:30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit.

Dans ce “tout”, il y a notre réconciliation avec Dieu, faisant de lui, notre Père. (...) y a deux vérités révolutionnaires pour nos vies dans ce “Mon Dieu, Mon Dieu...” et “tout est accompli” : - Jésus a accepté d'abandonner ce qui lui était le plus légitime, son statut de Fils unique, pour que nous devenions aussi des fils et des filles de Dieu. Il a porté nos péchés pour que nous puissions partager, connaître sa relation avec le Père.
Voici maintenant de quelle manière poignante, le frère catholique Jean-Philippe Revel décrit la scène de Jésus sur la croix.
Cet homme est déchiré, lacéré par les fouets de la flagellation. Son visage est rempli du sang, qui ruisselle, car les épines se sont enfoncées dans son crâne. Ses joues et ses épaules sont tuméfiées par les chutes, par la barre de la croix. Ses poignets et ses pieds sont transpercés par les clous. Il peut à peine respirer au prix d'un grand effort, en hissant sur ses pieds fixés au bois. La douleur l'a envahi complètement. C'est un homme broyé, écrasé par la souffrance, comme le dit le prophète Isaïe. C'est un homme à bout de forces, au-delà des limites de la résistance humaine. Il n'est plus qu'une plaie, Il n'est plus qu'un cri de douleur, un homme abattu. Devant ses yeux, tout se brouille. Et voici qu'au sommet de cette souffrance physique, c'est son cœur qui atteint à la plus haute souffrance, Lui, le Fils de Dieu, Dieu qui s'est fait homme, Il touche au profond de l'intolérable solitude, aux limites du désespoir, il descend aux Enfers et pousse ce cri d'abandon, de déréliction : "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné" ? Il n'a pas voulu seulement connaître et partager notre souffrance physique, mais aussi cette souffrance plus radicale, plus insidieuse, plus destructrice, la souffrance du cœur. Il a voulu sentir cette désolation, connaître cette suprême douleur de la solitude absolue, du vide et de l'apparente absence de Dieu. Il éprouve que tout se dérobe, qu'Il n'a plus de soutien. Et même son Père Lui semble s'être éloigné de Lui.

Frères et sœurs, le Christ en se faisant homme, le Christ en prenant sur Lui toute la souffrance des hommes, ne cesse pas d'être Dieu. Mais Il a voulu vraiment, précisément parce qu'Il est Dieu et que l'amour de Dieu est un amour infini qui va jusqu'au bout du don, jusqu'au bout de l'abandon, Il a voulu aller jusqu'à l'extrême limite du partage avec nous de toute douleur et de tout écrasement. Saint Paul nous dit magnifiquement dans ce texte de l'épître aux Philippiens que nous lisions tout à l'heure : "Lui qui est de condition divine, Il n'a pas voulu garder jalousement ce rang qui l'égalait à Dieu, Il s'est anéanti ". Il s'est anéanti : si saint Paul ne disait pas ces paroles, nous n'oserions pas les prononcer. Dieu s'est anéanti, Il s'est fait rien, pour être comme nous, pour être avec nous jusqu'au bout de notre vie, de notre rien, de notre peur, de notre anéantissement. Il n'y a rien de l'expérience de l'homme, si écrasante que soit cette expérience, il n'y a rien que le Christ ait ignoré, rien qu'Il n'ait voulu partager avec nous. Il s'est anéanti Lui-même, c'est-à-dire Lui qui ne cesse pas d'être Dieu, Il n'a pas voulu vivre à la manière divine cette identification avec nous. Il a en quelque sorte, mis entre parenthèses sa manière divine d'exister, de penser, de vivre, pour qu'Il ne fasse pas seulement semblant d'être un homme, mais qu'Il soit totalement et jusqu'au bout un homme et un homme de douleurs, écrasé par la souffrance. Il s'est anéanti Lui-même prenant la condition d'esclave et Il s'est humilié plus encore s'abaissant jusqu'à la mort et la mort de la croix, s'abaissant jusqu'à l'infamie de cette mort, jusqu'à la déréliction de cette mort.
Voilà comment Jésus a souffert à cause de nos péchés. Si nous plaçons notre foi en lui, il nous servira de rançon et nous n'aurons pas à payer pour nos propres préchés.

Matthieu 20:28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

Romains 8:1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

1Corinthies 6:20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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