Job 5:7 L'homme naît pour souffrir comme l'étincelle pour voler
- Éliphaz de Théman, contrée réputée pour ses sages.
L'homme vient même
au monde en souffrant, dans les larmes! La vie est une suite de pertes
nécessaires pour grandir; en commençant par le départ
du confort utérin jusqu'au trépas... Voilà un constat universel, mais pourquoi souffrir?
Quand on souffre, c'est ce qui nous vient à la pensée. Voici des variantes;
- Pourquoi est-ce que cela arrive à moi?
- Qu'ai-je fait au bon Dieu pour méditer pareil traitement ?
- Si Dieu était amour, s'il savait tout, pouvait tout faire...
pourquoi a-t-il créé le monde ainsi?
Nous, nous aurions créé un monde sans souffrance où l'harmonie règnerait !
Eh bien, ça paraît que nous avons été créés à l'image de Dieu parce que c'est exactement
ainsi que Dieu avait pensé en créant le monde. Pendant un certain temps, c'est ainsi
qu'Adam et Ève ont vécu en harmonie avec les autres créatures. Tous les animaux venaient à l'homme
librement et celui-ci pouvait prendre le temps de les examiner et de leur donner des noms.
Il n'y avait aucune barrière entre eux, aucune crainte, aucune agression.
Notre Dieu d'amour avait créé un paradis parfait pour l'humanité!
"Dieu vit tout ce qu'il avait fait; et voici, cela était très bon." Genèse 1:31
Plus loin dans le livre de la Genèse, nous apprenons comment le paradis s'est transformé en cauchemar.
Parce que l'homme a choisi de désobéir à Dieu, il a brisé l'harmonie et toute la création s'en est ressentie,
cf. Ro.8:17-24
17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi
héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois
nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.
18 J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être
comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.
19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des
fils de Dieu.
20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à
cause de celui qui l'y a soumise, avec l'espérance
21 qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour
avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
22 Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière
soupire et souffre les douleurs de l'enfantement.
23 Et ce n'est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les
prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en
attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.
Ses rapports conjugaux ont été tordus, chacun cherchant à dominer sur l'autre, l'inimitié s'est installée aussi
avec les autres animaux et enfin, même le sol s'est rebiffé contre l'homme qui doit maintenant travailler
à la sueur de son front pour subsister, cf. Ge.3.14:19
14 L'Eternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait
cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux
des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa
postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
16 Il dit à la femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu
enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais
il dominera sur toi.
17 Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que
tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu
n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force
de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,
18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe
des champs.
19 C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce
que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es
poussière, et tu retourneras dans la poussière.
Voilà pour la raison de la présence de la souffrance dans un monde qui avait pourtant été créé parfait
comme on est en droit de s'attendre d'un Dieu parfait.
La souffrance a même atteint aussi les sphères célestes, parce que Dieu aime les hommes et toute sa création.
La souffrance dans nos vies peut résulter de plusieurs facteurs, parfois c'est de notre faute.
Tournons nos regards vers Jésus, pour le meilleur exemple d'un innocent qui a souffert.
La Parole de Dieu nous révèle à son sujet dans Hé.5:8 :
(Jésus) a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes
«L’homme est un apprenti, la douleur est son maître.
Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert.»
- Alfred de Musset
«La souffrance, c’est elle qui fait l’homme»
- Lamartine
L'obéissance s'apprend donc à l'école de la souffrance. Jésus lui-même
a dû passer par là, alors ne pensons pas que nous pourrons l'éviter,
d'autant plus que depuis la Chute, l'homme apprend difficilement
autrement que par la manière dure.
Quand c'est pénible et que ça fait mal, c'est alors qu'il peut vraiment
évaluer le sérieux de son engagement à marcher dans les voies de Dieu.
En communiant à la souffrance tout en persévérant dans la volonté de Dieu, nous communions aux
souffrances de Jésus, l'image du Dieu invisible, qui lui aussi a persisté envers et contre tout :
Que ta volonté soit faite et non la mienne ! cf. Lu.22:42, Col.1:15, 24, Ph.3:10, 1Pi.4:13.
Nous apprenons aussi à connaître ce que Dieu a ressenti quand il a perdu Adam son fils unique à cause du
péché alors que l'homme s'est détourné de lui dans le jardin d'Eden
et à ressentir ce qu'il a vécu quand il a condamné le péché sur la croix, il a été séparé un temps de Jésus son Fils bien-aimé.
Dieu a souffert quand Adam a péché, il est parti à sa recherche comme le berger vers sa brebis égarée.
Dieu s'intéresse à nous !
Refuser de souffrir,
- c'est fermer son coeur à l'amour.
Refuser de souffrir,
- c'est se priver de la vie éternelle en communion avec Dieu qui souffre en son âme à cause du péché des hommes.
Refuser de souffrir,
- c'est se priver aussi de la vie tout court, en se refusant d'entrer en relation intime avec notre prochain.
Refuser de souffrir,
- c'est s'isoler et mourir avant d'être mort.
Ouvrons-nous plutôt à l'amour et à la vie en invitant le Seigneur à nous consoler, nous restaurer et nous raffermir dans nos souffrances, c'est une voie plus ardue que le retrait, mais elle permet de goûter à une joie indicible en ce bas monde.
Hé.12:2 Gardons les yeux fixés sur Jésus, dont notre foi dépend du commencement à la fin. Il a accepté de mourir sur la croix, sans tenir compte de la honte attachée à une telle mort, parce qu'il avait en vue la joie qui lui était réservée; et maintenant il siège à la droite du trône de Dieu.
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