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Le temps présent
du verbe
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La forme de temps présent
Comme pour l'imparfait, cette forme se rencontre dans des contextes où l'utilisateur du grec souhaite décrire une action en progrès, sans tenir compte si c'est une caractérisation objective. L'aspect verbal imperfectif grammaticalisé par la forme de temps présent peut être employé dans une variété de contexte temporel. 1. Présent pour une action présente. (descriptive, progressive, conative, itérative). Cet usage se retrouve souvent dans la prose descriptive ou expositive. Ex. yewrw ... eusebeite ... kataggellw
Ac.17:22-23
eucaristw ... kataggelletai ... latreuw
... poioumai ... epipoyw ... ou yelw Ro.1:8-13
Ex. ai lampadev hmwn sbennuntai
Mt.25:8
Nous devons prendre garde de ne pas sur-interprété le temps. Si l'auteur veut être certain qu'on ne se méprendra pas sur le sens alors il utilisera un adverbe pour mieux définir son idée, par exemple pour illustrer la répétition d'une action dans les deux passsages suivants: Ex. Cairete en kuriw pantote
Ph.4:4
Ex. nhsteuw div tou sabbatou
Lu.12:8
Ex. outoi anagkazousin umav peritemnesyai
Ga.6:12
Ce dernier exemple est conatif; il s'agit d'une action qui est commencée mais qui n'est pas complétée; les juifs n'ont pas réussi à tous les faire circoncire. 2. Présent pour une action passé. (historique). Voici un commentaire de Stanley Porter à ce sujet
:
Cet usage est répandu dans les narrations. Son emploi est une des raisons qui suscitent des discussions périodiques au sujet de sa fonction, puisque cela va à l'encontre de l'une des vues traditionnelles concernant la fonction des formes de temps en grec (en relation avec le temps; temps présent = présent temporel). Certains érudits ont pensé y voir une influence sémitique, mais la consultation des certains écrits séculiers contemporains au N.T. démontrent que cet usage était encore plus employé que dans le N.T..Fin de la citation Ex. kai deiknusin autw pasav tav basileiav
tou kosmou Mt.4:8
Ex. edeixen autw pasav tav basileiav
thv oikoumenhv Lu.4:5
Les deux passages parallèles ci-dessus sont un bel exemple de l'accent aspectuel du verbe plutôt que temporel. Marc surtout, Matthieu et Jean emploient régulièrement le temps présent pour la narration, Luc préfère utilisé l'aoriste comparer avec l'exemple ci-dessus. Ex. kai idwn o Ihsouv thn pistin autwn
legei Mc.2:5
Fréquent chez Marc, si la notion temporelle était prédominante comme en français on serait en présence d'un anacolouthe car le verbe legei devrait être à l'aoriste tout comme idwn. Mais quand on considère l'aspect verbal on en conclut que Marc voulait attirer attirer plus l'attention sur ce que Jésus allait dire plutôt que sur ce qu'il avait vu. Comparer avec les passages parallèles dans Luc et Matthieu où l'aoriste eipen est utilisé à la place du présent legei employé par Marc, ceux-ci n'ont donc pas jugé nécessaire de souligner ce que Jésus allait dire. 3. Présent pour une action future. (futuristique). Porter écrit:
Quand celui qui parle voit l'action se transportant dans le futur, il peut utiliser la forme de temps présent. Cet usage n'est pas fréquent, ceci indiquant pour certains grammairiens - en plus de la nature problématique de parler à propos du futur - que la meilleure façon d'analyser le grec est de le considérer comme une langage bi-temporel, c'est-à-dire un langage qui se concentre sur deux sphères de références temporelles; passée et présente. Cet usage du temps présent est connue à l'époque du grec classique aussi, spécialement dans les oracles prophétiques (Hérodote 7.140-141), dans le Nouveau Testament on retrouve cet usage plutôt avec les verbes de motion. Mt.26:2 to pasca ercetai, kai o uiov tou anyrwpou paradidotai (La Pâques s'en vient et le Fils de l'homme va être trahi). Fréquemment le temps présent et le temps futur se rencontrent dans la même séquence, l'emphase est mise alors sur le verbe au temps présent Mt.17:11 Hliav ... ercetai kai apokatasthsei panta (élie vient et restaurera toutes choses)
Ex. fagwmen kai piwmen aurion gar
apoynhskomen 1Co.15:32
Littéralement: nous mourons. Ça vient vite demain! Le présent est employé au lieu du futur pour souligner la proximité de la réalisation de ce qui a été dit. Ex. dio kai to gennwmenon agion klhyhsetai
uiov yeou. Lu.1:35
4. Présent pour une action se produisant en tout temps. (omnitemporel, gnomique). Surtout en rapport avec la nature. Il exprime des vérités générales, des faits. Ex. ou speirousin oude yerizousin
Mt.6:26
Ex. pan dendron agayon karpouv kalouv
poiei Mt.7:17
Ex. oudeiv ballei oinon neon eiv askouv
palaiouv Mc.2:22
Ex. to pneuma opou yelei pnei Jn.3:8
Ex. ek thv Galilaiav profhthv ouk
egeiretai Jn.7:52 cf. Mt.7:7
Voir aussi Ja.3:3-12 où la langue est comparée
à ce qui se produit dans la nature.
5. Présent pour une action intemporelle, sans considération de temps. Porter le décrit ainsi: Cet usage est réservé pour les occasions où la question de temps n'entre tout simplement pas en ligne de compte. L'événement décrit est vu en dehors des considérations temporelles. Par exemple, cet usage est particulièrement fréquent dans des affirmations qu'on retrouve dans des propositions théologiques ou mathématiques. Puisque l'aspect verbal n'est pas une catégorie attachée au temps, il pourrait être soutenu que chaque utilisation d'un verbe en grec est intemporelle, puisque l'usage de la forme verbale en elle-même et par elle-même ne dit rien de spécifique par rapport au temps de l'action. En dépit de cette vérité, et puisque dans plusieurs contextes variés on retrouve des indications à des références temporelles, il est préférable de réserver cette catégorie pour des exemples spécifiques où le temps n'est pas un facteur. Les paraboles contiennent plusieurs exemples de cet usage intemporel de la forme de temps. Cet usage est souvent confondu avec le présent gnomique discuté dans la section précédente. Mt.5:14 ou dunatai poliv krubhnai epanw orouv keimenh (une ville placée sur une montagne ne peut être cachée) 2Co.9:7 ilaron ... dothn agapa o yeov (Dieu aime celui qui donne avec joie). Plusieurs passages de Paul pourraient être cités aussi, par exemple Ro.2:1-8.Fin de la citation. 6. Périphrastique Ex. ouk estin auth h sofia anwyen
katercomenh Ja.3:15
A l'époque classique les temps périphrastiques
étaient employés pour mettre l'emphase sur l'aspect duratif
d'une action mais cet effet s'est en partie dissipé dans le Nouveau
Testament et il est prudent de les interpréter en fonction de leur
contexte au même titre que les autres verbes non composés.
Le grec moderne préfère le temps simple ou le verbe être
avec un adjectif.
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