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Le mode indicatif
du verbe
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LES MODES (intro) Il y a six modes en grec; indicatif,
infinitif,
participe,
subjonctif,
optatif,
impératif.
L'INDICATIF
La définition traditionnelle de l'indicatif est qu'il exprime la condition actuelle de la réalité. Certains, comme Goodwin, l'ont même surnommé le «mode du fait» Les linguistes et les grammairiens ont fait des travaux récents qui s'éloignent de cette approche, reconnaissant que le mode indicatif peut être aussi subjectif que les autres modes (en ce sens, son titre, «indicatif» est trompeur, puisqu'il n'«indique» rien de plus que les autres modes).Fin de la citation Pour résumé, comme l'a fait remarquer Robertson: «l'indicatif est le mode normal employé quand il n'y a pas de raison d'employer un autre mode.» En ce sens, il correspond à l'aoriste pour l'aspect verbal, le temps employé quand il n'y a pas de raison d'employer d'autre temps. Voici l'indicatif actif du verbe luw,
il y a bien sûr les voix moyenne et passive, de même que plusieurs
autres conjugaisons possibles selon le type de verbe utilisé (verbes
en -mi, -ew, -aw, -ow...) néanmoins cela
vous donnera une idée de la manière que le verbe grec se
conjugue.
1. Narratif Ex. kai allo epesen eiv tav akanyav
Mc.4:7
2. Interrogatif (ti, inati (6), ouci, mhti, ou, mh, etc.) Ex. kai hrwthsan auton. ti oun; Hliav
ei su; Jn.1:21
Ex. dia ti meta twn telwlwn kai amartwlwn
esyiei o didaskalov umwn; Mt.9:11
Ex. inati enyumeisye ponhra en taiv
kardiaiv umwn; Mt.9:4
Ex. Yee mou, inati me egkatelipev;
Mt.27:46
Ex. eiv ti h apwleia auth tou murou
gegonen; Mc.14:4
Avec ouci (35) on demande ce que personne ne contredira et on s'attend à une réponse positive. ou, ouc, ouk interrogatif est placé en début de phrase tandis que ou, ouc, ouk négatif est placé immédiatement avant le verbe. Ex. ouc outov estin o tou tektonov
uiov; Mt.13:55
Ex. kai ouk estin en allw oudeni h
swthria Ac.4:12
Ex. elegon. ouci uiov estin Iwsef
outov; Lu.4:22
Ex. Eiv de twn kremasyentwn kakourgwn
eblasfhmei auton. ouci su ei o Cristov;
La particule employée ouci démontre que le mauvais larron était convaincu que Jésus était le messie, mais comme la plupart des gens il s'était trompé sur la nature de sa mission. Avec mhti (16) et mh la question est posée dans l'incertitude dans Mt.12:23 et Jn.4:29 cité ci-dessous. Ex. deute idete anyrwpon ov eipen
moi panta a epoihsa. mhti outov estin o Cristov
Dans les autres cas la réponse attendue est négative, cf. Lu.6:39 Ex. mhti dunatai tuflov tuflon odhgei;
ouci amfoteroi eiv boyunon empesountai;
Ce verset illustre bien le contraste entre mhti et ouci. Dans le premier enoncé de Jésus, la réponse attendue est: non, tandis que dans le deuxième, la réponse attendue est: oui. Ex. mhti sullegousin apo akanywn stafulav
h apo tribolwn suka; Mt.7:16
Ex. mh apwsato o yeov ton laon autou;
Ro.11:1
Ex. mh kai umeiv peplanhsye;
Jn.7:47
Question moqueuse qui attend la réponse: Bien sûr que non! Ex. mh ouk ecomen exousian adelfhn
gunaika periagein...; 1Co.9:5
Quand il y a une négation dans la question, ouk précède le verbe principal tandis que mh est placé au début de la phrase. La réponse dépend alors du contexte. Dans l'exemple qui suit, Paul s'attend à une réponse positive. 3. Hortatif Ex. aywov eimi apo tou aimatov toutou.
umeiv oyesye. Mt.27:24
Ex. edei se oun balein ta arguria
mou toiv trapezitaiv Mt.25:27
Ex. genov oun uparcontev tou yeou
ouk ofeilomen nomizein Ac.17:29
Ex. parakalw oun umav egw o desmov
en kuriw axiwv peripathsai Ep.4:1
4.Conditionnel indéterminée deuxième classe Ces phrases conditionnelles ont ei dans la proposition subordonnée et an dans la principale. Celui qui parle assume que la condition émise dans la protase est fausse. Présent Ex. ei gar episteuete Mwusei, episteuete
an emoi Jn.5:46
Ex. ei ek tou kosmou hte, o kosmov
an to idion efilei Jn.15:19
Le deuxième imparfait
efilei a le sens du plus-que-parfait
Ex. An anhkate ston kosmo, tote o
kosmov ya sav agapouse san kati diko tou
Passé Ex. ei gar egnwsan, ouk an ton kurion
thv doxhv estaurwsan 1Co.2:9
La proposition principale prend la négation ou et la subordonnée la négation mh. Exception Mt.26:24, Mc.14:21 ei ou... Ex. ei mh hlyon kai elalhsa autoiv,
amartian ouk eicosan Jn.15:22
Comme c'est le cas ici an est parfois omis dans l'apodose. cf. Mt.26:24, Ac.26:32 (voir plus bas). Les verbes des deux propositions sont à l'aoriste. Parfois un seul des deux verbes est à l'aoriste, l'autre à l'imparfait. Ex. ei hgapate me, ecarhte an oti
poreuomai prov ton patera Jn.14:28
Les écrivains grecs n'aiment pas utiliser le plus-que-parfait. Entre autres, Jean nous fournit un exemple dans une proposition conditionnelle principale (apodose) et Luc dans une protase. Ex. apolelusyai edunato o anyrwpov
outov ei mn epekeklhto Kaisara
Ex. ei gar ex hmwn hsan, memenhkeisan
an mey'hmwn 1Jn.2:19
En réalité, ici, c'est l'aoriste qui aurait été de mise dans la protase (proposition subordonnée), mais le verbe eimi n'a pas d'aoriste. 5. Conditionnel déterminée première classe La protase à l'indicatif de tous les temps est introduite par ei parfois ean ou an avec le subjonctif, à cause de la perte de distinction entre ces particules. Celui qui parle assume que la condition émise dans la protase est vraie. L'apodose peut être à n'importe quel mode ou temps, soit une affirmation ou une question comme c'est le cas avec l'exemple ci-dessous. Présent Ex. kai ei agapate touv agapwntav
umav, poia umin cariv estin; Lu.6:32
Ci-dessous dans le passage parallèle, la forme grammaticale employée suggère un élément de doute (conditionnel indéterminé troisième classe), mais qui est infirmé par le contexte, car il ne fait pas de doute qu'on aime naturellement ceux qui nous aiment. Ceci dénote une perte de distinction entre les deux particules ei et ean. Ex. ean gar agaphshte touv agapwntav
umav, tina misyon ecete; Mt.5:46
Affirmation Ex. ei tekna tou Abraam este,
ta erga tou Abraam poieite Jn.8:39
Passé Ex. ouc outwv emayete ton Criston,
ei ge auton hkousate Ep.4:21
Le participe adverbial remplace parfois la protase ei + l'indicatif. Ex. ouden apoblhton meta eucaristiav
lambanomenon 1Ti.4:4
Une injonction peut être traduite avec le conditionnel. Ep.4:26 Ex. deute opisw mou, kai poihsw umav
genesyai aleeiv anyrwpwn Mc.1:17
Le verbe dans la protase est parfois sous-entendu. Ex. oudeiv epiginwskei ton uion ei
mh o pathr Mt.11:27
L'apodose peut être omise. La phrase reste alors en suspension. Ex. ei egnwv en th hmera tauth kai
su ta prov eirhnhn... Lu.19:42
Jésus ne complète pas la condition. Cela exprime sa tristesse d'une façon dramatique; comme si Jésus hésitait à faire connaître le destin qui attendait la ville. 6. Concessive (kai ei: même si kai eiper: même si vraiment) Ex. ei gar kai th sarki apeimi, alla
tw pneumati sun umin eimi Col.2:5
Ex. kai gar eiper eisin legomenoi
yeoi eite en ouranw eite epi thv ghv,
wsper eisin yeoi
polloi kai kurioi polloi, all'hmin eiv yeov 1Co.8:5-6
L'écrivain dans la protase concède quelque chose de vrai mais n'en fait pas de cas. 7. Volitif (souhait) Par rapport au passé. Ex. ofelon ge ebasileusate, ina kai
hmeiv umin sumbasileuswmen 1Co.4:8
Par rapport au présent. (imparfaits) Ex. Ofelon aneicesye mou mikron ti
afrosunhv 2Co.11:1
Le deuxième verbe peut être à l'infinitif au lieu de l'indicatif. Ex. hyelon de pareinai prov umav arti
Ga.4:20
Ex. Polu ya'yela twra na hmoun konta
sav Ga.4:20 grec moderne
Par rapport au futur. Ex. Ofelon kai apokoyontai oi anastatountev
umav Ga.5:12
8. Discours indirect En règle générale, il n'y a jamais en grec de concordance de temps, c'est-à-dire de modifications du temps d'une proposition sous l'influence d'une autre. En français, au contraire, si on met au passé le temps du verbe principal dans une proposition on fera concorder le temps du verbe principal dans l'autre proposition en le mettant à l'imparfait. Ex. h oun Marya wv hkousen oti Ihsouv
ercetai, uphnthsen autw Jn.11:20
En grec hkousen, uphnthsen sont à l'aoriste tandis que ercetai est au présent. En français «entendit, alla et rencontrer» sont au passé simple tandis que «venait» est à l'imparfait au lieu du présent comme en grec. Ex. legw umin oti ean peritemnhsye
Cristov umav ouden wfelhsei Ga.5:2
Ex. eipon oun umin oti apoqaneisye
en taiv amartiaiv umwn
ean gar mh pisteushte oti egw eimi,
apoyaneisye en taiv amartiaiv umwn Jn.8:24
Il s'agit d'un texte intéressant, certains traduisent par qui je suis (en pensant au nom de Dieu dans Ex.3:14, cf. Jn.8:58, d'autres par que c'est moi (voir ci-dessous). 9. Discours direct oti est facultatif, il se traduit par deux points (:) Ex. ekeinov elegen oti egw eimi Jn.9:9
cf. Jn.18:5-8
L'aveugle guéri par Jésus ne s'attribuait sûrement pas le nom de Dieu, c'est lui qu'on aurait essayé de lapider au lieu de Jésus! Ex. kai legei. ouk eimi Jn.1:21
Le grec au temps du N.T. a plus de misère à garder le discours indirect que le classique pour une longue période. Le discours direct est préféré pour la narration quand c'est possible, surtout dans Jean et Marc. Ce dernier passe du discours indirect au discours direct pour enfin revenir au discours indirect pour finir. Ex. dielogizonto prov eautouv
legontev. ean eipwmen. ex ouranou, erei. dia ti oun
ouk episteusate autw; alla eipwmen.
ex anyrwpwn;- efobounto ton oclon
apantev gar eicon ton Iwannhn ontwv
oti profhthv hn. Mc.11:31-32
La dernière phrase est intraduisible littéralement car le sujet Iwannhn de la proposition subordonnée oti profhthv hn est dans la proposition précédente apantev gar eicon ton Iwannhn ontwv. Le prolepse du sujet est rare dans le grec Koïnè mais répandu dans le N.T. dû à un idiome sémite. Ex. kai eiden o Yeov to fwv, oti kalon
Gn.1:4 LXX
fwv devrait suivre oti, non pas le précéder. 10. Temporel (ote (103): quand, ef'oson Mt.9:15: aussi longtemps que, en w: pendant, wv: comme, ewv: pendant 1Ti.4:13) Ex. en w de ercomai egw, allov pro
emou katabainei. Jn.5:7
Ex. o nomov kurieuei tou anyrwpou
ef'oson cronon zh Ro.7:1
Ex. kai egeneto wv eplhsyhsan ai hmerai
thv leitourgiav auto,
aphlyen eiv
ton oikon autou. Lu.1:23 cf. Ga.6:10
Ex. hnagkasen touv mayhtav autou embhnai
eiv to ploion kai proagein eiv
peran prov Beysaidan,
ewv autov apoluei ton oclon. Mc.6:45 (présent)
Cf. ... ewv ou apolush touv oclouv
Mt.14:22 (sujonctif aoriste pass.)
Les versions subséquentes traduisent les deux versets de la même manière en utilisant le subjonctif. Le temporel ote à l'indicatif désigne un moment précis où l'action se produit contrairement au subjonctif avec otan qui décrit une action sans préciser le moment où elle va se passer. Parfois le verbe sera au présent. Ex. epei mhpote iscuei ote zh o diayemenov
Hé.9:17
Il est surtout employé avec l'aoriste. Ex. kai ote aneteilen o hliov ekaumatisyh
Mc.4:6
Même sens que le participe adverbial génitif absolu. Ex. hliou de anateilantov ekaumatisqh
Mt.13:6
Dans le grec moderne otan a remplacé ote et le génitif absolu. Dans le N.T. otan est rarement employé avec l'indicatif 2 fois Marc, 3 fois Jean dans l'Apocalypse, c'est deux-là ont tendance à écrire le grec de la façon dont il est parlé à l'opposé de Luc qui préfère le style littéraire classique. otan désigne un concept de répétition sauf à l'aoriste. otan + indicatif futur Ap.4:9
otan
dwsousin
otan + indicatif présent
Mc.11:25 otan sthkete proseucomenoi
otan + indicatif imparfait
Mc.3:11 otan auton eyewroun
otan + indicatif aoriste Mc.11:19
otan
oqe egeneto
11. Exclamatif Ex. wv wraioi oi podev twn euaggelizwmenwn
agaya Ro.10:15
Le verbe être est sous-entendu comme c'est souvent le cas. 12. Déclaratif Le bon usage requiert la négation ou avec l'indicatif et la négation mh avec les autres modes. Ex. ou gar apesteilen o yeov ton uion
eiv ton kosmon ina krinh ton kosmon
Ex. o mh pisteuwn eiv auton hdh kekritai,
oti mh pepisteuken eiv to onoma
mh avec le participe présent pisteuwn est correct, mais pas mh avec l'indicatif parfait pepisteuken. 13. Finale ina est sutout employé avec le subjonctif mais on le retrouve à l'occasion avec l'indicatif Ex. ina ... dia thv twn gunaikwn anastrofhv
aneu logou kerdhyhsontai 1Pi.3:1
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