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Le temps parfait
du verbe
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La forme de temps parfait Parfait indicatif
La terminaison -asin cède graduellement sa place à -an, la terminaison de l'aoriste qui est beaucoup plus usuelle. Ex. gegonan
Ro.16:7, Ap.21:6 ginomai
: ils ont été
Le parfait se rencontre dans des contextes où l'auteur souhaite décrire une situation qui reflète un état de choses complexes. L'aspect statitque est celui qui porte le plus grand poids sémantique. En d'autre mots, c'est la forme qui transmet le plus d'information en elle-même sans se référer à des facteurs contextuels. Ce fait est reconnu depuis longtemps mais le désaccord surgit quant au sens à donner à ce temps. Depuis des siècles on l'explique comme la continuation d'une action complétée, c'est maintenant le temps de changer cette définition qui comporte son lot de problèmes conceptuels en rapport avec les parfaits intensif, extensif et completé. La force de l'aspect statique est que le sujet grammatical du verbe est le centre d'attention de l'état de choses. Par conséquent le parfait oida signifie (je sais) ou (je suis dans un état de savoir), non pas (je sais et ce fait demeure connu); et hlpika signie (je suis dans un état d'espérance). Jusque vers 200 av. J.C. il était employé seulement de manière intransitive se distinguant ainsi du présent et de l'aoriste. Par après à cause de la perte graduelle de distinction d'avec l'aoriste, l'emploi du parfait s'estompe progressivement se limitant à des formes de verbes très communes. La forme grammaticale du parfait disparaît vers 400 ap. J.C.. On utilise à la place le verbe être avec le participe parfait (katharévoussa). Cette tendance se fait déjà sentir dans le N.T. Ex. alla kai ai tricev thv kefalhv
umwn pasai hriymhntai Lu.12:7
Ex. umwn de kai ai tricev thv kefalhv
pasai hriymhmenai eisin Mt.10:30
Katharévoussa: Ex. umwn de kai ai tricev thv kefalhv einai pasai hriymhmenai Mt.10:30 Le grec moderne utilise ici le verbe avoir au présent et un ancien participe passif adjectivé devenu adjectif Ex. Oso gia sav, o yeov ecei metrhmenev
kai tiv tricev sto kefali sav Mt.10:30
Le parfait couvre les sphères du passé,
présent, futur, omnitemporel et intemporel.
1. Usage passé Dans plusieurs contextes le parfait peut être employé dans la narration, souvent en parallèle avec d'autres temps. Ainsi, en général le parfait se traduit le plus souvent à l'actif par le passé composé et au passif par un présent passif. Ex. Iwannhv marturei peri autou kai
kekragen legwn Jn.1:15
Les grammairiens qui adhèrent à l'aktionsart sont forcés d'y voir un anacolouthe; le parfait kekragen en parallèle aux verbex précédent au présent marturei et suivant legwn. Selon cette perspective, on trouve alors beaucoup d'anacolouthes dans le Nouveau Testament... Mais quand on tient compte de l'aspect verbal alors il ressort simplement que Jean a voulu appuyer sur le fait que Jean-Baptiste annonçait haut et clair la venue de Jésus et sa supériorité; il n'était pas en compétition avec lui. Ex. tetuflwken autwn tous ofyalmouv
Jn.12:40
Ex. ton kalon agwna hgwnismai
2Ti.4:7 cf. 2Co.6:11
Ex. h agaph tou yeou ekkecutai en
taiv kardiaiv hmwn Ro.5:5 cf. 1Co.15:4
Ex. mh tina wn apestalka prov umav
2Co.12:17 cf. Jn.5:37
Paul a envoyé plusieurs messagers à différents intervalles aux Corinthiens. Ex. teyeamai to pneuma katabainon
wv peristeran Jn.1:32 cf. Jn.1:41
Jean prisait particulièrement le temps parfait, c'est chez lui qu'on retrouve la plus grande fréquence par verset. Ex. elhluyen o uiov tou anyrwpou
esyiwn kai pinwn Lu.7:33
Ex. hlyen o uiov tou anyrwpou esyiwn
kai pinwn Mt.11:19
En employant le parfait au lieu de l'aoriste, Luc souligne la venue de Jésus d'une manière plus démarquée que Matthieu. 2. Usage présent Fréquent dans des phrases prononcées avec un poids sémantique Ex. eiv on hlpikate Jn.5:45
Ex. h axinh prov thn rizan twn dendrwn
keitai Mt.3:10
Ex. o adelfov sou hkei Lu.15:27
Ex. yarsei, teknon, afientai sou ai
amartiai Mt.9:2 cf.Mc.2:5
Ex. anyrwpe, afewntai soi ai amartiai
sou Lu.5:20
La nuance entre le présent passif et le parfait passif est que par ce dernier l'auteur, Luc, souligne plus fortement que les péchés sont pardonnés. 3. Usage futur Rare, puisque il requiert l'emploi d'une forme déjà peu fréquente en référence avec une sphère temporelle qui est seulement anticipée. Voir aussi Ja.5:2-3 Ex. h agaph tou yeou teteleiwtai
1Jn.2:5
Ex. kai dedoxasmai en autoiv
Jn.17:10
Peut être Jésus avait déjà
trouvé une source de glorification dans ses disciples par le fait
même qu'ils aient cru en lui, certains commentateurs pensent cependant
que ce verbe au parfait se réfère au futur.
4. Usage omnitemporel (gnomique) Parfois le parfait est employé pour référer à des processus récurrent dans la nature. Ex. ai tricev thv kefalhv umwn pasai
hriymhntai Lu.12:7
Ex. oiden gar o Yeov o pathr
Mt.6:8
Gunh dedetai ef'
oson cronon zh o anhr authv 1Co.7:39
5. Usage intemporel Où tous les usages des temps en grec sont dans un sens intemporel (puisqu'ils ne comportent pas aucune information indépendante à propos du temps), il y a plusieurs endroits significatifs où la nature intemporelle de l'action est soulignée. Cf. Ro.4:14, 13:8, Ja.2:10-11. Ex. yeon oudeiv pwpote teyeatai 1Jn.4:12
6. Périphrastique Ex. ina fanerwyh autou ta erga
oti en yew estin eirgasmenoi Jn.3:21
Ex. hgiasmenoi esmen dia thv prosforav
tou swmatov Ihsou Cristou Hé.10:10
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