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LES CAS
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LES CAS (ptwsiv) Définition Le cas d'un mot indique sa fonction, c'est-à-dire sa relation avec les autres mots de la phrase. IMPORTANT: Contrairement au français, en grec, ce n'est pas l'ordre des mots qui détermine son cas, c'est sa déclinaison. Le sujet précède le verbe à moins de vouloir mettre l'emphase sur un mot précis en le plaçant au début ou à la fin de la phrase. Ex. o logov hn prov ton yeon kai yeov
hn o logov Jn.1:1
normale : sujet-verbe-attribut ou complément :
o
logov hn prov ton yeon
On retrouve aussi des solécismes en ce qui concerne l'utilisation des cas, surtout dans l'Apocalypse. Ex. ecousa pothrion... gemon bdelugmatwn
kai ta akayarta thv porneiav authv
ta akayarta aurait du être au génitif (twn akayartwn) comme bdelugmatwn avec qui il est lié par la conjonction kai. Certaines langues comme le russe ont gardé les 8 cas de l'indo-européen, le grec biblique les a ramené à 5 formes: 1. NOMINATIF
Le grec moderne les a encore réduits à 3, le nominatif, l'accusatif (qui a pris sur lui le datif) et le génitif-ablatif. En français ces 8 cas ont tous la même forme. a) sujet du verbe Ex. Meta tauta aphlyen o Ihsouv
peran thv yalasshv thv Galilaiav Jn.6:1
Indique celui qui fait l'action. b) attribut du sujet Ex. yeov hn o logov
Jn.1:1
Indique une qualité du sujet.
c) apposition du sujet Ex. Paulov doulov Cristou
Ihsou Ro.1:1
Indique une information complémentaire du sujet. d) le sujet est le verbe Ex. en panti ylibomenoi
2Co.4:8
e) Absolu Ex. O nikwn poihsw auton stulon
Ap.3:12
Le nominatif: O nikwn est détaché (absolu) de la phrase il ne s'accorde pas avec l'accusatif: auton. Ceci est produit par la pensée de l'écrivain prenant une direction différente du début de la phrase. On appelle cela un anacolouthe (sans liaison). Le nominatif tout comme le vocatif ne peuvent être accompagnés par des prépositions. Ex. legei autw: kurie, oute
antlhma eceiv Jn.4:11
De plus en plus le vocatif perd sa déclinaison particulière et s'écrit comme le nominatif, si bien que dans le grec moderne cette déclinaison n'existe plus. Déjà dans le N.T., le nominatif remplace une soixantaine de fois le vocatif. Ex. caire, basileu twn Ioudaiwn
Mt.27:29 (forme vocative)
Ex. caire, o basileuv twn Ioudaiwn
Jn.19:3 (forme nominative)
Ex. dia touto ecrisen se, o yeov,
o yeov sou Hé.1:9 (forme vocative de yeov
: yee)
Si l'auteur avait employé la forme vocative, il n'y aurait pas eu d'ambigüité possible (l'auteur désigne-t-il le Seigneur Jésus ou Dieu le Père?) sur la personne concernée par le premier yeov dans ce verset. a) C'est le cas normal après les verbes transitifs, en français on l'appelle le complément d'objet direct. Ex. eiden allouv duo adelfouv
Mt.4:21
Il répond à la question: QUOI? Le sujet voit quoi? Réponse: deux autres frères b) cognitif: quand le verbe et son objet ont la même racine Ex. ean tiv idh ton adelfon
autou amartanonta amartian 1Jn.5:16
A remarquer le pléonasme, forme fréquente en hébreu et que les écrivains du N.T. ont transcrit en grec. Ils s'en servaient pour renforcir le verbe, pour mettre l'emphase. Cette forme se rend mal en français où on traduit plutôt par: commetant un péché. Parfois le verbe et son objet n'ont pas la même racine mais l'idée reste la même. On procède alors par analogie. Ex. mh foboumenai mhdemian
ptohsin
1Pi.3:6
c) Plusieurs verbes prennent deux accusatifs. Ex. ouketi umav legw doulouv
Jn.15:5
d) Adverbial; modifie le verbe au lieu d'être son objet. 1) Mesurer le temps, sa durée alors que le génitif exprime plutôt une portion de temps et que le datif exprime la date, c'est-à-dire à quel moment une action se fait. Ex. tosauta eth douleuw soi
Lu.15:29
2) Mesurer la distance. Ex. kai proelywn mikron
epesen Mt.26:39
3) Mesurer le nombre. Ex. anepesan oun oi andrev ton
ariymon wv pentakiscilioi Jn.6:10
4) Le "sujet" d'un verbe à l'infinitif se met à l'accusatif. Ex. dia to egguv einai Ierousalem
auton
Lu.19:11
d) Le participe verbal accusatif absolu (très rare). Absolu vient du latin absolutus: détaché. On l'appelle ainsi parce qu'il est détaché du restant de la phrase n'étant ni le sujet ni le complément du verbe principal. Cf. 1Co.16:6, Ac.19:36. Ex. oligon arti ei deon luphyentev
1Pi.1:6
Dans cet exemple, deon est la forme participale à l'accusatif du verbe dew. Ex. ina o yeov... dwh umin pneuma
sofiav...pefwtismenouv touv oftalmouv thv kardiav, eiv to eidenai
umav tiv estin h elpiv thv klhsewv autou Ep.1:17-18
L'accusatif en somme, est une sorte de poubelle qu'on utilise quand il n'y a pas un autre cas d'approprié. Il prend ce qui a été laissé de côté par les autres cas. C'est le complément d'objet indirect. Il donne des informations supplémentaires concernant le nom. a) Descriptif Ex. to swma tou amartiav
Ro.6:6
Il répond à la question: DE QUOI? Le corps de quoi? Réponse: du péché L'addition d'un pronom personnel ou démonstratif au génitif descriptif est un sémitisme. En hébreu le pronom se retrouve à la fin du syntagme. Ex. otan kayish o uiov tou anyrwpou
epi yronou doxhv autou Mt.19:28
Littéralement selon sa position: le trône de sa gloire (pronom personnel) Ex. tiv me rusetai ek tou swmatov
tou yanatou toutou Ro.7:24
Littéralement: du corps de cette mort (pronom démonstratif) En fait le génitif descriptif est lui-même un sémitisme emprunté à la version grecque de l'A.T., la Septante, car dans l'hébreu l'adjectif n'existe quasiment pas et Louis Seognd a choisi la traduction littérale au lieu d'employer l'adjectif, ce qui nuit un peu à la clarté. Parfois le sens de certains génitifs peut être ambigu à cause aussi de l'influence sémitique. Ex. Outwv kata kratov tou kuriou
o logov huxanen Ac.20:19
Le N.T. se sert du génitif pour traduire des idiomes sémites. Ex. o anyrwpov thv anomiav,
o uiov thv apwleiav 2Th.2:3
L'expression "l'homme de" désigne la caractéristique essentielle. Ex. o uiov tou anyrwpou Mt.24:30
cf. Da.7:13
L'expression "fils de" de désigne le caractère, la destinée. Ex. patera peritomhv Ro.4:12
L'expression "père de" désigne la source, l'initiateur. b) Possessif Ex. panta umwn estin
1Co.3:21
"A vous" désigne l'appartenance. c) Relation Ex. Simwn Iwannou Jn.21:15
Simon est le fils de Jean. d) Adverbial 1) Une portion de temps Ex. ina mh genhtai h fugh umwn ceimwnov
Mt.24:20
Contrairement à l'accusatif le concept de durée n'entre pas en ligne de compte. 2) Mesure Ex. hgorasyhte gar timhv
1Co.6:20
3) Endroit Ex. akouete oti ou monon Efesou
Ac.19:26
4) Référence Ex. doxan wv monogenouv
Jn.1:14
N.B. monogenov; nom suivant la 3ème déclinaison, génitif singulier en -ouv. À ne pas confondre avec les noms en -ov de la 1ère déclinaison dont l'accusatif pluriel se termine aussi en -ouv. Pour le tableau complet des déclinaisons, allez dans la rubrique sur le nom. e) En faveur de quelqu'un ou quelque chose. Ex. anakrinomeya epi euergesia anyrwpou
asyenouv Ac.4:9
f) Avec des noms d'actions Ex. h agaph tou yeou ekkecutai
en taiv kardiaiv hmwn Ro.5:5
Ou bien encore les deux sens sont vrais; l'amour qui vient de Dieu est répandu dans nos coeurs et l'effusion de cet amour dans nos coeurs nous fait aimer Dieu. g) Absolu Ex. cronizontov de tou
numfou enustaxan pasai Mt.25:5
La propositon participiale subordonnée est mise au génitif quand son sujet (ici: l'époux) diffère de celui de la proposition principale (ici: tous). Mais l'usage classique se perd graduellement. Parfois il est mal utilisé; le sujet étant le même pour les deux propositions. Il a disparu dans le grec moderne. Ex. mh dunamenou de autou
gnwnai to asfalev dia ton yorubon, ekeleusen agesyai auton eiv thn parembolhn.
Ac.21:34
dunamenou autou aurait du être au nominatif : dunamenov autov car le sujet est le même dans la proposition participiale que dans la proposition principale. h) Certains verbes prennent le génitif même avec le complément direct.(akouw, epiyumew, aptw etc.) Ex. hkousen sumfwniav kai corwn
Lu.15:25
Mais graduellement cet usage tend à disparaître aussi et ces verbes commencent à prendre l'accusatif dans le N.T. abandonnant l'usage classique. i) Parfois on retrouve le génitif où on serait en droit de rencontrer le datif. Ex. Ex. kai epi th pistei tou onomatov
autou Ac.3:16
Litt.: sur (la base de) la foi de son nom. Le génitif est parfois employé au lieu du datif. Il s'agit d'un cas différent du génitif mais vu qu'ils ont la même forme ils sont traités ensemble. a) Séparation Ex. tou apecesyai twn alisghmatwn
twn eidwlwn Ac.15:29
Concept de séparation, couper le contact, s'éloigner. b) Source Ex. ina h uperbolh thv dunamewv h
tou
yeou kai mh ex hmwn 2Co.4:7
c) Agence Ex. en oiv este kai umeiv klhtoi Ihsou
Cristou Ro.1:6
Par l'intervention de quelqu'un ou quelque chose; voix passive. d) Comparaison Ex. iscuroterov mou estin
Mt.3:11
e) Partitif Ex. to triton twn dendrwn katekan
Ap.8:7
Le datif commençait à disparaître dans le N.T. remplacé graduellement par l'accusatif, on ne le retrouve plus que dans des expressions figées dans le grec moderne. Ceci est causé par son caractère trop vague parce qu'il exprime des idées très différentes les unes des autres; (attributif, locatif et instrumental). a) Objet indirect Ex. kai elalhsen autoiv polla
en parabolaiv Mt.13:3
Littéralement: il parla à eux b) Avantage Ex. ina oi zontev mhketi eautoiv
zwsin 2Co.5:15
c) Désavantage Ex. h de Hrwdiav eneicen autw
Mc.6:19
d) Possession (d'habitude le génitif est le cas employé) Ex. eishlyen kata to eiwtov autw
Lu.4:16
e) Référence Ex. panta moi exestin
1Co.6:12
En ce qui me concerne, en ce qui se réfère à moi. f) Certains verbes prennent le datif même avec un complément direct. (douleuw, diakonew, latreuw, proskunew, omologew etc.) Ex. autov egw tw men noi douleuw nomw
yeou Ro.7:25
a) Endroit Ex. touton o yeov archgon kai swthra
uqwsen th dexia autou Ac.5:31
Segond a traduit cela comme un INSTRUMENTAL de Manière: par sa droite. Les deux interprétations ont du sens avec le contexte. Le traducteur se trouve parfois devant des choix de ce genre à faire. Ceci explique en partie les divergences entre les différentes traductions de la Bible. b) Temps, le moment où l'action se passe. Ex. th de mia sabbatwn
Lu.24:1
c) Sphère Ex. mh paidia ginesye taiv fresin
1Co.14:20
d) Absolu, même fonction que le génitif absolu mais beaucoup moins fréquent. Mt.8:28, 9:27-28, 14:6, 21:23, Mc.16:14, Lu.17:7. Ex. exelyonti de autw
epi thn ghn uphnthsen anhr tiv Lu.8:27
Comparer avec le passage parallèle dans un autre évangile où c'est le génitif absolu qui est employé. Ex. kai elyontov autou eiv
to peran eiv thn cwran Mt.8:28
a) Moyen (impersonnel) Ex. aneilen de Iakwbon ton adelfon
Iwannou macairh Ac.12:2
b) Agence (personnel) Ex. ouden axion yanatou estin pepragmenon
autw
Lu.23:15
c) Cause Ex. hlehyhte th toutwn
apeiyeia
Ro.11:30
d) Mesure Ex. tosoutw kreittwn genomenov
twn aggelwn Hé.1:4
e) Association Ex. ina kai hmeiv umin
sumbasileuswmen 1Co.4:8
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