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Le mode optatif
du verbe
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LES MODES (intro) Il y a six modes en grec; indicatif, infinitif, participe, subjonctif, optatif, impératif. OPTATIF L'optatif, fréquent à l'époque classique, n'était presque plus utilisé dans le langage courant à part des formules de politesse figées; cf. Ac.26:29. Le déclin de l'optatif est probablement dû à sa faiblesse syntaxique. On ne peut définir sa fonction essentielle, les deux principales; volitif et délibératif sont trop différentes pour donner une unité au mode. De plus ses subtilités dans son usage n'étaient à la portée de tous, surtout ceux dont c'était la langue seconde, il était souvent confondu avec le subjonctif. Peut-être par nostalgie du grec classique, Paul et Luc prennent soin de l'utiliser. Paul l'emploie volontiers quand il s'agit de formuler des souhaits tandis que Luc l'a en préférence pour exprimer une délibération. Il a disparu dans le grec moderne. Plutôt que de vous donner des tableaux grammaticaux j'ai opté pour vous citer tous les passages de la Bible où l'optatif est employé. 1.Volitif (souhait) Présent Actif Ex. to argurion sou sun soi eih eiv
apwleian Ac.8:20 (eimi)
On peut prendre l'affirmation de Pierre comme une imprécation aussi. Le grec moderne emploie le subjonctif. Ex. Na cayeiv ki esu kai ta lepta
sou! Ac.8:20
Ex. thn episkophn autou laboi eterov
Ps.109:8 LXX
Ex. thn episkophn autou labetw eterov
Ac.1:20
Fréquent dans la LXX, dans le Nouveau Testament, ainsi que le démontre l'exemple ci-dessus, il s'éclipse devant le subjonctif et l'impératif pour exprimer les souhaits, les délibérations et les malédictions; cf. Ga.1:8, Mt.21:19 et Mc.11:14. Ex. Autov de o yeov thv eirhnhv
agiasai umav oloteleiv 1Th.5:23 (agiazw)
L'optatif est une forme pompeuse qui sied bien à la dévotion. En Français, on se sert souvent de la formule: Puisse le Seigneur... Ex. dwh (didwmi) Ro.15:5, 2Th.3:16, 2Ti.1:16, 1:18 L'aoriste subjonctif, à la seule différence de l'iota souscrit sous h, prend parfois aussi cette forme Ep.1:17 (avec ina... dwh), 2Ti.2:25 (avec mhpote... dwh). Puisque qu'il n'y avait pas d'accent dans le texte original, il a fallu consulter le contexte pour les différencier. epitimhsai
(epitimaw)
Ju.9
Aoriste second Actif Ex. fagoi (esyiw) Mc.11:14 Aoriste Moyen Ex. mh genoito (ginomai) loin de là! Lu.20:16, Ro.3:4, 3:6, 3:31, 6:2, 6:15, 7:6, 7:13, 9:14, 11:1, 11:11, 1Co.6:15, Ga.2:17, 3:21, 6:14. Littéralement: Que cela ne se produise pas! Par chez nous, nous disons: Jamais de la vie! En grec moderne; kayolou : pas du tout!. Ex. onaimhn (onhmi) Phm.20 Aoriste Passif Ex. alla pantev me egkatelipon. mh
autoiv logisyeih 2Ti.4:16
Ex. thrhyeih
(threw) (garder) 1Th.5:23
2. Délibératif (interrogative indirecte) Présent Actif Ex. eih (eimi) Lu.1:29, 8:9, 9:46, 15:26, 18:36, 22:23, Ac.10:17, 21:33 Ex. mhpote autov eih o cristov
Lu.3:15
Le grec moderne se sert de l'indicatif. mhpwv est utilisé pour démontrer le questionnement. Ex. mhpwv autov einai o Cristov
Lu.3:15
Remarquez que la troisième personne du singulier du verbe être à l'indicatif dans le grec moderne correspond à l'infinitif présent dans le grec biblique. 3. Conditionnelle indéterminée de la quatrième classe (ei) Il n'y a pas d'exemple au complet dans le N.T. Il manque soit la protase avec ei soit l'apodose avec an. Nous sommes en mesure ici d'apprécier les subtilités de la langue grecque. Les grecs pouvaient envisager l'avenir de quatre façons. 1. Quand l'issue ne faisait aucun doute et qu'ils voulaient mettre l'emphase sur l'absolue certitude de sa réalisation ils utilisaient le présent au sens futuriste. 2. S'ils envisageaient comme allant de soi l'accomplissement de l'action ils employaient alors le futur. 3. Quand il s'agissait d'une probabilité, c'était le subjonctif. 4. Et quand c'était seulement d'une possibilité très incertaine aux yeux du sujet, alors l'optatif était le mode approprié. Ex. kay'hmeran anakrinontev tav grafav
ei ecoi tauta outwv Ac.17:11 (ecw)
Les juifs nobles de Bérée étaient enthousiastes mais sceptiques, ils n'étaient pas tous convaincus v.12, c'est pourquoi l'exactitude de l'enseignement de Paul n'était considérée que comme une possibilité. Voici Ac.17:11 en grec moderne. Ex. kaye mera exetazan th Grafh, gia
na elegxoun an htan etsi opwv lee o Paulov
Ex. eih
(eimi) Ac.20:16
Aoriste Actif Ex. qhlafhsaien (qhlafew) Ac.17:27
Aoriste second actif Ex. tucoi (tugcanw) 1Co.14:10, 15:37 Présent Moyen Ex. bouloito (boulomai) Ac.25:20
4. Sens futur Potentiel (an) Présent Ex. pwv gar an dunaimhn ean mh tiv
odhghsei me; Ac.8:31
Le grec moderne se sert du conditionel présent (préverbe ya + imparfait) Ex. Pwv ya mporousa na katalabw an
de me odhghsei kapoiov Ac.8:31
Ex. eih
(eimi) Lu.9:46, Ac.10:17
Aoriste Ex. dielaloun prov allhlouv ti an
poihsaien tw Ihsou. Lu.6:11
Ex. oi farisaioi sumboulion elabon
kat'autou, opwv auton apoleswsin
L'emploi de l'optatif par Luc montre que les pharisiens ne savaient vraiment pas quoi faire pour se débarasser de Jésus. Ceci ne ressort pas autant avec l'emploi du subjonctif par Marc et Matthieu. En remplaçant graduellement et systématiquement l'optatif par d'autres modes le grec a perdu en nuances. Ex. euxaimhn (eucomai)
Moyen déponent Ac.26:29
5. Formule de politesse avec laboi (lambanw) Ex. prov ouv apekriyhn oti ouk estin
eyov Rwmaioiv carizesyai tina anyrwpon
prin h kathgoroumenov kata proswpon ecoi touv kathgorouv topon
te apologiav laboi peri tou egklhmatov. Ac.25:16
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