La série pour nouveaux convertis par Watchman Nee


Watchman (Sentinelle en français) Nee est né à Swatow, en Chine, dans la province de Fukien, en 1903.

Il se convertit en 1920 à l'âge de 17 ans. Dès le début, sa consécration au Seigneur fut entière. A 18 ans, il rencontra Mlle M. E. Barber, une missionnaire indépendante envoyée par la chappelle de Surrey, qui lui prêta de la littérature chrétienne: c'est ainsi que Nee fit connaissance avec les classiques chrétiens. Il commença à écrire la même année.
En plus de la Bible, il lisait énormément, surtout les livres des mystiques chrétiens (il traduisit Le Petit Livre de Prière de Mme Guyon en chinois). Il lisait Andrew Murray, Robert Govett, G. H. Pember, D. M. Panton, G. H. Lang, J. Penn-Lewis et beaucoup d'autres. Il possédait une grande collection des écrits des "Frères" (J. N. Darby, W. Kelly, C. H. Mackintosh…), mais lisait également des études bibliques, des biographies, et connaissait bien l'Histoire de l'Eglise.

  1. Le baptême - Si une personne croit dans son coeur mais n'en montre aucun signe extérieur, le monde la considérera toujours comme l'un des siens. Si quelqu'un répond simplement qu'il croit au Seigneur, les autres ne le croiront pas. Mais, à partir du moment où il est baptisé, ils sauront qu'il n'est plus des leurs. Ainsi, le baptême est la meilleure façon de se libérer du monde. Si vous voulez être libre vis à vis du monde, vous devez vous faire baptiser. Le baptême est un témoignage public, et vous ne devez pas avoir peur que d'autres en témoignent. (05/01/02) 

  2. Couper avec le passé - Après la lecture de tout les épîtres, nous trouvons une vérité merveilleuse: Dieu ne se préoccupe que de ce qu'une personne devrait faire après avoir cru au Seigneur. Il ne se préoccupe pas des choses qu'il a fait dans son passée. Ceci ne veut pas dire qu'on ne devrait pas s'occuper de notre passée. En lisant le Nouveau Testament, j'ai passé beaucoup de temps à chercher comment on devrait couper avec notre passé après avoir cru au Seigneur. J'ai trouvé seulement quelque passages où le sujet est brièvement mentionné. Cependant, ces passages ne sont pas des enseignements mais des exemples. (27/01/02) 

  3. Se séparer du monde - La première conséquence de la rédemption, c'est la séparation, c'est à dire un départ, un adieu. Dieu ne rachète jamais une personne pour la laisser dans son ancienne position et continuer à vivre dans le monde. Dès qu'un homme est racheté, son parcours est changé et doit délaisser le monde. Sa séparation effectuée par le sang sépare les enfants de Dieu des gens du monde. Une fois que nous sommes rachetés, nous ne pouvons pas rester dans le monde. (07/01/02) 

  4. Le témoignage - Si un croyant n'ouvre pas sa bouche dès le début, après quelques jours il s'habituera à se taire et, par la suite, il lui faudra faire de gros efforts pour ne pas garder sa bouche fermée. Vous avez cru au Seigneur. Pour la première fois, vous avez goûté à Son grand amour, vous avez reçu ce grand Sauveur, vous avez obtenu un si grand salut et expérimenté une si grande délivrance. Pourtant, vous ne donnez pas votre témoignage, c'est à dire que vous ne cherchez pas à allumer d'autres bougies ! Le Seigneur en attend plus de vous ! (16/01/02) 

  5. Mener les hommes à Christ - Il y a un travail de fond qui doit être accompli, avant qu'on puisse mener les hommes à Christ. Avant d'ouvrir la bouche devant les hommes, on doit ouvrir la bouche devant Dieu. D'abord, on demande à Dieu, ensuite, on parle aux hommes. Il faut toujours commencer par parler à Dieu, non pas aux hommes. Certains mettent beaucoup de zèle à mener les hommes à Christ, mais ne commencent pas par prier pour eux. On peut avoir les hommes à coeur, mais si on n'a pas le fardeau de prier devant le Seigneur, son travail sera sans effet. On doit avoir un fardeau devant les hommes, avant qu'on puisse témoigner aux hommes. (11/02/02) 

  6. Si quelqu'un pèche - Puisqu'un chrétien ne devrait pas pécher et ne devrait pas continuer dans le péché, est-il donc possible pour un chrétien de ne pas pécher ? La réponse est oui ! Il est possible pour un chrétien de pas pécher parce que nous avons la vie de Dieu en nous. Cette vie ne pèche pas. Elle ne peut tolérer aucune trace de péché. Cette vie est aussi sainte que Dieu lui-même. La vie qui est en nous nous rend très sensibles au péché. Si nous marchons selon cette vie, nous ne pécherons pas. Cependant, il est possible pour un chrétien de pécher. Nous sommes encore dans la chair. Si nous ne marchons pas selon l'esprit et que nous ne vivions pas selon la vie de Dieu, nous pouvons pécher à tout moment. (28/01/02) 

  7. La consécration - Nous servons le Seigneur parce qu'Il nous aime, et nous le suivons parce qu'Il a un droit sur nous. Le droit qu'Il a acquis par la rédemption nous contraint de nous donner au Seigneur. L'amour qui résulte de la rédemption nous contraint aussi de nous donner à Lui. La base de la consécration est Son droit ainsi que Son amour. C'est un droit légal, et c'est au delà de tout amour sentimental humain. (06/01/02) 

  8. La confession de la bouche - Tout nouveau converti doit chercher les occasions de confesser le Seigneur, parmi ses camarades de classe, ses collègues, ses amis, ses proches, et tous ceux qui entrent en contact avec lui. Dès que l'occasion se présente, on doit leur dire, "J'ai cru au Seigneur Jésus." Plus tôt on ouvre la bouche, mieux ce sera. Dès lors qu'on ouvre la bouche, tous sauront que nous avons cru au Seigneur Jésus. Ainsi, nous serons libérés de la compagnie des non-croyants. (18/01/02) 

  9. Lire la Bible - La Bible est un livre formidable. C'est un travail monumental. Même si nous passions toute notre vie à étudier la Bible, nous ne pourrions pas découvrir toutes ses richesses. Il est nécessaire pour une personne de passer du temps à étudier la Bible pour pouvoir la comprendre. Tous les jeunes chrétiens devraient faire leur mieux pour apprendre à connaître de la Bible afin que, lorsqu'ils sont plus vieux, ils puissent se nourrir et fournir aux autres les richesses de la Parole. (31/12/01) 

  10. Se réunir - La grâce de Dieu envers l'homme peut se diviser en deux catégories- personnelle et corporative. Dieu ne nous donne pas seulement sa grâce de façon personnelle mais aussi de façon corporative. Cette grâce corporative se trouve seulement lorsque nous nous assemblons. Si nous ne nous réunissons pas avec d'autres,ce que nous pouvons recevoir tout au plus,c'est la grâce individuelle; il nous manquera une grande partie de la grâce corporative. Dieu ne nous donnera Sa grâce corporative qu'au sein de l'assemblée. Si nous ne nous assemblons pas avec d'autres, nous ne recevrons pas cette grâce. C'est pourquoi, la Bible nous presse de ne pas abandonner l'assemblée de frères. (07/04/02) 

  11. La prière - La prière est un sujet autant profond que simple. Il est si profond que certaines personnes ne savent toujours pas comment prier même après avoir essayer d'apprendre toute leur vie. De nombreux enfants de Dieu gardent, même jusqu'à leur mort, cette impression qu'ils ne savent pas comment prier. Cependant, la prière est tellement simple qu'à partir du moment où une personne croit au Seigneur, elle peut commencer à prier et recevoir des réponses.Si vous commencez votre vie chrétienne d'un bon pied, vous recevrez toujours des réponses à vos prières. (14/04/02) 

  12. Se lever tôt - Le meilleur moment pour rencontrer le Seigneur, pour le contacter et pour communier avec Lui, est tôt le matin. La manne se ramasse avant le lever du soleil (Ex. 16:14-21). Tous ceux qui veulent manger la nourriture du Seigneur doivent se lever tôt. Lorsque le soleil se levait, sa chaleur faisait fondre la manne. Si nous voulons être nourris et édifiés spirituellement, et si nous voulons communier avec le Seigneur et recevoir de Son abondance, nous devons nous lever tôt. Si nous nous levons tard, la manne aura fondu. Le matin de bonne heure est le moment où le Seigneur dispense Sa nourriture spirituelle et Sa sainte communion avec Ses enfants. color=darkcyan (29/12/01) 

  13. La confession et la dédommagement - Après avoir cru au Seigneur, nous devons prendre l'habitude de demander pardon et de restituer. Si nous avons offensé quelqu'un, ou si nous avons failli dans notre relation avec un autre, nous devons apprendre à demander pardon et à dédommager. Si un homme ne confesse pas ses péchés devant Dieu, et ne demande pas pardon aux hommes en proposant de restituer, sa conscience pourra facilement s'endurcir. Une fois que la conscience s'endurcit, un problème sérieux et fondamental se manifeste: il devient difficile pour la lumière de Dieu s'éclairer l'homme. Nous devons prendre l'habitude de confesser nos péchés et dédommager pour que nous puissions conserver une conscience sensible et vive devant le Seigneur. color=darkcyan (17/04/02) 

  14. Le pardon et la réconciliation - Dieu veut que nous ayons miséricorde envers les autres, et que nous les pardonnions. Un homme qui a expérimenté la grâce et qui est pardonné de Dieu doit apprendre à pardonner les dettes des autres. Il doit apprendre à pardonner les autres, à avoir pitié d'eux, et à être miséricordieux envers eux. Puissions-nous être comme notre Maître qui est si plein de grâce. Si un frère nous offense, nous devons lui pardonner de tout notre coeur. De plus, nous devons porter la responsabilité de la restaurer selon la Parole du Seigneur. (21/04/02) 

  15. La libération - C'est une expérience très douloureuse pour une personne lorsqu'elle est continuellement tourmentée par le péché après avoir reçu le Seigneur. Une personne qui a été éclairée par Dieu possède une conscience sensible. Elle est devenue sensible au péché et possède une vie qui condamne le péché. Cependant, elle peut néanmoins être incommodée par le péché. Cela mène à beaucoup de frustration et même au découragement. C'est effectivement une expérience très douloureuse. Cependant, la Parole de Dieu ne nous demande pas de lutter contre le péché par nos propres forces. Elle nous dit que nous devrions être libérés du péché. Le péché est une puissance qui asservit l'homme. La façon de traiter cette puissance n'est pas de la détruire nous-mêmes, mais de permettre au Seigneur de nous en libérer. color=darkcyan (26/04/02) 

  16. Notre vie - La relation fondamentale qui existe entre Christ et nous se résume par les mots suivant: Christ notre vie. Nous pouvons imiter le Seigneur uniquement parce qu'Il est notre vie. Nous pouvons Lui demander de nous donner des forces uniquement parce qu'Il est notre vie. Il est impossible de L'imiter ou de recevoir Sa puissance si nous n'avons pas compris ce que signifie Christ notre vie. Si un chrétien ne sait pas ce que signifie Christ notre vie, et s'il ne sait pas ce que signifie "Car pour moi, vivre c'est Christ", il ne peut pas expérimenter la vie du Seigneur sur terre; il ne peut Le suivre, il ne peut expérimenter la victoire en Lui, ni entreprendre le chemin qui se présente devant lui. (28/04/02) 

  17. Chercher la volonté de Dieu - La vie que nous possédons a une exigence fondamentale -- que nous marchions selon la volonté de Dieu. Plus nous obéissons à la volonté de Dieu, plus nous avons de joie intérieure. Plus nous renions notre propre volonté, plus notre voie sera droite devant Dieu. Si nous marchons selon notre propre comme nous faisions autrefois, nous se nous sentirons pas heureux. Au contraire, nous souffrirons. Après être sauvés, plus nous marchons selon notre propre volonté, plus nous aurons de souffrances, et moins nous aurons de joie. Mais plus nous marchons selon la nouvelle vie, et plus nous obéissons à la volonté de Dieu, plus nous aurons de joie et de paix. C'est là un changement merveilleux. (02/05/02) 

  18. Le pardon gouvernemental - J'ai souvent pensé que si une personne prenait immédiatement connaissance du gouvernement de Dieu suite à sa conversion, cela lui épargnerait bien des soucis et des problèmes par la suite. Il est facile pour une personne qui se repent d'un coeur sincère de retrouver la communion avec Dieu. Après avoir confessé son péché, la communion entre Dieu et cette personne est rétablie. Mais il se peut que la façon dont Dieu traite avec cette personne change aussitôt. Il se peut que Dieu exerce Sa discipline sur cette personne. Il ne leur permettra peut-être pas d'avoir autant de liberté par la suite. (06/05/02) 

  19. La discipline de Dieu - A quoi devrait s'attendre une personne qui devient chrétienne ? Nous ne devrions pas donner de fausses espérances à nos frères. Nous devrions leur montrer que nous rencontrerons de nombreux problèmes. Cependant, le dessein et la pensée de Dieu sont derrière chacun d'eux. Nous pouvons nous attendre à de nombreuses épreuves et à de nombreuses tribulations, mais quel est le but et la signification derrière ces épreuves et ces tribulations. Les enfants de Dieu ne devraient pas mépriser la discipline du Seigneur. Si le Seigneur nous discipline, nous devons y prêter attention. Tout ce par quoi le Seigneur nous fait passer a un but et une signification. Il veut nous édifier par nos expériences et l'environnement. Toute Sa discipline a été mise en place pour notre perfectionnement et pour nous rendre Saint. color=darkcyan (12/05/02) 

  20. La discipline du Saint Esprit - Depuis le jour où nous avons été sauvés, le Seigneur cherche à faire deux choses en nous. D'une part, Il défait nos vieilles habitudes, notre ancien caractère, notre ancienne disposition. Ainsi seulement Christ pourra-t-il exprimer librement Sa vie à travers nous. Si le Seigneur n'accomplit pas ce travail, Sa vie sera retenue par notre vie naturelle. D'autre part, le Saint Esprit instille en nous , petit à petit, une nouvelle nature et un nouveau caractère, qui a une vie nouvelle et des habitudes nouvelles. Non seulement le Seigneur arrache-t-il l'ancien, mais aussi, Il met en place le nouveau. Il n'y a pas seulement l'oeuvre négative de destruction, mais aussi l'oeuvre positive de construction. Tels sont les deux aspects de l'oeuvre du Seigneur en nous après notre salut. (18/05/02) 

  21. Résister au diable - Beaucoup d'enfants de Dieu ne peuvent différencier entre le reproche du Saint-Esprit et l'accusation de Satan. Par conséquent, ils hésitent à résister à quoi que ce soit. Cela donne à Satan encore plus de possibilités d'exercer ses accusations. Beaucoup d'enfants de Dieu auraient pu être très utiles dans les mains de Dieu, mais leur conscience à été affaiblie à l'extrême par les attaques de Satan. Ils sont constamment bombardés par les accusations, et le sentiment qu'ils ont péché dans telle ou telle chose. Ils sont incapables de se tenir avec confiance devant Dieu ou devant les hommes. Il est vrai qu'une que nous sommes devenus chrétiens, nous devons être attentifs aux reproches du Saint-Esprit. Cependant, nous devons également résister aux accusations de Satan. (20/05/02) 

  22. Aimer les frères - Si vous aimez Dieu qui vous a engendré, il est tout-à-fait naturel que vous aimiez aussi ceux qui sont engendrés de Dieu. Il est impossible que vous disiez que vous aimiez Dieu et pourtant n'ayez aucun sentiment envers vos frères. Cet amour prouve que la foi que nous avons acquise est une foi authentique. Un tel amour ineffable ne peut provenir que d'une foi authentique. Cet amour envers les frères est quelque chose de très particulier. Quelqu'un n'aime que pour la seule raison que l'autre est un frère. Il n'aime pas parce qu'ils ont des intérêts en commun. Il aime simplement parce que l'autre personne est son frère. Il est possible que deux personnes qui diffèrent complètement par leur éducation, leur tempérament, leur arrière-plan familial, et leur opinions s'aiment pour la simple raison qu'ils sont frères. Les deux sont des frères, et spontanément, ils ont de la communion l'un avec l'autre. Il y a un sentiment et un goût ineffable envers l'autre. Ce sentiment et ce goût sont la preuve qu'ils sont passés de la mort à la vie. Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie si nous aimons les frères. color=darkcyan (27/05/02) 

  23. La sacrificature - Tous ceux qui ont goûté à la grâce de Dieu n'ont plus qu'une occupation dans leur vie, celle de servir Dieu. Au moment où l'ont devient chrétien, on change complètement d'occupation. Tous les chrétiens n'ont qu'une seule occupation -- servir Dieu. A partir du moment où nous avons été sauvés, nous sommes devenus des sacrificateurs pour Dieu. Dorénavant, nous avons à servir Dieu dans Sa présence. Il s'agit de l'objectif spirituel de toute notre vie. Aux yeux de Dieu le service que nous Lui rendons est un grand privilège et un grand honneur pour nous. Si un homme échoue ou qu'il se détourne, Dieu lui enlève la sacrificature. Dieu n'a pas l'intention de persuader ou de supplier les hommes de Le servir. Il n'a aucune intention de chercher l'approbation de l'homme. C'est la gloire de l'homme que de servir Dieu et non l'inverse. (02/06/02) 

  24. Le corps de Christ - Le Corps de Christ est manifesté sur la terre et non dans les cieux. L'église en tant que Corps de Christ existe sur la terre. Nous devons exprimer ce Corps pendant que nous sommes sur la terre. Bien que la Tête soit dans le ciel, le Corps et la Tête ne font qu'un. Apparemment, les âmes qui sont sauvées sont ajoutées à l'église. Mais en ce qui concerne la réalité spirituelle, personne ne s'est jamais ajouté à l'église. Le Corps de Christ grandit de l'intérieur par lui-même. Il grandit continuellement à partir de la tête. L'église est simplement l'extension du Corps de Christ sur la terre. L'église demeure sur la terre mais a son origine dans la Tête céleste. En même temps, c'est un Corps en unité avec la Tête. (09/06/02) 

A LA RECHERCHE DE DIEU

par Watchman Nee


La première question

Nous allons considérer les fondements de la fois chrétienne. La première question à laquelle nous sommes confrontés est celle de l'existence de Dieu.

Lisons quelques versets de la Bible. Commençons par le Psaume 14:1 de l'Ancien Testament : "L'insensé dit en son coeur :Il n'y a point de Dieu!" Cette phrase peut également se traduire par : "L'insensé pense qu'il n'est pas nécessaire qu'un Dieu existe". Le résultat d'une telle assertion est la deuxième phrase du même verset : "Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables."

Considérons aussi un passage du Nouveau Testament. Hébreux 11:6 dit : "Car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe."

Trois sortes de gens

Que vous prétendiez être chrétien, incroyant ou en quête de la vérité, nous commencerons notre propos en examinant la question de l'existence même de Dieu. Le monde se divise à cet égard en trois groupes. Le premier se compose des athées qui ne croient pas en Dieu. Le deuxième comprend les agnostiques : ils n'ont pas de connaissance certaine de la divinité. D'une part, ils n'osent pas dire qu'il n'y a pas de Dieu, et, d'autre part, ils ne sont pas certains que Dieu existe. La troisième catégorie, à laquelle nous appartenons, est constituée de ceux qui croient en Dieu.

Le juge et le procureur

Je ne tenterai pas ici d'affirmer l'existence de Dieu. Mais je supposerai que nous sommes au tribunal. Je vous demanderai d'être vous-même le juge et je prendrai la place du procureur. La tâche du juge est de prendre des décisions, d'approuver ou de réfuter la véracité des déclarations, alors que le travail du procureur consiste à présenter les évidences et les arguments qu'il aura pu recueillir.

Avant de commencer, nous devons nous mettre d'accord sur un point : le procureur n'est pas un témoin oculaire des délits. Ce n'est pas un gendarme. Un policier peut avoir été témoin d'un événement, alors qu'un procureur n'obtient ses informations qu'indirectement. Il présente au juge l'ensemble des inculpations, des évidences et des arguments qu'il a pu réunir. De la même manière, je vous présenterai tout ce que je serai en mesure de trouver. Demandez-moi si j'ai vu Dieu et je vous répondrai que non. Je ne fais que vous exposer les éléments que j'ai rassemblés. Mon travail consiste à rechercher des faits et ç faire appel à des témoins. C'est vous qui devrez en tirer les conclusions.

Les qualifications requises

Beaucoup de gens affirment que Dieu n'existe pas. En tant que procureur, je vous demanderai d'abord d'examiner les qualifications de ces personnes. Sont-elles qualifiées pour émettre de telles assertions? Sont-elles suffisamment responsable moralement pour soutenir de tells affirmations? Ne vous bornez pas à écouter leurs arguments. N'importe qui peut avancer un argument et échafauder toute une théorie. Même les cambrioleurs et les escrocs ont leurs rasions. Mais vous ne pouvez compter sur leur intégrité. L'objet de leur argumentation peur paraître très noble ; ils peuvent parler de politique et de sécurité sociale, mais nul ne prendra leurs opinions au sérieux. Une déclaration ne peut être prise en considération que dans la mesure où elle est basée sur la parfaite intégrité de la personne qui l'émet. Et ceci est d'autant plus vrai quand il s'agit de la question relative à la divinité. Il est intéressant de noter que le niveau moral des hommes est directement relié à la conception qu'ils se font de Dieu. Ceux qui admettent leur propre ignorance ont un assez bon niveau de responsabilité morale qui laisse à désirer. Je ne prétends pas connaître tous ceux qui se disent athées. Mais parmi les quelques milliers dont j'ai fait la connaissance, il n'y en a pas un seul qui possède une moralité digne d'éloges.

La moralité d'un athée

Lors d'un rassemblement à l'université de Nankin, je fis la découverte que les personnes athées ont généralement un niveau de moralité assez bas. Il y avait là beaucoup d'étudiants qui ne croyaient pas en Dieu. Ils furent grandement offensés par ces paroles. Pendant que je parlais, ils faisaient du bruit avec leurs pieds pour tenter de distraire l'auditoire et moi-même. Le lendemain, quand ils revinrent, ils me ridiculisèrent et persistèrent dans leur comportement pendant toute la durée de l'exposé. Le quatrième jour, le docteur Williams, vice-recteur de l'université, vint me dire : "Il vaudrait mieux changer le lieu de la réunion. Ce que vous avez dit le premier jour a rendu ces étudiants furieux contre vous. Aujourd'hui, ils ne vous pas se servir seulement de leurs pieds et de leurs lèvres ; ils en viendront aux mains ! J'ai appris qu'ils vous attendront dans le hall et qu'il vous agresseront dès que vous apparaîtrez." Je consentis à l'arrangement et la réunion eut lieu ailleurs. En me dirigeant vers le lieu de rassemblement, je côtoyai les étudiants et me rendis compte en les entendant converser qu'ils avaient envie de revenir, bien que bon nombre d'entre eux ne soient pas contents de ma conférence. L'un d'entre eux fit cette remarque : 'Monsieur Nee a dit que ceux qui n'ont pas de Dieu n'ont pas non plus de sens de responsabilité morale. C'est tout à fait juste. Car comment est-ce possible qu'une personne moralement correcte puisse taper du pied et s'agiter pendant que quelqu'un fait un discours? Hier, ces gens ont dérangé la réunion et aujourd'hui, ils viennent se battre. Ce n'est certainement pas ce que ferait une personne honorable. Allons à la réunion, peu importe ce qu'ils ont l'intention de faire."

Un jeune homme dit une fois à un prédicateur : "Lorsque j'étais petit, je croyais fermement en Dieu. Mais maintenant je suis à l'université. Je ne peux désormais plus croire en lui." Le prédicateur, qui avait la cinquantaine, donna une tape amicale sur l'épaule du jeune homme et dit : "Mon fils, tu ne crois plus en Dieu! Laisse-moi te poser une question : Depuis que tu t'es converti à l'athéisme, es-tu devenu meilleur? Est-ce que tu as été aidé à être plus noble et plus correct? Ou est-ce que c'est l'inverse qui s'est produit?" Ce jeune eut honte. Il admit que depuis qu'il avait renié Dieu, il avait dégringolé moralement. Le prédicateur ajouta : "J'ai bien peur qu'en prétendant que Dieu n'existe pas, tu ne fasses qu'espérer qu'il n'existe pas !"

Ne jugez pas
selon ce que vous espérez

Beaucoup de gens ne sont pas vraiment convaincus que Dieu n'existe pas ; ils ne font que l'espérer. Il vaudrait mieux selon eux qu'il n'y ait pas de Dieu dans l'univers. Cela les arrangerait pour de nombreuses raisons.

Je faisais partie de ces gens-là. Lorsque j'étais étudiant, je prétendais aussi que Dieu n'existait pas. Alors que je le proclamais haut et fort, il semblait cependant que quelqu'un protestait au-dedans de moi. Je savais profondément en mon coeur que Dieu existait. Mais mes lèvres refusaient de l'admettre. Pourquoi donc? Pour avoir l'excuse de pécher. En déclarant la non-existence de Dieu, je pouvais ainsi me rendre à des endroits où régnait le péché. Je devenais hardi pour pécher. Quand vous croyez en Dieu, il y a certaines choses que vous n'osez faire. Lorsque vous rejetez Dieu, vous vous sentez libre de commettre les pries péchés sans la moindre crainte. Si, tout en rejetant l'existence de Dieu, vous espérez sincèrement élever votre niveau moral, alors vos arguments sont encore plausibles. Mais, en fait, en prétendant que Dieu n'existe pas, l'homme se crée une excuse pour pratiquer l'injustice, l'immoralité et le dérèglement. Pour cette raison-là, leur argumentation n'est pas digne d'être prise en considération. La question que l'on dit poser maintenant est la suivante : "Êtes-vous qualifié pour prétendre que Dieu n'existe pas?" Si ce que quelqu'un espère lui set d'échappatoire à la justice, il a alors déjà perdu son procès !

L'homme est-il au-dessus de tout?

Un jeune homme vint un jour me trouver et me dit : "Je ne crois pas en Dieu. L'homme est au-dessus de tout. IL est la plus noble de toutes les créatures. Il n'y a pas de Dieu en dehors de l'homme !"

Nous étions assis l'un en face de l'autre. Après avoir écouté ce qu'il avait à dire, je me levai, allai à l'autre bout de la pièce et m'inclinai. Je me mis ensuite à le regarder fixement et lui dit : "Vous êtes vraiment grand !" Puis j'allai à l'autre bout de la pièce et le considérai sous un autre angle. "C'est juste" lui dis-je délibérément, "vous êtes grand ! Dans la province de Kiangsu, il y en a trente millions comme vous. Et il y en a au moins cent trente millions en Chine. Et imaginez-vous, le monde ne contient que six milliards de personnes comme vous. Savez-vous qu'une inondation s'est produite dans le sud il y a quelques jours? Les digues se sont brisées. Toute la population de Hsing Hwa, soit plus de deux cent mille personnes, s'est précipitée vers les digues, paniquées, apportant de la terre pour renforcer la berge. Et le travail de réparation se poursuit toujours."

"Supposons que l'on puisse recruter le monde entier pour creuse un trou dans le soleil. Chaque habitant serait censé emporter de l'intérieur l'équivalent d'un chargement. En admettant que personne ne soit consumé, pensez-vous qu'ils puissent accomplir l'ouvrage? D'autre part, même si toute la population mondiale se retrouvait dans ce trou, il seraient incapables de le remplir. Et ce n'est pas tout. S'il était possible de être plusieurs fois la planète terre dans le soleil, on verrait qu'en secouant ce dernier, il y aurait encore beaucoup de bide à l'intérieur. Dites-moi maintenant combien de systèmes solaires il y a dans l'univers. Savez-vous que leur nombre est illimité?"

Quelles sont les dimensions
de l'univers?

Je dis ensuite au jeune homme "Et vous voilà ! Vous n'avez pas même fait le tour du monde et vous vous considérez comme étant plus grand que l'univers. Laissez-moi vous demander ceci : Connaissez-vous les dimensions de l'univers? Prenez la lumière comme exemple; sa vitesse est de 300 000 km à la seconde. Calculez la distance qui existe entre deux objets éloignés l'un de l'autre d'une année-lumière. Il existe des étoiles dont la lumière met 3 000 ans pour parvenir jusqu'à nous. Calculez la distance qui nous en sépare! Et vous pensez être si grand!" J'aimerais, par conséquent, conseiller à tous les athées et à tous les jeunes savants qui se considèrent comme tels, d'admettre l'incompétence de l'homme, non seulement moralement, mais également intellectuellement.

L'homme peut-il franchir
les limites du temps et de l'espace?

Lorsque je me trouvais en ce temps-là à Kaifeng, je rencontrai un autre de ces jeunes et vaillants athées. Je me dirigeai vers lui et lui tapotai l'épaule en disant : "J'ai vu Dieu aujourd'hui!" Il me regarda curieusement et me demanda des explications. Je lui dis : "Vous êtes Dieu! Si vous savez que Dieu n'existe pas, alors vous devez vous-même être Dieu." Il voulut des précisions. "Puisque vous êtes convaincu de la non-existence de Dieu--lui dis-je--vous avez dû parcourir la terre entière. Si Dieu n'est point à Shanghai, il se peut qu'il soit encore à Nanking. Vous êtes donc allé aux deux endroits. Et ce n'est pas tout. Vous êtes aussi allé à Tientsin et à Pékin. Vous ne pouvez tirer pareille conclusion simplement par le fait que vous soyez en Chine. Ainsi donc, vous avez dû faire le tour du monde. Car nul ne peut savoir si Dieu ne se cache pas au Pôle Nord ou au Pôle Sud, dans une forêt ou dans un désert. Il vous a donc fallu également passer au peigne fin toutes ces régions! Et pour que votre conclusion soit raisonnable, vous avez dû voyager dans l'espace, jusqu'à la lune, le soleil et aussi parcourir d'autres galaxies."

"Du plus, vous savez que Dieu n'est pas à Shanghai aujourd'hui. Mais y était-il hier, l'année passée, il y a mille ans? Très bien! Vous devez donc être quelqu'un d'éternel, qui a une connaissance absolue du passé et de l'avenir. Vous devez être une personne hors temps et hors espace. Vous devez être omni-présent et tout-puissant. Qui d'autre pouvez-vous être sinon Dieu lui-même?"

L'évidence

Certains vont m'arrêter tout de suite en disant : "Personne ne peut s prononcer d'une manière certaine sur l'existence de Dieu." Eh bien, si vous ne pouvez pas donner de conclusion, j'appellerai des témoins qui seront dignes de foi, qui vous présenteront des arguments et qui vous prouveront l'existence de Dieu. Je vous répète que vous êtes le juge, et que je suis le procureur. Je vous présente simplement les évidences, et c'est à vous de juger si c'est la vérité.

L'univers

Tout d'abord, considérez la nature, le monde qui s'offre à vos yeux et tous les phénomènes qui s'y passent. Nous savons tous ce qu'est la connaissance scientifique. C'est l'explication rationnelle de phénomènes naturels. Par exemple, on observe une chute de température chez un patient. La chute de température est un phénomène, et l'explication de ce phénomène constitue une connaissance scientifique. Lorsqu'une pomme tombe d'un arbre, c'est un phénomène. Pourquoi la pomme ne s'envole-t-elle pas dans les airs? L'explication constitue la connaissance. Ainsi, un homme de connaissance est quelqu'un qui est à même de donner les bonnes explications.

Il n'y a que deux explications

L'univers est constitué d'innombrables objets ayant des formes, des natures et des couleurs diverses. La connaissance, c'est l'explication de leurs mécanismes et de leurs interactions. Toute personne réfléchie se voit confrontée à deux seules explications possibles de l'origine de l'univers. Vous devez opter pour l'une des deux solutions.

La première dit que l'univers est le résultat d'une évolution naturelle et d'influences réciproques. La seconde attribue son origine à un Être personnifié, doté d'une intelligence et d'une intention. Ce sont les deux seules explications qu'ont données tous les philosophes du monde. Il n'en existe pas de troisième.

D'où vient l'univers? Ou bien est-ce Celui dont nous tirons le concept de Dieu qui en est l'architecte? Vous devez réfléchir à cela, puis prendre une décision. Tout ce qui existe par hasard comporte certaines caractéristiques. Je vous suggère de faire une liste de ces dernières d'une manière détaillée, pour comparer ensuite tous les phénomènes de l'univers aux éléments de votre liste. Parallèlement, dressez une autre liste des caractéristiques qui, selon vous, seraient celles d'un univers créé par un Être intelligent. Il sera dès lors facile, par une simple comparaison de la Nature avec vos deux listes, d'arriver à une conclusion raisonnable.

Événements dus au hasard

Quelles sont les caractéristiques des choses qui résultent du hasard? Nous savons qu'elles sont premièrement désorganisées. Elles ne peuvent être intégrées que de façon partielle. Il est impossible qu'elles soient organisées de manière parfaite. On constate ensuite que les résultats obtenus ne sont pas constants. Par exemple, si je lance cette chaise à l'autre bout de la salle, il se peut qu'elle trouve une position très précise dans l'angle de la pièce. Si je répète cet acte avec une deuxième chaise, il est possible qu'elle arrive exactement à coté de la première. Mais cela ne va pas se reproduire avec la troisième, la quatrième et les suivantes. Le hasard ne produit donc qu'une organisation partielle. Il ne garantit jamais une intégration totale. De plus, aucune interaction fortuite n'a de but, ni d'objectif. Ces interactions n'ont ni structures, ni formes, ni constance, et elles ne sont pas dirigées vers un but significatif. Nous pouvons dire, en résumé, que les caractéristiques des événements imprévus sont la disharmonie, l'irrégularité, l'inconstance, l'absence de dessein et l'insignifiance. Nous écrirons ces cinq caractéristiques sur notre liste.

Régularité et organisation

Comparons maintenant les objets de l'univers à ces caractéristiques. Prenons l'être humain comme exemple. Il est conçu dans le sein maternel pendant une période de neuf mois, il naît, il grandit, puis il meurt. Ce cycle se répète pour chaque individu. On y observe la régularité, et non le jeu sauvage du hasard. Considérez de nouveau le soleil au-dessus de votre tête. Il n'existe pas là par hasard, mais il a sa fonction. Observez la lune, les étoiles et les myriades de galaxies à l'aide d'un télescope. Toutes suivent un cours et un plan bien déterminés. Elles sont toutes soumises à une organisation. On peut calculer et prévoir leur tracé. Le calendrier que vous utilisez en est d'ailleurs dérivé. Tout cela montre que l'univers est régi selon un ordre, avec régularité et dans un but.

Les micro-organismes

Tournons-nous maintenant vers le monde microscopique. Prenez une particule de bois et observez sa structure au microscope : tout est méticuleusement régulier et harmonieux. Considérez un brin d'herbe, un pétale de fleur, tout est élaboré si délicatement ! Il n'y a ni désordre ni confusion. Chaque chose a une norme et une fonction. Tout cela nous témoigne d'un fait : l'univers n'est pas sans but, ni dépourvu de signification. Pouvez-vous dire que tout est arrivé par hasard ? Certainement pas !

L'univers est occupé

Un jour, je prêchais l'Évangile avec un de mes collaborateurs dans un village. Sur le chemin du retour, nous étions extrêmement assoiffés. Nous ne pouvions trouver nulle part une auberge ou une fontaine pour étancher notre soif. Toute la région était inhabitée. Après avoir marché pendant un certain temps, nous passâmes à coté d'une petite maison au toit de chaume. Nous nous dépêchâmes de l'atteindre. Après avoir frappé à la porte, nous attendîmes quelques instants. Personne ne répondit. Pensant qu'elle était inhabitée, nous ouvrîmes la porte et pénétrâmes à l'intérieur. Le sol était balayé. Dans une des pièces, il y avait un lit soigneusement fait, et sur la table une théière qui contenait du thé encore chaud. Je me dis : "Quelqu'un habite certainement ici. L'ordre prouve que cet endroit est habité. Nous n'avons pas le droit de boire ce thé ; nous devons sortir immédiatement, sans quoi on nous prendra pour des voleurs." Nous sortîmes et attendîmes que le propriétaire revienne.

En observant l'ordre qui régnait dans la maison, nous en avions d"duit que quelqu'un devait y habiter, même si nous ne l'avions pas vu. De même, bien que nous ne puissions voir Dieu, nous savons qu'il existe, à cause de l'ordre qui règne dans tout l'univers. Chaque phénomène naturel est si équilibré, organisé, plein de sens et fonctionnel, qu'il m'est impossible de croire que le hasard soit à l'origine de tout. La Bible déclare : "L'insensé dit en son coeur : Il n'y a point de Dieu !" Seules les personnes insensées peuvent dire dans leur coeur qu'il n'y a pas de Dieu.

Hasard ou dessein?

L'univers doit avoir été créé par un être doué d'une sagesse profonde, d'une vaste connaissance et d'un dessein élevé. Si vous ne pouvez pas accepter le concept d'un univers formé par le hasard, vous devez admettre qu'il a été créé par un tel Dieu. Il ne peut y avoir de troisième explication. A vous de choisir entre ces deux possibilités.

Le désir et son objet

La présence d'un seul témoin n'est peut-être pas suffisante. J'en ferai venir un autre. Avant cela, il nous faut encore observer un fait : s'il y a désir, il doit d'abord y avoir un objet de désir. Prenons pour exemple l'orphelin qui n'a jamais vu son père. Il est animé d'un désir naturel de recevoir un amour paternel. J'ai interrogé des gens qui étaient orphelins, et tous ressentaient ce profond besoin répressible. Nous voyons par là que tout désir venant du coeur provient d'un objet dans le monde.

Nous autres êtres humains ressentons le besoin d'appartenir à une société. Nous avons besoin de compagnie, de réciprocité. Si vous mettez un enfant sur une île déserte et qu'il y grandisse seul, quand bien même il ne verra jamais un seul être humain, il soupirera après des compagnons, des êtres semblables à lui. Ce profond désir est la preuve même que quelque part, dans le monde, il y a quelque chose que l'on appelle "l'homme". A un certain âge, l'homme commencera à penser à sa postérité ; il commencera à désirer avoir des enfants, puis des petits-enfants. Ce n'est pas une simple fantaisie. Ce désir vient de l'existence d'une descendance ou de la possibilité que celle-ci soit suscitée.

Dieu est dans le coeur

Avons-nous d'autres désirs que celui d'avoir une identité sociale ou d'assurer notre propre descendance? Quel autre désir ardent nous anime? Profondément, en chacun, il y a une soif de Dieu. Vous observerez que toutes les races, qu'elles soient hautement civilisées, dans les pays industrialisés, ou qu'il s'agisse d'aborigènes et de cannibales, dans la jungle, toutes ont en commun un désir ardent--Dieu. L'homme, simplement parce qu'il est homme, a une soif de Dieu. C'est là un fait. Vous ne pouvez le contredire. Tous recherchent Dieu. Chaque homme désir ardemment un Être divin. C'est très clair.

Si l'on applique le principe qui vient d'être mentionné, nous verrons qu'étant donné que notre coeur ressent le besoin d'un Dieu, il doit nécessairement y avoir un Dieu dans l'univers. Comme ce besoin de Dieu est dans le coeur, Dieu doit exister dans cet univers. Si Dieu n'existait pas, vous n'auriez jamais pareil désir dans votre coeur. Nous avons tous un "appétit" pour Dieu. Il est impossible de vivre s'il y a de l'appétit pour de la nourriture sans qu'il ait de nourriture. Il est de même impossible de vivre s'il y a en nous un désir pour Dieu, mais que Dieu n'existe pas.

N'avez-vous jamais pensé à Dieu?

Un athée me reprit un jour très durement, en disant : "Vous avez dit que l'homme a un besoin psychologique de Dieu. Mais ce n'est pas vrai ; moi, je n'y crois pas !" Je répondis : "Très bien ! Voulez-vous dire par là que vous n'avez jamais pensé à Dieu? En fait, vous pensiez à lui pendant que vous parliez. Cela prouve qu'il y a en vous un potentiel pour Dieu. Il n'existe personne qui n'ait jamais pensé à Dieu. L'homme peut essayer de ne pas trop prêter attention à lui. C'est tout ce au'il peut faire. Puisqu'il y a en vous cette pensée, l'objet doit exister à l'extérieur de vous."

Les paroles et le coeur

Un jour, un jeune homme s'approcha de moi, rempli d'arguments contre Dieu. Il mentionna différents raisons selon lesquelles Dieu ne pouvait exister. Je l'écoutai tranquillement, puis je lui dis : "Malgré votre insistance à prétendre que Dieu n'existe pas, et tous vos arguments à l'appui, vous avez déjà perdu votre procès." Je poursuivis en expliquant : "Vous pouvez dire tout ce que vous voulez pour affirmer que Dieu n'existe pas, mais votre coeur est de mon coté." Il dut reconnaître qu'il en était ainsi. On peut, en effet, donner toutes sortes de raisons avec la tête, mais il y a une fois dans le coeur qu'aucun argument ne peut vaincre. Une personne obstinée peut avancer mille et une raisons, mais vous pouvez avoir la hardiesse de lui dire : "Vous savez très bien en votre coeur qu'il y a un Dieu. Pourquoi se donner tant de mal à chercher des preuves contraires?"

Crier à Dieu dans la tourmente

Un missionnaire, en Amérique du Sud, vit une fois un homme qui s'adressait à une foule à ciel ouvert, dans une forêt. Cet homme niait avec virulence l'existence de Dieu. Il égrena avec enthousiasme plus de dix raisons de la non-existence de Dieu. Il termina son discours par cette question : "Y a-t-il quelqu'un parmi vous qui voudrait faire objection? Qu'il vienne ici !"

Il y eut un moment de silence. Le missionnaire pensa qu'il devait dire quelque chose. Il se leva et dit à la foule : "Mes amis, je ne puis avancer autant d'arguments. Je vous donnerai simplement des faits. Hier, je me promenais le long de ce grand fleuve, qui, comme vous le savez, coule très rapidement et se dirige vers de grandes et terribles chutes d'eau. Je me trouvais donc sur la rive quand j'entendis un homme crier au secours. Je l'entendis distinctement crier : "O Dieu ! Sauve-moi !" Je me précipitai à l'endroit d'où venait la voix et trouvai un homme au milieu de fleuve, qui était emporté vers les chutes. Sans hésiter, je sautai dans l'eau. Le courant était rapide et je me débattais péniblement pour ne pas être emporté. Après une lutte acharnée, je réussis à traîner l'homme sur la rive. Savez-vous qui était cet homme ? Permettez-moi de vous le présenter." A ces paroles, il pointa du doigt l'homme qui venait de discourir. "Celui qui faisait hier appel à Dieu", dit-il en concluant, "est le même qui nie aujourd'hui l'existence de Dieu. C'est ce que vous appelez un athée !"

Tous les problèmes viennent de l'intérieur. Quand un homme se trouve tout près de la mort, il crie à Dieu. Le lendemain, quand il est hors de danger, il se met à argumenter et il renie Dieu. Dans notre coeur, nous savons tous qu'il y a un Dieu ; il n'y a aucune question Nous le savons, parce qu'il y a en nous un potentiel pour Dieu.

La prière est-elle exaucée?

Nous devrions considérer non seulement les phénomènes objectifs mais également nos propres expériences, qui sont de nature subjective. Nous savons que Dieu exauce les prières. Un jour, je m'adressai à quelqu'un qui niait énergiquement l'existence de Dieu. Je lui dis de ne pas être trop hardi ou trop présomptueux. Depuis que l'homme existe, d'innombrables personnes ont prié Dieu, que ce soit dans la chrétienté ou en dehors. Est-ce que quelqu'un peut prouver qu'il n'y ait jamais eu une seule prière exaucée ? Avez-vous tellement de hardiesse pour balayer en un tournemain la validité de toutes les réponses aux prières ? Permettez-moi de vous dire que non seulement il y a eu des réponses, mais que celles-ci ont été sûres et précises. Je pourrais vous donner de nombreux exemples, bien qu'un seul suffise à prouver que Dieu existe. Personnellement, j'ai obtenu deux à trois mille réponses à mes prières. Est-il concevable de les considérer toutes comme de simples coïncidences ? Beaucoup d'autres personnes ont vu leurs prières exaucées. Doit-on y voir également une coïncidence ?

Alors qu'il faisait la traversée de l'Atlantique en bateau, un prédicateur fut surpris soudainement par une brume épaisse. Le navire ne put plus avance et dut jeter l'ancre en plein milieu de l'océan. L'homme s'approcha du capitaine et luis dit : "Vous devez repartir ; il est prévu que je prêche à Londres mardi." Le capitaine répondit : "Ne voyez-vous pas ce brouillard épais ? Il est impossible que le navire reparte. Si vous pouvez prier pour que la brume se dissipe, je lèverai l'ancre." Le prédicateur reprit : "Partez sur le champ. Levez l'ancre ! Je m'en vais prier à l'instant. Il n'y a pas de temps à perdre." Il se mit à genoux. Quand l'ancre fut levée, le brouillard avait disparu. Le bateau put arriver à l'heure. Est-ce là une simple coïncidence ?

Le vrai Dieu répond aux prières

Je me rendis un jour dans un village pour y prêcher avec quelques frères. On pouvait y entendre beaucoup de gens dire : "Notre dieu est très puissant ; il s'appelle Dah-Wang (ce qui signifie : 'Grande Roi'). Nous organisons, une fois l'an, une procession en son honneur, et depuis de nombreuses années le beau temps est toujours de la partie ce jour-là." Poussé par Dieu, l'un de nous dit : "Demain, lors de la procession, il pleuvra certainement." Le lendemain, depuis neuf heures du matin, il pleuvait à verse. La parade fut renvoyée. Et après de longues discussions, il fut annoncé, suite à un calcul minutieux, qu'on s'était trompé de jour ; ce n'était pas le onze, mais le quatorze du mois que la procession devait avoir lieu. Nous avons alors hardiment déclaré qu'il pleuvrait de nouveau le quatorze. Le jour vint et il ne plut pas. Sans hésiter, les gens se mirent à porter la statue de Dah-Wang pour la procession. Les porteurs glissèrent sur le chemin plus d'une fois et Dah-Wang tomba et se brisa en mille morceaux. Est-ce là encore une simple coïncidence?

Il existe d'innombrables incidents de la même nature. Ceux-ci ne constituent qu'une toute petite partie de l'expérience chrétienne. S'il était possible de noter toutes les prières exaucées, nul ne sait quelle épaisseur aurait le livre qui les contiendrait. Les réponses aux prières sont une forte preuve de l'existence de Dieu.

Un jour, nous nous tiendrons tous devant lui. Tout ce qui nous concerne sera manifesté en pleine lumière. En ce jour-là, tous connaîtront Dieu. Mais c'est aujourd'hui qu'il faut nous y préparer.

Le merveilleux message de la Bible, c'est que Dieu désir se faire connaître à nous : "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3:16). Jésus-Christ est "le chemin, la vérité et la vie" (Jean 14:6). Il est celui qui nous conduit au Père et nous permet de connaître le Dieu vivant.

Nous vous recommandons vivement la lecture de la brochure "Dieu s'est fait homme".

( Article tiré de The Normal Christian Faith par Hong Kong Church Book Room. )


LE LIVRE DES LIVRES

par Watchman Nee


Pour commencer, j'admettrai que la question de l'existence de Dieu a été traitée dans la brochure intitulée "A la recherche de Dieu". Nous croyons que Dieu existe, qu'il est un Être personnifié et intelligent, et qu'il est le Créateur de l'univers. Un tel Dieu est en droit de demander toute notre attention et il est digne de notre adoration. A présent, l'étape suivante consiste à connaître quel genre de Dieu il est.

La naissance de la religion

Durant les quelques millénaires passés, l'homme s'est interrogé sur la nature de Dieu. Est-il bon ou est-il juste ? Est-il indifférent à notre égard ou au contraire témoigne-t-il d'un vif intérêt pour les activités humaines ? Ces questions sont à l'origine même de toutes les religions de l'homme. La religion, c'est l'ensemble des questions que l'homme se pose concernant Dieu et les explications qu'il en donne. C'est par ces explications que des hommes sont arrivés à certaines conceptions de Dieu. Nous avons tous, une fois ou l'autre, réfléchi à ce propos. Cette question a même pu jadis traverser notre petite tête d'enfant de cinq ans ! Tous les hommes, qu'ils soient instruits ou ignorants, ont été intrigués par cette question. Cela vient tout naturellement quand on se livre à certaines considérations et observations.

L'idée que l'homme se fait de Dieu

Mais lorsque quelqu'un médite sur Dieu, il est semblable à une fourmi qui essaie de comprendre l'être humain. Il serait extrêment difficile à la petite créature de se faire un idée de notre vie, de notre nature et de notre mode de penser. De même, il nous est impossible d'essayer de comprendre Dieu. C'est pour cette raison que dans les quelques millénaires passés, toutes sortes de gens, et parmi eux des théologiens et des philosophes, ont beaucoup réfléchi à la question. Qu'a fait Dieu durant tout ce temps-là ? A-t-il été indifférent à notre égard ou s'est-il efforcé de se révéler à nous ? Quelle est l'attitude de Dieu ? Pensez-vous qu'il pourrait s'exprimer en ces termes : "Je suis Dieu et je n'ai que faire des êtres humains. Je ne me préoccupe pas de ce que vous pensez à mon sujet. Je resterai dans les cieux en tant que Dieu. Et que tous les mortels demeurent dans leur ignorance !" Ou alors pensez-vous qu'il désire se révéler à l'homme et le visiter ?

Quand j'étais en Inde, j'ai vu des gens se coucher nus sur un lit couvert de clous. Certains marchaient à pieds nus sur des charbons ardents. Ces personnes dépensaient beaucoup d'énergie à chercher Dieu. Qu'est-ce que Dieu a fait pour eux ? Est-il resté enveloppé d'un perpétuel mystère ?

Dieu est la vie

Il y a quelques années, j'ai parlé à des médecins de l'université de Cheloo à propos d'un thème semblable. Je disais que l'homme est un organisme vivant. Dieu est vie, lui aussi. La vie humaine est plus élevée que celle des animaux, et la vie divine est même plus élevée que celle de l'homme. J'ai posé cette question aux étudiants : "Nous savons que tous les organismes vivants ont certaines lois et certaines caractéristiques en commun. Pouvez-vous les nommer ?" Les réponses se mirent à fuser. A la fin, nous avons résumé la discussion un ces mots : tout organisme vivant est doté de deux traits communs. On peut parler d'expressions communes ou de lois communes. Premièrement, chaque vie aspire à se reproduire. Elle a la capacité de donner naissance à une postérité afin d'assurer la continuation de sa propre existence. En second lieu, toute vie désir entretenir un échange avec d'autres vies. Il lui est impossible de rester repliée sur elle-même. Lorsqu'un homme n'arrive pas à communiquer avec un autre être humain, il se tourne vers un chat ou un chien et se fait des amis avec les animaux. Toute créature vivante est fondamentalement sociale et recherche le contact, la communion, avec d'autres.

Les lis de tout gouvernement humain s'appuient précisément sur ces deux caractéristiques de la vie, à savoir, son maintien et son besoin de communiquer. Par exemple, la peine de mort est un châtiment qui atteint le désir du détenu de se maintenir en vie, alors que l'emprisonnement est une peine moins grave qui coupe le condamné de toute communications avec autrui. Par conséquent, le contraire du principe de vie devient une punition pour le coupable.

Ayant en tête ces deux principales caractéristiques, tournons-nous maintenant vers la vie de Dieu. Dieu est un Être d'un ordre supérieur à celui des être humains. Il est tout naturellement aussi gouverné par cette loi de vie. Nous en déduisons qu'il désire communiquer avec l'homme.

Les conceptions naturelles
en opposition à la révélation

Il existe deux sortes de croyance : une religion basée sur des conceptions naturelles et une foi basée sur la révélation. La religion naturelle commence avec l'homme qui est au centre. Il est celui qui cherche Dieu et qui l'étudie. La foi par révélation, quant à elle, provient directement de Dieu. Ce dernier est celui qui vient nous révéler certaines choses. Les pensées de l'homme sont bien souvent de pures fantaisies sans aucune utilité. La révélation de Dieu seule est digne de confiance. Le christianisme diffère de toute autre religion naturelle en ce sens qu'elle est une révélation.

Je ne vais pas essayer de vous persuader de croire au christianisme ou de lire la Bible. Je me limiterai ici à faire quelques suppositions. Nous traiterons le sujet comme si nous devions résoudre un problème de géométrie. Nous partirons de suppositions et rassemblerons ensuite certains arguments. Nous examinerons nos raisonnements et verrons s'ils sont sensés et si nos conclusions sont logiques. Comme pour les mathématiques, certains problèmes nécessitent une démarche déductive et d'autres une démarche inductive. Dans tous les cas, à la fin, il faut que nous puissions dire si la supposition est justifiée ou non.

Quelques suppositions

Faisons maintenant quelques suppositions. La première est que Dieu existe. Nous avons, en fait, déjà traité cette question. Nous nous sommes mis d'accord sur l'existence de Dieu. Il est un Être ayant un dessein.

En second lieu, nous admettons que Dieu a le désir de se révéler à l'homme. Comment s'y prend-il doc ? De quelle manière peut-il se faire connaître à nous ? S'il venait à nous parler dans un tonnerre ou nous écrire au moyen d'éclairs, nous serions incapables de comprendre son message. Comment donc Dieu se fait-il connaître à nous ?

S'il veut se révéler, il doit le faire par un moyen humain. Quel est donc la manière commune aux hommes de communiquer entre eux ? Premièrement, ils le font en parlant, et deuxièmement en écrivant. Tous les moyens de communication, que ce soit le téléphone, le télécopieur, les signaux ou les symboles, tous sont inclus dans ces deux catégories. Si Dieu doit se manifester, il le fera nécessairement par ces deux moyens. Pour l'instant, nous laisserons de côté l'aspect oral de la communication ; nous allons nous pencher sur la manière dont Dieu communique avec nous par l'écriture.

Si Dieu se révèle par le biais de l'écriture, parmi tous les livres qu'ont écrits les hommes au travers des siècles, il doit y en avoir un qui soit divinement inspiré. Cet examen auquel nous devons nous soumettre est extrêment crucial. Si nous découvrons un tel livre, cela prouvera non seulement l'existence de Dieu, mais également sa révélation écrite qui nous est adressée. Existe-t-il, par conséquent, un tel livre divin ?

En cherchant ce livre, mentionnons pour commencer quelques principes fondamentaux. Supposez que je désir commander un livre chez le libraire. Il me sera très facile de l'obtenir si je peux lui communiquer l'auteur du livre recherché. Mais si j'en ai oublié le nom, je pourrai lui décrire le contenu, le format, la couleur ou le type de reliure de livre. Le libraire sera en mesure de trouver parmi tous les livres existant, celui que je désire obtenir. Or, Dieu a un livre dans cet univers. Comment pouvons-nous le trouver ? Il nous faut tout d'abord en connaître toutes les caractéristiques, ensuite, en nous basant sur ces qualifications, il nous sera alors possible de le remarquer.

Quatre qualifications

Laissez-moi vous présenter quelques suggestions. S'il existe un livre écrit par Dieu, il doit en tout premier lieu mentionner Dieu. Il doit vous dire que Dieu en est son auteur. C'est la première qualification. Deuxièmement, ce livre doit contenir un niveau de moralité supérieur à ce qui est communément connu. S'il s'agit d'une invention, ce livre se trouvera au mieux à un niveau identique à celui de l'homme. Troisièmement, si ce livre divin existe, il dot nous parler du passé et de l'avenir de ce monde. Seule Dieu sait clairement ce qui est arrivé dans le passé et ce qui se produira à l'avenir. Quatrièmement, ce livre doit être simple et accessible, afin que tous puissent l'acquérir et le comprendre. S'il n'y a qu'un seul livre dans le monde, seul un tout petit nombre de gens sera en mesure de le voir. Aux États-Unis, il y a un groupe de personnes qui prétend détenir un livre de la part de Dieu. Il est gravé sur de l'or et ne contient qu'une douzaine de pages. Un tel livre ne sera pas accessible aux Chinois. Dieux ne nous aurait jamais écrit un livre que personne ne pourrait regarder.

La question s'est à présent considérablement simplifiée. Répétons encore ces quatre conditions. 1) Si un tel livre existe, il doit nous dire clairement que Dieu en est l'auteur. 2) Il doit renfermer un niveau de moralité élevé. 3) Il doit pouvoir donner une description du passé et de l'avenir de l'univers. 4) Il doit être accessible. Prenons quelques-uns des écrits les plus importants de la civilisation humaine, et confrontons-les à ces quatre critères pour voir s'il y en a un qui réponde à nos exigences.

De bons livres

Nous commencerons par les livres qui font généralement figure d'autorité. Prenons les oeuvres chinoises classiques de Confucius. Elles sont d'ores et déjà disqualifiées quand on les confronte à la première exigence. En effet, aucune d'entre elles ne prétend avoir été écrite par Dieu. Elles contiennent certes un niveau de moralité élevé, mais elles ne présentent pas l'origine et la destinée du monde. Cela ne veut pas dire que ce soient des livres dépourvus de valeur ; cela signifie qu'ils n'ont pas les qualifications requises. Ce n'est pas ce que nous recherchons.

Considérons maintenant les oeuvres classiques d'autres cultures. Il existe de nombreux volumes d'écrits célèbres, mais aucun d'entre eux ne passe le premier test. Il est manifeste qu'il ont tous été écrits par l'homme. Ils peuvent être de véritables chefs-d'oeuvre de philosophie et de moralité, mais ils ne sont pas divinement inspirés. Nous devons donc les mettre de côté.

Il y a un livre en Inde, appelé le Reveda. Il avait jadis dominé le bouddhisme. Cependant, il ne prétend pas avoir été écrit par Dieu.

Le Zinveda est un autre livre, écrit par un Perse du nom de Gorosta, qui jouit également d'une très grande notoriété au Moyen-Orient. Mais lui non plus ne prétend pas venir de Dieu. D'ailleurs, le niveau de moralité n'y est pas des plus recommandables.

Venons-en maintenant au Coran des Musulmans. C'est le livre le plus proche que nous puissions trouver. Il nous dit qu'il vient de Dieu ; il satisfait à la première exigence. Cependant, la deuxième condition n'est pas remplie, car le niveau de moralité y est trop bas. Le ciel qu'il décrit est rempli de convoitises et de chair. Il est impossible que Dieu écrive un livre contenant autant d'immoralité.

Il n'y a qu'un seul livre

Une fois vos recherches terminées, il vous faudra en venir à la Bible. Si Dieu désire communiquer avec l'homme, et qu'il le fait par l'écriture, vous découvrirez alors que la Bible est le sel livre qui passe les quatre tests. Ce livre doit être celui que Dieu a pour l'homme.

Que dit ce livre ? Dans les livres de la loi, dans l'Ancien Testament, on y trouve au moins cinq cents fois l'expression : "Ainsi parle l'Éternel." D'autres livres de l'Ancien Testament répètent ces mots environ 700 fois. Par ailleurs, dans le Nouveau Testament, on y rencontre cette meme expression dans plus de 2.000 passages. En ne prêtant attention qu'à ce fait, nous constatons que ce livre revendique plus de 2.000 foois son origine divine. Si Dieu n'a aucune intention de communiquer avec l'homme, nous pouvons oublier ce livre. Si, en revanche, Dieu communique avec l'homme par l'écriture, ce livre doit alors avoir une valeur inestimable. Pourvez-vous trouver un autre livre où l'on prétende autant de fois que Dieu en est l'auteur ?

Nous devons voir si la Bible remplit la deuxième qulification. Considérons le niveau de moralité qu'elle contient. toute personne qui a étudié ce livre devra reconnaître qu'il exprime le plus haut niveau de moralité. Même les péchés des individus les plus nobles y sont mentionnés sans pitié. Une fois, un grand opposant de la Bible fut questionné par son file : "Pourquoi dois-tu t'opposer avec autant de force à la Bible ?" Il répondit : "Si je ne la condamne pas, elle me condamnera." Ce livre ne nous laisse pas indifférents. La conception morale humaine considère que toute relation sexuelle en dehors du mariage est de l'impudicité. La Bible, cependant, dit que même une mauvaise pensée est jugée comme étant de l'impudicité. La moralité humaine condamne l'action de tuer en l'appelant meurtre, mais la Bible condamne la haine dans le coeur, aussi insignifiante soit-elle, la qualifiant de meurtre.

Nous considérons qu'un homme exeerce le pardon quand il laisse son ennemi s'en aller sans se venger. Mais la Bible enjoint l'homme à aimer son ennemi. Que le niveau de moralité exprimé dans la Bible est élevé et combien nous sommes petits devant lui ! Vous devez admettre que ce livre présente le meilleur code éthique qui soit pour l'humanité.

Le passé et l'avenir

De plus, ce livre nous décrit en détail le passé et l'avenir de l'univers. Un ami me dit une fois qu'il pouvait croire tout ce que disait la Bible, excepté ces passages de la Genèse et de l'Apocalypse où il est question de l'origine et de la destinée des cieux et de la terre. Je lui dis que si c'était vraiment un livre qui venait de Dieu, il devait nécessairement contenir ces choses. Si la Bible ne contient ni la Genèse ni l'Apocalypse, il nous faut chercher un autre livre ; ce n'est pas celui que nous voulons. Mais toutes ces choses s'y trouvent. Par conséquent, la troisième qualification est remplie.

Plus de duex cent millions
d'exemplaires vendus

A combien d'exemplaires un tel livre est-il tiré ? L'année dernière ( 1935 ), plus de deux cent millions de Bible ont été vendues. Pouvez-vous mentionner le nom d'un autre livre connaissant pareil trage ? Et qui plus est, ces statistiques ne se limitent pas à cette année-là ; chaque année, le nombre est resté pour ainsi dire le même. Dans un sens, ce livre est très poulaire. Dans un autre sens, il est comme une épine dans votre main ; il vous perce. Ce livre vous donne mal à la tête. Il provoque dans l'homme un malaise indicible. Il pousse même l'homme à s'y opposer. Malgré tout cela, sa vente annuelle dépasse encore les eux cent millions d'exemplaires.

De plus, ce livre est traduit en plus de sept cent vigt langues. Dans chaque pays et parmi toutes les races, il existe une traduction de ce livre unique. Il est extrêmement aisé à quiconque d'obtenir une Bible, partout dans le monde. Si le Reveda était le livre de Dieu, alors au moins plus de la moitié du monde périrait pour ne pas avoir pu l'obtenir. Même si vous mettez le Reveda entre mes mains, je seai incapable de le comprendre. Si seuls les gens instuits peuvent contacter Dieu, alors je suis destiné à l'enfer. Si seuls les Indiens en ont l'occasion, alors nous les Chinois avec toutes les autres races, sommes sans espoir. Si Dieu parle par le Reveda, où pouvons-nous trouver ce livre ? Peut-être trouverons-nous la copie de l'original au musée de Londres. Et il est probable que même cette copie ne contienne pas la signification originelle de la révélation que Dieu adresse à l'homme.

Un livre complet

Et ce n'est pas tout. La Bible contient soixante-six livres et se subdivise en deux Testaments : l'Ancien et le Nouveau. Elle a été écrite par plus de trente personnes. La période écoulée entre la rédaction du premier livre et celle du dernier s'élève à plus de 1.600 ans. Les endroits où ces livres ont été écrits sont tous différents. Certains ont été écrits à Babylone, d'autres en Italie, d'autres à une extrémité de l'Asie Mineure, d'autres à l'autre extrémité de la Méditerranée. Par ailleurs, les conditions sociales des écrivains diffèrent. Certains étaient des hommes de loi, alors que d'autres étaient des pêcheurs. Il y avait des princes et il y avait des bergers. Ces écrits, rédigés par des hommes aux passés différents, parlant des langues différents, appartenant à divers milieux et n'ayant pas vécu à la même époque, ont tous été rassemblés. Ce qui est étonnant, c'est qu'au bout de compte, nous ayons toujours affaire à un livre complet.

Tous ceux qui ont quelque expérience de la rédaction savent que si l'on veut rassembler plusieurs articles rédigés par différents auteurs, il est nécessaire que ceux-ci soient d'un niveau académique comparable et qu'ils partagent les mêmes points de vue. Même quand il y a similitude de niveau académique et d'opinions, des conflits et des contradictions surgissent sitôt que l'on combine cinq ou six articles entre eux. Mais il en est tout autre de la Bible. Elle est complexe quant à son contenu, puisqu'elle se compose de récits historiques, de poésie, de lois, de prphéties, de biographies et de doctrines ; elle a été rédigée par tant d'aureurs différents, ayant vécu à des époques et dans des circonstances différentes. Et cependant, quand vous mettez ses différentes parties ensemble, celles-ci se suivent de façon surprenante comme s'il s'agissait d'un seul volume. Il n'y a ni conflit ni contradiction. Les parties de ce livre ont été rédigées d'un seul souffle.

La main de Dieu

Si vous lisez attentivement ce livre, vous devrez admettre que la main de Dieu est derrière tous les écrits. Plus de trente personnes d'arrière-plans et de pensées différents, ayant vécu en des temps et des endroits égalements différents, ont écrit ces soixante-six livres. Quand vous les considérez dans leur ensemble, vous constatez que toutes les parties y sont liées comme si elles avaient été écrites par un seul auteur. La Genèse fut rédigée environ mille cinq cents ans avant Christ et l'Apocalypse fut écrit en 95 après Christ. Une longue période de seize siècles les sépare. Le premier livre parle du commencement, alros que le dernier raconte la fin du monde. Et cependant, tou ce qui a commencé dans la Genèse s'achève dans l'Apocalypse. Cette caractéristique remarquable ne trouve aucune explication humaine ! Dieu a écrit chaque mot par l'intermédiaire de l'homme. C'est Dieu qui est l'initiateur de toute la composition.

Mourir pour la Bible

Il faut relever un autre fait étonnant au sujet de ce lilvre. Celui-ci, dans son essence, dispense la vie. Or, d'innombrables personnes ont perdu la vie à cause de lui. Jadis, quconque était trouvé en possession de ce livre était aussitôt mis à mort. Le plus puissant des empires, dans l'histoire, fut l'Empire Romain. Il fut un temps où cet empire avait ligué toutes ses forces pour détruire ce livre. Tous ceux qui possédaient un tel livre furent persécutés de la façon la plus inhumaine, puis tués ou brûlés. Des milliers de gens furent ainsi éliminés et d'innombrables copies de la Bible furent brûlées. Un monument fut alors édifié à l'endroit même où les chrétiens avaient été massacrés. On pouvait y lire l'inscription suivante : "C'est ici que le christianisme a été enseveli." Les Romains pensaient que lorsau'ils auraient brûlé toutes les Bibles et qu'ils se seraient débarrassés de tous les chrétiens, ils mettraient le christianisme sous leurs pieds. Mais regardez ! Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que la Bible réapparaisee ! Même dans un pays comme l'Angleterre, qui avait déjà accepté le christianisme comme religion d'Etat, vous pouvez voir les tombeaux des martyrs pour Christ. Ici et là, il vous est possible de visiter les endroits où la Bible avait jadis été brûlée. Vous pouvez aussi lire sur une tombe que tel personnage, durant sa vie, avait combattu la Bible avec acharnement en écrivant tant de livres pour s'y opposer. Un panneau peut encore vous indiquer le lieu où est érigée la statue d'un martyr.

Pourquoi donc tant de gens cse sont-ils pareillement opposés à ce livre ? Pourquoi l'homme peut-il passer par-dessus d'autres livres, alors qu'il s'oppose à ce livre avec chaque fibre de son être ou alors qu'il est prêt à mourir sur le bûcher pour lui ? Ce livre doit manifestement renfermer quelque chose d'extraordinaire ! Même si vous ne croyez pas que c'est la Parole de Dieu, vous devez admettre qu'il y a quelque chose d'inhabituel à propos de ce livre.

Il ne vous laissera pas tranquille

Ce livre semble très simple et facile à comprendre. Si vous le considérez d'un point de vue historique, il ne fait que parler de l'origine de l'univers, de la terre, des plantes, des êtres humains avec l'établissement de leurs royaumes et leur fin. C'est tout. Il n'y a rien de spécial à ce sujet. Toutefois, ce livre a été transmis d'une génération à l'autre durant des siècles. Aujourd'hui, il est toujours en notre possession. De plus, si vous ne reconnaissez pas qu'il est la vérité, vous devez en conclure qu'il est faux. Vous pouvez ne pas tenir compte de beaucoup de livres. Mais celui(ci, vous ne pouvez l'ignorer. Et il ne vous ignorera pas non plus. Il ne vous laissera pas tranquille. Il exige de votre part un verdict. Il ne vous laissera pas en paix.

L'accomplissement des prophéties

Un autre fait surprenant concernant ce livre, c'est que les prophéties occupent plus de la moitié de son contenu. Parmi ces dernières, près de la moitié se sont déjà réalisées. Les autres prophéties concernent l'avenir et attendent leur accomplissement. Par exemple, la destinée des nations de Moab et d'Ammon, qisi que celle de Tyr et de Sidon y est prédite. Aujourd'hui, quand on parle de grande villes, on mentionne Londres ou Shanghaï. A l'époque, il y avait Tyr et Sidon. C'étaient deux villes principales de l'Antiquité. Les prophéties concernant ces deux villes ont toutes été accomplies. Je me suis une fois rendu au Moyen-Orient. Pour différentes raisons, je ne pus visiter ces deux endroits. Mais j'achetai des photographies de ces deux villes. Je fus dans l'étonnement quand je les regardai : je ne pus m'empêcher de croire en la Bible ! Celle-ci avait prophétisé que si ces deux grandes villes ne se repentaient pas, elles seaient détruites et dévastées. Leurs territoires seraient réduits à des amoncellements de rochers et de cailloux où les pêcheurs viendraient y fiare sécher leurs filets. Sur les images que j'avais achetées, il n'y avait rien que des bateaux de pêche et des filets étendus sur le rivage. Ce n'est qu'un petit fait qui prouve combien les prophéties bibliques sont dignes de foi.

La Bible mentionne aussi le cas d'un roi qui fut un jour abordé par un prophète de Dieu. Celui-ci lui annonça qu'il serait emmené captif à Babylone. Plus tard, un autre prophète lui dit qu'il ne verrait pas Babylone. Il pensait qu'il ne serait pas emmené captif, étant donné qu'il ne verrait pas ce pays. Cela le rassura. Un jour, cependant, le roi de Babylone vit soudainement assiéger la ville. Le roi fut capturé pour être ensuite déporté à Babylone. Mais avant cela, on lui creva les yeux. Il fut donc emmené à Babylone sans pouvoir regarder le payes ; les prophéties furent donc accomplies avec axactitude. Si vous comparez tous les événements passés avec les prophéties bibliques, vous constqterez que tout s'est déroulé comme prédit. Pour ne mentionnner qu'un qutre exemple, consiérez la naissance de Christ. Quelques centaines d'années avant la venue de Christ, Esaïe avait prophétisé sa naissance en ces termes : "Voici, la vierge deviendra enceninte." Plus tard, il naquit effectivement de la vierge Marie. La prophétie s'est accomplie avec exactitude. Comme les prophéties qui concernaient le passé se sont réalisées, celles qui concernent l'avenir le seront également.

Il a été trouvé

Nous avons vu que si Dieu désire communiquer avec l'homme, il doit le faire par des moyens de communications humains et ordinaires. Il doit se servir du langage humain. En d'autres mots, il doit exister dans le monde un livre qui soit la révélation directe de Dieu. Si un tel livre existe, il doit contenir les quatre critères que nous avons évoqués précédemment. Nous pouvons dire maiintenant que ce livre a été trouvé. Ce livre nous dit que Dieu désire avoir de la communion avec nous. Il nous parle par ce livre. Grâce à lui, Dieu n'est plus un Etre inconnu. Nous pouvons maintenant le connaître. Ce livre est la Bible.

Nous vous offrons volontiers une Bible que vous pouvez obtenir en nous envoyant simplement votre nom et votre adresse. Ecrire à :BVP, Bethany-Courtiron, 72340 Marçon, France

( Article tiré de The Normal Christian Faith publié par Hong Kong Church Book Room. )


Mis en ligne par l'église locale à Marçon.  

Le voile,
ou
le gouvernement de Dieu

par Watchman Nee


"... et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit."  Matthieu 28:20

"Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données.

Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de la femme et que Dieu est le chef de Christ. Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte déshonore son chef, toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise la tête non voilée déshonore son chef (c'est comme si elle était rasée). Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile.

L'homme ne doit pas se couvrir la tête parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu tandis que la femme est la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme ni l'homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme et tout vient de Dieu. Jugez-en vous-mêmes: est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature elle-même ne nous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter de longs cheveux mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ? Si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude, non plus que les églises de Dieu."  1 Corinthiens 11:2-16

Examinons maintenant le sujet important du voile sur la tête. Dans 1 Cor. 11:2-16, le mot "frère ou soeur" n'est jamais utilisé. Au contraire, le sujet du voile sur la tête se rapporte à "l'homme ou la femme".

Donc, ce que nous étudions ici ne concerne pas notre position en Christ mais l'ordre établi par Dieu dans la création. Bien plus, ce même passage n'affirme pas "moi et le Père nous sommes un" (Jean 10:30). Il déclare simplement que "Dieu est le chef de Christ" (verset 3). Ainsi, la relation décrite ici n'est pas celle du Père et du Fils mais celle de Dieu et de Christ ou Dieu et Son Oint. Cela ne se rapporte pas à ces choses qui sont arrivées dans la divinité entre Dieu le Père et Dieu le Fils. Au contraire, cela se rapporte à la relation de Dieu avec le Christ de Dieu, celui qui a été envoyé par Dieu.

La question du voile n'est pas considérée ici du point de vue de Christ et de Son Eglise. Ce n'est pas parce que Christ est le chef de l'Eglise et l'Eglise le corps de Christ qu'il doit y avoir le voile. Non, ce n'est pas de cela dont il est question ici.

Ce dont il est question c'est que "Christ est le chef de tout homme" (verset 3). Bien qu'il y ait beaucoup de personnes, Christ est le chef de chacune. Une telle déclaration ne se rapporte pas à l'Eglise, elle démontre plutôt que Christ est le chef de tout homme. Ainsi, la relation définie ici n'indique pas Christ et l'Eglise, mais Christ et tout homme.

Il n'est pas question de la relation qui existe entre les frères du Seigneur, entre les frères et les soeurs. Il n'est pas dit ce que les frères et les soeurs doivent faire dans l'Eglise. Il est simplement dit que Christ est le chef de tout homme et que l'homme est le chef de la femme. La relation doit être comprise avant que nous puissions connaître ce que signifie se couvrir la tête.

LES DEUX SYSTÈMES UNIVERSELS DE DIEU

J'aimerais examiner cette question du voile très minutieusement, sinon il ne sera pas facile de comprendre 1 Cor.11. Pour la compréhension de ce chapitre, il est nécessaire de connaître Dieu et Sa Parole. Avant tout, nous avons besoin de savoir que Dieu a établi deux systèmes dans l'univers: le système de la grâce et le système du gouvernement.

a) Le système de la grâce

Tout ce qui se rapporte à l'Eglise, au salut, aux frères et soeurs et enfants de Dieu est compris dans le système de Grâce de Dieu. Tout ce qui se rapporte au rachat et au Saint-Esprit appartient au système de la grâce. A l'intérieur des procédés de la grâce, la relation de l'homme et de la femme est telle que la femme Syro-Phénicienne a reçu la grâce de Dieu autant que le centurion. Ainsi en fut-il pour Marie autant que pour Pierre. Marthe et Marie aussi ont été ressuscitées et assises dans les lieux célestes (Eph. 2:6) aussi bien que Lazare.

b) Le système du gouvernement

Mais il y a un autre système dans la Bible que nous appellerons le gouvernement de Dieu. Ce système est entièrement différent de celui de la grâce.

Le gouvernement de Dieu est un système indépendant dans lequel Dieu est seul juge. Lorsque Dieu créa l'homme, Il le créa mâle et femelle. Cela appartient au gouvernement de Dieu. Il le créa mâle d'abord, femelle ensuite. C'est là une décision de Sa souveraineté, Il fait ce qu'Il veut, Il a une volonté souveraine et indépendante. Lorsqu'Il décida que le Seigneur Jésus serait de la descendance d'une femme, cela aussi appartient au gouvernement de Dieu. Il n'a pas fait appel à l'homme pour Sa décision. Dans le jardin d'Eden, Dieu donna pour nourriture à l'homme les fruits, cela était le gouvernement de Dieu. Il fit comme il Lui plut. Après le déluge, Dieu donna la chair des animaux comme nourriture à l'homme. C'était aussi un acte de Sa souveraineté.

Au commencement, les hommes avaient le même langage mais ils se rassemblèrent pour construire la Tour de Babel, pour défier Dieu. En conséquence, leurs langages furent confondus de sorte qu'ils ne purent plus se comprendre. C'est la main gouvernementale de Dieu sur les hommes.

Par la suite, au temps de la Pentecôte, Dieu déversa Son Esprit Saint et amena les gens à parler en langues. Après la Tour de Babel, Dieu dispersa les hommes sur toute la surface de la terre. Ils devinrent de nombreux peuples. Tout cela fut le résultat du gouvernement de Dieu. Parmi ces nombreux peuples, Dieu en choisit un qui habitait seul, le peuple d'Israël. Il Lui appartint et cela, c'est la grâce. Mais diviser les hommes en de nombreux peuples, cela, c'est le gouvernement de Dieu.

Après un temps, ces peuples devinrent des royaumes. Selon l'histoire biblique, les royaumes commencèrent plus tard que les peuples. D'abord les peuples puis les nations. Chaque royaume avait un roi à la tête de son peuple. Cela aussi fut permis dans l'ordre gouvernemental de Dieu.

A l'époque des Juges, les Israélites n'étaient qu'un peuple, non pas un royaume. Même à l'époque de Samuel, ils étaient encore un peuple car ils n'avaient pas de roi pour régner sur eux. Mais, un jour, le peuple d'Israël réclama un roi comme les autres nations. En choisissant ce chemin, ils sortirent du terrain de la grâce et du gouvernement direct de Dieu. Ils dirent: "Maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations" (1 Sam.8;5).

Dieu leur répondit par Samuel, disant: "Ecoute leur voix, mais donne-leur des avertissements et fais-leur connaître les droits du roi qui régnera sur eux" (1 Sam.8;9).

Ainsi, Dieu choisit Saül pour être leur roi. Dès que Saül fut choisi, le système gouvernemental de Dieu par intermédiaire commença en Israël. Cela ne veut pas dire que la grâce de Dieu n'exista plus mais montre que les Israélites s'étaient placés eux-mêmes de façon irrévocable sous le gouvernement d'un roi. Désormais ils n'étaient pas libres de s'opposer à leur oint parce qu'il était leur roi.

Bien que plus tard, par rapport à la grâce, Saül quittât Dieu, il demeura néanmoins roi selonle gouvernement. Si nous suivons cela, nous verrons deux situations différentes. Par rapport à la grâce, Saül faillit, mais en rapport avec le gouvernement de Dieu, il resta roi. C'est pourquoi David ne voulut pas s'opposer à l'autorité établie par Dieu.

c) La grâce et le gouvernement réunis et accomplis

Ces deux systèmes de grâce et de gouvernement se poursuivirent côte à côte jusqu'à la venue du Seigneur Jésus. De toute évidence, il y a deux aspects de l'oeuvre de Dieu. Le système de la grâce de Dieu et le système de la providence de Dieu se poursuivirent ensemble dans le monde. Les sacrificateurs et les prophètes se tiennent sur le terrain de la grâce. Les rois et les chefs d'Israël se tiennent sur le terrain du gouvernement et en conservent le système.

Lorsque le Seigneur Jésus était sur la terre, d'une part Il vint pour être le Sauveur de monde, pour délivrer les hommes du péché (c'est en rapport avec le système de la grâce). D'autre part, Dieu L'envoya dans le monde pour qu'à travers l'oeuvre de la croix Il puisse établir Sa propre autorité et Son royaume de sorte que les cieux soient en mesure de gouverner sur la terre. C'est le système du gouvernement. Son oeuvre se poursuivra jusqu'à ce que la puissance de Satan soit détruite et que le royaume, les nouveaux cieux et la nouvelle terre soient introduits.

Ce jour-là, les deux systèmes de grâce et de gouvernement seront réunis en un seul. Ce qui signifie qu'au moment des nouveaux cieux et de la nouvelle terre ces deux systèmes deviendront un seul dans le Seigneur Jésus-Christ. Il réunit en Lui les deux aspects de l'oeuvre de Dieu. Il agit sous le système du gouvernement aussi bien que dans le cadre du système de la grâce.

Le gouvernement de Dieu ne commence pas avec la création de l'homme mais plutôt à la création des anges, cela est tout à fait clair dans la Parole de Dieu. Lorsque Satan était encore l'Etoile du matin, lorsqu'il était en train de gouverner, le système gouvernemental de Dieu avait déjà commencé. Par la suite, il y eut la création de l'homme, les institutions de base telles que le mariage (union de l'homme et de la femme), c'est-à-dire le couple, la famille, les relations entre parents et enfants, tout cela est inclus dans le domaine du gouvernement de Dieu.

La leçon de base que tout frère et toute soeur a besoin d'apprendre est que nous ne devons jamais permettre que la grâce ne se mêle au gouvernement de Dieu. Je dis avec force que plus jamais dans nos vies nous ne devons permettre à la grâce d'intervenir dans ce que Dieu a décidé de considérer comme le domaine de Son gouvernement. Dieu veut que l'homme respecte Son gouvernement et en aucun cas ne le renverse. Si nous ignorons le gouvernement de Dieu, nous sommes des personnes sans loi (anarchistes) à Ses yeux.

Puisque nous n'avons jamais vu le royaume autrement que comme il est vu dans l'Eglise, il est impératif pour nous de comprendre le système de gouvernement. A vrai dire, le système de la grâce complète celui du gouvernement divin. Le système de gouvernement n'est pas pour le système de la grâce, mais la grâce est pour l'accomplissement (l'achèvement) du gouvernement.

Beaucoup s'accrochent à une erreur fondamentale; ils soutiennent stupidement que la grâce peut écarter le gouvernement. La vérité est que ce que Dieu fait dans la grâce ne modifie jamais Son gouvernement. Le pardon de la grâce que nous recevons de Dieu ne change pas Son pardon gouvernemental. Peu importe l'importance du pardon reçu dans la grâce, elle n'affecte en rien le pardon gouvernemental. Le gouvernement de Dieu est un principe indépendant. Du début jusqu'à la fin, Dieu introduit son système gouvernemental. La grâce ne fait que compléter, achever ce gouvernement. Le système de la grâce fut ajouté en raison de l'insubordination de l'homme et de sa révolte dans le cadre du système du gouvernement. La grâce permet de racheter et de rétablir ceux qui sont insoumis et rebelles, de sorte qu'ils puissent être assujettis au système gouvernemental de Dieu. Désormais, en réalité, la grâce prête assistance au système du gouvernement de Dieu.

EXEMPLES DU GOUVERNEMENT DE DIEU

Adam

Vous vous souvenez du récit tragique de la chute d'Adam, après que Dieu l'ait créé. Il planta un jardin et en confia la responsabilité à l'homme. Dieu donne littéralement ce jardin à Adam et Eve. "Eden" signifie "plaisir". Ainsi, le premier couple vécut dans un jardin de plaisir (bonheur). Puis ils péchèrent contre Dieu. Bien que Dieu leur ait donné la promesse du rachat en la personne d'un Sauveur issu de la postérité de la femme, Il les chassa cependant du jardin d'Eden. Sa promesse, c'était la grâce pour le salut, mais cela ne changea pas la sentence du gouvernement de Dieu qui chassa Adam et Eve. Non seulement ils furent chassés d'Eden, mais Dieu plaça aussi des chérubins pour garder l'accès du jardin afin qu'ils ne puissent plus y revenir. Cela, c'est le gouvernement de Dieu.

Ainsi, nous pouvons voir que le gouvernement et la grâce de Dieu sont deux choses bien distinctes. La grâce donne à l'homme la promesse d'un Sauveur mais le gouvernement chasse ce même homme du jardin d'Eden.

Les Israélites

Arrivés à Kadès-Barnéa, les Israélites refusèrent d'entrer en Canaan. Il s'ensuivit que Dieu leur refusa ce privilège. Malgré leur repentir et leur tentative pour y entrer, beaucoup furent tués par les Cananéens car Dieu avait barré le chemin. Leurs cris ne changèrent rien dans la décision de Dieu (Nombres 13 et 14) Dieu est souverain dans Sa décision gouvernementale. Il ne permettra jamais aux hommes de s'ingérer dans Son gouvernement.

Moïse

Moïse ne sanctifia pas le Seigneur aux yeux du peuple lorsqu'il frappa deux fois le rocher. Comme conséquence, il ne put entrer dans le pays de Canaan (Nombres 20;7-12). Bien que Dieu fut miséricordieux envers lui en le faisant monter sur le Mont Pisga d'où il put observer le pays de Canaan, Il ne lui permit pas d'y entrer avec son peuple. Pour Moïse, contempler les limites du pays de Canaan du sommet de la montagne c'était la grâce de Dieu mais l'interdiction pour lui d'y entrer c'était le gouvernement de Dieu.

David

Après que David ait péché, Dieu fut bienveillant et miséricordieux à son égard en lui pardonnant son péché. Il lui accorda même une grâce particulière après cet événement en permettant à David d'avoir une communion exceptionnelle avec lui. Pourtant l'épée ne s'éloigna pas de sa maison ( 2 Sam.12;7-14 ), c'est le gouvernement de Dieu.

Paul et Barnabas

Paul et Barnabas se séparèrent l'un de l'autre à cause de Jean-Marc (Actes 15;37-39). Jean-Marc était un parent de Barnabas (Col.4;10). Il quitta Paul et Barnabas lors du premier voyage missionnaire mais Barnabas était disposé à le reprendre lors du voyage suivant. Manifestement cela était dû à leur lien de parenté dans la chair. Après que Barnabas eut quitté Paul, il prit Marc avec lui pour Chypre, leur lieu de naissance, montrant qu'ils travaillaient ensemble selon leur relation dans la chair. Bien que Barnabas, encore utilisé par Dieu, fasse toujours un bon travail, le Saint-Esprit ne le mentionne cependant plus dans la Bible.

Son nom figure sans aucun doute dans le Livre de Vie mais il n'est plus rapporté dans le livre des Actes. C'est le gouvernement de Dieu. Sous celui-ci, l'homme n'est pas libre de marcher selon sa voie propre.

LA SOUMISSION AU GOUVERNEMENT DE DIEU

Ainsi le système de la grâce et le système du gouvernement sont deux choses séparées. Plus la personne est humble, plus elle progressera dans le système gouvernemental de Dieu. Ne pensez jamais que parce que vous êtes entré dans le système de la grâce de Dieu vous pouvez échapper au système de Son gouvernement.

La grâce ne peut jamais annuler le gouvernement, au contraire, la grâce rend les gens capables d'obéir au gouvernement de Dieu. Puis-je dire très sérieusement que la grâce nous donne la force d'être assujetti au gouvernement ? Elle ne nous rend pas rebelle et désireux de renverser le gouvernement. Seul un insensé dirait que depuis qu'il a reçu la grâce il peut se permettre d'être débauché et insouciant. La grâce n'abolit jamais le gouvernement. Ces deux systèmes se complètent l'un l'autre.

Quelle chose stupide ce serait de substituer la grâce au gouvernement. Plus une personne connaît la grâce et plus elle sera un bon mari, un bon parent, un bon enfant ou un bon citoyen car elle est plus capable d'être soumise à l'autorité.

Celui qui reçoit plus de la grâce de Dieu connaît mieux la façon de maintenir Son gouvernement. Cependant, il se peut, hélas ! qu'une personne qui connaît vraiment la grâce de Dieu se rebelle et détruise l'oeuvre du gouvernement de Dieu.

LE VOILE ET LE GOUVERNEMENT DE DIEU

La question de se couvrir la tête appartient au système du gouvernement de Dieu. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il est impossible de les exhorter à se couvrir la tête. Ils ne seront pas capables de comprendre l'importance qui se trouve dans cette question. Mais ceux qui l'ont vu dans la Parole révélée de Dieu sont capables de faire cas de la formidable liaison entre le voile et le gouvernement.

"Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données. Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme et que Dieu est le chef de Christ." (1 Cor.11;2-3)

Ce que nous trouvons ici concerne le gouvernement de Dieu. La révélation décrite ici n'est pas celle du Père et du Fils, mais celle de Dieu et de Christ. Pour utiliser une expression moderne, Christ est le représentant de Dieu; la relation entre Père et Fils appartient à la divinité mais Christ, envoyé de Dieu, concerne le gouvernement de Dieu.

"Or, la vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu et Celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ." (Jean 17;3)

Dieu est Dieu et Christ est l'envoyé de Dieu, voilà leur relation dans le gouvernement de Dieu. Le Fils, à l'origine l'égal de Dieu, a accepté d'être envoyé par Dieu en tant que Christ. Dieu restait au ciel en tant que Dieu mais Christ descendait sur terre pour accomplir l'oeuvre de Dieu. C'est le premier ordre d'événements dans le gouvernement de Dieu en notre faveur. Dans le dessein de Dieu, Christ est établi pour être le chef de tout homme, c'est pourquoi tout le monde doit Lui obéir. Il est le premier-né de toute la création et ses prémices. Il est le chef de tout homme et tout homme doit Lui être soumis. C'est un principe fondamental dans le gouvernement de Dieu. Christ en tant que chef de tout homme est relié, non pas au système de la grâce, mais au système du gouvernement de Dieu.

Dieu, dans Son gouvernement, établit l'homme comme chef tout comme Il a établi Christ comme chef et aussi Lui-même comme chef. Plus tard, Il a aussi fait de l'homme un chef. Ce sont les trois grands principes du gouvernement de Dieu. Pour Dieu, être le chef de Christ ne se rapporte pas à une question de grandeur, il s'agit plutôt d'une disposition dans Son gouvernement. De la même manière, sous le gouvernement de Dieu, Christ est le chef de tout homme et l'homme est le chef de la femme.

Telles sont les dispositions de Dieu, telles sont Ses décisions. Philippiens 2 est suffisamment clair, le Seigneur Jésus dans Son essence éternelle est l'égal de Dieu, mais dans le gouvernement de Dieu Il est devenu Christ et, en tant que Christ, Dieu devient Son chef. Christ Lui-même reconnaît dans l'Evangile de Jean: "Le Fils ne peut rien faire de Lui-même, Il ne fait que ce qu'Il voit faire au Père. Tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement."(Jean 5;19) "Car je suis descendu du ciel pour faire non ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé".(Jean 6:38) "J'ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger en vous, mais Celui qui m'a envoyé est vrai et ce que j'ai entendu de Lui, je le dis au monde."(Jean 8:26) "Et... que je ne fais rien de moi-même mais que je parle selon ce que le Père m'a enseigné".(Jean 8:28)

Aujourd'hui, Christ tient sa place dans le gouvernement de Dieu. Selon Son conseil, Il est Christ et en tant que Christ, Il doit écouter Dieu. Dieu le Fils n'a pas besoin d'écouter Dieu le Père car les deux sont égaux en honneur et en gloire dans la Divinité. Mais dans le gouvernement de Dieu, Christ ne se tient pas dans la position de Dieu le Fils, Il se tient plutôt dans la position de Christ, l'envoyé de Dieu.

Un jour, le monde entier saura que Christ est le chef de tous les hommes car c'est la décision gouvernementale de Dieu. Aujourd'hui, ce n'est connu que dans le cadre de l'Eglise, le monde n'en a pas connaissance; mais ce jour viendra, lorsque tous les gens de la terre comprendront que Christ est le chef. Il aura la prééminence dans toute la création. Il est le premier-né de la création et les prémices. Chacun doit être soumis à l'autorité de Christ. De la même manière, la disposition de Dieu qui fait de l'homme le chef de la femme n'est aussi connue aujourd'hui que dans le cadre de l'Eglise.

Nous avons vu comment la grâce ne peut jamais renverser le gouvernement de Dieu. Je crois que notre étude devient plus claire lorsque nous apprenons que la grâce est pour soutenir le gouvernement de Dieu et non pas pour l'annuler. Comment quelqu'un peut-il être assez stupide pour essayer de se servir de la grâce, pour s'ingérer dans le gouvernement de Dieu qui est inviolable, car la main divine le soutient. Personne, pour avoir cru au Seigneur, ne peut rejeter l'autorité du Père ou même saper l'autorité de n'importe quel gouvernement.

Nous ne devons pas dire, parce que nous sommes chrétiens, que nous ne devons pas payer d'impôts; non, il n'en est pas question ! Plus vous êtes un bon chrétien, et plus vous respecterez le gouvernement de Dieu. Nous sommes ici aujourd'hui pour maintenir le témoignage de Dieu dans le monde.

Dieu nous a montré qu'il y a trois chefs différents. Dieu est chef, Christ est chef et l'homme est chef; cela ne concerne pas l'état de frères et de soeurs, c'est fondamentalement un arrangement de Dieu. La grâce se rapporte aux frères et aux soeurs mais le système du gouvernement est différent. Dieu a souverainement voulu être le chef de Christ; ainsi Christ doit obéir. Le chef de la femme est l'homme et ainsi la femme doit avoir sur la tête le "signe" de son obéissance.

LA SIGNIFICATION DU VOILE

"Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte déshonore son chef. Toute femme au contraire qui prie ou qui prophétise la tête non couverte déshonore son chef, c'est comme si elle était rasée." (1 Cor.11;4-5)

La signification du voile est la suivante: je me soumets au gouvernement de Dieu, j'accepte la position arrêtée par Dieu; je n'ose pas annuler Son gouvernement par la grâce que j'ai reçue; je n'ose même pas y penser, au contraire, j'accepte le gouvernement de Dieu. Tout comme le Christ accepte Dieu comme Son chef, ainsi tout homme doit accepter Christ comme son chef. De la même façon, la femme doit représentativement accepter l'homme comme son chef (sa tête). En se couvrant la tête la femme montre qu'elle n'est pas le chef, qu'elle est comme n'ayant pas de tête car elle est recouverte.

Rappelons-nous que bien qu'en pratique il n'y a que la femme qui ait la tête couverte, en réalité Christ a Sa tête couverte devant Dieu et tout homme a sa tête couverte devant Christ. Pourquoi alors se fait-il que Dieu n'exige que de la femme la pratique de se recouvrir la tête ? C'est vraiment merveilleux parce que cela enveloppe un principe très profond en réalité. Je ressens souvent qu'il est impossible de discuter avec certains frères et soeurs au sujet du voile parce qu'ils ignorent le gouvernement de Dieu. Avant de pouvoir comprendre la signification du voile, il ou elle doit d'abord avoir connaissance du gouvernement de Dieu. Tout le problème est résolu dès lors que la personne comprend que Christ a sa tête couverte devant Dieu. Combien à plus forte raison devrai-je couvrir ma tête devant Lui ! Je dois la couvrir de sorte qu'on ne la voit plus car Dieu est mon chef.

A vrai dire, la tête de chacun doit être couverte devant Dieu puisque Christ est mon chef (ma tête). Je ne peux pas avoir ma tête vue ou exposée. Ici, j'aimerais dire aux femmes chrétiennes que Dieu a décidé que l'homme est le chef (la tête) de la femme. En ces jours où l'autorité de Dieu est méconnue dans le monde, le Seigneur réclame cet ordre dans l'Eglise uniquement. Cela affecte donc le fait même de notre qualité de Chrétien et exige de nous dans l'Eglise notre acceptation de ce qu'Il a décidé souverainement.

LA RESPONSABILITÉ DES SOEURS

Lorsqu'une soeur se couvre la tête, elle se tient devant Dieu sur le fondement de la position de Christ devant Dieu et de la position de l'homme devant Christ. Dieu veut que la femme se couvre la tête afin de manifester Son gouvernement sur la terre. Ce privilège n'incombe qu'à la femme. Elle ne se couvre pas simplement pour elle-même, elle le fait parce qu'elle représente l'homme devant Christ et Christ devant Dieu. Ainsi, lorsque la femme couvre sa tête devant Dieu, c'est comme si Christ se couvrait la tête devant Dieu. De la même manière, lorsque la femme couvre sa tête par rapport à l'homme, c'est comme si l'homme couvrait sa tête devant Christ.

L'homme ou la femme ne doit pas avoir de tête puisque Christ est la tête. Si la tête de l'un des deux n'est pas couverte, il y a deux têtes. Entre Dieu et Christ, une tête doit être couverte; il doit aussi en être ainsi entre l'homme et la femme et également entre Christ et tout homme. Si l'une des têtes n'est pas couverte, la conséquence est qu'il y a deux têtes et le gouvernement de Dieu ne permet pas deux têtes. Si Dieu est la tête, alors Christ ne l'est pas; si Christ est la tête, alors l'homme ne l'est pas et si l'homme est la tête, alors la femme ne l'est pas. Dieu réclame des soeurs qu'elles témoignent de cet arrangement. C'est à travers les soeurs que le système gouvernemental de Dieu doit être démontré. Les soeurs sont responsables d'avoir le signe de cette obéissance sur leur tête. Dieu exige précisément qu'elles aient la tête couverte lorsqu'elles prient ou prophétisent. Pourquoi  ? Parce qu'elles doivent connaître le gouvernement de Dieu lorsqu'elles se présentent devant Lui. En allant devant Dieu pour prier en faveur des personnes ou en allant devant les personnes pour prophétiser de la part de Dieu, qu'il s'agisse de la prière ou de la prophétie, dans ce qui va à Dieu et dans ce qui vient de Lui, pour tout ce qui se rapporte à Dieu, le voile est exigé. Le but est de manifester le gouvernement de Dieu.

L'homme ne doit pas se couvrir la tête, c'est un déshonneur à sa tête si un homme se couvre la tête en présence de la femme car l'homme représente Christ.

COMMENT COUVRIR LA TÊTE ?

"Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile." (1Cor.11;6)

En d'autres termes, Dieu dit aux soeurs d'être conséquentes. Aucune femme ne peut garder ses cheveux et ne pas avoir sa tête couverte. Si elle n'est pas couverte, il faudrait que ses cheveux soient coupés ou rasés, alors elle doit être voilée. Tout doit être fait consciencieusement, c'est-à-dire sans restriction et non à moitié.

"L'homme ne doit pas se couvrir la tête puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme" (v.7).

Puisque l'homme représente l'image et la gloire de Dieu, il ne doit pas se couvrir la tête. Mais la femme est la gloire de l'homme, aussi doit-elle se couvrir la tête. Si une femme ne se couvre pas la tête, elle ne peut pas donner la preuve que l'homme est le chef.

"En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme". (v.8-9)

Ces deux versets rendent très clairement le fait que la question se rapporte au gouvernement, "car l'homme n'a pas été tiré de la femme". C'est la résolution de Dieu. Lors de sa création, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de la côte de l'homme. Ainsi, la tête était Adam, et non pas Eve. De plus, l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. Selon l'ordre de Dieu dans la création, il est évident et juste que la femme soit soumise à l'homme. "C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend." La Bible ne précise pas avec quoi la tête est couverte, elle déclare seulement que la tête ou la chevelure doit être couverte. Pourquoi doit-elle être couverte ? A cause des anges. Je me suis souvent étonné de ce merveilleux enseignement selon lequel les soeurs doivent avoir sur leur tête le signe d'autorité par égard pour les anges. Nous connaissons l'histoire tragique de certains anges qui ont péché. Satan s'est révolté contre Dieu. En d'autres termes, l'ange Lucifer a essayé de mettre en évidence sa tête devant Dieu et a refusé de se soumettre à Son autorité. Dans Esaïe 14, Satan répète sans cesse "Je" (verset 13, etc.). "Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu, je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée à l'extrémité du septentrion. Je serai semblable au Très-Haut" (versets 13-14). Dans ce passage, nous voyons justement la chute d'un archange qui devient Satan. Apocalypse 12, plus tard, nous montre que lorsque Satan est tombé, un tiers des armées angéliques tombèrent avec lui (Apoc.12;4). Pourquoi les anges chutèrent-ils ? Parce qu'ils ont refusé de soumettre leur tête à l'autorité de Dieu et en essayant d'exposer, de mettre en évidence leur propres têtes.

Aujourd'hui, la femme a une marque d'autorité sur sa tête à cause des anges, c'est un témoignage devant eux. Seules les soeurs dans l'Eglise peuvent attester cela car les femmes dans le monde n'en savent rien. Aujourd'hui, lorsque les soeurs ont une marque d'autorité sur leurs têtes, elles portent le témoignage suivant: "J'ai couvert ma tête afin de ne pas avoir ma propre tête car je ne cherche pas à être le chef (la tête). Ma tête est voilée car j'ai accepté l'homme comme la tête (le chef); et accepter l'homme comme chef signifie que j'ai accepté Christ et Dieu comme chefs. Mais certains d'entre vous, anges, vous êtes révoltés contre Dieu." C'est ce qui est signifié par "à cause des anges".

"J'ai sur ma tête une marque d'autorité, je suis une femme qui a la tête couverte", c'est le témoignage le plus excellent devant les anges, pour "ceux qui sont tombés et ceux qui sont restés fidèles". Pas étonnant que Satan s'oppose avec ténacité à la question du voile. Cela le porte réellement à la honte. Nous faisons ce qu'il n'a pas voulu faire. Ce que Dieu n'a pas reçu de certains anges, Il le reçoit à présent de l'Eglise. Parce que certains anges ne se soumettent pas à l'autorité de Dieu et de Son Christ, le monde est soumis à une très grand confusion. La chute de Satan a causé plus de trouble que la chute de l'homme. Mais, Dieu merci, ce qu'Il n'a pas obtenu des anges déchus, Il l'a obtenu de l'Eglise. Lorsque les soeurs de l'Eglise prennent la place qui revient aux femmes et apprennent à se couvrir la tête, elles expriment (de façon sous-entendue) une parole de témoignage à l'égard des anges dans les airs, avec pour résultat de faire obtenir à Dieu, dans l'Eglise, ce qu'Il désire. A cause de cela la femme doit avoir sur sa tête une marque de l'autorité, un témoignage devant les anges.

LES EXTRÊMES

Les gens cependant peuvent aller à des extrêmes en pensant que, puisque l'homme est le chef et que la femme doit obéir à son autorité, elle doit alors adopter dans tous les cas l'attitude de la soumission aveugle. C'est une tendance charnelle que d'aller aux extrêmes; soit de ne pas avancer d'un pas, ou d'aller à l'extrême opposé. Aussi, Paul nous avertit avec un "toutefois" car les choses ne sont pas aussi simples. En réalité c'est le témoignage extérieur, mais qu'en est-il du témoignage intérieur ?

"Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme ni l'homme sans la femme" (verset 11). Pourquoi en est-il ainsi ? Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme et tout vient de Dieu (verset 12).

Dans le jardin d'Eden, la femme a été tirée de l'homme, mais après le jardin d'Eden, l'homme a dû être tiré de la femme. Aucun homme n'est venu au monde sans femme. A vrai dire, l'homme n'est point sans la femme, ni la femme sans l'homme. Pas plus qu'il ou elle peut dire qu'il ou elle est spécial, car tout vient de Dieu. Ainsi, l'ordre de se couvrir la tête ne signifie pas autre chose que d'avoir une marque de l'autorité sur la tête. Puisque tout vient de Dieu, il n'y a place ni pour l'orgueil, ni pour le dénigrement.

"Jugez-en vous-mêmes, est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ?" (verset 13). Paul adresse cette question particulièrement aux soeurs. Une fois que vous savez que dans le gouvernement de Dieu, le chef (la tête) de Christ est Dieu, que le chef de tout homme est Christ, le chef de la femme l'homme, que Dieu a désigné la femme pour représenter tout homme et aussi Christ devant Dieu, après avoir la connaissance de tout cela, est-il convenable pour une femme de prier Dieu sans être voilée ?

"La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter de longs cheveux" (verset 14). Paul, ici, se sert du jugement de l'Eglise pour exposer la question.

"Mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ?" (verset 15). Les femmes, par toute la terre, tiennent beaucoup à leur chevelure car elle est leur gloire. Elles aiment garder leurs cheveux. J'ai cependant vu une femme jeter avec désinvolture ses cheveux dans une poubelle. La chevelure est trop précieuse. Il apparaît que Dieu a donné de longs cheveux à la femme comme voile, la femme doit cependant ajouter un autre voile sur son voile naturel. La femme doit volontairement placer un autre voile sur sa tête. C'est clair si vous lisez ensemble les versets 15 et 16:

"Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile; mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ?"

Dieu a couvert la tête de la femme avec une chevelure, c'est pourquoi celle qui accepte l'autorité de Dieu doit utiliser quelque chose pour se couvrir, sinon elle doit se couper les cheveux que Dieu lui donnés. En d'autres termes, si vous acceptez le voile de Dieu, vous devez ajouter quelque chose de vous. Si vous rejetez l'autorité de Dieu, alors vous devez enlever ce qu'Il vous a donné. La Bible démontre que la longue chevelure par elle-même est insuffisante, un autre voile doit être ajouté.

Aujourd'hui les gens ne gardent aucun de ces deux commandements de la Bible. Si une soeur ne veut pas couvrir sa tête mais se coupe les cheveux ou se rase, elle peut cependant être reconnue comme tenant compte de la parole de la Bible. Mais aujourd'hui, la femme ne rase ni ne couvre sa chevelure (c'est-à-dire une double désobéissance). Que doit faire la soeur obéissante ? Puisque Dieu a couvert ma tête, je la couvrirai aussi. Dieu m'a couvert avec une chevelure naturelle et je veux la couvrir avec un signe. Celles qui connaissent Dieu doivent ajouter leur signe au signe de Dieu.

POUR CE QUI EST DE LA CONTESTATION

"Si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Eglises de Dieu" (verset 16). Je pense que Paul parle tout à fait solennellement; il connaissait bien ces Corinthiens et il y a beaucoup de gens qui sont ainsi, non pas seulement dans la Corinthe d'autrefois, mais en tous lieux encore aujourd'hui. "Si quelqu'un se plaît à contester"; de quelle contestation s'agit-il? De quel problème parle-t-on des versets 1 à 15 ? (Le verset 16, de toute évidence, se rapporte au thème des versets 1 à 15)

Paul fait ici ressortir simplement qu'il est malséant d'argumenter contre ce qui est enseigné dans les versets 1 à 15.

"Si quelqu'un se plaît à contester". Il y en a beaucoup qui aiment discuter, comme quoi il n'est pas nécessaire pour les femmes d'avoir la tête couverte. Ils prétendent que Dieu étant le chef de Christ, Christ étant le chef de tout homme et l'homme étant le chef de la femme, ces notions concernaient les Corinthiens et non pas l'univers. Mais, Dieu soit loué, être chrétien est une affaire universelle, non pas Corinthienne! Et moi aussi, le moindre de tous les serviteurs de Dieu, je dis la même chose: être le chef de la femme est une question universelle, non pas seulement une question Corinthienne.

"Si quelqu'un se plaît à contester". Certains semblent penser que les soeurs n'ont pas besoin d'avoir leurs têtes couvertes. Ils résistent à l'enseignement de Paul et s'opposent à ce qu'il a reçu du Seigneur et qu'il leur a transmis fidèlement. Que répond Paul ?

"Nous n'avons pas cette habitude". Le "nous" indique Paul et les apôtres. Il n'y a pas une telle habitude parmi les apôtres selon laquelle les soeurs ne sont pas couvertes. C'est une question qui n'est pas négociable. Si quelqu'un veut encore contester, la réponse est "non plus que les Eglises de Dieu." C'est donc une position au-dessus de toute contestation. Paul nous montre que les Eglises de Dieu avaient décidé de le faire. Selon la coutume de cette époque, lorsque les Juifs entraient dans la synagogue, ils couvraient leur tête, hommes et femmes indistinctement. Sans ce voile, appelé "Tallith", ils ne pouvaient entrer dans la synagogue.

Les Grecs, à cette époque, avaient cependant des coutumes différentes et Corinthe, soit dit en passant, était une cité grecque. Ni les hommes ni les femmes ne couvraient leurs têtes lorsqu'ils entraient dans les temples. Il n'existait pas, au temps de Paul, de peuples ou de races païennes exigeant que les femmes soient voilées et que les hommes ne le soient pas.

Ou les hommes et les femmes étaient voilés, comme les Juifs, ou personne ne l'était comme chez les Gentils. Mais seulement parmi les chrétiens, l'homme avait la tête non-couverte et la femme la tête recouverte. Ainsi, pour ce qui est de l'homme non-couvert et de la femme couverte, c'est une charge que seuls les apôtres chrétiens ont donnée. C'est une pratique que seules les Eglises de Dieu appliquaient. C'est très différent des coutumes juives et païennes, c'est quelque chose de nouveau et qui vient de Dieu. Tous les apôtres croyaient que la femme devait avoir sa tête couverte. Si quelqu'un, aujourd'hui se déclare apôtre et cependant ne croit pas que la femme doit avoir la tête couverte, il ne peut être compté parmi les apôtres; il doit être considéré comme étranger à la pratique apostolique. Parmi les apôtres, il ne s'en trouve aucun qui refuse le port du voile pour les soeurs. Si une Eglise refuse, la réponse de Paul est : nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Eglises de Dieu.

Aucune des Eglises locales que les apôtres avaient visitées n'avait une telle habitude de contestation au sujet du voile de la femme. Ainsi, la réponse à toute personne contestataire est qu'il n'y a pas une telle habitude de contester à ce sujet. Dans les versets 1 à 15, Paul est prêt à raisonner, mais ensuite il ne raisonne plus en ce qui concerne l'obéissance. Si quelqu'un parait être disputeur, Paul dit qu'aucun apôtre n'approuvera l'opinion de cette personne. Si quelqu'un veut discuter, aucune Eglise ne partagera ce point de vue. Vous êtes en dehors de la communion des Eglises, tout aussi bien que celle des apôtres. C'est pourquoi laissons nos soeurs se couvrir la tête dans l'Eglise lorsqu'elles prient ou prophétisent. Pourquoi? Pour manifester dans l'Eglise que Dieu a obtenu ce qu'Il n'a pas obtenu dans le monde, dans l'univers et parmi les anges.

LE PRINCIPE DE LA REPRÉSENTATION

Nous, chrétiens, nous vivons sous deux principes différents; le personnel et le représentatif. Nous ne vivons pas seulement personnellement, mais aussi représentativement devant Dieu. Si je ne me trompe pas, dans l'avenir, nous serons jugés à la fois pour nous-mêmes et pour notre exercice de représentation.

a) Illustré par les maîtres

Par exemple, voici un maître qui a sous ses ordres plusieurs serviteurs. Ce maître est un frère dans le Seigneur, pourtant il traite ses serviteurs injustement, déraisonnablement et avec dureté. Il recevra aussi un jugement supplémentaire parce que, non seulement notre frère a relation avec ses serviteurs, mais il représente Notre Seigneur en tant que maître devant Dieu. Chaque fois qu'il agit en qualité de maître, il représente le Seigneur. La façon dont il traite ses serviteurs doit refléter la façon dont le Seigneur agirait. Donc, s'il pèche, il le fait en représentation aussi bien que dans sa conduite personnelle. Il sera jugé pour ses propres péchés aussi bien que pour le péché de représentation erronée du Seigneur.

b) Illustré par les serviteurs

Imaginez que je suis un serviteur chrétien au lieu d'un maître. Si je vole, si je suis oisif, je serai jugé pour mes péchés mais mon jugement ne s'arrêtera pas là car, en tant que serviteur, je représente tous les serviteurs qui servent le Seigneur qui est dans les cieux. S'il n'était question que d'un problème de service devant les hommes, je pourrais être capable de frauder, de voler ou d'être oisif. Cependant, chaque fois que la Bible parle de l'état de serviteur, il nous est rappelé que nous avons un Seigneur dans le ciel. Ainsi, je ne suis pas seulement un serviteur, je représente aussi tous les serviteurs. Je suis un serviteur à la fois en tant que personne et en tant que représentant.

c) Illustré par Moïse

Moïse s'emporta à l'égard du peuple d'Israël à Mériba parce que le peuple tenta Dieu. Il frappa le rocher deux fois avec la verge. Immédiatement, Dieu le réprimanda. Si, en perdant son sang-froid, il avait eu tort, en tant qu'individu seulement et quand bien même il était aussi le chef du peuple, il aurait cependant été pardonné. Cela n'a-t-il pas eu lieu une fois auparavant ? Lorsqu'il avait vu le peuple d'Israël qui adorait le veau d'or dans la plaine, il a manifesté une bien plus grande colère en brisant les deux tables de la Loi écrites de la main de Dieu. Mais Dieu ne le lui reprocha pas parce qu'en cette circonstance sa colère représentait la colère de Dieu, aussi cela fut-il considéré comme juste.

Mais cette fois-ci, lorsqu'il frappa le rocher deux fois, qu'avait dit Dieu ? "Parce que vous n'avez pas cru en Moi pour Me sanctifier aux yeux des enfants d'Israël, vous ne ferez point entrer cette assemblée dans le pays que Je lui donne" (Nombres 20;12). En d'autres termes, Moïse représenta mal Dieu. Le peuple d'Israël pensa que Dieu était en colère alors qu'en fait Il ne l'était pas.

LA POSITION PERSONNELLE ET LA POSITION DE REPRÉSENTATION

Nous voyons donc que le péché personnel et le péché de représentation sont deux choses différentes. En lisant 1 Corinthiens 11;3, chaque soeur, chaque femme (bien que nous ne puissions pas trouver une telle femme dans le monde) doit comprendre qu'elle n'a pas seulement sa position personnelle mais tout aussi bien une position représentative. Dieu est le chef de Christ, Christ est le chef de l'homme et l'homme est le chef de la femme. Pour cette raison, la femme doit avoir la tête couverte.

En ayant la tête voilée alors qu'elle prie ou prophétise, la soeur proclame devant Dieu que personne dans le monde entier ne devrait exposer sa tête devant Christ. En réalité, personne ne devrait mettre en évidence sa tête devant Dieu, ni personne avoir sa propre idée ou opinion devant Christ. Dans la présence de Christ, toutes les têtes doivent être couvertes, tous nos jugements et opinions doivent être repoussés. Confessons au Seigneur: "Tu es ma tête"(mon chef). En tant que soeur, votre tête est couverte parce que vous vous tenez dans une position de représentation. A vrai dire, vous représentez l'univers entier. Vous affirmez au monde ce que chacun devrait faire en présence de Christ. Le voile en lui-même est une petite affaire, mais il constitue un très grand témoignage. Amen ! Alléluia !



Mis en ligne par l'église locale à Marçon.  

LE TRÉSOR DANS LES VASES DE TERRE

par Watchman Nee


" Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. " -- 2 Corinthiens 4:7

La personne de Paul dans 2 Corinthiens

En lisant 2 Corinthiens attentivement, nous avons l'impression de rencontrer deux personnes : Paul en lui-même et Paul en Christ. Tout ce dont Paul parle, du premier chapitre à la conclusion de cette Épître, suit une même ligne. Tout au long de cette Épître, nous trouvons un principe gouvernant, que nous pouvons résumer par ces paroles de Paul : " Nous portons ce trésor dans des vases de terre. " Dans le premier chapitre déjà, nous voyons " ce trésor " dans un vase de terre ; et jusqu'au dernier chapitre, nous continuons de rencontrer le vase de terre ; parallèlement cependant, nous rencontrons également le trésor.

2 Corinthiens est le livre le plus personnel du Nouveau Testament. D'autres Épîtres nous présentent la révélation de Dieu ; toutefois 2 Corinthiens est unique en ce sens qu'il nous montre par quel genre d'homme Dieu transmet sa révélation. Si nous n'avions pas cette Épître, peut-être connaîtrions-nous quand même l'oeuvre accomplie par Paul, mais nous ne saurions pas quel était le genre d'homme qui accomplit cette oeuvre. Paul était un vase de terre.

Le chrétien idéal

Aussitôt après ma conversion, j'avais ma propre conception de ce qu'est un chrétien, et je faisais tout mon possible pour devenir un tel chrétien. Je pensais que j'atteindrais la perfection si au moins j'arrivais à atteindre le standard que je m'étais fixé. Mon ambition, c'était d'être parfait, mais j'avais ma propre idée quant au standard de la perfection. Selon moi, un chrétien parfait devait sourire du matin au soir et que s'il versait une fois une larme, il cessait d'être victorieux. Je pensais aussi qu'un chrétien parfait devait être une personne très courageuse ; et si, dans une certaine circonstance, il montrait le moindre signe de crainte, je disais alors qu'il manquait de foi, qu'il n'arrivait pas à avoir confiance dans le Seigneur, qu'il n'était pas parfait.

Paul était un homme

J'ai gardé ces idées clairement définies de ce qu'un chrétien devait être jusqu'au jour où, en lisant 2 Corinthiens, j'arrivai au passage dans lequel Paul dit qu'il était triste. Mon attention fut arrêtée : " Paul, triste ?" pensai-je. Je lus ensuite qu'il versa beaucoup de larmes et me dis : " Est-ce vraiment possible que Paul ait pleuré ?" Je lus qu'il était pressé, qu'il était dans la détresse, et je me dis : " Paul était-il réellement pressé ? Paul était-il réellement dans la détresse? " Je lus aussi ce passage : " ... nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie ". " Est-ce possible que Paul ait été désespéré ? " Il ne m'était jamais venu à l'idée qu'une personne comme Paul puisse endurer de telles expériences. Mais, en continuant à lire, je me rendis peu à peu compte que les chrétiens ne sont pas un nouvel ordre d'êtres angéliques, et que Paul n'était pas si différent de nous. Je découvris en fait que Paul était un homme et qu'il était le genre d'homme même que je connais.

Nous voyons donc ici un homme qui est effrayé, cependant il est fort ; il est entouré d'ennemis, toutefois il n'est pas lié ; il paraît être vaincu, et pourtant il n'est pas détruit. Nous pouvons voir qu'il est faible ; il déclare cependant que quand il est faible, c'est alors qu'il est fort. Nous constatons également qu'il porte dans son corps la mort de Jésus ; toutefois, il dit que la vie de Jésus est aussi manifestée dans son corps. Il est parlé de sa " mauvaise réputation ", mais aussi de sa " bonne réputation ". Il passe pour un " imposteur ", mais il est " véridique ". Il semble être " inconnu ", toutefois il est " bien connu ". Il est comme " mourant ", et cependant il " vit ". Il est comme " attristé ", et pourtant il est " toujours joyeux "; comme " pauvre ", et " il en enrichit plusieurs "; comme " n'ayant rien ", et " il possède toutes choses ". Voici ce qu'est un chrétien !

Un paradoxe spirituel

Réalisez-vous ce que signifie être chrétien ? Être un chrétien, c'est être une personne en qui on trouve une contradiction fondamentale. Un chrétien est quelqu'un en qui on trouve un paradoxe inhérent et ce paradoxe est de Dieu. Certaines personnes conçoivent la vie chrétienne comme n'étant qu'un trésor, sans vase de terre. Et, si elles rencontrent le vase de terre, elles ont l'impression que tout est faux. Mais Dieu a une conception tout à fait différente de celle de l'homme. Voici la pensée de Dieu : " Nous portons ce trésor dans des vases de terre. " Ainsi, même si le vase de terre est mis en évidence, il ne s'agit pas d'un cas désespéré. Le dessein de Dieu n'annule pas le vase de terre; il y met le trésor. Le trésor se trouve toujours dans le vase de terre.

Il n'y a pas une âme dont le vase de terre serait tellement de terre qu'il ne laisserait pas paraître le trésor qui s'y trouve. La beauté du trésor est mise en valeur par le vase de terre dans lequel il est placé. Paul était un homme, un homme réel, mais la vie du Seigneur rayonnait dans sa vie. Il n'était pas un automate, il avait des sentiments. Et il n'était ni invariablement triste, ni invariablement heureux, mais alors même qu'il était triste, il était aussi heureux. C'est un trait caractéristique de la vie chrétienne que le visage puisse se détendre en un sourire alors même que des larmes coulent.

Nous continuons à espérer ne voir aucune trace du vase de terre lorsque nous rencontrons des chrétiens, toutefois, quand nous rencontrons certains des enfants du Seigneur les plus véritables, nous reconnaissons immédiatement leur personnalité propre. Nous voyons quel genre de personnes ils sont en eux-mêmes et également quel genre de personnes ils sont dans le Seigneur. J'ai connu une soeur très vive de caractère. Elle était rapide dans tous les domaines : prompte à parler, prompte à réprimander, prompte à écrire des lettres et prompte à détruire les lettres quelle avait écrites. En la voyant, vous saviez aussitôt quel genre de personne elle était ; en même temps cependant, vous pouviez voir le Seigneur en elle. Vous pouviez la voir souffrir dans l'épreuve, mais en même temps, vous pouviez voir sa richesse spirituelle. Vous voyiez le trésor dans un vase de terre.

Beaucoup de gens me disent qu'ils ont prié pour une certaine chose ; ils affirment avoir foi en Dieu et être absolument certains qu'il a entendu leur prière et leur a accordé ce qu'ils ont demandé. Mais rien ne se passe. Pourquoi ? Parce que leur foi est trop merveilleuse. Le trésor ne se trouve pas dans un vase de terre.

Par contre, beaucoup d'autres personnes sont venues vers moi et m'ont parlé de leurs craintes et de leurs doutes, alors même qu'elles cherchaient à avoir confiance dans le Seigneur. Elles avaient présenté leurs requêtes à Dieu et s'étaient emparées de ses promesses, cependant des doutes indésirables les assaillaient continuellement. La véritable foi ne peut pas être tuée par le doute. Le trésor de la véritable foi apparaît dans un vase terrestre de doutes, et le vase de terre n'annule pas le trésor. Dans un tel environnement, le trésor rayonne d'une beauté accrue. Ne me comprenez pas mal, je n'encourage personne à douter; mais j'aimerais montrer clairement que la vie chrétienne n'est pas une affaire du trésor uniquement, ni des vases de terre uniquement, mais du trésor dans des vases de terre.

J'aime rappeler la prière que fit l'Église primitive pour que Pierre soit délivré des mains des méchants. Lorsque Pierre rentra et frappa à la porte, les croyants dirent que c'était son ange. Voyez-vous ? Il y avait là de la foi, la véritable foi, le genre de foi qui pouvait amener une réponse de la part de Dieu; mais la faiblesse de l'homme était toujours présente, et cette faiblesse se manifesta clairement. La foi que possèdent aujourd'hui de nombreux enfants du Seigneur est plus grande que celle que possédaient les croyants réunis dans la maison de Marie, mère de Jean surnommé Marc. Ils sont tellement sûrs, ils n'ont aucun doute. Ils sont certains que Dieu va envoyer un ange et que toutes les portes de la prison vont aussitôt s'ouvrir. S'il y a un coup de vent, voici Pierre qui frappe à la porte ! Si la pluie commence à battre, voici à nouveau Pierre qui frappe à la porte ! Ces personnes-là sont trop crédules; leur foi n'est pas la foi authentique. Dans notre vie journalière, le vase de terre est toujours mis en évidence, bien que dans la vie chrétienne il ne soit jamais question du vase de terre, mais du trésor qui s'y trouve. Dans la vie normale d'un chrétien, il se peut qu'au moment même où la foi est exercée pour prendre possession de Dieu, une question surgisse pour faire douter le chrétien. C'est quand il est le plus fort dans le Seigneur qu'il est souvent le plus conscient de son incapacité: c'est quand il est le plus courageux qu'il devient conscient d'une crainte intérieure: et c'est lorsqu'il est le plus joyeux qu'un sentiment de détresse l'envahit. Ce paradoxe est l'évidence même qu'il y a un trésor dans le vase de terre.

La puissance de Dieu se manifeste dans la faiblesse de l'homme

Paul nous dit qu'il avait une écharde dans la chair. Je ne sais pas ce qu'était cette écharde, mais je sais cependant que c'était un facteur d'affaiblissement et que Paul pria trois fois pour qu'elle lui soit enlevée. Mais Dieu lui répondit : " Ma grâce te suffit car ma puissance s accomplit dans la faiblesse. " Comment la puissance du Seigneur peut-elle s'exprimer pleinement dans un homme faible ? La vie chrétienne n'est pas une vie où la faiblesse est abolie, ni simplement une vie où la puissance divine est manifestée ; c'est une vie où la puissance divine est manifestée dans la faiblesse humaine. La vie chrétienne ne produit pas un ordre merveilleux et nouveau d'êtres angéliques, mais des êtres humains dans la faiblesse desquels la puissance divine est révélée. Laissez-moi illustrer cela.

Il y a plusieurs années, j'étais sérieusement malade. Durant deux mois, on me radiographia à trois reprises et, chaque fois, le diagnostic était très sérieux. Je priai et je crus. J'avais espéré que Dieu guérirait ma maladie, mais, bien que j'aie à plusieurs reprises expérimenté que mes forces se renouvelaient considérablement, la racine du mal demeurait, et ainsi une rechute était toujours possible. J'étais ennuyé. Quelle était l'utilité d'un te-nouvellement momentané de mes forces ? Un jour, alors que je lisais la Bible, j'arrivai au chapitre de 2 Corinthiens où Paul prie trois fois pour que Dieu lui ôte son " écharde ". Dieu ne la lui a pas ôtée, mais lui a dit : " Ma grâce te suffit. "A cause de cette écharde, il reçut plus de grâce. Parce que cette faiblesse persistait, la grâce augmentait. Et je vis que c'était cela la vie chrétienne !

Je priai pour voir plus clairement encore, et il me vint l'image d'un bateau qui ne pouvait passer parce qu'un rocher dépassait du lit de la rivière ; il avait un mètre cinquante de haut. En fait, j'avais prié ainsi : " Seigneur, si tu le désires, enlève ce rocher. " Je me demandai alors intérieurement : " Serait-ce mieux d'ôter ce rocher d'un mètre cinquante ou de laisser le Seigneur élever le niveau de l'eau d'un mètre cinquante ? " Et je répondis : " Le mieux serait que le niveau de l'eau monte. "

Depuis ce jour, beaucoup de mes difficultés disparurent. Je n'oserais pas dire que je n'ai plus jamais été tenté, mais, Dieu soit loué, j'ai découvert qu'il est en mesure de se charger des difficultés sans forcément les enlever. La vie chrétienne n'est pas une vie où les rochers sont ôtés, mais où le niveau de l'eau monte. Avez-vous des difficultés ? Oui. Avez-vous des faiblesses ? Oui, nous en avons tous. Mais souvenez-vous que ce que le Seigneur recherche, ce n'est pas, du point de vue négatif, que nos faiblesses disparaissent, ni même, du point de vue positif, que nous recevions une quantité illimitée de force. Toute la force qu'il donne est manifestée dans la faiblesse. Tout le trésor que nous avons est dans des vases de terre.

La faiblesse de l'homme ne limite pas la puissance de Dieu

Combien nous sommes reconnaissants à Dieu de ce qu'aucune faiblesse humaine ne puisse limiter la puissance divine. Nous sommes enclins à penser que là où la tristesse existe, la joie ne peut exister ; que là où il y a des pleurs, il ne peut y avoir de louanges ; que là où la faiblesse est présente, la puissance doit être absente ; que là où il y a le doute, la foi ne peut être présente. Mais laissez-moi proclamer d'une voix claire que Dieu veut nous amener à reconnaître que tout ce qui provient de l'homme n'est là que pour servir de vase de terre devant contenir le trésor divin.

Dorénavant, lorsque nous serons conscients d'une certaine dépression, ne lui laissons pas libre cours, mais ouvrons-nous au Seigneur ; alors, parce que le vase est de terre, le trésor rayonnera d'autant plus glorieusement. Je ne parle pas de théorie ; je sais ce dont je parle. C'est ici que se trouve la gloire de la vie chrétienne : le trésor de Dieu peut se manifester dans n'importe quel vase de terre. La vie chrétienne est un paradoxe, et c'est lorsque nous, chrétiens, vivons cette vie paradoxale, que nous apprenons à connaître Dieu. Plus nous avançons dans la vie chrétienne, plus elle devient paradoxale. Le trésor se manifeste de plus en plus, mais le vase de terre, lui, reste toujours le vase de terre. Cest vraiment merveilleux !

Observez simplement la patience divine d'un homme qui, de nature, est impatient, et comparez ce cas avec celui d'un homme que rien n'affecte. Regardez l'humilité divine d'une personne qui, de nature, est hautaine, et comparez cette personne à quelqu'un qui aime à s'effacer. Observez la puissance de Dieu dans une personne faible de caractère et comparez cette personne avec quelqu'un qui, de nature, est fort de caractère. La différence est énorme. Les personnes naturellement faibles ont toujours tendance à penser qu'elles ne servent à rien, à cause de la qualité terreuse de leur vase ; mais il n'y a pas de quoi être découragé, puisque le trésor qui se trouve dans le vase est d'une si grande qualité qu'il peut même rayonner avec plus de splendeur dans un tel vase. Frères et soeurs, laissez-moi vous répéter encore que tout dépend de la qualité du trésor, et non de la qualité du vase qui le contient. C'est une folie que de mettre l'accent sur l'aspect négatif ; nous nous intéressons à l'aspect positif. Le Seigneur peut se manifester lui-même dans la vie de chacun d'entre nous, et lorsque cela se produira, nombreux seront ceux qui contempleront le trésor.

" Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. " ( 2 Corinthiens 4:7 )


Mis en ligne par l'église locale à Marçon.  





Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner



Nous sommes jeudi 19 Octobre 2017