Le voyage du chrétien vers l'éternité bienheureuse
John Bunyan naît en 1628 dans le hameau d’Harrowden, non loin de la ville de Bedford dans une famille très modeste. Sa mère, Margaret Bentley est la seconde femme de Thomas Bunyan. Celui-ci exerce la profession de chaudronnier ambulant. Malgré l’extrême pauvreté de ses parents, John Bunyan fréquente quelque temps l’école où il apprend à lire et à écrire.
Ce roman allégorique est paru en 1678, en un temps où les publications recommencent à être moins censurées mais John Bunyan a sans doute commencé à y travailler dès les années 1660. Cette allégorie retrace le voyage d’un homme ordinaire nommé Christian (Chrétien) qui décide de prendre la route pour atteindre la Cité de Sion. Il quitte la cité de la destruction (terrestre) et se fraye un chemin vers la cité céleste. Il fait face à de nombreuses épreuves et traverse des lieux aux noms évocateurs comme : Slough of Despond (marais du découragement), Vanity Fair (foire aux vanités), Hill of Lucre... Les nombreux protagonistes portent également un nom révélateur de leur personnalité : Faithful (fidèle, loyal), Giant Despair (désespoir gigantesque), Mr Great-Heart (grand cœur). Le livre est subdivisé en deux parties. La première relate le voyage de Christian et la deuxième celui de sa femme Christiana et de leurs enfants. À travers cette allégorie, Bunyan retrace la voie qui mène à la foi véritable à travers le doute et toutes les oppositions et tentations aussi bien internes que externes. Sa propre expérience spirituelle construite au travers de plusieurs années de doute, de remises en question en faisant face à ses démons intérieurs est relatée sous forme imagée. L’homme qui guide le pèlerin à bon port est l’évangéliste, celui qui défend la religion de Bunyan. The Pilgrim’s Progress peut donc être considéré comme une apologie du protestantisme évangélique. La force de l'œuvre de John Bunyan réside sans doute dans sa simplicité et son accessibilité. Sa prose simple et efficace parfois naïve contribua à son succès rapide. Bunyan donne vie à des abstractions, créant des figures anthropomorphiques représentatives des émotions et des tentations et démontre un talent certain de conteur. Bunyan ne possède pas l’érudition de Milton et ses références se limitent principalement à une connaissance verbale bien établie de la Bible. La structure, les tournures de phrase et l’imagerie utilisées par l’allégorie se rapprochent d’ailleurs grandement de ceux de la Bible. Les images employées par Bunyan se rapportent souvent à son environnement ordinaire et c’est ce qui peut expliquer son rapide succès car il évoque des éléments proches du quotidien de ses lecteurs et qui peuvent être rapportés à leur propre expérience. Christian évoque un homme du peuple et démontre la supériorité du pauvre sur le riche dans sa quête spirituelle puisque ces derniers sont présentés comme les opposants. The Pilgrim’s Progress a été traduit en plus de 200 langues différentes. Il est resté pendant plus de 200 ans le livre le plus traduit et le plus lu dans le monde anglophone après la Bible. source : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Bunyan



 










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