Hommes de cette génération, considérez la parole de l'Eternel! Jérémie 2:31
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent! Luc 11:28


Les variantes de manuscrits



Avec des textes recopiés à la main des milliers de fois, il est inévitable de rencontrer des variantes de manuscrits. Alors, nous devons établir des règles pour nous aider dans le choix des variantes à privilégier.

  1. Habituellement, la variante se retrouvant dans le plus vieux manuscrit sera préférée puisqu'elle a moins de chance d'avoir dévié du texte l'original
  2. La variante la plus difficile est préférable à la plus facile car la tendance naturelle est de rendre les choses plus faciles, donc le texte modifié sera en général plus facile à comprendre que le texte original, à moins que la confusion provienne d'une erreur d'attention de copiste.
  3. La variante plus courte est préférable à la variante plus longue car les copistes ont tendance à rajouter des mots pour embellir ou clarifier le texte.
  4. La variante qui explique le mieux toutes les variantes de lecture est probablement l'originale. Par exemple dans le Psaume 22 la variante "ils ont percé" (comme c'est cité pour Jésus dans le Nouveau Testament) est préférable à celle "comme un lion" qui ne diffère que d'une lettre à la calligraphie semblable.
  5. La variante qui obtient le support géographique le plus étendu doit être préférée à celle qui est localisée dans un seul endroit. Par exemple, si la LXX et la version samaritaine qui n'ont probablement pas eu d'influence mutuelle s'entendent sur une variante de manuscrit, il y a d'excellentes chances que ce soit la bonne.
  6. La variante qui ressemble le plus au style, à la diction et au point de vue de l'auteur est à considérée plus attentivement, mais on doit être prudent avec cette règle car elle est somme toute assez subjective.
  7. La variante qui ne reflète pas le biais théologique des traducteurs. Par exemple, les Massorètes, qui ont rajouté les voyelles sous l'alphabet hébraïque juste en consonnes, avaient un concept très transcendant de Dieu, ils avaient tendance à corriger les textes ressemblant à de l'anthropomorphisme
Voici maintenant 11 façons pour produire des variantes de manuscrit.

  1. Homonymie
    Certains mots se prononcent pareillement mais ont une manière différente de s'écrire. Par exemple, "sou" et "sous" en français. En hébreu, le son «lo» est soit une négation (lamedh-aleph), soit une périphrase signifiant "à lui" (lamedh-waw). C'est le contexte qui le détermine. Alors il peut arriver que le copiste qui entendait la lecture du texte choisisse le mauvais.
  2. Haplographie
    Cela se produit quand on écrit une fois ce qu'on aurait dû écrire deux fois. Par exemple, le texte de Juges 20:13 parle de Benjamin, alors qu'on aurait dû lire les fils de Benjamin ; en hébreu, ben signifie fils, il y aurait dû avoir répétition du mot "ben" mais certaines manuscrits l'ont omis.
  3. Dittograqphie
    C'est le contraire du précédent ; une variante de manuscrit écrira deux fois un mot qu'on aurait dû écrire qu'une seule fois.
  4. Métathèse
    Cela se produit quand on change l'ordre des lettres par inadvertance
  5. Fusion
    Rappelons-nous qu'anciennement, en hébreu, on ne laisse pas d'espace entre les mots, ce qui explique pourquoi certaines lettres s'écrivaient différemment quand on les plaçaient à la fin d'un mot. Cela a contribué à l'occasion que les mots soient mal séparés et qu'une lettre appartenant au mot suivant soit rattachée au mot précédent ou vice et versa.
  6. Fission
    L'absence d'espace entre les mots cause un autre problème ; parfois un mot peut être séparé en deux mots distincts dans certaines copies de manuscrits.
  7. Une lettre prise pour une autre
    Certaines lettres en hébreu se ressemble, il arrive donc qu'on retrouve des variantes de manuscrits ayant un yod au lieu de waw, par exemple, ce qui change le sens du texte.
  8. Homoeoteleuton
    On appelle ainsi les mots qui ont la même terminaison. Cela peut se produire quand l'oeil du copiste passe par-dessus des mots par inadvertance qui sont identiques aux mots de la phrase précédente.
  9. Homoeoarkton
    On appelle ainsi les mots qui ont le même commencement et qui sont omis par inadvertance selon le même principe que le précédent.
  10. Omission accidentelle de mots
    La distinction avec les deux cas précédents est que cette omission n'est pas dû à des phrases au commencement ou à la fin identiques. Il nous arrive tous d'omettre des mots quand nous écrivons, c'est donc par surprenant que cela soit aussi le cas dans certains manuscrits qui nous somt parvenus.
  11. Variantes basées sur des points de voyelle seulement
    Rappelons que ce sont les Massorètes du Moyen-Age qui ont inventé le système des voyelles dans l'alphabet hébreu de 22 lettres ne contenant que des consonnes. Tant que les gens parlaient l'hébreu, ils arrivaient facilement à lire, mais quand l'usage parlé a pratiquement disparu à cause de la dispersion des juifs dans les nations, il est venu un temps où une aide à la lecture devint nécessaire pour comprendre le texte. Les Massorètes ont donc dû faire des choix, et les voyelles qu'ils ont choisi peuvent correspondre parfois à une autre mot que celui qui avait été compris dans les traductions précédentes en d'autres langues, produisant ainsi des variantes de manuscrits.
- Le webmestre









Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner



Nous sommes le samedi 25 mai 2013