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La première prière de Paul


Actes 9:11 Car voilà, il prie

Le Seigneur a bien des manières d'éteindre la persécution. Jamais il ne souffrira que son Église soit vaincue par ses ennemis ou anéantie par ses adversaires ; et les moyens ne lui manquent pas pour détourner les coups des méchants, ou même, au besoin, pour renverser leurs desseins de fond en comble. Parmi, ces moyens, il en est deux qu'il emploie d'ordinaire : il confond le persécuteur, ou bien, dans sa miséricorde, il le convertit. Tantôt le Dieu fort sème le trouble et la confusion dans le camp de ses ennemis, il frappe de vertige les enchanteurs et d'impuissance les magiciens ; à celui qui ose lui faire la guerre, il permet de courir à sa perte ; puis il jette un regard de triomphante dérision sur le misérable insensé qui avait espéré de dire Aha (Psa 35:21) à l'Eglise de Dieu. Mais parfois aussi il convertit le persécuteur ; d'un antagoniste déclaré, il se fait un ami ; d'un fougueux adversaire de l'Evangile, il fait un ardent soldat de la croix.

Du sein des ténèbres, il tire la lumière ; de celui qui dévorait, il fait sortir le miel ; des coeurs les plus durs, il suscite des enfants à Abraham. Tel fut le cas de Saul de Tarse. Un fanatique plus exalté ne saurait se concevoir. Le sang du fidèle Etienne avait rejailli sur lui ; car si complaisante, si officieuse était sa cruauté, que tandis qu'on lapidait le premier martyr, il gardait les vêtements de ses bourreaux.

Vivant à Jérusalem, élève dans la savante école de Gamaliel, Saul se trouvait journellement en contact avec les disciples de l'Homme de Nazareth. En rencontrait-il dans les rues, il les insultait et les couvrait d'injures ; bien plus; : il obtint contre eux des mandats d'arrêt et les fit mettre à mort. Et maintenant, pareil à une bête féroce qui a goûté le sang, le jeune Pharisien ne respire plus que carnage ; sa fureur est à son comble ; et, pour couronner dignement son oeuvre homicide, il part pour Damas, afin de se saisir de tous les chrétiens, soit hommes, soit femmes, qu'il trouvera dans cette ville ; il les amènera liés à Jérusalem, et assouvira la soif sanguinaire qui le dévore, en leur faisant subir la peine due, suivant lui, à leur abominable hérésie. Mais, ô merveille de la puissance de Dieu ! Jésus arrête ce forcené dans sa course insensée. Juste au moment où, la lance en arrêt, il va fondre sur Christ, Christ le rencontre, le terrasse, le renverse, puis lui adresse, cette question : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Ensuite, ce charitable Sauveur daigne lui ôter son coeur rebelle ; il lui donne un nouveau coeur et un esprit droit, - change complètement ses vues et ses projets, - le conduit à Damas, - le tient prosterné à ses pieds pendant trois nuits et trois jours, - parle à son âme, - lui fait entendre des sons mystiques, des paroles ineffables, embrase son coeur tout entier de la sainte flamme de l'amour ; et lorsque enfin le futur Apôtre des Gentils, sortant de sa longue extase, commence à prier, Jésus descend aussitôt du ciel, apparaît en vision à Ananias, et lui dit : « Lève-toi, et t'en va dans la rue appelée la Droite, et cherche dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse ; CAR VOILA, IL PRIE. »

Ces dernières paroles, mes frères, sont d'abord L'ANNONCE D'UN FAIT DE HAUTE IMPORTANCE : « Voilà, il prie ! » et, en second lieu, UN ARGUMENT présenté par le Seigneur à Ananias : « Car voilà, il prie. » - Je me propose de considérer tour à tour mon texte sous ces deux aspects ; ensuite j'essaierai d'en faire L'APPLICATION à vos coeurs : il est vrai, qu'à bien parler, Dieu seul peut accomplir cette dernière tâche: ; toutefois, j'ose espérer qu'il voudra bien se servir de la prédication de ce jour, pour vous disposer à recevoir les instructions que sa Parole va vous donner.

Je le répète, ces mots du seigneur à Ananias « Va et cherche un nommé Saul, de Tarse, car voilà, il prie », étaient L'ANNONCE: D'UN FAIT DE HAUTE IMPORTANCE. Et remarquez, en premier lieu, que ce fait était connu de Dieu lui-même. Saul fut conduit par l'influence de l'Esprit saint à désirer la grâce divine ; et du moment qu'il commença à prier, Dieu commença à écouter sa voix.

N'avez-vous point été frappés, mes chers amis; en lisant les paroles du Seigneur à Ananias, des détails si minutieux dans lesquels il entre relativement à Saul ? Evidemment celui-ci était l'objet de son intérêt tout particulier. Jésus connaît la rue où il loge : « Va dans la rue appelée la Droite. » Il connaît la maison où il habite : « Cherche dans la maison de Judas. » Il sait son nom, il sait même de quel pays il est originaire : « Cherche un nommé Saul, de Tarse. » Enfin, il sait qu'il est présentement en prière : « Voilà, il prie. »

- Oh ! qu'elle est réjouissante: la pensée que Dieu s'occupe ainsi avec la plus tendre sollicitude de toute âme qui s'approche de lui ! Voici un pauvre pécheur, contrit et humilié; il se retire dans la solitude de sa chambre, il fléchit le genou devant Dieu ; l'angoisse de son coeur brisé ne se traduit peut-être que par des larmes et des soupirs... Mais, ô prodige ! ces soupirs de contrition ont fait vibrer toutes les harpes du paradis ! ces larmes de repentir ont été recueillies par le Seigneur et seront conservées à toujours dans l'urne lacrymatoire du ciel !

Le plus humble suppliant, celui-là même qui n'ose formuler une requête, est compris par le Très-Haut. Il peut n'offrir à Dieu qu'une larme furtive, qu'une larme timide, mais qu'importe ? une larme n'est-elle pas souvent la plus éloquente des prières ? Les larmes d'une sincère pénitence sont les diamants du ciel. Les gémissements de coeurs humiliés viennent se joindre, comme autant de notes mélodieuses, à la sublime harmonie qui retentit nuit et jour devant le trône de Jéhovah. Oh ! mes bien-aimés, ne comprenez-vous pas tout ce qu'il y a de doux et d'encourageant dans la pensée que Dieu prend garde aux prières des fils des hommes ! Peut-être quelques-uns de vous se sont-ils, dit plus d'une fois :

« Sûrement, je suis un être trop insignifiant, trop coupable et trop vil pour que Dieu daignât faire attention à moi, alors même que j'essaierais de chercher sa face. » Mes amis, chassez loin de vous des idées aussi impies, - aussi païennes, dirai-je. Notre Dieu n'est pas un Dieu qui vit plongé dans un songe perpétuel, ou qui s'enveloppe d'épaisses ténèbres en sorte qu'il ne puisse voir. Il n'est pas comme Bahal, qui n'entend point. « Il se peut,, il est vrai, que les batailles, le tumulte de ce monde le laissent indifférent ; il ne se soucie ni de la pompe ni du fastueux étalage des rois ; il ne prête point l'oreille aux bruyantes fanfares de la musique guerrière, et détourne ses yeux des scènes de triomphe et de gloire humaine.

Mais partout où un coeur souffre et gémit ; partout où un oeil s'élève au ciel, voilé de pleurs ; partout où des lèvres tremblantes murmurent une prière ; partout où retentit un amer soupir ou un sanglot de componction, - là Jéhovah prend plaisir à regarder. Il s'approche ; il prête l'oreille ; il inscrit les prières de l'âme pénitente dans un registre ; il les dépose, comme des fleurs sèches, dans son livre de mémoire, et quand, au dernier jour, le livre sera ouvert, il s'en exhalera un suave parfum. - Aie donc bon courage, pauvre pécheur qui te repens ! Fusses-tu même le plus indigne, le plus vil des criminels, le Seigneur entend ta requête; et il dit de toi ce qu'autrefois il disait de Saul, de Tarse : « Voilà, il prie ! »

Où as-tu prié ce matin, mon frère ? Est-ce dans une grange ? ou dans ton cabinet ? ou à côté de ton lit ? ou bien peut-être dans ce lieu de culte ? Je ne sais, mais Dieu le sait ! - Et à présent encore ton oeil humide ne s'élève-t-il pas vers le ciel ? Dis, pauvre coeur troublé, n'entends-je pas sortir de tes lèvres, en cet instant même, ce cri d'angoisse : « O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur ? » S'il en est ainsi, mon frère; sois-en certain, Dieu a déjà ouï ta voix.

- Qui n'admirerait la merveilleuse célérité avec laquelle le fluide électrique transmet les messages que l'homme lui confie ? Et pourtant la Parole de mon Dieu me fait connaître un moyen de communication qui dépasse infiniment en vitesse l'électricité même c'est la prière : « AVANT qu'ils crient, je les exaucerai, a dit l"Eternel, et LORSQU'ILS PARLERONT ENCORE, je les aurai déjà entendus (Esaïe, 55: 24).

. » Paul éprouva la vérité de, cette glorieuse promesse; et toi de même, n'en doute pas, ô pécheur, tu es entendu par Celui qui est assis sur le trône.

Mais le fait annoncé dans mon texte n'était pas seulement connu de Dieu ; il était encore, sans, nul doute, le sujet d'une grande joie dans le ciel. « Voilà ! dit Jésus, il prie ! » Ne sent-on pas que cette parole du Sauveur était un cri d'allégresse ? Une seule fois nous lisons dans l'Evangile que Jésus tressaillit de joie dans son esprit ce fut lorsque, élevant les yeux, il dit : « Je te loue, ô père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les a révélées aux enfants ! Oui, mon Père, cela est ainsi parce que tu l'as trouvé bon. »

Et à présent encore, rien ne réjouit le Pasteur de nos âmes comme de voir ses brebis entrer dans son paisible bercail ; il triomphe en esprit lorsqu'une pauvre âme égarée en franchit le seuil. Oh ! sûrement un sourire, tel qu'il n'en existe qu'en paradis, dut illuminer le visage de Jésus, quand il put dire à Ananias : « Voilà, . j'ai gagné le coeur de mon ennemi, j'ai sauvé mon persécuteur ; dans ce moment même, il fléchit le genou devant mon marchepied : voilà, il prie ! » Jésus avait plus de joie pour cette brebis perdue et retrouvée que pour quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne s'étaient point égarées. - Mais il n'était pas le seul à se réjouir; les anges partageaient son allégresse. Si la voix de Jésus dirigeait le chant, tous les esprits célestes s'y joignaient d'un même coeur.

Lorsqu'un élu de Dieu naît sur la terre, incontinent les anges entourent son berceau. Il grandit, il se développe, et le péché se développe avec lui. Il s'engage dans les sentiers de l'iniquité ; son ange l'y suit ; il s'attache à ses pas, il contemple avec tristesse ses égarements ; une larme brille dans son regard quand celui qu'il aime offense Dieu. Mais finalement cette âme est conduite à écouter l'Evangile. L'ange l'observe avec bonheur ; il veille, il attend. Bientôt la Parole de Dieu pénètre dans la conscience du pécheur ; le voilà qui pleure et qui enfin murmure : « Seigneur, prends pitié de moi ! » Et soudain, l'ange déploie ses ailes , il remonte en hâte vers les cieux. « Anges frères, écoutez tous ! s'écrie-t-il avec transport ; je vous apporte une bonne nouvelle : Voilà, il prie, il prie ! Alors l'armée céleste éclate en chants de louanges ; il y a fête dans le séjour de la gloire ; les voûtes du ciel retentissent de cris de triomphe, car en vérité, je vous dis qu'il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui s'amende (Luc 15: 10).

Et outre les anges, mes chers amis, il se peut qu'il y ait dans le ciel d'autres esprits qui se réjouissent de la conversion des pécheurs. Je veux parler des esprits des justes arrivés à la perfection, de ceux qui nous ont aimés ici-bas et qui nous ont devancés dans l'éternel repos. Pour ma part, je ne compte que peu de parents dans le ciel, mais j'y ai une vénérable aïeule que je chéris tendrement et qui m'entoura de soins et d'affection pendant une partie de mon enfance. Quand elle était sur la terre, elle priait pour moi; et il me semble que des demeures éternelles où elle fut soudainement introduite, elle a dû suivre, du regard son petit-fils bien-aimé à mesure qu'il avançait dans la vie. Lorsqu'elle l'a vu cheminant dans les voies du péché et de la folie, assurément elle n'a pu éprouver de la douleur - car il n'y a point de larmes dans les yeux des saints glorifiés ; - ni même du regret - car un tel sentiment est inconnu devant le trône de Dieu : toutefois, quand vint l'heure bénie, où, par un effet de la grâce souveraine, je fus contraint à prier ; où, seul en face de Dieu, je me prosternai et luttai avec lui, alors, oh ! alors, ne passa-t-il pas sur son visage béatifié comme un éclair, d'une joie nouvelle, et ne dut-elle pas, elle aussi, s'écrier avec ravissement : « Voilà, il prie, il prie ? » Il lui sembla en cet instant, j'imagine, qu'elle jouissait d'une double portion de félicité ; elle crut posséder deux ciels, - un en moi et un en elle-même.

- Et toi, mon jeune auditeur, n'as-tu pas aussi un être aimé dans la gloire ? Ta mère peut-être parcourt à cette heure les rues pavées d'or du paradis ; peut-être te regarde-t-elle à l'instant où je te parle. Enfant, elle t'a nourri de son lait, elle t'a porté sur son sein, elle t'a consacré à Jésus-Christ. Du ciel où elle est maintenant, elle te contemple avec ce degré d'intense anxiété qui est compatible avec le bonheur. Parle, jeune homme, que se passe-t-il dans ton âme, ? Entends-tu la voix de Christ, qui te dit au moyen de son Esprit : « Venez à moi ? » Verses-tu des larmes d'une vraie repentance ? Oh ! s'il en est ainsi, je me représente ta mère répétant, à son tour, le coeur débordant de béatitude : « Il prie, il prie ! » Je la vois qui s'incline une fois de plus devant le trône de Dieu, en lui disant, avec l'accent d'une indicible reconnaissance: « Je te rends grâces, ô toi, Etre tout bon, de ce que l'enfant que tu m'avais donné sur la terre, est devenu ton enfant pour l'éternité ! »

Mais s'il est dans le ciel des saints glorifiés qui plus que tous les autres saluent avec joie la conversion des pécheurs, sans contredit ce doit être ceux qui furent ici-bas de fidèles, de véritables ministres du Seigneur. Oh ! mes chers amis, vous ne pouvez savoir combien un véritable ministre de Dieu aime vos âmes! Peut-être pensez-vous que c'est chose facile de monter en chaire et de prononcer un sermon. Si c'était là tout, Dieu sait qu'en effet notre tâche nous semblerait bien aisée ; mais lorsque nous vous voyons devant nous, et que nous songeons que de nos paroles dépendent en quelque mesure votre salut ou votre perdition éternelle ; - lorsque nous réfléchissons que si nous sommes es sentinelles infidèles, Dieu redemandera votre sang de nos mains ; - lorsque nous pensons aux centaines, aux milliers d'âmes qui nous ont déjà entendus et auxquelles peut-être nous avons souvent parlé comme nous n'aurions pas dû le faire; - quand, dis-je, nous nous souvenons de ces choses, oh ! bon Dieu ! notre âme est saisie de frayeur, nous frémissons et nous tremblons !...

Luther avait coutume de dire qu'il pouvait affronter sans crainte ses ennemis, mais que jamais il ne montait en chaire sans que ses genoux se heurtassent l'un contre l'autre. Ah ! mes frères, sachez-le, la prédication de l'Evangile n'est pas un jeu d'enfant. Ce n'est point une chose qui se puisse accomplir sans préparation ou sans anxiété : c'est au contraire une tâche solennelle, une tâche terrible, lorsqu'on l'envisage dans ses rapports avec l'éternité. Si vous saviez comme le serviteur de Christ prie pour vous ! Allez écouter le dimanche soir sous la fenêtre de son cabinet ; vous l'entendrez gémir amèrement, parce que sa parole n'a pas été plus fidèle ; vous l'entendrez criant à Dieu, dans l'angoisse de son coeur : « Qui a cru à notre prédication, et à qui le bras de l'Eternel a-t-il été révélé ?... »

Mes bien-aimés, quand nous voyons une âme parvenir à la connaissance du Seigneur, nous éprouvons un sentiment que je ne saurais mieux comparer qu'à celui d'une personne qui aurait sauvé un de ses semblables sur le point de se noyer. Voyez ce malheureux qui se débat contre les flots ; il enfonce, il disparaît, il va périr ! Mais à ce moment, je m'élance à son secours, je le saisis d'une main ferme je nage avec lui vers la terre, je le dépose sur le rivage. Le médecin arrive; il l'examine, le touche, mais il secoue la tête et dit « Je crains qu'il n'ait cessé de vivre. » Oh! alors avec quelle anxiété je me penche sur cet homme que j'ai essayé d'arracher à la mort ! Comme mon coeur bat avec force tandis que je place mon oreille sur sa poitrine et devant sa bouche !... A la fin, je m'écrie : « Il respire ! il respire ! il est sauvé ! »

Quelle douceur dans cette pensée ! Combien je me sens heureux. Ainsi en est-il de tout fidèle ministre de Christ. Dès qu'il s'aperçoit qu'une âme de son troupeau commence à prier, il se dit avec une sainte émotion : « Elle respire, elle n'est pas morte; elle est vivante ! » Et il peut tenir ce langage en toute assurance, car une âme qui prie réellement montre par là qu'elle n'est plus morte dans ses fautes et dans ses péchés, mais qu'elle a été vivifiée par la puissance de l'Esprit. Or, si le salut des pécheurs cause dès ici-bas au prédicateur de l'Evangile une joie à nulle autre pareille, que sera-ce, je le demande, si des tabernacles célestes il lui est donné de voir une âme qu'il a disputée à la mort éternelle prosternée devant Dieu ? Oh ! sûrement son coeur bondira au-dedans de lui ; il frappera des mains en signe de réjouissance quand il pourra s'écrier : « Voilà, le Seigneur me donne un fils ! Voilà, il prie ! »

Observez encore, mes frères, que l'événement dont parle mon texte, - sujet de joie auprès de Dieu, - était un sujet d'étonnement sur la terre. Je me représente Ananias élevant ses mains jointes vers le ciel, au comble de la stupéfaction. Oh ! mon Seigneur, dut-il :dire, est-ce bien possible ? Saul de Tarse serait-il en prière ? Il n'est pas un homme dans le monde que je me fusse moins attendu à voir invoquer ton nom. »

Je ne sais ce qui en est de mes collègues dans le ministère, mais quant à moi, je l'avoue, j'éprouve fort souvent des impressions analogues à celles que ressentit Ananias dans cette circonstance. Ainsi, par exemple, il m'arrive quelquefois de regarder avec satisfaction tels ou tels de mes auditeurs et de me dire : « Voilà des personnes bien disposées ; je crois que je les gagnerai ; certainement une bonne oeuvre se poursuit en elles, et bientôt je les entendrai raconter ce que le Seigneur a fait pour leurs âmes. » Toutefois, au bout de quelque temps, je ne vois plus ces personnes ; elles disparaissent de nos saintes assemblées, elles retournent vers le monde. Que fait alors mon bon Maître ? Au lieu de ces âmes sur lesquelles je comptais, il m'en envoie dont je n'espérais rien ; il convertit un homme perdu de moeurs, un pécheur scandaleux peut-être, à la louange de la gloire de sa grâce. Alors c'est à mon tour de lever mes mains en haut, disant comme Ananias : « Seigneur, est-il bien possible ?... »

Je me rappelle un fait de cette nature qui s'est accompli il y a peu de temps. Un marin d'une soixantaine d'années entra un dimanche dans une chapelle. C'était un homme qui avait vieilli dans le vice ; il était adonné à la boisson et semblait trouver une jouissance particulière à prononcer des imprécations et des blasphèmes. Le prédicateur avait choisi pour texte de son discours cette portion de l'Evangile qui nous montre Jésus pleurant sur Jérusalem. Le marin écoute, et bientôt il se demande: « Quoi, se pourrait-il que Jésus-Christ eut pleuré sur un misérable tel que moi ? » Il se sentait si indigne qu'il n'osait croire à tant d'amour. Cependant, à l'issue du service, il va trouver le ministre : « - Monsieur, lui dit-il, voilà soixante ans que je navigue sous le pavillon du diable : il est temps que je change de patron. Je voudrais couler bas le vieux navire et m'embarquer à bord d'un nouveau, où j'arborerai pour toujours les couleurs du Prince Emmanuel.

Et à partir de ce moment, cet homme devint un homme de prières, marchant en toute intégrité devant Dieu !

- C'est ainsi, mes frères, que Dieu choisit souvent les derniers des pécheurs pour en faire des monuments de sa grâce. II semble se plaire à déjouer nos prévisions. Parfois, il passe à côté d'un diamant sans y prendre garde, et il ramasse le caillou du chemin. De pierres de nulle valeur, il fait naître des enfants à Abraham. Le Seigneur est plus habile que le plus habile chimiste ; car non seulement il sait raffiner l'or, mais il transforme en or fin un vil métal. Il prend les êtres les plus souillés, les plus méprisables, et les façonne en héritiers du ciel. Ils sont pécheurs et il les nettoie ; ils sont impurs et il les sanctifie.

Oui, étonnante, merveilleuse, était la conversion de Saul de Tarse ; mais, à tout prendre, mes bien-aimés, votre conversion ou la mienne sont-elles donc moins étonnantes ? Si on vous eût dit, il y a quelques années, que vous vous joindriez à une Eglise et que vous seriez comptés au nombre des enfants de Dieu, qu'auriez-vous répondu, je vous le demande ? « Impossible ! absurde ! vous seriez-vous écriés ; nous, devenir méthodistes ? non, jamais ! Qu'avons-nous à faire de la religion ? Nous voulons continuer à penser et à agir, comme bon nous semble. » N'est-ce pas là, mes amis, le langage que vous et moi aurions tenu? Comment donc se fait-il que nous soyons aujourd'hui ce que nous sommes ? Lorsque nous réfléchissons à la transformation complète qui, s'est opérée en nous, ne nous paraît-il pas que nous rêvons ? Dieu a laissé bien des membres de nos familles qui valaient mieux que nous, et pourquoi nous a-t-il choisis ? Oh ! n'est-ce pas une chose étrange, une chose inouïe ? Et ne pourrions-nous pas, comme Ananias, nous écrier, avec un geste d'étonnement : « Voilà, c'est un miracle sur la terre ! c'est un prodige dans le ciel ! »

Enfin remarquez, mes chers auditeurs, que le fait exprimé par ces simples mots : « Voilà, il prie », était sans précédent dans la vie de saint Paul. Il est vrai que le jeune Pharisien avait eu coutume de monter régulièrement au temple deux fois le jour, à l'heure de la prière. L'y eussiez-vous accompagné, vous l'auriez entendu très certainement prononcer d'éloquentes oraisons, dans le genre de celles-ci : Luc 18:11-12 « O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes je ne suis ni un ravisseur ni un péager ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède. » Oh ! oui, sans nul doute, vous l'auriez entendu haranguer le Seigneur en termes pompeux et magnifiques. Néanmoins, il est dit expressément dans mon texte, : « Voilà, il prie. » Eh.. quoi ! Saul n'avait-il donc jamais prié auparavant ? Non, mes frères, jamais. Le culte qu'il avait offert à Dieu pendant toute sa vie ne comptait pour rien : par le fait, ce n'était pas un culte.

J'ai ouï raconter qu'un vieillard auquel on avait enseigné dans son enfance à dire à Dieu : « Seigneur, je te prie de bénir mon père et ma mère », continua à répéter machinalement ces mêmes paroles pendant soixante-dix années de sa vie, c'est-à-dire bien longtemps après que ses parents furent morts. Au bout de ce temps, il plut à Dieu, dans son infinie miséricorde, de toucher le coeur de ce vieillard : il reconnut son inconcevable aveuglement ; il comprit que malgré son attachement routinier à certaines formes, il ne s'était jamais sérieusement approché de Dieu : il avait récité prières sur prières, mais jamais il n'avait prié,

- Il en était de même de Saul. Le culte qu'il avait rendu à Dieu n'avait été qu'une dérision ; ses longues prières, que vaines redites. Mais enfin, de son cœur humilié s'échappe une sincère invocation, et c'est alors que Jésus lui rend ce témoignage : « Voilà, il prie ! »

Voyez-vous cet homme qui essaie d'obtenir une audience de son Créateur ? Il dépose une pétition en vers latins au pied du trône du Tout-Puissant ; mais Dieu. reste impassible il s'enveloppe dans une calme indifférence. Alors le suppliant s'y prend, d'une autre manière ; il se procure un livre, et, s'agenouillant de nouveau, il lit la plus belle, la plus vénérable, la meilleure des prières qui ait jamais été composée ; mais le Très-Haut ne prend point garde à ce froid et creux formalisme. A la fin, le pauvre pécheur jette le livre de côté, oublie son latin, et s'écrie avec larmes : « O Seigneur, écoute-moi pour l'amour de Christ ! » Aussitôt Dieu répond : « Je t'écoute, pauvre âme angoissée ; j'ai entendu ta voix ; voilà la grâce que tu cherchais. »

- Mieux vaut une seule prière sentie que dix mille prières formalistes ; mieux vaut un simple élan de l'âme que les plus sublimes formules des livres. Toute prière qui ne part que des lèvres ou de l'intelligence est en abomination devant Dieu ; celles-là seules qui jaillissent du plus profond du coeur lui sont agréables. Ah ! mes chers auditeurs, vous le dirai-je, au risque de vous scandaliser ? Je crains qu'il n'y ait parmi vous des centaines d'âmes qui n'ont pas réellement prié une seule fois dans leur vie..... Et que comptez-vous faire, je vous le demande, quand il vous faudra mourir ? Pensez-vous entrer au ciel sans prière ? Funeste illusion ! On l'a dit : « La prière est le mot d'ordre du chrétien mourant » ; si donc, ce mot d'ordre, vous ne le possédez pas, vous serez bannis pour toujours de la présence de Dieu.

II

Mais, comme je l'ai dit en commençant, si mon texte est l'annonce d'une grande nouvelle, il est aussi UN ARGUMENT présenté par le Seigneur à Ananias. - Et d'abord c'était un argument bien propre à rassurer Ananias. Naturellement, la mission qui lui était confiée inspirait à celui-ci des inquiétudes pour sa sûreté personnelle ; il lui semblait qu'en allant vers Saul, il se jetait, pour ainsi dire, dans la caverne d'un lion. « Certainement, pensait-il, puisque je suis un disciple de Christ, Saul de Tarse se saisira de moi et m'amènera à Jérusalem. » Alors voici, le Seigneur lui dit : « Il prie l » et à l'instant toute appréhension s'évanouit de son coeur. « Cela suffit, Seigneur, dut-il répondre avec joie ; si Saul prie, je n'ai rien à craindre. »

- Et vous de même, mes chers auditeurs, soyez assurés que vous n'avez rien à craindre d'un homme de prières. Je ne sais comment expliquer ce fait, mais il est positif que les incrédules mêmes entourent le fidèle chrétien d'une certaine vénération. Un maître impie aime pourtant à avoir à son service un domestique pieux ; tout en méprisant la religion pour lui-même, il l'estime dans son serviteur, et, s'il prie, il lui accordera une confiance particulière. Il est vrai que de nos jours, hélas ! il est des gens qui se font passer pour des hommes de prière et dont la conduite prouve que leurs prétentions ne sont que feinte et mensonge. Il va sans dire que je ne parle point de ceux-là : mais quant aux âmes qui prient dans le vrai sens du mot, ne craignez pas, je le répète, de placer en elles une confiance sans bornes.

Qui s'entretient avec Dieu en secret, se conduit droitement en public. Qui s'approche souvent du trône de la grâce, offre toute garantie. Il me souvient d'avoir entendu raconter un fait qui confirme ce que j'avance d'une manière bien remarquable. Deux touristes parcouraient ensemble les montagnes de la Suisse. A la nuit tombante, ils se trouvèrent au milieu d'une forêt, où ils ne tardèrent pas à apercevoir une petite hôtellerie, d'assez triste apparence. L'un des voyageurs, incrédule déclaré, dit à son compagnon qui était chrétien : - « L'aspect de cette maison ne me plaît pas ; je crois qu'il serait imprudent de nous y arrêter. - Entrons toujours, répliqua l'autre ; nous verrons mieux ce qui en est. » Ils y entrèrent en effet ; mais l'intérieur de la maison leur sembla non moins suspect que l'extérieur. Leur malaise allait croissant, quant tout à coup le maître du logis leur dit : « Messieurs, j'ai l'habitude de lire la Bible et de prier chaque soir avec ma famille ; me permettez-vous d'accomplir aujourd'hui cet acte de dévotion en votre présence ? - Certainement; avec le plus grand plaisir ! » s'écrièrent les voyageurs.

Après le culte, chacun gagna sa chambre. « Je suis complètement rassuré », dit tout bas l'incrédule à son compagnon. - Pourquoi cela ? demanda celui-ci. - Parce que notre hôte a prié. - Ah ! il paraît, repartit le chrétien, qu'après tout vous faites quelque cas de la religion : parce qu'un homme prie, vous pouvez dormir tranquille chez lui. » - Et bien doux fut cette nuit-là le sommeil des deux voyageurs ; car ils sentaient que dans une maison qui avait pour toit la prière et pour murailles la piété, aucun être humain ne pouvait songer à leur nuire.

- Vous le voyez, mes frères, il n'était pas d'argument plus propre à apaiser les craintes d'Ananias que celui exprimé par ces simples mots : Voilà, il prie.

Mais il y a plus. Ces paroles étaient encore un argument tout-puissant en faveur de la sincérité de Paul. La prière particulière est, sans contredit, la meilleure pierre de touche d'une sincère piété.

Si Jésus avait dit à Ananias : « Voilà, Saul prêche », Ananias aurait été en droit de répondre : « Seigneur, il peut prêcher, tout en n'étant qu'un hypocrite. » Si Jésus avait dit : « Voilà, il assiste à une. assemblée de l'Eglise », Ananias aurait pu répliquer : « Seigneur, il peut s'y être glissé comme un loup en habits de brebis. » Mais au lieu de cela, que lui dit son Maître ? « Voilà, Saul prie. » Dès lors, Ananias est convaincu de la sincérité du nouveau converti.

- Et aujourd'hui comme alors, mes chers amis, la prière secrète, la prière individuelle est la plus sûre garantie de la sincérité d'une âme.

Pour ma part, lors qu'un jeune chrétien vient me consulter au sujet de son état spirituel, et qu'il m'entretient de ce qu'il sent et de ce qu'il fait, le plus souvent je coupe court à la conversation en lui disant : « Agenouillez-vous et priez. » D'ordinaire il s'excuse, mais j'insiste. Enfin, il se prosterne, il gémit, il pleure ; les paroles lui manquent, et ce n'est qu'au bout d'un certain temps qu'il parvient à balbutier d'une voix tremblante : « Seigneur, aie pitié de moi, qui suis le plus grand des pécheurs ! » Les impressions religieuses de mon jeune frère m'inspirera déjà plus de confiance ; mais si je pouvais l'accompagner chez lui, s'il m'était donné de le voir prosterné dans la solitude et répandant son âme devant Dieu, oh ! c'est alors que je me sentirais sûr qu'une bonne oeuvre est commencée en lui, - car celui-là est un vrai chrétien qui prie en particulier.

Le fait seul que vous lisez chaque jour dans un livre de dévotion ne prouve pas le moins du monde que vous soyez un enfant de Dieu ; mais, je le répète, si, dans le secret de votre cabinet, vous priez de tout votre coeur, on peut dire, sans crainte de se tromper, que votre piété est sincère. Un peu de sincère piété vaut mieux que des montagnes de formalisme. La piété du chez soi est la meilleure piété ; la prière secrète est la meilleure prière.

De deux choses l'une : ou la prière vous fera renoncer au péché, ou le péché vous fera renoncer à la prière. - Mais l'on peut se tromper soi-même, tout en étant sincère ; Paul ne se trompait pas; et la preuve, c'est que le Seigneur pouvait dire de lui : « Voilà, il prie. »

La prière du coeur, en effet, témoigne de la réalité de notre conversion aussi bien que de notre sincérité. S'il me fallait résumer toute la religion chrétienne en un seul, mot, je n'en choisirais pas d'autre que celui-ci : La prière. Si l'on me demandait ce qui constitue, à mon avis, l'essence même de la vie chrétienne, je répondrais encore : La prière. Il faut nécessairement que l'âme ait été convaincue de son péché avant d'avoir pu prier ; il faut qu'elle ait eu quelque espérance de pardon avant d'avoir osé s'approcher de Dieu. Par le fait, dans la prière sont renfermées toutes les expériences, toutes les vertus du chrétien. Dites moi seulement, mon cher auditeur, que vous êtes un homme de prière, et je vous répondrai aussitôt : « Dans ce cas, je n'ai aucun doute ni sur la réalité ni sur la sincérité de votre religion. »

Une dernière remarque avant de quitter cette partie de notre sujet. Les paroles que nous méditons étaient encore un argument qui établissait de la manière la plus concluante l'élection de Paul. C'est ce que nous montrent clairement les paroles qui suivent celles de mon texte : « Cet homme est un instrument que j'ai choisi », ( Ou, selon d'autres versions, un vaisseau d'élite.)

- Je connais beaucoup de personnes pour qui la doctrine de l'élection est un sujet de perpétuel tourment ; souvent même il m'arrive de recevoir des lettres où l'on me prend à partie, parce que je prêche cette doctrine. Voici la seule réponse que j'aie à faire à cet égard. L'élection est une vérité enseignée dans la Bible, si elle vous déplaît, allez demander à mon Maître pourquoi il l'y a mise: quant à moi, je n'y puis rien. Je ne suis qu'un serviteur, et je ne fais que vous rapporter ce que j'ai reçu d'en haut. Si j'étais au service d'un maître de la terre, je n'oserais altérer le message qu'il m'aurait confié: il se trouve que je suis un ambassadeur du ciel, et malheur à moi si je ne vous transmettais pas fidèlement le message du Seigneur ! Que si vous trouvez à redire à ce message, encore une fois, je n'y puis rien : adressez-vous à qui de droit.

« Mais, dira quelqu'un, comment puis-je savoir si j'ai été choisi de Dieu ? Je crains de ne pas être au nombre des élus. » - Pour te répondre, mon cher auditeur, permets-moi de te poser à mon tour quelques questions. Pries-tu ? Si l'on peut dire de toi : « Voilà, il prie », certainement on peut aussi ajouter : « Voilà un instrument choisi de Dieu. » - As-tu la foi ? Si tu l'as, tu es un élu. Tels sont les signes de l'élection. Si tu ne possèdes, ni foi ni esprit de prière, tu n'as aucune raison de penser que tu fais partie du peuple particulier de Dieu.

Mais gémis-tu de ne pas croire encore ? Souhaites-tu d'aimer Christ ? Y a-t-il dans ton cœur - je ne dis pas un désir - mais la millième partie d'un désir de t'approcher de Jésus ? Et ce désir, tout faible qu'il est, te porte-t-il à crier à Dieu avec ferveur et avec larmes ? S'il en est ainsi, ô mon frère, rassure-toi ; ne crains pas de ne pas être un élu ; car de même que la prière de Paul était une marque certaine de son élection, de même quiconque s'adresse à Dieu avec sincérité, prouve par là qu'il a été élu avant la création du monde, afin qu'il fût saint et irrépréhensible devant Christ, par la charité. (Eph 1:4).

III

Venons-en maintenant à L'APPLICATION. Je regrette, mes chers amis, de ne pouvoir traiter convenablement un sujet aussi sérieux ; toutefois, je me console dans la pensée que mon glorieux Maître demande à chacun selon ce qu'il a et non selon ce qu'il n'a pas. Je suis profondément pénétré du sentiment de mon impuissance ; je sais que je ne pourrai parler à vos consciences d'une manière aussi solennelle que je devrais le faire ; quoi qu'il en soit, mon droit est auprès de l'Éternel, et mon oeuvre est auprès de mon Dieu, et au dernier jour, il sera manifesté que si je n'ai pas mieux rempli les devoir de mon ministère, j'ai failli par faiblesse ou par erreur, mais non par un manque de cordiale affection pour vos âmes.

Et d'abord je m'adresserai à mes frères dans la foi.

Ne voyez-vous pas, mes bien-aimés, leur dirai-je, qu'un esprit de véritable et fervente dévotion est le plus sûr indice que nous sommes de fils de Dieu ? Cela étant, ne s'ensuit-il pas tout naturellement que plus nous persévérerons dans la prière, plus nous jouirons de l'assurance de notre salut ? Peut-être quelques-uns de vous ont-ils perdu dernièrement cette glorieuse assurance et la paix qui en découle ; ils ne savent plus s'ils sont, oui ou non, des enfants de Dieu leurs âmes sont remplies de ténèbres. Mes frères, voulez-vous savoir où vous avez perdu le témoignage de votre adoption ? Je vais vous le dire : c'est dans votre cabinet.

Toutes les fois qu'il y a affaiblissement de vie spirituelle chez un chrétien, soyez sûrs que le mal a commencé là, et pas ailleurs. Je vous parle, hélas ! d'après mon expérience. Souvent je me suis éloigné de Dieu : j'ai perdu pour un temps cette douce saveur de son amour que j'avais goûtée autrefois ; j'ai eu à m'écrier dans la tristesse de mon âme : « Le Seigneur m'a-t-il rejeté pour toujours et ne continuera-t-il plus à m'avoir pour agréable ? » Je suis monté dans la chaire de vérité, mais j'ai prêché sans feu et sans énergie. J'ai ouvert la Bible, mais n'y ai point trouvé de lumière. J'ai voulu entrer en communion avec Dieu, mais tous mes efforts ont été vains. Et savez-vous quelle était la cause de ce déplorable état spirituel. ? J'avais prié avec mollesse et langueur. Oui, mes frères, me voici devant vous, confessant mon péché ; je reconnais que lorsque mon âme a été en souffrance, j'avais à quelque degré négligé la prière.

O chrétiens ! voulez-vous être heureux ? Priez beaucoup. Voulez-vous être victorieux du monde ? Priez toujours davantage. Qui cesse de prier, cesse de combattre. C'est la prière qui préserve de la rouille les armes de l'enfant de Dieu. « Si les douze apôtres eux-mêmes revenaient à la vie, disait un chrétien éminent, et que; pour jouir de leurs entretiens, vous négligeassiez vos dévotions particulières, ils auraient porté le plus grave préjudice à vos âmes. »

La prière est le navire qui revient au port chargé du plus riche fret ; c'est le terrain qui rapporte à celui qui le cultive la plus abondante moisson. Mon frère, tu te plains de ne pas jouir d'une communion plus intime avec Dieu ; mais à qui la faute, je te le demande, si ce n'est à toi, - à toi, qui le matin prends à peine le temps, avant de courir à tes affaires temporelles, de prononcer, à la hâte, deux ou trois mots de prière, et qui rentrant le soir fatigué de corps et d'esprit, n'as pour ainsi dire, à consacrer à Dieu que les instants de rebut de ta journée ? - Et ce que dis aux individus, je le dis également aux Eglises. Si aujourd'hui il y a si peu de vie dans nos troupeaux, c'est parce qu'il n'y a pas plus de prières. Pour mon compte, j'ai la plus triste opinion des Eglises qui ne prient pas. Si je vais le dimanche de lieu, de culte en lieu de culte, je vois partout des auditoires considérables mais si je vais dans la semaine aux réunions de prières, je n'y trouve qu'une douzaine de personnes. Dieu peut-il nous bénir, Dieu peut répandre son Esprit sur nous, tant que les choses sont en cet état ? Sans doute, il pourrait faire, mais ce ne serait pas selon l'ordre de ses dispensations, car il dit expressément à Sion qu'elle enfantera des fils quand elle sera en travail d'enfant (Esa 56:8)

Mes frères, emportez dans vos cœurs cette pensée, qu'il nous faut plus, de prières. Allez et dites à votre pasteur que son troupeau ne prie pas assez. Engagez vos amis à prier avec vous.

Dussiez-vous même être seul, établissez une assemblée de prière ; et si on vous demande combien de personnes y assistaient, répondez sans hésiter : « Nous étions quatre ; car avec moi il y avait Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit, et nous avons joui ensemble d'une riche et intime communion. » - Si nos Eglises ne répandent devant Dieu comme des flots de supplications, je ne sais en vérité ce qui adviendra d'elles. Oh ! puisse le Seigneur nous réveiller tous, et nous exciter à crier vers lui, car alors la victoire sera à nous. Plût à Dieu, mes bien-aimés, que je pusse en cet instant même ranimer dans vos coeurs, par ma parole, la flamme vacillante de la lumière, en sorte, qu'en quittant ce lieu de culte, vous allassiez, chacun de votre côté, incendier pour ainsi dire vos familles, vos Eglises, vos alentours, jusqu'à ce qu'enfin l'Eglise de Christ tout entière, gagnée de proche en proche par ce saint embrasement, et s'offrant à Dieu en sacrifice vivant et saint, fît monter vers son trône comme une fumée d'adorations et de louanges !

En résumé, mes frères, voici ce que je vous dis : Si vous priez, vous avez dans ce fait même une preuve que vous êtes chrétiens ; moins vous priez, plus vous avez de raison de suspecter votre christianisme ; et si vous aviez eu le malheur de renoncer complètement à la prière, ce serait un signe que votre âme a cessé de respirer, ou plutôt qu'elle n'a jamais eu le souffle de la vie.

Mes dernières paroles sont pour les inconvertis.

Oh ! pécheurs, que ne donnerais-je pas en cet instant, pour me trouver ailleurs que dans cette chaire ; car si c'est déjà une chose solennelle, pour un prédicateur de l'Evangile, que de s'adresser aux croyants, qu'est-ce donc que d'avoir affaire avec vous ?... D'un côté, nous craignons de vous encourager par nos paroles à compter sur vos propres forces, et de l'autre, nous tremblons à l'idée de vous laisser dormir du fatal sommeil de l'indolence et d'une fausse sécurité. Je crois qu'il n'est pas de fidèle ministre du Seigneur qui ne se sente parfois embarrassé quant à la manière dont il convient de vous faire entendre la vérité ; - non pas que la nécessité de vous annoncer l'Evangile soit pour nous un sujet de doute, mais nous voudrions pouvoir vous l'annoncer de telle sorte que vos âmes fussent gagnées à Christ. Pour ce qui me regarde personnellement, je puis me comparer avec vérité à une sentinelle, qui, debout à son poste, est accablée de lassitude. Avec quelle énergie sa volonté se débat contre l'infirmité physique qui menace de la vaincre ! Le souvenir de sa responsabilité l'excite à de nouveaux efforts. Ce n'est pas le vouloir qui lui manque, c'est le pouvoir. Et moi de même, sentinelle du Seigneur, je souhaite ardemment d'être fidèle, mais en même temps le sentiment de mon incapacité pèse lourdement sur moi. Oh ! veuille le Saint-Esprit me venir en aide, et non seulement à moi, mais à tous mes collègues dans le ministère, afin que les uns et les autres nous nous appliquions à exalter, non point la liberté humaine ou la justice propre, mais uniquement la grâce qui est en Jésus !

Maintenant donc, ô pécheurs qui m'écoutez, je vous déclare hautement, solennellement, qu'une âme qui ne prie point est une âme qui n'a point Christ. Oui, j'en atteste le Dieu vivant, vous qui ne connaissez rien de la prière du coeur, êtes encore sans Dieu,, sans espérance, étrangers à la république d'Israël ! Vous qui ne savez pas ce que c'est que de gémir sur vos péchés, êtes complètement dépourvus de la piété qui sauve! Et souffrez que je vous demande si vous avez jamais sérieusement réfléchi à l'épouvantable état dans lequel vous vous trouvez. Vous êtes éloignés du Seigneur; par conséquent le Seigneur est irrité contre vous, car sa Parole nous déclare que le Dieu fort s'irrite tous les jours contre le méchant. Oh ! pécheur, lève tes yeux en haut. Ne vois-tu pas le regard courroucé de l'Eternel qui te suit en tous lieux ? Oh ! je t'en supplie, pour l'amour de toi-même, songe au sort qui t'attend, si tu vis et meurs sans prière ! Et ne te persuade point que la misérable prière que tu comptes peut-être prononcer à ton lit de mort te sauvera. De telles prières, je ne crains pas de dire, sont, pour la plupart, de lugubres comédies, et rien de plus ! c'est une monnaie qui n'a pas cours dans le ciel, car elle est marquée au coin de l'hypocrisie et faite de vil métal… Mondains qui m'écoutez, prenez donc garde ! Que ferez-vous quand la fin viendra? Il serait à désirer pour vous que la mort fût un éternel sommeil, - mais elle ne l'est point. L'enfer est une réalité, - réalité plus terrible qu'on ne saurait dire ! Je ne veux pas chercher à émouvoir vos imaginations en vous décrivant les tourments des damnés : Dieu veuille que vous ne les connaissiez jamais par expérience !... Oh ! qui pourrait concevoir les souffrances de cet infortuné, qui, du milieu de flammes dévorantes, s'écrie avec angoisse: « Que n'ai-je une goutte d'eau pour rafraîchir ma langue ! Voyez ses lèvres brûlantes, son visage contracté par l'excès de sa douleur... Mais encore, une fois, je ne veux point vous décrire cet horrible tableau. Qu'il me suffise de te dire, pauvre pécheur, que l'enfer des enfers sera pour toi la pensée de l'éternelle durée de ton supplice. Lorsque les damnés élèvent leurs regards vers le trône de Dieu, ils voient inscrite sur ce trône, cette irrévocable sentence.: POUR TOUJOURS! Lorsqu'ils secouent les chaînes brûlantes de leurs tourments, ces chaînes mêmes leur crient : POUR TOUJOURS ! Lorsqu'ils poussent des hurlements de désespoir, les échos infernaux leur répondent : POUR TOUJOURS ! O lamentable pensée ! Etre en enfer, et y être pour l'éternité !...

Mes frères, voulez-vous échapper aux peines éternelles, voulez-vous être au nombre des bienheureux ? sachez que la route du ciel ne se trouve que par la prière. Invoquez le Seigneur Jésus, demandez le Saint-Esprit, approchez-vous du trône de la grâce. Retournez; retournez ; et pourquoi mourriez-vous, ô maison d'Israël ? Je suis vivant, dit l'Eternel, que je ne prends point plaisir à la mort du pécheur, mais plutôt qu'il se détourne de son mauvais train et qu'il vive. Le Seigneur est miséricordieux et plein de compassion. Allons donc à lui en disant : « Il guérira nos rébellions, il nous aimera de bon cœur, il nous pardonnera abondamment, pour l'amour de son Fils. »

Oh ! si je pouvais en ce jour gagner une seule âme, je serais satisfait. Si j'en gagnais vingt, quelle ne serait pas ma joie ! Plus j'attirerai d'âmes à Christ, plus nombreuses seront les couronnes qui ceindront mon front..... Mais qu'ai-je dit ? Non, Seigneur Jésus, elles ne ceindront point mon front, car je les jetterai toutes à tes pieds, en te disant : « Non point à moi; ô Eternel, non point à moi, mais qu'à ton nom soit la gloire, aux siècles des siècles ! »

Charles Spurgeon






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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Nous sommes lundi 25 Octobre 2021



DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE
  1. La conviction apportée par le Saint-Esprit

  2. Les racines juives du baptême

  3. Grâce, gloire, abondance, comble, plénitude et richesse

  4. Psaumes 23 Le bon berger

  5. Où vont les animaux après leur mort ?

  6. Canevas pour sermon sur le mariage

  7. Promesses de protection angélique

  8. Bénis et favorisés

  9. Mon témoignage du ciel (Jesse Du Plantis)

  10. La réconciliation offerte à tous mais pas reçue par tous

  11. La colère de Dieu qui se manifeste depuis que Jésus l'a subie sur la croix

  12. Est-ce que les tremblements de terre sont des jugements punitifs envoyés par Dieu ?

  13. Ce n'est pas parce que nous citons la Bible que nous sommes dans la foi !

  14. Vous qui avez mis votre foi en Jésus, vous n'êtes plus maudis, vous êtes bénis !

  15. Ananias et Saphira étaient-ils nés de nouveau ?

  16. Les religieux ne voient pas Dieu agir au présent

  17. Nous sommes des perles de grand prix !

  18. Les promesses ont une date d'exaucement

  19. Jésus-Christ est le premier-né de la création

  20. Tous ceux qui prendront l’épée mourront par l’épée

  21. Les prophéties sur Jésus qui se sont réalisées

  22. Les conséquences des déficits astronomiques dans les budgets gouvernementaux

  23. La nourriture d'un ressuscité !

  24. Doit-on prier les yeux fermés ?

  25. Les anges nous exhortent à nous souvenir des paroles de Jésus et nous activer

  26. Comment avoir un coeur brûlant pour le Seigneur

  27. Deux sources de peur ; l'insuffisance et la faute

  28. Dans la dispensation de l'église, les chrétiens doivent-ils donner la dîme ?

  29. Est-ce qu'une personne peut exercer plus qu'un des cinq ministères mentionnés dans Éphésiens 4:11 ?

  30. Que faire quand on n'est pas d'accord avec l'autorité ecclésiale en place ?

  31. Est-ce une bonne prière de demander au Seigneur Jésus de nous augmenter la foi ?

  32. La peur nous tire vers le bas tandis que la foi nous tire vers le haut

  33. Que dire au sujet des pasteurs très riches ?

  34. Dieu est un Dieu surprenant qui surprend les hommes et même aussi les anges !

  35. Jésus se fait des ennemis en déclarant qu'il est maître du sabbat

  36. L'insigne honneur imposé de force à Simon de Cyrène

  37. Suivre Jésus pour toute sorte de raisons

  38. Comment lire la Bible de manière stratégique

  39. Que Jésus voulait-il dire en parlant que le nom du Père soit sanctifié ?

  40. Comment se comporter avec un frère ou une sœur qui nous a offensé

  41. Où sont les morts en Christ présentement ?

  42. Fais attention !

  43. Pardon accordé par Jésus qui avait été livré aux mains des pécheurs

  44. Serviteurs de Christ et de sa Parole

  45. Le péché te prive de la gloire communiquée gracieusement par la communion avec Dieu

  46. Est-ce que Judas n'avait pas le choix de trahir Jésus ?

  47. L'ange Gabriel

  48. Pouvons-nous parler aux anges ?

  49. Le vœu ; promesse solennelle à prendre très au sérieux

  50. Dehors, l'intrus!

  51. La rigueur journalistique du médecin Luc

  52. Jésus a été maudit pour nous sur la croix

  53. Autonomie de batterie de véhicule électrique miraculeusement prolongée

  54. Tanné de toujours retomber dans le même péché ?

  55. La souffrance de Dieu

  56. La colère qui rend myope !

  57. Est-ce qu'on peut croire en Jésus et ne pas pourtant être sauvé parce qu'il n'est pas le seigneur de notre vie et qu'on vit comme on veut ?

  58. La vie d'un ressuscité au ciel !

  59. Le chien est considéré le meilleur ami de l'homme, mais pas dans la Bible !

  60. Serviteur fidèle comme un chien et prudent comme un serpent !

  61. Depuis toujours, Jésus savait ce qui l'attendrait en venant sur terre

  62. Vous n'arrivez pas à votre débarrasser d'un péché sexuel ?

  63. La provision est celle qui a été prévue par le pourvoyeur pour voir la vision s'accomplir

  64. L'alliance de Dieu avec les animaux

  65. Les INTELLECTUELS et la Bible

  66. Dieu fait tout ce qu'il veut ... dans son royaume au ciel !

  67. Votre sécurité humaine est le cercueil de votre destinée !

  68. Est ce que les cochons sont méchants ? Pourquoi Jésus chassent les démons dans les cochons ?

  69. Autorité déléguée pendant que le Roi est en voyage

  70. Attention aux demi-vérités voleuses de destinée!

  71. Une minorité de sauvés nombreuse au point où elle ne peut être humainement comptée !

  72. Comment se manifeste la foi rapportée dans les évangiles ?

  73. Certains ont un Christ embryonnaire en eux, c'est un état sérieusement critique !

  74. Le Seigneur en a besoin

  75. Qu’est-ce que tu veux que Dieu fasse pour toi ?

  76. Quand le royaume de Dieu se manifeste avec une grande puissance

  77. Il y a des coutumes qui sont bonnes à observer

  78. Jésus est le Roi qui va régner selon ses termes !

  79. Honneur au donneur !

  80. La deuxième multiplication des pains plus productive que la première

  81. La tradition ecclésiastique freine des manifestations du Saint-Esprit

  82. La ruse en utilisant un moyen détourné pour en arriver à ses fins au détriment des autres

  83. La première multiplication des pains examinée

  84. Ce que Jésus dit est vrai pour ceux à qui il s'adressait

  85. Démocratie versus théocratie dans la société et dans l'église

  86. Affolement, stupéfaction et étonnement sont les marques du chrétien dont le coeur endurci qui est devenu lent à comprendre

  87. Voyons ce que cela donne quand des inconvertis font de la théologie !

  88. La sagesse qui vient d'en haut

  89. Est-ce une obligation d'aller évangéliser deux par deux ?

  90. Ma fille, ta foi t’a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal

  91. Elle avait entendu parler de Jésus

  92. L’évangélisation en dehors d'Israël au temps de Jésus

  93. L’évangélisation se fait principalement avec deux approches

  94. Conjurer au nom de Dieu, qu'est-ce que cela signifie ?

  95. Le jeûne imprévu mais imposée par les circonstances

  96. Recommander, réprimer, réprimander, censurer et menacer traduisent le même mot en grec !

  97. Se lancer sur Jésus pour le toucher et être ainsi guéri !

  98. Explorons le lieu secret, notre Père nous le rendra

  99. Doit-on nécessairement rompre le pain pour prendre le repas du Seigneur ?

  100. Une grande grâce peut reposer sur vous !

  101. L'incompréhension qui suscite de fausses conclusions

  102. Les maladies et les infirmités sont-elles toujours d'origine démoniaque ?

  103. Voyons don !

  104. Stimulez votre foi !

  105. Le Seigneur Jésus, le Christ qui est l'oint de Dieu

  106. Pourquoi Jésus ordonne-t-il qu'on prie pour ceux qui nous persécutent ?

  107. Pourquoi désigne-t-on Dieu comme le Père des lumières ?

  108. Que va-t-il se passer avec nos animaux de compagnie lors de notre enlèvement avec Jésus dans le ciel ?

  109. Dieu ne fait pas seulement suggérer aux hommes de se repentir, il l'ordonne !

  110. Le serviteur inutile de Luc 17 n'est pas le serviteur inutile de Matthieu 25 !

  111. Pour un mariage TRÈS TRÈS BON !

  112. Non pas des serviteurs inutiles mais plutôt des serviteurs sans mérite particulier

  113. Approche différente dans la prière entre un religieux et un enfant de Dieu

  114. La compassion pour ceux qui sont en prison pousse à prier pour eux

  115. Comment comprendre Matthieu 24 où Jésus parle en privé à ses disciples des événements futurs ?

  116. Les multiples facettes de l'évangile illustrées par les qualificatifs qui y sont ajoutés

  117. Est-ce que Jésus revient bientôt ?

  118. Dieu peut faire périr l'âme et le corps dans la Géhenne

  119. Jésus est le plus grand des prophètes

  120. Comment distinguer l'hypocrisie dans un religieux ?

  121. Comment Jésus peut être le fils de David qui l'appelle Seigneur ?

  122. Huit fois où des opposants à Jésus ont dit la vérité à son sujet !

  123. Jésus prophétise son sort et celui de son peuple rebelle en donnant la parabole des vignerons

  124. Puissance sous l'autorité divine déléguée

  125. Pouvons-nous avoir de bonnes raisons pour s'indigner ?

  126. Ce que le diable offre, ce ne sont que des mensonges ou des demie-vérités à notre désavantage

  127. L'intercession extraordinairement puissante du Saint-Esprit

  128. L'intercession vue au travers des mots grec employés

  129. L'orgueil et ses trois formes de variants contagieux

  130. Doit-on éviter les amis qui ne marchent pas avec Dieu ?

  131. Le jeûne du combattant

  132. Voir les choses du bon côté, c'est meilleur pour le moral !

  133. Glorifie Dieu en prenant soin de ton corps et de ton coeur

  134. Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière

  135. Grâce, miséricorde et paix sont disponibles !

  136. Là où sera le cadavre, là se rassembleront les aigles

  137. Jésus annonce sept fois sa mort et sa résurrection

  138. Quel est ce type de démon qui ne sort que par la prière ?

  139. Les ouvriers de la dernière heure

  140. Le renouvellement de toutes choses pendant le millénium

  141. Comment couvrir les fautes avec amour ?

  142. La volonté du Bon Berger, c'est de sauver TOUTES ses brebis

  143. Dieu s'active durant notre sommeil

  144. Raisons bidons qui couvrent de ridicule

  145. Qu'est-ce que la loi spirituelle de la double référence ?

  146. Que veux dire avoir faim et soif de justice, rechercher la justice, pratiquer la justice, venir dans la voie de la justice ?

  147. La femme de mes rêves !

  148. On reconnaît un chrétien à son comportement comme on reconnaît un arbre à ses fruits

  149. Doit-on briser des liens générationnels après notre conversion ?

  150. La prière active l'intervention divine et la persévérance dans la prière accélère l'intervention angélique

  151. Les sentiments parfois surprenants de Jésus

  152. Tout ce que vous demanderez en mon nom avec foi par la prière, je le ferai

  153. Tes prières d’intercession pour ta famille pourraient un jour te sauver la vie !

  154. Je suis l'Eternel, celui qui te guérit

  155. En quoi consiste le levain des pharisiens dont on doit se méfier et s'abstenir ?

  156. Le Seigneur en a besoin

  157. La tradition qui étouffe la manifestation de l'amour

  158. Parfaitement sauvés, délivrés et guéris !

  159. Que nos yeux s'ouvrent sur la vraie réalité !

  160. Jouer pour gagner

  161. Mathématiques divines : Faucon + Yaka = Rhema !

  162. Mathématiques divines : Faucon + Yaka = Rhema !

  163. Pouvons-nous accepter des transfusions sanguines ou non ?

  164. Un lieu de repos inusité pour Dieu

  165. L'origine de la chute de cheveux se trouve dans son expression même : la Chute !

  166. Saviez-vous que la religion est une M.T.S. ?

  167. Emmanuel, Dieu avec nous dans nos joies et nos peines

  168. La détermination inarrêtable de la foi

  169. Avez-vous le cœur endurci ? Êtes-vous encore sans intelligence ? N'avez-vous pas de mémoire ?

  170. C'est la guérison qui glorifie Dieu, pas la maladie !

  171. Pourquoi Dieu a-t-il rejeté l'offrande de Caïn ?

  172. Fabriqués à partir de la poussière qu'on piétine

  173. Êtes-vous étonnés par la réaction de Jésus de maudire un figuier et le faire mourir parce qu'il ne portait pas de fruits ?

  174. Comment vivre dans ce monde sans être affecté par le péché

  175. Les choses anciennes et les choses nouvelles

  176. La perle de grand prix

  177. Comment se procurer la perle de grand prix

  178. Un coup de filet !

  179. Dieu est toujours celui qui guérit, que ce soit instantané ou progressivement (Joël Spinks)

  180. L'Église et la grande commission

  181. Changer pour le meilleur

  182. Nous serons lumineux comme le soleil !

  183. La fondation du monde

  184. Le levain dans le royaume des cieux n'est pas l'idée de Dieu

  185. Un plan de moutarde peut-il devenir un arbre ?

  186. Sauver de ses péchés

  187. Est-ce que Marie est demeurée vierge toute sa vie ?

  188. La moisson est grande et elle est prête !

  189. Attention aux détails quand vous lisez, un panier n'est pas une corbeille !

  190. Le rendement dépend de la qualité du terrain et la qualité du terrain dépend du niveau de compréhension

  191. Servir Dieu ou Mamon, c'est choisir entre deux systèmes économiques dans deux royaumes différents

  192. Que signifie «être scandalisé» dans la Bible ?

  193. Qu'est-ce qui fait que le quatrième type de terrain soit de la bonne terre ? - Un coup de chance ?

  194. L'esprit de pauvreté nous incite à accepter des choix qui sont bons juste en apparence (pst Joël Spinks)

  195. Cherchez à comprendre et appliquer les lois du royaume de Dieu

  196. Voici qui sont vraiment ma mère et mes frères

  197. La dynamique relationnelle entre les démons et les hommes

  198. Un seul signe accordé par Jésus

  199. Races de vipères

  200. Le tout-puissant Saint-Esprit fait descendre le royaume de Dieu

  201. Prophétie d'Ésaïe 42:1-4 réalisée par Jésus

  202. Jésus est le maître du sabbat

  203. L'union décuple la force !

  204. Votre connaissance de votre identité en Christ vous procure le courage et la persévérance pour la victoire dans l'épreuve

  205. Puis-je prendre la sainte Cène seul à la maison ?

  206. C'est une grande joie de rencontrer Jésus !

  207. La naissance virginale de Jésus

  208. Jésus pleinement Dieu et pleinement homme

  209. La consolation au milieu d'un monde sans pitié

  210. C'est une question de goût !

  211. Dieu ne demeure pas impassible devant l'aumône faite de bon coeur

  212. C'est le temps de se lever pour Jésus !

  213. Générosité de Dieu envers Jésus et envers nous

  214. Quelle est la distinction entre la repentance et la conversion ?

  215. Jésus vient sauver son peuple de ses péchés !

  216. Ne soyez pas des roseaux agités par le vent !

  217. Semez avec joie plutôt qu'avec larmes !

  218. Comment se débarrasser d'un mari de nuit ?

  219. Tout est accompli, tetelestai en grec, mais qu'est-ce que Jean voulait faire passer comme message en citant Jésus ainsi ?

  220. Accueillir c'est recevoir à un niveau plus élevé !

  221. La bonne nouvelle est une bonne nouvelle !

  222. Est-ce que toute notre famille sera sauvée ?

  223. Il y a une parole pour vous

  224. La foi dans les lois spirituelles est-elle un retour à une forme de légalisme ?

  225. Comment être digne de Jésus?

  226. Priez sans cesse, est-ce prier sans arrêt ?

  227. La prière aux morts pour leur demander de l'aide

  228. Est-ce que notre intercession en faveur des gens malades est efficace
    quand ceux-ci entretiennent leur maladie en parlant d'elle constamment ?

  229. L'infidélité à Dieu est vue comme une maladie de l'âme que Dieu veut guérir

  230. Trois volets dans la façon de Jésus d'annoncer la bonne nouvelle

  231. Notre comportement peut-il modifier la durée de notre vie ?

  232. Vin nouveau et outres renouvelées

  233. L'activité démoniaque cherche à demeurer cachée, exposée elle perd son influence

  234. Les différents sens des douleurs de l'enfantement dans la Bible

  235. DON - AUTORITÉ - GUÉRISON - GLOIRE

  236. Comment comprendre la perte d'un proche pour lequel on a prié avec foi ?

  237. Celui qui pointe et celle qui s'ouvre

  238. Tremblements de terre d'origine surnaturelle

  239. Les diverses tentatives du diable pour faire mourir Jésus

  240. L'exorcisme avant et après la Pentecôte

  241. La compréhension grandissante de l'autorité déléguée augmente la foi

  242. 6 balises sur le chemin de la PERSÉCUTION

  243. Respecter ou résister et même renverser les autorités ?

  244. Pas besoin de se faire enseigner, selon certains, car ils ont le Saint-Esprit et la Bible pour ce faire !

  245. Sois audacieux, vas-y avec cette force que tu as !

  246. Comment devenir un HOMME !

  247. Matthieu 8:2 Rendre hommage ou adorer Jésus ?

  248. Que signifie naître d'eau et d'esprit ?

  249. Soyez reconnaissants de ne pas être traités comme vous le méritez !

  250. Le Seigneur Jésus a des ennemis et les ennemis de notre Seigneur sont nos ennemis !

  251. Quatre étapes dans la venue du ROYAUME DE DIEU sur terre

  252. À qui Dieu a-t-il donné son Fils unique ?

  253. Job 3:25-26 vs Actes 16:22-25 Notre attitude peut raccourcir ou rallonger le temps de l'épreuve!

  254. Job 3:25-26 vs David - Psaumes 119:39 Deux attitudes différentes face à l'adversité

  255. Qui est représenté par le serviteur sans habit de noce ?

  256. Voir la gloire de Dieu permet de supporter l'insupportable

  257. Gardez espoir, la ruine qui mène à la perdition peut être réversible !

  258. Pardonner n'est pas un exploit, c'est un ordre auquel on obéit par la foi

  259. Demandez des bonnes choses au bon Père, c'est une bonne garantie de les recevoir !

  260. Dans 1Pierre 1:3, est-ce que les élus concernent les juifs ou les chrétiens ?

  261. Pourquoi Paul alterne-t-il entre le «nous» et le «vous» dans son épître aux Éphésiens ?

  262. Job 14:15-22 Job pensait que Dieu le poursuivait sans espoir de répit !

  263. Job 14:7-14 Juste une vie à vivre, pas de réincarnation !

  264. La foi te fait passer de victime vaincue à Vaillant Victorieux

  265. La Parole, c'est quelque chose de puissant !

  266. Comment comprendre qu'un Dieu d'amour puisse aimer Jacob et détester Ésaü ?

  267. Célibataires, calculez bien votre affaire !

  268. Que signifie lancer un anathème sur quelqu'un ?

  269. Comment exercer l'autorité pour chasser les démons

  270. Comment marcher par la foi ?

  271. Oppression gouvernementale croissante envers le christianisme

  272. Les collecteurs d'impôt sont des terminators !

  273. Chrétien, tu es redoutable !

  274. Coucou, quelqu'un te parle !

  275. La neutralité est une posture d'imposture !, c'est de la lâcheté

  276. Ne soyons pas fatalistes ni au neutre

  277. Ta nature dicte ton état, pas tes circonstances

  278. Dans Matthieu 8:10-13, à quoi se réfèrent les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents ?

  279. Votre faim et soif de justice doit dépasser celle des Pharisiens !

  280. Job 14:1-6 La brièveté de la vie humaine si fragile

  281. Visons la vision !

  282. Comment va-t-on juger les anges ?

  283. Redressons ce qui est courbé et rendons droit les sentiers du Seigneur !

  284. Vertus fortifiantes des raisins et des pommes reconnues dans la Parole de Dieu

  285. Les hommes auront-ils des femmes dans le millénium ?

  286. Étude exhaustive sur l'adoration dans la Bible

  287. Job 13:22-28 Désirer connaître en quoi nous avons fauté pour changer

  288. Imaginer c'est bien, parler c'est bon, agir c'est mieux !

  289. S'imaginer le meilleur en faisant face à la pire des situations

  290. Pourquoi Satan cherchait-il toujours à tuer le Messie ?

  291. Job 13:20-21 Il y a des questions qui ne sont pas bonnes à poser

  292. Job 13:6-19 Demande de pouvoir prendre la parole pour défendre sa cause

  293. Nos paroles sont des balises qui tracent notre destinée !

  294. La grâce manifestée aux femmes qui ont eu un départ difficile

  295. Résultats non garantis avec la formation des ouvriers !

  296. Job 13:1-5 Les moralisateurs qui font suer ceux qui souffrent au lieu de les consoler !

  297. Les relations évolutives

  298. Les jugements de Dieu exercés dans le livre de Daniel ne sont pas tous négatifs

VIDÉO du mois - message apporté lors de la nuit de prière

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