Puis,
selon son habitude, il ouvrit la parole de Dieu pour y puiser la réponse.
Dans le Psaume ''8, au verset '7, Dieu lui donna cette promesse :
"Je ne mourrai pas, je vivrai, et je raconterai les oeuvres de l'Eternel.
" Dès lors, ces paroles constituèrent pour ce jeune père
la promesse que son fils vivrait et qu'il servirait le Seigneur. Et mon
père avait raison, puisque, au delà de 70 ans plus tard,
me voici! Mais dans ma prime enfance mon père a cherché à
s'appuyer de toutes ses forces sur cette promesse. En effet, le simple
fait de rester en vie fut pour moi une suite de luttes terribles.
A l'âge de 2 mois, je contractai
une double pneumonie et la coqueluche. Une infirmière visiteuse
venue aider ma mère, annonça à mon père que
j'étais mort. Mon père lui dit : "Ne dites rien à
sa mère. Il n'est pas mort." Il s'agenouilla près de mon
petit lit et rappela à Dieu Sa promesse, jusqu'à ce qu'il
fût satisfait de la réponse de Dieu et qu'il sût que
la crise était passée. Je devais avoir environ un an, lorsque
mes parents acquirent la certitude que j'étais atteint de strabisme.
Il ne s'agissait pas d'une simple faiblesse, mais d'un défaut
permanent assez prononcé. Un jour, après avoir joint leurs
mains au dessus de mon lit, ils me les imposèrent et demandèrent
à Dieu de redresser ma vue. Et Il le fit! (Je ne suis pas très
beau aujourd'hui, mais je devais être dix fois pire lorsque j'étais
un bébé qui louchait!)
Avant d'atteindre ma troisième
année, j'attrapai la diphtérie, et, encore une fois, quelqu'un
vint à la maison et me déclara mort. "Surtout n'en parlez
à personne", dit mon père. S'enfermant dans ma chambre, il
s'agenouilla près de mon lit, prit ma main dans la sienne et n'eut
de cesse que je bouge. Alors seulement, il se leva, remercia le Seigneur
et s'en fut dire à ma mère que tout allait bien. Je n'avais
pas encore quatre ans, lorsqu'un jour une infirmière se présenta
à la maison. Elle s'entendit dire par mes parents : "notre fils
semble posséder une intelligence normale. " "Mais Richard ne marche
pas, et nous n'arrivons pas à le faire parler. " A 4 ans, je n'avais
même pas encore pu prononcer "maman "et "papa ". Au lieu de cela,
j'émettais des sons pour me faire comprendre et obtenir ce que je
voulais.
L'infirmière examina l'intérieur
de ma bouche et dit : "Révérend Harvey, votre fils souffre
d'une sévère malformation de la langue. Celle-ci est entravée
dans ses mouvements par une fibre située en dessous de la langue.
Après le départ de l'infirmière, ma mère et
mon père s'agenouillèrent près de moi ils m'imposèrent
les mains et se mirent à prier. Une fois de plus, mon père
cita la promesse : "je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les oeuvres
de l'Eternel. " Il dit à Dieu dans sa prière : "Seigneur,
non seulement Tu as affirmé que mon fils vivrait et qu'il ne mourrait
pas, mais aussi qu'il raconterait les ouvres de l'Eternel. Comment peut-il
raconter tes oeuvres s'il a la langue liée? "
Dieu délia ma langue! Parfois
il m'arrive de penser que Son travail a dû être trop bien fait,
car ce petit membre m'a déjà souvent mis dans l'embarras!
J'ai commencé à parler à l'âge de quatre ans,
et aux dires de certains membres de ma famille, il ne m'a fallut que deux
ans pour rattraper le temps perdu. "
La guérison ne s'obtient
que dans la soumission à Dieu et dans la confession des péchés.
-Richard jeune homme ne voulait
pour rien au monde être pasteur ou missionnaire car les maigres revenus
de son père qui était pasteur les obligeaient à vivre
dans des conditions difficiles et dans la privation. Mais voici que Dieu
rattrape ce Jonas du 20ème siècle. «J'avais 18 ans,
lorsque j'assistai, au cours de l'été, à une conférence biblique et missionnaire à
Beulah... En me promenant sur le site où avait lieu la conférence,
je fis la rencontre de l'évangéliste invitée : Mme
Cora Rudy Turnbull. C'était elle qui m'avait amené à
Jésus Christ quand j'avais huit ans. "Quelle heureuse surprise",
s'exclama l'évangéliste. Et après quelques réflexions
plaisantes, elle demanda : «A propos, Richard, as-tu déjà
donné ta vie au Seigneur Jésus?"
Je me redressai, et plongeant mon
regard dans les yeux de la dame, je répondis : «si vous entendez
par là que je veux devenir prédicateur ou missionnaire, alors
absolument pas!" «Et pourquoi pas?" demanda-t-elle. Je répliquai
: «Je voudrais pouvoir manger comme et quand cela me plaît,
et je voudrais pouvoir m'habiller comme et quand j'en ai envie." "N'as-tu
pas toujours eu de quoi manger et de quoi te vêtir?" demanda-t-elle.
"Oui, si manger signifie pour vous n'avoir que des oeufs pour toute nourriture
pendant trente huit jours, et si vous qualifiez de vêtements les
restes vestimentaires confectionnés à partir de personnes
décédées. J'ai 17 ans révolus et je n'ai eu
droit, jusqu'ici, qu'à un seul costume neuf sorti tout droit du
magasin. La vie missionnaire? Très peu pour moi, merci!" "Richard,
à partir de maintenant je vais prier pour toi chaque jour de l'année
qui s'en vient." "Allez-y, si vous pensez qu'il en sortira quelque chose
de bon", dis-je et je la quittai sur ces mots. Aussi extraordinaire que
cela puisse paraître, je rencontrai de nouveau cette même évangéliste
presqu'au même endroit l'été suivant. "ça par
exemple! Toi ici Richard! Quelle joie de te revoir. Te souviens-tu de notre
conversation de l'an dernier?" "Oui, certes." "Eh bien, qu'en penses-tu
aujourd'hui?" Sans hésitation et avec un sourire forcé, je
répondis : "J'en pense exactement la même chose que l'an passé!"
L'évangéliste sembla quelque peu surprise. "Richard, avoua-t-elle,
je n'ai pas tenu pleinement ma promesse de prier pour toi chaque jour, quoique je
l'aie fait à maintes reprises. Je suppose que je devrai me mettre
à prier tous les jours sans exception cette année." Ce à
quoi je répondis : "Les résultats seront sans doute aussi
probants que ceux de l'an dernier. " Et une fois de plus, je pris congé
d'elle.
A l'automne, je partis pour le collège,
mais au cours de la session printanière je tombai sérieusement
malade. Les pasteurs et anciens prièrent pour moi, mais mon état
empira. A bout de ressources, le pasteur, le Révérend P.R. Hyde,
avec qui je logeai au presbytère, téléphona à
mon père et lui demanda de venir me chercher. A la maison, ma température
continua de grimper, atteignant la côte d'alerte et mettant mes parents
au désespoir. Mon père demanda aux anciens de l'église
de venir prier pour moi et de passer toute la nuit chez nous, si nécessaire.
Ils vinrent, en effet, et prièrent; vers minuit le
principal des anciens pénétra dans la chambre (je venais
de sortir d'un accès de délire dû à une violente
fièvre). S'étant approché de mon lit, il dit doucement
:"Richard, mes prières pour toi ne montent pas plus haut que le
plafond. Dieu fait la sourde oreille. Il doit y avoir quelque chose entre
Lui et toi. Notre présence ici est donc absolument inutile. Lorsque
tu auras réglé ce qui ne va pas entre Dieu et toi, alors
seulement tu seras guéri." Il prit son chapeau et disparut, suivi
des autres anciens. Evidemment, je savais ce qui n'allait pas entre Dieu
et moi. Néanmoins, je continuai à Lui opposer une résistance
opiniâtre. Lorsqu'à l'aube, je pris conscience qu'il n'y avait
pour moi d'autre alternative que la vie ou la mort, je capitulai. "Oh,
Dieu, veuille pardonner mon entêtement et mon obstination à
vouloir vivre comme je l'entends, et guéris-moi, je t'en prie. Je
m'engage à prêcher ou à faire n'importe quelle autre
chose que Tu me demanderas de faire." La fièvre tomba presque instantanément.
Je me mis à transpirer si abondamment que plusieurs draps de flanelle
furent imbibés de sueur. J'étais sauvé!"
-''Un soir vers minuit, des coups
furent frappés à la porte d'entrée. J'entendis une
voix appeler sur un ton désespéré : "Pasteur, pasteur."...Un
jeune homme se tenait sur la porte d'entrée et criait :''Maman est
en train de mourir et elle vous réclame.''... Nous nous précipitâmes
dans le maison et trouvâmes la mère enroulée dans un
drap de lit, se tortillant et gémissant, allant même parfois
jusqu'à hurler de douleur. Je m'agenouillai près de son lit
et priai. Je restai là environ une heure, implorant Dieu
d'intervenir en sa faveur. L'odeur
fétide que dégageait la maladie commençait à
m'incommoder, et je dus me retirer dans la pièce voisine que je
ne tardais pas à arpenter de long en large, l'esprit en prière.
Vers 3 heures du matin, la malade me fit demander à son chevet.
"Pasteur, je vais mourir d'un moment à l'autre, et je ne veux pas
affronter Jésus Christ avec toutes les critiques dont était
rempli mon cour à votre sujet, et que j'ai colportées
tout autour e moi. Je vous supplie de me pardonner. Dites, le voulez-vous?"
"très certainement. Je vous pardonne."
L'instant suivant, elle essaya fébrilement
d'atteindre un seau en dessous du lit... Elle fut prise de nausées
et son visage vira au violet. Son mari lui administra quelques solides
tapes dans le dos et essaya de lui venir en aide. Elle enfonça son
doigt dans le fond de sa gorge et se mit à tirer. Ce faisant, elle
extirpa du fond de sa gorge, un cancer, ses racines, et tout le reste.
La puanteur était quasi insoutenable, mais la malade fut sauvée!''