Témoigner de sa foi dans le sport
La religion qui vaut son sel embrasse tous les aspects de la vie, pas seulement la vie intérieure du coeur, l'heure du service dominical ou l'intimité de la famille et des amis. Un croyant sérieux qui pratique un sport, pratique aussi cette activité à la lumière de sa foi. Alors il ne fait aucun doute que le sport peut porter un sens spirituel. Une question plus difficile concerne la manière d'exprimer ses convictions religieuses dans le sport.
Une option est de simplement caché sa foi. Cette approche est prise par plusieurs personnes religieuses dans d'autres domaines de la foi - le travail, la politique, l'éducation et la vie d'artiste. La religion leur sert de motivation ou peut-être de base d'éthique pouvant être partagée avec d'autres personnes séelctionnées sur le tri. Plusieurs préfèrent garder leur foi privée, pour quelques bonnes raisons et plusieurs mauvaises raisons. Le problème avec cette approche cachée est que tous ces domaines de la vie peuvent et seront remplis par d'autres significations et valeurs, certaines d'entre elles contraires à ce que les gens religieux croient. Aucun de ces domaines de la vie ne sont neutres. Ils comportent tous des significations et des valeurs. Pourquoi les significations et les valeurs religieuses se verraient-elles refuser leur part dans les significations et les valeurs du sport ? Pourquoi le sport devrait-il être complètement séculier ?

Comme je viens de le démontrer, cela ne devrait pas être ainsi. La vraie religion englobe tout. Mais la religion peut être aussi abusée, comme c'est souvent le cas dans le sport. Il y a abus quand le divin est manipulé par un joueur pour sa propre utilité. La religion est tournée ainsi en une formule magique par laquelle on essaie de pousser le Créateur omnipotent et majestueux à faire ce qu'on veut. Par exemple, faire son signe de croix avant un lancer franc au basketball ou une présence à la plaque au baseball ou encore prier pour la victoire. Si je suis heureux de savoir que ce joueur est chrétien, je me demande s'il a une notion mature de Dieu. Pourquoi Dieu préfèrerait qu'il gagne plutôt que son adversaire ? Plus sérieusement, pourquoi devrait-il être concerné ? (Un de mes moments de clarté religieuse fut de refuser de prier pour la victoire avant un caucus d'avant-match institué par mon gérant d'équipe de football collégial. Peut-être aurais-je dû les joindre, on perdrait habituellement.)

On abuse à nouveau quand on insère des gestes religieux directement dans la performance sportive. Montrer le doigt vers le ciel, la prière dans la zone des buts, le signe de croix après un triomphe athlétique semblent tous violer l'intégrité du rôle primordial de l'athlète. (...) Il est vrai que c'est bien mieux que l'athlète pointe le ciel plutôt que soi-même après une performance particulièrement réussie. Mais c'est difficle de ne pas avoir l'impression que le joueur fusionne son triomphe avec la volonté de Dieu. Si le joueur était consistant, il pointerait aussi en direction du ciel pour marquer le jugement de Dieu après que son tir soit bloqué ou qu'il soit retiré sur des prises au baseball. Je n'ai pas vu cela dernièrement.

Quelle place reste-t-il à l'expression religieuse ? Tout d'abord, on peut donner publiquement une interprétation religieuse de sa participation à un sport. Quand le sprinter dans les Chariots de feux dit à sa soeur pieuse que quand il court «Je ressens Son plaisir», il énonce une profonde joie que les athlètes expérimentent quand leur performance est à leur sommet. En tant que joueur de tennis assez potable, j'ai un sentiment sacremental (petit "s") d'union quand la pensée et le corps opèrent dans une belle harmonie pour propulser cette balle au-dessus du filet sur un beau court de tennis lors d'un matin ensoleillé. On n'a pas besoin de garder pour soi cette grande sensation.

Plusieurs excellents athlètes ont un profond sentiment de gratitude envers Dieu pour les talents qu'il leur a donnés, et c'est rafraîchissant de les entendre le mentionner quand on les interview à propos de leurs accomplissements. De plus, c'est touchant d'écouter les expressions de gratitude envers ceux qui les ont aidé en cours de route, incluant leurs coéquipiers. La prière avant les parties est une pratique commune qui est certainement appropriée si elle implique la supplication pour le jeu dans les règles et la protection des blessures. (Je dois ajuster que cela semble curieux de prier pour la sécurité dans un sport qui est dangereux en soi, comme le football ou la course automobile. Les joueurs se placent intentionnellement eux-mêmes dans un rôle dangereux et en même temps prient Dieu de les protéger. Vers la fin de ma carrière de footballeur, j'ajoutais une requête de repentance à Dieu dans ma prière privée d'avant-match pour me placer dans une position où je pourrais être blessé.)

C'est aussi approprié pour les équipes adverses de se rassembler ensemble après une partie et de rendre grâces pour l'opportunité de jouer et pour avoir été exempts de blessures. De tels rituels sont souvent des occasions de réconciliation après la fin d'une compétition féroce. Des croyants sérieux peuvent aussi témoigner du fait que leur foi passe avant leur sport en refusant de violer leurs pratiques religieuses. Sandy Koufax, le grand lanceur juif au baseball, refusait de lancer le samedi, le jour du sabbat. De même, c'est un signe qu'on prend la religion au sérieux quand des joueurs sont capables de reconnaître publiquement qu'il y a des choses dans la vie bien plus importantes que le succès sportif. Ceux qui ont une foi mature ne confondent pas le sort des Redskins de Washington avec le salut de leurs âmes.

Je ne dénigre certainement pas les athlètes qui emploient leur célébrité pour faire avance leurs causes religieuses, comme plusieurs l'ont fait, depuis Bob Richards à Reggie White. C'est bien plus noble que de vendre du Viagra. Finalement, la religion dans le sport peut et devrait élever le respect pour l'adversaire et la civilité envers les officiels. C'est impressionnant de voir des joueurs aider leurs adversaires à se relever du sol, pas seulement leurs coéquipiers.

Traduction d'un texte anglais par Robert Benne
Directeur du Roanoke College Center for Religion and Society
Quart-arrière de l'équipe de football du Midland College (NE) qui a perdu quatre années en lignes (1955-58) contre l'équipe du Hastings College mené par le quart-arrière Tom Osborne.




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