Bonjour à tous,
le message de ce matin se portera sur le repas du Seigneur. Par la
grâce de Dieu,
nous allons examiner ensemble 6 différents aspects de la sainte
Cène et leurs
applications pour nos vies.
Mais avant toutes choses,
j'aimerais souligner l'importance et le sérieux du repas
du Seigneur.
1° C'est important
parce que Jésus nous a ordonné de le faire, Lu.22:19 "faites
ceci en mémoire
de moi". Vous remarquerez que Jésus ne nous a pas laissés
beaucoup de gestes cérémoniales,
il y a le baptême et le repas du Seigneur, c'est
tout! Le reste ce sont
les hommes qui les ont rajouté au fil des siècles.
2° C'est important
parce que le but de ce commandement de Jésus est de ranimer
le souvenir de son sacrifice
en nous, voici ce qu'en dit David Seamands dans son
livre «Guérison
des souvenirs»
Les souvenirs ne sont
pas seulement des images mentales stockées dans notre
cerveau. Ils sont chargés
d'affects et, porteurs de sens, ils induisent certains
comportements et attitudes
et se projettent aussi dans notre réalité actuelle. C'est
cette
implication que la Bible
sollicite lorsqu'elle nous invite au souvenir. «Souviens-toi de
l'Éternel ton
Dieu» va bien au-delà d'un simple rappel mental. C'est un
commandement à
orienter tout notre être
vers lui. «Souviens-toi de ton créateur pendant les jours
de ta
jeunesse», «Souviens-toi
du jour du sabbat pour le sanctifier» sont beaucoup plus de
que simples appels à
la réflexion. Ils exigent une mise à disposition de la personne
tout
entière, une vie
soumise à des principes spirituels d'adoration, une redéfinition
des
priorités. Se
souvenir c'est plus que simplement une image. il serait plus exact de parler
d'une sorte de résurrection
de l'expérience.
Dans cette pensée
présentée par Seamands, se rappeler le sacrifice de Jésus
nous
y fait participer, nous
sommes crucifiés avec Christ, morts au péché, comme
Paul
le dit, ce qui fait que
nous allons marcher en ressuscités, en nouveauté de vie;
Col.3:1-6 Si donc vous
êtes ressuscités avec Christ, recherchez les choses d'en haut.
3° C'est sérieux
parce que le Seigneur juge ceux qui le prennent, 1Co.11:27-32
27 C'est pourquoi
celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement,
sera coupable envers
le corps et le sang du Seigneur. 28 Que chacun donc s'éprouve
soi-même, et qu'ainsi
il mange du pain et boive de la coupe; 29 car celui qui mange
et
boit sans discerner le
corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même.
30 C'est pour cela
qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un
grand nombre sont morts.
31 Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas
jugés. 32
Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par
le Seigneur, afin
que nous ne soyons pas
condamnés avec le monde.
Ce n'est pas quelque chose
qu'on fait à la légère, pour se débarrasser.
4° Enfin c'est sérieux
à cause de ce que ça représente. Voyons maintenant
ces 5
aspects représentés
par la Cène.
1° Premier aspect
Le sens du pain et du vin
Voici 4 citations d'illustres
chrétiens zélés représentant les 4 façons
de comprendre le
sens du pain et du vin
dans le repas du Seigneur
Saint-Augustin de Hippone
Transsubstantiation: Ce
qu'on voit sur la table du Seigneur est du pain et du vin
mais quand la parole
s'y ajoute ils deviennent le corps et le sang du Verbe (Jésus).
Martin Luther
Consubstantiation: La
substance du pain et du corps du Christ existent ensemble.
Jean Calvin
Présence virtuelle
ou dynamique: par laquelle l'efficacité du corps et du sang du Christ
est du ciel communiqués
aux âmes des prédestinés.
Ulrich Zwingli
Symbole: Repas purement
commémoratif.
Chibli Al-Chumayil, 1360-1417
: Le réformateur d'aujourd'hui devient un fardeau pour le
réformateur de
demain.
Pour illustrer la vie
éternelle qu'il a le pouvoir de donner, Jésus se présente
comme étant le
Pain de vie Jn.6:35, et non comme l'Arbre de vie; intéressant.
Le pain et le vin dans
la pensée sémitique
Le pain et le vin étaient
la nourriture de base de l'homme aux temps bibliques
David, roi d'Israel
Ps.104:14-15 Il fait germer
l'herbe pour le bétail et les plantes pour les besoins de
l'homme afin que la terre
produise de la nourriture, le vin qui réjouit le coeur de l'homme
et fait plus que l'huile
resplendir son visage et le pain qui soutient le coeur de l'homme.
Le vin spirituel de l'Esprit
nous donne la joie de faire la volonté de Dieu et le pain
spirituel nous donne
la force de faire sa volonté. Car, identifié à Jésus,
notre
nourriture c'est de faire
la volonté de Dieu. Ceci est symbolisé aussi dans le repas
du Seigneur.
La sagesse a égorgé
ses victimes, mêlé son vin et dressé sa table, elle
crie: Que celui
qui est stupide entre
ici, venez mangez mon pain et buvez du vin que j'ai mêlé;
quittez la
stupidité et vous
vivrez Pr.9:4-6
La folie crie: Que celui
qui est stupide entre ici, les eaux dérobées sont douces
et le pain
du mystère (du
secret, mangé en cachette pour ne pas se faire pogner) est agréable
Pr.9:13-18
Comme ces deux passages
nous le démontrent; manger le pain et boire le vin
signifient adopter une
manière de vivre. Ceux qui deviennent disciples de Jésus
sont non seulement appelés
à adopter sa manière de vivre, mais à aussi s'identifier
à lui totalement
en mangeant son corps et en buvant son sang, en devenant un
avec lui.
Jn.6:56 Celui qui mange
ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.
David encourage à
goûter (ta'am, hébreu, cp. Pr.31:14) combien le Seigneur est
bon, Pierre aussi 1Pi.2:3
(geuô, grec). La Cène symbole ce goûter spirituel.
Mt.20:22-23 Jésus
demande à ses disciples : pouvez-vous boire ma coupe? Oui disent-
ils, nous le pouvons.
Il est vrai que vous allez boire ma coupe.
Chaque disciple est appelé
à boire la coupe de la souffrance c'est pourquoi Jésus
l'a passé à
tous lors du dernier repas.
Le pain symbolise l'effort
et la souffrance; les grains de blé qui sont séparés
de
l'épi (séparés
du monde) qui sont broyés (brisés et humiliés) et
cuits au four
(éprouvés
par la souffrance) avant de dégager une bonne odeur et apporter
la vie
à ceux qui en
mangent.
C'est la même chose
pour le vin dont les raisins ont dû être broyés avant
de
répandre leur
précieux nectar qui réjouit le coeur de l'homme.
Jésus nous appelle
aussi à marcher sur ses traces et à s'offrir en sacrifice
comme
une offrande de pain
de vie pour ceux qui nous entourent, en attendant de
retrouver l'arbre de
vie au paradis. L'apôtre Paul avait compris cela;
Je vous exhorte donc,
frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme
un
sacrifice vivant, saint,
agréable à Dieu, ce qui sera de votre part une culte raisonnable.
Ro.12:1
La coupe de vin et le
pain rappelle à l'homme aussi qu'il a du travailler à la
sueur
de son front pour faire
du vin et du pain, que cela est son lot depuis la chute où la
terre a été
maudite à cause de sa désobéissance.
La couleur rouge du vin
rappelle celle du sang et la couleur brune de pain rappelle
la couleur de la peau
grillée de l'homme qui travaille sous le soleil.
Le vin et le pain montrent
aussi que l'homme n'est pas le seul à faire sa part, le
levain est celui qui
fait fermer l'un et l'autre, soit qu'il veille ou qu'il dorme Mc.4:26
Le royaume de Dieu est
comparé justement à une mesure de levain qui fait lever la
pâte préparée
par la main humaine.
Enfin le pain brisé
et distribué reste tout de même du pain à part entière
dans
chacun de ses morceaux,
un morceau de pain est autant du pain qu'une miche de
pain, de même que
le vin partagé demeure du vin dans chacune de ses portions,
un verre de vin est autant
du vin qu'une cruche de vin, ce qui montre que Jésus
peut habiter pleinement,
non pas en partie, dans chaque croyant par le St-Esprit.
Dieu peut être partout,
pleinement à la fois, ce qui n'est pas notre cas. Si notre
corps est partagé
en plusieurs morceaux, un bras par ici, un pied par là, on ne
pourra dire d'aucune
de ses parties qu'elle est le corps à part entière.
2° Deuxième aspect
Comme on sait, la Cène
a été instituée par le Seigneur à la fête
de Pâques. Pâques
rappelait la délivrance
des Juifs de l'esclave de l'Égypte.
Dans ce contexte, en partageant
le pain et le vin comme son corps et son sang
avec les paroles "faites
ceci en mémoire de moi" Jésus se référait lui-même
comme étant le
vrai substitut de l'agneau pascal, la Pâques ne serait plus
dorénavant célébrée
pour se rappeler la sortie d'Égypte; par conséquent sa mort
est l'événement
qui délivre le nouvel Israël (ses disciples) de l'esclavage
du péché.
Jn.1:29 Voici l'Agneau
de Dieu qui enlève le péché du monde" Mt.1:21 "C'est
lui qui
sauvera son peuple de
ses péchés". Col.1:13-14 "qui nous a délivrés
de la puissance
des ténèbres
et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, 14
en qui
nous avons la rédemption,
la rémission des péchés".
L'apôtre Jean nous
explique comment la délivrance de nos péchés se produit
dans la vie pratique,
1Jn.1:7-9:
7 Mais si nous marchons
dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière,
nous
sommes mutuellement en
communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout
péché.
8 Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous
séduisons nous-
mêmes, et la vérité
n'est point en nous. 9 Si nous confessons nos péchés,
il est fidèle et
juste pour nous les pardonner,
et pour nous purifier de toute iniquité.
Le repas du Seigneur nous
rappelle donc que le sang de Jésus a coulé pour nous
afin que nous puissions
être purifiés de nos péchés. Il a fait la purification
des
péchés,
Hé.1:3, une fois pour toutes Ro.6:10, Hé.7:27, 9:12, 10:10,
sur le plan
éternel, devant
Dieu, nous sommes maintenant purs, Jn.15:3, mais sur le plan temporel,
dans la marche chrétienne,
nous avons besoin de confesser et d'abandonner nos péchés
pour en être purifiés,
Ja.4:7-10, 5:16.
4:7 Soumettez-vous donc
à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous. 8
Approchez-
vous de Dieu, et il s'approchera
de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos
coeurs, hommes irrésolus.
9 Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les
larmes; que votre rire
se change en deuil, et votre joie en tristesse. 10 Humiliez-vous
devant le Seigneur, et
il vous élèvera.
5:16 Confessez donc
vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les
autres, afin
que vous soyez guéris.
La prière fervente du juste a une grande efficacité.
Au cours de l'histoire
de l'Église, il y a eu de nombreuses guérisons émotionnelles
et physiques lors du
repas du Seigneur, le Saint-Esprit profitant de ce moment
privilégié
pour toucher les coeurs et les corps et renverser les conséquences
du
péché dans
la vie des chrétiens.
Augustin, dans les premières
années de son ministère, ne croyaient plus aux miracles,
jusqu'à ce qu'il
y ait dans son église, le jour de Pâques, quelqu'un de gravement
malade
qui fut instantanément
guéri en prenant le repas du Seigneur. Il s'est mis alors à
faire des
recherches et répertorier
tous les miracles qui se produisaient, et il fut surpris de voir
que le Seigneur exauçait
régulièrement ceux qui priaient pour la guérison.
C'est la même chose
de nos jours, il y a une certaine théologie qui enseigne que Dieu
a cessé de faire
des miracles parce que ceux-ci n'étaient nécessaires que
pour authentifier
la Bible, malheureusement,
beaucoup de chrétiens en sont influencés, mais c'est mal
connaître le coeur
de Jésus qui reste le même hier, aujourd'hui et éternellement,
Hé.13:8
et qui désire
détruire les oeuvres du diable, renverser les effets du péchés,
soulagés les
opprimés et guérir
les malades.
Ap.1:5-6.
5 A celui qui nous aime,
qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
6 et qui a fait
de nous un royaume, des
sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire
et la
puissance, aux siècles
des siècles! Amen!
3° Troisième aspect
Il y a aussi un aspect
plus mystique rattaché au repas du Seigneur; le mot "mystique"
dérange l'esprit
rationnel de notre pensée cartésienne, pourtant la Parole
de Dieu
est bien claire que nos
actions ont des portées spirituelles indiscernables aux sens
humains.
Le mot mystique veut dire
"en rapport avec ce qui est mystérieux" et l'apôtre Paul,
le plus grand mystique
qui ait existé (Ro.11:25, 16:25 1Co.15:51, Ep.3:3, 5:32, nous a
révélé
plusieurs de ces mystères par rapport à notre relation avec
Jésus, il dit dans Col.2
Col.2:1-3 Je veux, en
effet, que vous sachiez combien est grand le combat que
je soutiens pour vous...
2:2 afin que vous ayez le coeur rempli de consolation,
unis dans l'amour, et
enrichis d'une pleine intelligence pour connaître
le mystère de
Dieu, savoir Christ, 2:3 mystère dans lequel sont cachés
tous les trésors
de la sagesse et de la science.
Tournez avec moi dans
2Co.10:16-24 pour lire un de ces mystères révélé
par Paul:
16 La coupe de bénédiction
que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang
de Christ? Le pain que
nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ? 17
Puisqu'il y a un seul
pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car
nous participons tous
à un même pain. 18 Voyez les Israélites selon
la chair: ceux qui
mangent les victimes
ne sont-ils pas en communion avec l'autel? 19 Que dis-je donc?
Que la viande sacrifiée
aux idoles est quelque chose, ou qu'une idole est quelque
chose? Nullement.
20 Je dis que ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons,
et non
à Dieu; or, je
ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. 21
Vous ne
pouvez boire la coupe
du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer
à la table du
Seigneur, et à la table des démons. 22 Voulons-nous
provoquer la jalousie
du Seigneur? Sommes-nous
plus forts que lui? 23 Tout est permis, mais tout n'est pas
utile; tout est permis,
mais tout n'édifie pas. 24 Que personne ne cherche son propre
intérêt,
mais que chacun cherche celui d'autrui.
Comme celui qui participe
à un banquet dans un temple d'idole entre en
communion spirituelle
d'une manière particulière avec les démons 1Co.10:18-21,
ce n'est pas seulement
un symbole ou un mémorial, il se passe quelque
celui qui participe à
un banquet - la Cène - dans l'église entre en communion
spirituelle d'une manière
particulière avec Jésus. 1Co.10:16-17. Ce ne peut pas
être seulement
un symbole. Il y a certainement une réalité spirituelle qui
y est
rattachée et qui
communique la présence de Jésus, l'intimité spirituelle
d'une
manière particulière
plus qu'à l'ordinaire.
Maurice Ray a dit «Faire
mémoire, rendre actuel le dernier souper, ce n'est pas se
souvenir. C'est un signe
visible, réel, pas un symbole. La Cène signifie quelque
chose; le corps rompu,
le sang versé.»
Un peu comme le Saint-Esprit
qui est toujours là dans le croyant mais qui peut
venir sur lui d'une manière
particulière occasionnellement.
Dans le passage de 1Co.10
que nous venons lire, le repas du Seigneur rappelle
aussi le sacrifice de
communion pratiqué dans les Israélites selon la loi mosaïque.
Ces offrandes de nourriture
n'étaient pas brûlées. Elles étaient mangées
par les
prêtres dans un
acte de communion avec l'autel et le sacrifice.
Ainsi Jésus, en
donnant les éléments, pain et vin, donnait à ses disciples
par ce
fait un signe de leur
propre communion avec lui et entre eux. Nous communions
au corps de Christ et
nous sommes en même temps les membres de son corps.
Cyrille d'Alexandrie :
«Tout comme une personne qui unit un morceau de cire à un
autre et les approche
du feu, des deux morceaux en fait un seul, ainsi par le moyen de
notre participation au
corps du Christ et son précieux sang, il est vraiment en nous et
nous sommes en lui.»
Chaque croyant est maintenant
un prêtre de Jésus puisqu'il communie à la
mémoire de son
sacrifice; Jésus a fait de nous des sacrificateurs pour Dieu son
Père Ap.1:6, pour
exercer le sacerdoce royal, 1Pi.2:9.
9 Vous, au contraire,
vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte,
un
peuple acquis, afin que
vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des
ténèbres
à son admirable lumière, 10 vous qui autrefois n'étiez
pas un peuple, et qui
maintenant êtes
le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui
maintenant avez obtenu
miséricorde.
En cela, le repas du Seigneur
nous rappelle que nous sommes le nouvel Israël de
Dieu composé de
tous ceux qui ont cru, Juifs et Païens et que ce repas illustre
notre communion spirituelle
avec Jésus (le sacrifice) sur la croix (l'autel). Il nous
rappelle qu'à
notre baptême, nous avons été crucifiés avec
Christ pour être délivrés
de l'esclavage du péché
Ro.6:3-7, Ga.2:20, nous communions à ses souffrances,
Ph.3:10, Col.1:24, en
portant les fardeaux les uns les autres Ga.6:3. Il y a
beaucoup à dire
sur ce sujet.
2Co.4:10 portant
toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la
vie
de Jésus soit
aussi manifestée dans notre corps. 11 Car nous qui vivons,
nous sommes
sans cesse livrés
à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus
soit aussi
manifestée dans
notre chair mortelle.
Ga.6:14 Pour ce
qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose
que de la croix de notre
Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour
moi,
comme je le suis pour
le monde! 15 Car ce n'est rien que d'être circoncis ou
incirconcis; ce qui est
quelque chose, c'est d'être une nouvelle créature. 16
Paix et
miséricorde sur
tous ceux qui suivront cette règle, et sur l'Israël de Dieu!
En mourant à nous-mêmes,
nous permettons à l'Esprit de produire la vie en nous
et en ceux qui nous touchons,
de même que la mort de Jésus a produit la vie en
nous, 2Co.5:14-15.
14 Car l'amour de
Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort
pour tous, tous donc
sont morts; 15 et qu'il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent
ne
vivent plus pour eux-mêmes,
mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
1Jn.1:7 Si nous marchons
dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière,
nous
sommes mutuellement en
communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout
péché.
Pour avoir cette communion,
il faut être en règle avec Dieu et avec nos frères,
si
tel n'est pas le cas,
il faut prendre la décision d'aller se réconcilier dès
que
possible avec ceux qui
sont en brouille avec nous, Mt.5:23-24.
23 Si donc
tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu
te souviennes que ton frère a
quelque chose contre
toi, 24 laisse là ton offrande devant l'autel, et va
d'abord te
réconcilier avec
ton frère; puis, viens présenter ton offrande.
Donc la Cène sert
à nous rappeler la communion que nous avons avec Jésus et
nos frères, elle
renforce le sentiment de solidarité et affermit l'union du corps
de
Christ. Quand nous regardons
nos frères et nos soeurs prendre le repas, ça nous
rapproche d'eux, car
ils vivent pour la même cause que nous. Le Saint-Esprit
nous fait réaliser
l'importance de ne rien laisser qui pourrait porter ombrage à cette
communion.
L'abstention de prendre
le repas signifie que la personne n'est pas en communion
ni avec le Seigneur ni
avec l'Église. C'est une occasion pour nous d'aller la voir
soit pour lui présenter
le salut en Jésus et l'incorporation en Christ, soit pour
l'aider à rétablir
la communion s'il y a un péché à confesser et à
délaisser.
Le chrétien qui
ne prend pas le repas du Seigneur commet une désobéissance
grave car il contrevient
à un commandement clair et précis donné par son chef
Jésus-Christ,
dans l'armée terrestre, il passerait en cour martial pour cela,
comme
rebelle et déserteur.
Si c'est le sentiment de honte qui vous fait sentir indigne,
confessez votre péché
si tel est le cas, car en entretenant votre péché, vous
ouvrez toute grande la
porte au diable et vous attristez le Saint-Esprit, Ep.4:26-31.
4° Quatrième aspect
La communion spirituelle
(non physique ni spatiale) et éternelle (extratemporelle)
au corps de Christ.
Paul nous dit que le pain
que nous mangeons nous fait communier au corps de
Christ 1Co.10:16, 11:24.
Il ne s'agit pas de transsubstantiation,
la dimension matérielle reste la
même, le pain reste
du pain, contrairement à Cana où l'eau est devenue du vin,
le
vin ne devient pas le
sang du Christ dans la Cène.
Le vin reste du vin sur
le plan matériel, alors qu'à Cana, sur le plan matériel
le vin
n'était plus de
l'eau et sur le plan spirituel rien n'y était rattaché.
Dans la Cène il
y a donc une réalité matérielle et une réalité
spirituelle. La réalité
matérielle, ce
qui est visible est passager; le pain va soit être digéré
par l'estomac,
soit être détruit
par les éléments de la nature; feu, pourriture, etc. La réalité
spirituelle, ce qui est
invisible ne passera pas, le corps du Christ présent avec le
pain ne vieillit pas
- il est de pain de vie - , ne se digère pas, ne se divise pas
quand le pain est rompu,
il reste toujours le même, même après avoir été
assimilé
dans la dimension physique
qui lui est associé.
Pareillement, nous sommes
le corps du Christ, alors que notre être extérieur se
détruit, suivant
le même chemin que le pain visible éphémère,
notre être
intérieur à
l'image du corps du Christ ressuscité se renouvelle chaque jour
et est
toujours aussi «jeune»
2Co.4:16, Col.3:10, il ne vieillit pas, il n'est pas sujet
aux limitations du temps,
et il est présent aussi partout où Jésus se trouve
Jn.12:26, il n'est pas
sujet aux limitations de l'espace, comme Christ qui était
dans les lieux célestes
tout en étant sur la terre Jn.3:13, le chrétien est assis
dans
les lieux célestes
en Christ selon le mode spirituel Ep.2:6 et il est aussi
présent en esprit
avec chaque croyant Col.2:5, même s'il est absent de
corps 1Co.5:3.
Le corps physique fait
partie de la dimension matérielle et est assujetti aux lois
régissant le temps
et l'espace physique dans lequel le corps évolue, le corps
ne peut qu'être
à un seul endroit à la fois (loi de l'espace) et il subit
aussi le
processus de vieillissement
incontournable (loi du temps).
Mais dans la dimension
spirituelle où Dieu évolue en esprit conjointement avec le
nôtre, le chrétien
est en esprit partout où Jésus se trouve, «Là
où je suis, là
aussi sera mon serviteur»
Jn.12:26, Et où est Jésus?; assis dans les lieux célestes
et présent tous
les jours jusqu'à la fin du monde avec tous ceux qui croient en
lui
Mt.28:20.
Donc au niveau spirituel,
l'unité est déjà réalisée Jn.17:22,
tous les chrétiens
sont ensemble et forment
le corps du Christ Ep.5:30, il y a un seul corps et un
seul esprit Ep.4:4, qu'il
soient ou non, réunis dans le temps et l'espace régissant
notre corps.
Plus encore, ce qui arrive
à un membre du corps de Christ affecte non seulement
ce membre mais tous les
autres membres 1Co.12:26 et la tête aussi, - Jésus
souffre et se réjouit
avec nous, notre amour le réjouit et notre indifférence le
choque - 1Co.12, si on
se cogne sur le pied, les effets vont se rendre vite au
cerveau, les circuits
synaptiques vont s'activer et cela va se manifester par nos
cordes vocales... De
même les prophètes sont les cordes vocales du Christ
quand un membre du corps
trébuche dans le péché... Tout le corps est affecté
même si la main
ne ressent pas la douleur subie par le pied, même si elle ne s'en
rend pas compte.
D'où l'appel impératif
de Paul d'ôter le méchant du milieu de l'Église, les
cancers
doivent être opérés
rapidement avant d'infecter tout le corps, - Seigneur, que je
n'en sois pas un! - On
voit dans l'A.T. les résultats catastrophiques dans la guerre
quand certains membres
du peuple avaient péché, il en est de même dans la
guerre spirituelle que
nous livrons à l'Ennemi dans les lieux célestes, dans la
dimension spirituelle...
Ceci n'aurait pas de sens si la réalité était limité
au temps et
à l'espace matériels,
visibles et éphémères.
De même, si notre
corps est éloigné d'une grande distance dans le temps et
dans
l'espace de la crucifixion
de Jésus, il n'en reste pas moins que nous avons été
crucifiés avec
Christ, Ro.6:6, Ga.2:20, par l'esprit de foi qui nous fait accéder
à la
dimension spirituelle.
Quand Jésus dit:
«Quand j'aurai attiré élevé, j'attirerai tous
les hommes à moi»
Jn.12:32 ce n'est pas
seulement pour venir le contempler crucifié sur la croix en
train de mourir pour
nos péchés mais c'est pour nous inviter à monter sur
la croix
avec lui! Dans le temps
et l'espace matériel, seulement une poignée de gens
ont assisté à
sa crucifixion, mais dans la dimension spirituelle, l'humanité entière
est attirée à
la croix.
Dans cette dimension spirituelle
nous sommes appelés à saisir toujours plus
profondément la
communion des souffrances de Jésus et la puissance de sa
résurrection et
à l'intégrer dans notre vie, Ph.3:8-10. Et par le baptême
nous avons
été ensevelis
aussi avec lui dans le tombeau de Joseph et nous sommes revenus
avec lui à la
vie Ro.6:3-10 afin de vivre en union avec le Christ ressuscité,
Jésus
est maintenant notre
vie il vit en nous l'amour qu'il a pour son Père et qui le
motive à vouloir
lui plaire en toutes choses, car l'amour c'est rechercher le
bonheur des autres Hé.10:5,
Ac.20:35.
Dans la dimension spirituelle,
la 4ème dimension, Dieu, étant esprit, y évolue en
dehors du temps et de
l'espace, il règne dans son royaume dont on ne peut dire:
voici, il est ici ou
il est là! Dieu demande à ses sujets de l'adorer selon le
mode en
vigueur dans son royaume,
c.à.d, en esprit Jn.4:24, ce qui fait qu'il demande à être
adoré partout
et tout le temps.
Jésus était
toujours conscient de cette dimension spirituelle et ses paroles étaient
aussi porteuses de vie
spirituelle Jn.6:63, quand il dit que nous devions manger
son corps et boire son
sang pour vivre éternellement, il parlait de son corps dans
sa dimension spirituelle
qui donne la vie spirituelle, non de pain physique qui
deviendrait son corps
physique, il parlait de l'Agneau immolé Ap.5:6 hors du
temps et de l'espace
Ap.13:8, 21:23 qui est digne de recevoir l'honneur et la gloire
Ap.5:12, car il ôte
le péché du monde. Jn.1:29, Ap.12:11.
Ce télescopage
du temps et de l'espace que nous vivons en Christ ne nous est
pas unique. Ceux qui
refusent l'amour de Dieu et rejettent Jésus sont associés,
identifiés à
celui qui l'ont crucifiés, c'est pourquoi Jean dit qu'au retour
du
Seigneur, ils verront
celui qu'ils ont percé, Ap.1:7 même si les auteurs de la
crucifixion de Jésus
sont morts depuis des milliers d'années et que Jésus va se
montrer sur la surface
de la terre entière, ce qui inclue aussi à l'extrémité
opposée
aussi du lieu où
il a été crucifié dans l'espace.
Ce même télescopage
du temps et de l'espace se voit aussi dans le fait que Lévi a
payé la dîme
d'une certaine manière, - c.à.d. dans la dimension spirituelle
hors du
temps et de l'espace
- avant même d'être né par participation et solidarité
humaine
avec Abraham Hé.7:9-10.
De même, par solidarité tous ont péché en Adam
et
tous revivent aussi en
Christ Ro.5.
Par le baptême et
la Cène, le temps et l'espace sont aussi télescopés,
ces rites
laissés par Jésus,
nous font sortir de la dimension temporelle et spatiale d'après
les textes de Paul cités
auparavant. Cela fait partie des choses difficiles à
comprendre, encore plus
pour nous qui sommes distanciés par la signification du
langage.
La conception même
des verbes en grec et en hébreu étaient axée plus
sur la
qualité de l'action
que le point dans le temps où elle s'était produite.
Malheureusement toute
notre pensée occidentale est «synapsée» en fonction
de la
classification temporelle,
passé, présent, avenir.
Il en est ainsi depuis
le Moyen Age, nous, les occidentaux, sommes maintenant
habitués à
la philosophie matérialiste d'Aristote qui avait été
redécouverte via
les croisades contre
les arabes. Cette vision matérialiste a fait que les catholiques
y ont vu une répétition
du sacrifice expiatoire (en contradiction flagrante avec
Ro.6:10, Hé.7:27,
9:12, 10:10 «une fois pour toutes»); le pain devenant le corps
du Christ et le vin devenant
son sang (Jésus et Paul disaient pourtant en grec,
eimi (être; ceci
est mon corps) et non ginomai (devenir; ceci devient mon
corps), impliquant par
là un état immuable et non changeant, le pain azyme restant
du pain matériel
sans transsubstantiation et le corps du Christ restant son corps
spirituel glorifié)
alors que les protestants en réaction à tous ce qui sentait
catholique, ont aussi
passé à côté du sens en ne lui attribuant qu'un
exercice
mental de la mémoire;
la position exprimée par Zwingli.
Il semble plutôt
que le sens des paroles de Jésus était que le pain, tout
en restant
du pain, sur le plan
matériel, visible, éphémère, avait maintenant
une nouvelle
signification sur le
plan spirituel, invisible, éternel, il était maintenant aussi
son
corps, mais cela n'affectait
nullement la réalité physique du pain, le pain n'était
pas
devenu son corps, pas
plus que le sort réservé au pain n'affectait la réalité
spirituelle du corps
du Christ qu'il représentait aussi.
Comme on a vu, dans le
domaine de la foi, il y a plusieurs exemples analogues
dans les Écritures
de la dimension spirituelle invisible associée à la dimension
physique, cela semblait
faire partie de leur compréhension normale, naturelle, de
leur vision à
double volets du monde visible et du monde invisible qu'on a tant
perdu de vue dans notre
société matérialiste et rationaliste.
Jésus se fait baptiser,
il sort de l'eau et se met à prier, le ciel s'ouvre et l'Esprit
descend sous forme corporelle
d'une colombe. Dans la dimension matérielle, ce
n'était qu'une
simple petite boule de chair et de plume, délicate et fragile, mais
dans la dimension spirituelle
c'est l'Esprit de puissance capable de chasser les
démons. Avec Dieu
la réalité totale englobe bien plus que ce qui frappe les
yeux.
Parlez-en au serviteur
d'Élisée qui paniquait, étant entouré d'une
armée humaine.
Élisée
qui vivait dans l'Esprit ne se faisait pas, car il voyait une armée
supérieure
en force et en nombre
de son côté. De même Jésus dans le bateau
assailli par les
éléments
déchaînés pouvait dormir en paix, dans l'Esprit, de
même Paul et Silas
pouvaient se réjouir
en Esprit, dans le Seigneur, en tenant compte de la dimension
spirituelle, même
si la réalité matérielle était très
déprimante, la réalité spirituelle
leur procurait un joie
qui surmontait toute adversité spatiale et temporelle. Telle est
la vie de l'Esprit, marcher
dans l'Esprit, dans le Seigneur, en Christ, en Dieu, etc.
Il est temps d'englober
(skopeô) l'aspect spirituel pour combler la brèche creusée
par l'écart du
temps et de l'espace entre notre époque et celle de Jésus
et
retrouver le sens plénier
de ses paroles!
5° Cinquième aspect
Le repas du Seigneur est
aussi le repas de l'alliance.
Dans l'Ancien Testament,
à la conclusion d'une alliance suivait un repas dans
lequel les participants
avaient une communion et se juraient loyauté les uns aux
autres, par exemple en
Isaac et Abimélec dans Ge.26:28-30.
28 Ils répondirent:
Nous voyons que l'Éternel est avec toi. C'est pourquoi nous disons:
Qu'il y ait un serment
entre nous, entre nous et toi, et que nous fassions alliance avec toi!
29 Jure que
tu ne nous feras aucun mal, de même que nous ne t'avons point maltraité,
que nous t'avons fait
seulement du bien, et que nous t'avons laissé partir en paix. Tu
es
maintenant béni
de l'Éternel. 30 Isaac leur fit un festin, et ils mangèrent
et burent. 31 Ils
se levèrent de
bon matin, et se lièrent l'un à l'autre par un serment. Isaac
les laissa partir,
et ils le quittèrent
en paix.
C'est ainsi que la première
alliance, l'alliance mosaïque a été ratifiée,
Ex.24:4-11:
4 Moïse écrivit
toutes les paroles de l'Éternel. Puis il se leva de bon matin; il
bâtit un
autel au pied de la montagne,
et dressa douze pierres pour les douze tribus d'Israël. 5
Il
envoya des jeunes hommes,
enfants d'Israël, pour offrir à l'Éternel des holocaustes,
et
immoler des taureaux
en sacrifices d'actions de grâces. 6 Moïse prit
la moitié du sang,
qu'il mit dans des bassins,
et il répandit l'autre moitié sur l'autel. 7
Il prit le livre de
l'alliance, et le lut
en présence du peuple; ils dirent: Nous ferons tout ce que l'Éternel
a
dit, et nous obéirons.
8 Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple,
en disant: Voici
le sang de l'alliance
que l'Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles.
9 Moïse
monta avec Aaron, Nadab
et Abihu, et soixante-dix anciens d'Israël. 10 Ils virent
le Dieu
d'Israël; sous ses
pieds, c'était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le
ciel
lui-même dans sa
pureté. 11 Il n'étendit point sa main sur l'élite
des enfants d'Israël. Ils
virent Dieu, et ils mangèrent
et burent.
C'est pourquoi, la nouvelle
alliance annoncée dans Jé.31 et réalisée par
Jésus a été
aussi ratifiée
par un repas. Nous qui prenons le repas du Seigneur, nous affichons
par là notre loyauté
à Jésus, nous jurons avec serment que nous serons fidèles
jusqu'à la mort
à l'alliance que nous avons contracté avec lui et Jésus
nous promet
d'être fidèle
et loyal aussi en vers nous, 2Ti.2:11-13.
11 Cette parole
est certaine: Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec
lui; 12 si nous
persévérons, nous régnerons aussi avec lui; si nous
le renions, lui aussi
nous reniera; 13
si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut
se renier lui-
même.
Dieu s'est engagé
envers nous par son Fils à nous sauver et à nous sanctifier.
Nous avons donc l'assurance
de la fidélité de Dieu jusqu'à ce que nous soyons
réunis avec lui,
Ph.1:6, 1Pi.5:10, 1Co.1:8-9.
1Co.1:8-9 Il vous
affermira aussi jusqu'à la fin, pour que vous soyez irréprochables
au
jour de notre Seigneur
Jésus-Christ. 9 Dieu est fidèle, lui qui vous
a appelés à la
communion de son Fils,
Jésus-Christ notre Seigneur.
1Pi.5:10-11 Le Dieu de
toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à
sa gloire
éternelle, après
que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même,
vous affermira, vous
fortifiera, vous rendra inébranlables. 11 A lui soit la puissance
aux
siècles des siècles!
Amen!
6° Sixième aspect
En célébrant
le souper, Jésus annonce aussi le caractère messianique et
eschatologique du repas
pascal, 1Co.11:25-26.
25 De même,
après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe
est la nouvelle
alliance en mon sang;
faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.
26 Car toutes les
fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous
annoncez la mort du Seigneur,
jusqu'à ce qu'il vienne.
Lors du repas pascal,
les Juifs attendaient la délivrance future dont celle de
l'Égypte était
un type, Es.26:7-9, 20-21.
7 Le chemin du juste
est la droiture; Toi qui es juste, tu aplanis le sentier du juste. 8
Aussi nous t'attendons,
ô Éternel! sur la voie de tes jugements; Notre âme soupire
après
ton nom et après
ton souvenir. 9 Mon âme te désire pendant la nuit, et
mon esprit te
cherche au dedans de
moi; car, lorsque tes jugements s'exercent sur la terre, les
habitants du monde apprennent
la justice.
20 Va, mon peuple,
entre dans ta chambre, et ferme la porte derrière toi; Cache-toi
pour quelques instants,
jusqu'à ce que la colère soit passée. 21 Car
voici, l'Éternel sort
de sa demeure, pour punir
les crimes des habitants de la terre; et la terre mettra le sang
à nu, elle ne
couvrira plus les meurtres.
Une coupe était
mise de côté pour le Messie au cas où il viendrait
ce soir même
pour accomplir la promesse
et délivrer Israël et il est probable que ce soit cette
coupe que Jésus
ait prise.
Pour nous, le repas symbolise
la délivrance future et complète du péché alors
que
nous participerons au
banquet des noces de l'Agneau dans la royaume de Dieu,
vêtus de fin lin
représentant la pureté.
Cette pensée est
un sujet de joie et d'actions de grâces car il nous fera participer
à
sa gloire et nous serons
unis à lui dans la communion la plus intime pour toute
l'éternité.
Résumé
Nous avons donc vu 6 aspects
du repas du Seigneur
1° En rapport avec
le pain et le vin qui nous rappelle l'effort et la douleur que cela
a coûté
à Jésus.
2° En rapport avec
le repas pascal qui nous rappelle notre délivrance du péché
3° En rapport avec
le repas du sacrifice de communion qui nous rappelle notre
union en Jésus,
les uns avec les autres.
4° En rapport avec
la dimension spirituelle et éternelle qui nous rappelle notre
association à
Jésus à sa mort sur la croix.
5° En rapport avec
le repas de la nouvelle alliance qui nous rappelle l'engagement
que nous avons pris envers
Dieu et Dieu envers nous d'être fidèles mutuellement.
6° En rapport avec
le repas des noces de l'Agneau qui nous rappelle l'espérance
de notre union avec Jésus
dans l'éternité.
Conclusion
Chuck Swindoll raconte
que «La coutume voulait que le roi faisait tuer tous les autres
parents de l'ancien roi
afin de ne pas avoir de prétendants à son trône. Méphiboschet
était donc sûr
que David voulait le tuer quand il s'est présenté devant
lui. Mais David, en
souvenir en son amitié
avec Jonathan, a voulu lui montrer la miséricorde de Dieu en
réhabilitant les
enfants de Jonathan à la table royale jusqu'à la fin de leurs
jours.»
Pareillement nous méritons
de nous faire tuer par Dieu à cause de nos péchés,
mais à cause de
Jésus, notre frère, Dieu nous fait miséricorde et
nous fait asseoir
à sa table, il
nous invite au repas du Seigneur pour communier avec lui. Il ne
regarde pas à
notre péché qui nous handicape physiquement, émotionnellement,
spirituellement, plutôt
il nous traite avec bonté.
Venons à la table
du Seigneur, Jésus nous invite à souper avec Jésus,
il fournit lui-
même la nourriture,
il est notre nourriture, il veut que nous l'absorbions afin d'être
absorbé par lui.
Venez si vous avez goûté que le Seigneur est bon, désirez
le lait
de la parole vivante
et la nourriture solide des hommes matures.
Ce festin spirituel est
un festin perpétuel, continuellement en route pour ceux qui
sont en communion avec
Jésus, c'est ce qu'illustre la table du Seigneur avec une
profondeur qui a depuis
toujours confondu la raison humaine. Ce n'est pas tant
de comprendre la table
du Seigneur que de la vivre, car plus nous allons la vivre
profondément plus
nous allons la comprendre. La vie chrétienne est une vie, une
vivacité, une
puissance dont les vérités profondes se comprennent vraiment
quand elles sont intégrées,
digérées et assimilées à la vie du croyant,
pas
seulement raisonner dans
son intellect.
Voilà ce que le
Saint-Esprit souhaite nous rappeler alors que nous prenons part à
la sainte Cène.
Et l'Esprit et l'épouse disent d'un même coeur: "Viens, Seigneur
Jésus"
Prière de conclusion
-
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