L'Église universelle de Dieu



- Herbert W. Armstrong
Voici l'histoire particulière d'une secte qui, après la mort de son fondateur, vécue un réveil spirituel chez ses directeurs qui retournèrent à la doctrine évangélique, ils furent suivies cependant par moins de la moité de la secte. Le texte qui suit a été extrait de l'ouvrage épuisé "Les sectes - Etat d'urgence" du Centre Roger Ikor chez Albin Michel - 1995
HISTORIQUE

Fondateur: Herbert W. Armstrong, américain (1892‑1986), ancien agent en publicité, successivement membre de la Société des Amis (Quakers) et de l'Église méthodiste, pasteur de l'Église de Dieu (dissidence de l'Église adventiste du 7e jour) et de l'Église de Dieu du 7e jour (dissidence de la précédente).

Créée en 1934, la Radio Church of God diffuse des émissions où l'on apprend que les lois du succès et de la prospérité procèdent de la Bible et d'Armstrong, « apôtre de Dieu» (cette idée fera fortune chez certains évangélistes américains). Celui-ci fonde en 1934 le magazine The Plain Truth (La Pure Vérité) et, en 1947, l'Ambassador Collège à Pasadena (Californie), qui propose aux jeunes de « découvrir les vraies valeurs », c'est-à-dire celles « qui garantissent le bonheur et le bien-être dans l'abondance » (depuis 1990, le collège est installé à Big Sandy, Texas, sur une propriété de 800 hectares).

Expansion européenne à partir de 1951 (Allemagne, Angleterre, Belgique, Pays-Bas, Suisse, France en 1961), avec Richard David Armstrong (fils de Herbert), remplacé, après sa mort en 1953, par Dipar Apartian. Europe 1 et Radio Luxembourg ouvrent leur antenne à celui-ci pour son émission Le Monde à venir (elle existe toujours sur RTL).

Veuf en 1967, Herbert W. Armstrong se remarie à 85 ans avec une jeune divorcée de 26 ans qui, selon la Pure Vérité, a été choisie par Dieu.

En 1968, l'Église prend en France le nom d'Église universelle de Dieu. Après la disparition d'Armstrong, en 1986, la présidence de la Worldwide Church of God (siège à Pasadena) revient à joseph W. Tkach.

DOCTRINE

Inspirée de divers courants chrétiens hétérodoxes : "fin des temps" proche, avec ses catastrophes; salut éternel pour les ralliés du Christ par l'entremise de l'Église armstronguienne, mortalité de l'âme, négation du paradis céleste et de l'enfer, etc.

Composante doctrinale essentielle, appelée « anglo-israélisme » (croyance répandue du temps d'Élisabeth Ire d'Angleterre) : les Anglo-Saxons et les Européens de l'Ouest sont les descendants des dix « tribus perdues » d'Israël (721 avant J.‑C.), donc les véritables israélites. Il faut donc restaurer l'Église anglo-isréalienne avant la venue du Christ en terre anglo-saxonne et « reconnaître en la reine d'Angleterre l'héritière légitime du Roi David ». Herbert W. Armstrong proclame qu'il est dans la lignée royale anglaise et le révélateur inspiré, tel le prophète Élie, du retour du Christ auquel la reine devra alors céder son trône (il le révèle pour la fin de la Seconde Guerre mondiale et, en 1968, pour 1983). Au reste, il se révélera surtout comme l'un des champions incontestés du ratage prophétique : n'avait-il pas prévu en 1938 que les armées de Mussolini entreraient à Jérusalem; en 1957, qu'un tiers de la population mourrait de maladie et de famine dans les quinze ans à venir; en 1963, que la troisième guerre mondiale éclaterait en 1978, etc. Ses adeptes doivent admettre qu'il a rétabli le véritable Évangile en 1934, les Églises apostates ayant prêché un faux Évangile depuis l'an 69 (chute de Jérusalem).

PRATIQUES

Le pasteur général J. Tkach a entrepris de réviser quelques-unes des données doctrinales d'Armstrong (ce quia provoqué crises et dissidences) ; l'EUD a renoncé à affirmer que l'Évangile ne fut plus prêché depuis l'an 69 ; les croyances en l'anglo-israélisme sont en cours de révision, en raison de la nature raciste de certains de ses principes.

Prescriptions : observance des fêtes juives, du sabbat et des lois alimentaires juives ; observance de la Pâque (commémoration de la mort du Christ) et de la Pentecôte, mais rejet de Noël et des Pâques (résurrection du Christ) considérées comme fêtes populaires d'origine païenne, au même titre que la Saint-Valentin et la fête des Mères ; morale puritaine; sous Armstrong proscription des médicaments, vaccins et transfusions sanguines (Dieu est le seul médecin), mais J. Tkach admet que dans la Bible il n'y a rien qui interdise leur administration.

Climat d'angoisse entretenu pour maintenir les adeptes dans l'obéissance et la peur de perdre leur salut; sentiment de culpabilité installé progressivement dans leur esprit pour qu'ils acceptent difficultés, échecs et malheurs comme justes réparations de leurs doutes, de leurs entorses aux règlements et de leurs dissimulations de revenus aux responsables de l'Église.

ORGANISATION

Effectif mondial: environ 100 000 membres «baptisés» répartis dans 120 pays. En France l'association Le Monde à venir (siège à Paris), sous régime loi de 1901, groupe à peu près 300 adhérents dans une demi-douzaine de congrégations.

Églises dissidentes : Church of God International, fondée à Tyler (Texas) par Garner Ted Armstrong, fils du fondateur; Church of God, The Eternal, à Eugène (Oregon) ; Global Church of God, fondée par Roderick C. Meredith à Glendora (Californie).

RESSOURCES

Fortes redevances financières par la raison que les adeptes doivent « régler leurs dettes avec Dieu » avant la fin du monde. Deux dîmes mensuelles, calculables sur les ressources brutes avant impôts, et une contribution de 10 % au fonds d'entraide de l'Église (les adeptes français en seraient exemptés). En sus de ces ponctions sévères, sept offrandes annuelles lors des sabbats et que savons-nous encore? En vue du retour du Christ sur terre, Armstrong semble avoir voulu ramasser un maximum de subsides: il est permis de se demander quelle est la relation de cause à effet ?

PROPAGANDE

Très active : diffusion gratuite de publications, cours de Bible gratuits par correspondance, émissions sur quelque cinq cents stations de radio et chaînes de télévision. Armstrong s'était promu ambassadeur de la paix universelle, rencontrait des personnalités influentes et recevait moult médailles. C'était l' "Ambassador" de l'International Cultural Foundation qui se manifestait alors, et non le Pasteur général de l'Église universelle de Dieu.

Publications : La Pure Vérité, The Worldwide News, Youth.


Voici maintenant un extrait du "Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui (religions - églises - sectes - nouveaux mouvements religieux - mouvements spiritualistes)" du P. Jean VERNETTE et Claire MONCELON - Puf - 1995 - épuisé

ORIGINE ‑ Église millénariste née en 1930 d'un schisme au sein d'une des nombreuses « Églises de Dieu » issues de l'Adventisme. Elle pratique une lecture fondamentaliste de la Bible. Elle identifie par exemple les dix « Tribus perdues d'Israël » avec des nations anglo-saxonnes et d'Europe de l'Ouest, et émet des prophéties souvent démenties par la suite (fin des temps des Gentils en 1936, victoire d'Hitler sur la Russie en 1941, mort du tiers des habitants de la planète par famine et maladie en 1978). Appuie fortement la politique des Etats-Unis. Son fondateur, Herbert W. Armstong, ex-quaker, méthodiste et adventiste (1892-1986), est né le 31 juillet 1892 à Des Moines (Iowa). Il organise de vastes campagnes d'évangélisation dès 1933, crée l'Église radiophonique de Dieu, ouvre en 1947 à Pasadena (Californie) l'Ambassador College, s'implante en Europe à partir de 1956, puis développe ses voyages à l'étranger et ses contacts avec les chefs d'états. Son successeur en 1986 est Joseph William Tkach (né en 1927 d'une famille orthodoxe russe).

DOCTRINE ‑ H. W. Armstrong est le seul véritable apôtre choisi par Dieu en 1933 pour restaurer Son Œuvre et le véritable Évangile (devenu inconnu des hommes depuis 69) comme le Jean-Baptiste de la Fin des Temps. L'Église Universelle de Dieu est seule détentrice de la pure vérité. Insistance sur l'Ancien Testament et ses pratiques. Il n'y a pas d'immortalité de l'âme ; les méchants seront détruits ; ceux qui observent les Dix commandements et le Sabbat ressusciteront un jour. Baptême par immersion.

FONCTIONNEMENT ‑ Les Assemblées du Sabbat ne sont pas des cultes mais des études bibliques. A noter que J. W. Tkach l'actuel Pasteur général, a réévalué l'enseignement d'H. Armstrong dans une plus grande conformité à l'héritage de la Bible et de la Réforme.

DIFFUSION ‑ Moins de 100 000 membres, mais elle en atteint beaucoup plus par son magazine gratuit La Pure Vérité (7 millions d'exemplaires) et ses émissions radio et télévision Le Monde à Venir. Répandue dans 50 pays, surtout anglo-saxons à partir de Pasadena (Californie) ; en Europe, spécialement à Genève et Paris.

Trois dissidences naissent en mai 1978 quand Garner Ted Armstrong rompt avec son père : l'Église Éternelle de Dieu, l'Église Internationale de Dieu, les Églises de Dieu associées. Et l'actuel président Josephe N. Tkach ayant introduit des modifications doctrinales, nouvelles dissidences, dont la Global Church of God sous la direction de R. C. Meredith.

Mais après la mort de Herbert Armstrong, l'Église Universelle de Dieu a vécu une profonde évolution...

Le Bureau de Documentation sur les Sectes et les Religions de Montréal Inc (B.D.S.R.) est de confession chrétienne, plus préci- sément de confession protestante. Il publie cette fiche :

Ce mouvement très connu par ses émissions de télévision et son magasine "La Pure Vérité" a fait volte face il y a quelques années. En effet ce mouvement a quitté ses doctrines sectaires pour se joindre au grand mouvement protestant évangélique. Vous pouvez vous enquérir de leurs doctrines en visitant cette adresse web : http://www.eudmtl.org/indexdoc.htm

Voici enfin un article de l'un de leurs ex-pasteurs...


Du légalisme à la grâce

par Réjean Vautour

pasteur des congrégations de Sherbrooke et Thetford Mines

Depuis janvier 1995, l’Église Universelle de Dieu subit une transformation spirituelle et de ce fait, vit un renouveau sous la direction de l’Esprit Saint. Une vague de repentance incite certains membres à accepter Jésus-Christ comme Sauveur personnel et Seigneur pour la première fois, tandis que d’autres renouvellent et approfondissent leur relation avec le Messie. Voici un historique succinct de l’église pour montrer la profondeur de la transformation au sein de notre confession.

L’église a été fondée en 1934 par Herbert W. Armstrong. Dès le début, elle enseignait l’obligation d’observer la Loi, le sabbat hebdomadaire, les fêtes annuelles de l’ancienne Israël et les règles relatives aux viandes pures et impures de Lévitique 11. Elle professait que les peuples anglo-saxons étaient les descendants directs d’Abraham. De plus, l’enseignement eschatologique l’orientait vers le retour imminent du Christ. Aussi l’église a-t-elle avancée des dates pour le retour à maintes reprises, mais le Christ ne revenait toujours pas. L’église niait également la Trinité : elle se refusait de reconnaître l’Esprit Saint comme une personne et comme Dieu. Elle soutenait que le salut ne s’obtenait qu’en étant membre de l’Église Universelle de Dieu et en observant la Loi, le sabbat et les fêtes. Au fond, elle enseignait le salut par les œuvres.

Au décès de Herbert Armstrong en janvier 1986, Joseph W. Tkach a été nommé pasteur général de l’église. Dieu lui avait donné un cœur évangélique. Mis au défi par rapport à la personne et la divinité de l’Esprit Saint, Joseph W. Tkach confiait à des ministres du siège social le mandat d’étudier si les prétentions de l’église étaient soutenables à la lumière des Écritures. À la suite d’un examen minutieux de la Bible, l’église faisait les découvertes suivantes : il fallait naître de nouveau pour être sauvé ; le véritable Évangile traitait de la personne du Christ ; l’Esprit Saint était une personne à part entière ; et Dieu était, en fait, une Trinité. Vers la fin de 1994 et au début de 1995, l’église saisissait les natures des ancienne et nouvelle alliances. Elle constatait que Jésus-Christ avait accompli l’ancienne alliance en entier et, par sa mort et sa résurrection, il instaurait une nouvelle alliance beaucoup plus grande et glorieuse que la première.

L’église devait se rendre à l’évidence. L’observance stricte du sabbat pour obtenir le salut était périmée, car le Christ était le repos éternel. En vertu de la nouvelle alliance, les règles concernant les viandes pures et impures, le sabbat et les fêtes annuelles ne s’appliquaient plus. La doctrine sur les anglo-saxons était sans fondement : quiconque appartenait à Christ était fils d’Abraham. Quant à la prophétie biblique, elle ne dépendait aucunement des descendants physiques d’Israël, car le salut n’était pas une question de race, mais de grâce. En septembre 1995, Joseph W. Tkach décédait à la suite d’un cancer. Son fils, Joseph, le succédait en tant que pasteur général.

Les membres de l’église s’étaient attachés aux croyances du fondateur Armstrong pendant de nombreuses années. Face aux changements doctrinaux, ils ont vécu une véritable crise d’identité : l’église dont ils étaient membres les sauvait-elle, ou étaient-ils sauvés par le Christ ? Leur identité se trouvait-elle uniquement en Jésus ou dans l’église ?

L’église était prête à mettre le Christ avant tout. Mais un grand nombre de membres ont rejeté sa décision. Aussi, plus de la moitié ont quitté l’église. Bon nombre de ministres en ont fait autant, pour établir des églises fondées sur les croyances de Herbert Armstrong. À cause des départs et des modifications à la doctrine de la dîme, les revenus de l’église ont chuté de façon dramatique. L’église s’est vu contrainte à mettre à pieds beaucoup d’employés et de ministres. Malgré tout, beaucoup de membres au sein de la confession ont adopté les modifications doctrinales. Le Seigneur en a fait venir beaucoup à Lui.

Aujourd’hui, nous acceptons le salut par la grâce. Nous croyons que nous sommes sauvés par le sacrifice expiatoire et la résurrection du Christ. Nous ne pouvons rien pour être sauvés. Nous trouvons tout ce dont nous avons besoin pour le salut en Jésus-Christ, notre Sauveur et Maître. Ainsi, nous avons rejeté notre légalisme.

Nous étions aveugles et justes à nos yeux. Nous avions un esprit critique vis-à-vis les autres confessions : nous les condamnions. Nous allions jusqu’à condamner même les enfants de Dieu qui adoraient Jésus ailleurs que chez-nous. Certes, nous agissions avec sincérité. Mais nous étions néanmoins dans l’erreur. Nos erreurs ont blessé maintes personnes à l’intérieur et à l’extérieur de notre confession. Heureusement, Jésus nous a ouvert les yeux à la repentance. Il nous a lancé son appel et nous l’avons suivi. Le chemin de la repentance ne se fait guère dans la facilité. Mais c’est le seul chemin à suivre : il a été tracé par notre Sauveur. Nous nous repentons des erreurs commises et des blessures infligées. Nous en demandons pardon à tous nos frères et sœurs en Christ qui appartiennent à d’autres confessions.

Aujourd’hui, l’église est maintenant membre de la N.A.E. (National Association of Evangelicals), une association évangélique bien reconnue aux États-Unis et de la E.F.C. (The Evangelical Fellowship of Canada), une association évangélique canadienne semblable à la première. Les deux associations regroupent diverses églises et ministères évangéliques œuvrant dans les deux pays.

Les internautes peuvent obtenir de plus amples informations à propos de l’Église Universelle de Dieu aux sites suivants : http://www.wcg.ca ou http://www.wcg.org.

Voici aussi les adresses des deux associations évangéliques susmentionnées : http://www.evangelicalfellowshipofcanada.org et http://www.nae.net

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