Quand la guérison tarde


Mc.16:17 Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; 18 ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils poseront les mains sur les malades et ceux-ci seront guéris.

Accompagner en grec c'est parakoloutheô, littéralement, suivre le long de la route. Comme ces choses nous accompagnent, on peut s'attendre à les voir se manifester, mais pas nécessairement à volonté.

C'est trop facile de mettre le blâme sur la personne pour son manque de foi ou de désir d'être guérie en l'absence de guérison. C'est seulement l'une des causes possibles quand on voit que la plupart des gens guéris à l'époque de l'église du Nouveau Testament n'avaient même pas la foi alors que ceux-ci qui avaient la foi devaient combattre pour leur guérison qui tardait ou ne venait pas du tout !

Même si, dans un contexte d'évangélisation, un linge ayant touché au corps de Paul suffisait à guérir (Ac.19:12), ce même linge que portait Paul n'avait aucun effet sur lui-même car Paul combattait lui-même la maladie dans son corps (1Co.2:3, Ga.4:13-15). Toujours dans un contexte d'évangélisation, il exerçait les dons des guérisons en imposant les mains à des malades et les guérissait au nom de Jésus (Publius Ac.28:8). Quand c'était pour lui-même ( 2Co.12:7-10) ou pour des collaborateurs, s'il leur a imposés les mains, il ne s'est pas produit de guérison car il avait alors recours à des conseils (Timothée 1Ti.5:23) et à la prière avec persévérance, parfois avec succès (Epaphrodite Ph.2:25-30), parfois non (Trophime 2Ti.4:20). Et ce n'est assurément pas parce qu'ils manquaient de foi ! Pour devenir apôtre ou un de ses collaborateurs, c'est justement parce qu'ils ont pu démontrer qu'ils avaient une grande foi, sinon on ne les aurait pas choisi. surtout Paul qui était très sévère à ce niveau, comme on voit avec Marc qu'il avait refusé de reprendre à cause de son manque de persévérance (Ac.15:37-39).

Si le salut inclut nécessairement la guérison physique, aucune maladie ne pourrait toucher à un chrétien qui marche par la foi, d'autant plus un apôtre et ses collaborateurs, on devrait alors conclure que Paul, Timothée et Trophime manquaient de foi en la guérison ou pire, qu'ils n'étaient pas sauvés, ce qui serait absurde.

Je crois en Jésus et je crois qu'il a l'autorité nécessaire pour guérir n'importe quelle maladie par son sang précieux qui a coulé pour nous. Beaucoup de guérisons ont lieu encore de nos jours, mais il ne suffit pas de croire la bonne doctrine et dire les bonnes paroles pour que la guérison ait lieu, ce ne sont pas des formules. Je pense que l'incompréhension vient du fait qu'on oublie que la chair et le sang corruptible ne peuvent hériter du royaume de Dieu (1Co.15:50), notre être extérieur se détruit parce qu'il appartient à la première création (2Co.4:16). Nous avons présentement seulement les arrhes de l'Esprit qui nous permettent d'expérimenter un avant-goût de notre héritage alors que notre corps sera totalement transformé à l'image de Jésus.

Notre être intérieur se renouvelle constamment parce qu'il appartient à la nouvelle création qui fait partie du royaume de Dieu se manifestant par le fruit de l'Esprit. (Ro.10:17, Ga.5:22).

Alors même quand on reçoit gracieusement une guérison, ou même une résurrection comme Lazare, notre corps corrompu va continuer à se détruire, - Lazare est mort par la suite ! - jusqu'au jour où nous mourrons ou nous serons changés en un instant à l'image de Jésus, alors la maladie et la mort n'auront plus de prise de ce corps appartenant à la deuxième création. La mort sera enfin soumise à Celui qui l'a vaincue à la croix, Alleluia !

1Co.15:24 Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir anéanti toute domination, toute autorité et toute puissance. 25 En effet, il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. 26 Le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort.

Voici un autre passage souvent cité pour la guérison.

1Pi.2:24 «C’est par ses blessures que vous avez été guéris», vaut la peine qu'on s'y attarde aussi.

Pierre n'explique par cette phrase en disant «car il a pris sur lui aussi toutes nos maladies», Pierre continue en disant «CAR (mot très fréquent qui introduit toujours une explication, voir les versets 19 et 20, par exemple) vous étiez comme des moutons égarés, et vous avez été ramenés à celui qui est votre berger et qui veille sur vous.»

Selon l'explication même de Pierre, cela porte à penser que la guérison dont il est question ici est spirituelle et non physique. Pierre met cette guérison en parallèle avec «vous avons été ramenés à celui qui est votre Berger», employant le même temps de verbe au passé. Je pense donc qu'il fait référence à leur conversion dans ce passage.

Si on isole le verset 24 de son contexte sans tenir compte du CAR au verset suivant, alors on peut associer cela à la guérison physique, mais on semble s'écarter de l'explication donnée par Pierre.

CONCLUSION

Demeurons dans la foi que le sang de Jésus qui a coulé pour nous guérit encore aujourd'hui, proclamons-le et attendons-nous à des guérisons, mais ne sotyons pas décontenancés quand elles tardent pour une raison ou une autre, pas toujours évidente à discerner. Après tout, nous ne connaissons et prophétisons qu'en partie (1Co.13:9) et il y a des choses qui peuvent nous échapper aussi dans le domaine de la guérison.

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