Une troisième raison, moins noble, est que certaines femmes désirent accomplir des tâches réservées jusque là
aux hommes seulement pour montrer qu'elles sont aussi capables qu'eux et qu'elles peuvent même faire
mieux que bien des hommes... ce qu'elles arrivent parfois à prouver !
Là c'est plus un esprit de rivalité, de compétition et d'orgueil qui se manifeste, l'oeuvre du
ministère est alors accomplie par la chair, par les capacités humaines. Le Saint-Esprit résiste
et tôt ou tard il y aura un brisement.
Voici un survol de l'avancée des femmes aux postes de direction ecclésiastique:
Les
protestants ont été les premiers, en 1945, à accepter l'ordination des
femmes. Mais cela était sans doute plus facile chez eux où toute
personne détient potentiellement des attributs de prêtre. Aujourd'hui,
10% des pasteurs sont des femmes, mais il y a 50% de jeunes filles chez
les aspirants à la prêtrise.
Chez les juifs, la 1ère femme rabbin date de 1972. Il n'y en a qu'une en France.
L'ordination des femmes dans
l'église anglicane ne date que de l'année dernière, mais les femmes y
sont arrivées en masse : 13 ont été ordonnées à la fois. Ceci a
provoqué une réaction de refus de la part de 200 prêtres. Ils ont
cherché refuge dans la religion catholique, ce qui pose un problème
pour ceux qui sont mariés.
Chez les orthodoxes, essentiellement
en Russie, on est conscient que c'est grâce aux femmes que le sentiment
religieux a pu se maintenir pendant les périodes de persécution de
l'église. Celle-ci est pourtant restée fidèle à la tradition. Pour
s'opposer à l'ordination des femmes, l'église orthodoxe s'appuie
toujours sur l'argument de l'impureté, vieux mythe qui ne trouve aucune
justification dans l'Evangile.
En fait, dans l'Evangile, tous les
ennemis de Jésus sont des hommes. Toutes les femmes qui le rencontrent
le reconnaissent immédiatement comme fils de Dieu. Leur dialogue avec
lui est d'une rare qualité. L'une au moins (la Cananéenne), le force à
approfondir sa réflexion.
La femme a toujours joué un rôle
déterminant dans la transmission du sentiment religieux d'une
génération à l'autre, et dans la propagation de la foi chrétienne. Au
moyen- Orient, la pratique de l'hospitalité assurait la survie aux
voyageurs qui devaient parcourir à pied de grandes étendues peu
peuplées. Une fois dans les maisons, l'étranger s'imprégnait de
l'atmosphère que la femme y faisait régner.
Aujourd'hui, chez les catholiques,
80% de la catéchèse, 60% des tâches d'aumônerie, sont assurées par les
femmes. La femme peut-elle aussi donner les sacrements ? France Quéré
ne trouve pas convaincants les argument avancés par Jean-Paul II, et
pense qu'après lui, l'église catholique finira par accepter
l'ordination des femmes.
- Citation de Frédéric Bastiat d'après un compte rendu de la soirée du 11 février 1995 avec France Quéré.
Dans les évangiles, on ne retrouve pas de femmes pasteurs, par contre il y a des prophétesses, cf. Ac.20:4.
Des Églises Évangéliques n'acceptent pas des femmes pasteurs même si elles
soutiennent des femmes missionnnaires qui sont appelés à faire le même travail !
C'est plutôt inconsistant comme approche, non ?
La théorie, c'est bien, mais pratiquement, quand tout a été dit ou presque,
suis-je prêt à accepter qu'une femme soit la pastoresse de mon église ?
Je dois honnêtement répondre non pour le moment...
si c'est la volonté de Dieu un jour, alors il me fera changer d'attitude.
Consultez aussi La prédication et les femmes
Voici à titre d'information deux liens en faveur de l'ordination des femmes.
L'Eglise incomplète
L'Eglise et les femmes