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La foi est un don de Dieu Ep.2:8
La foi ça commence entre les oreilles et ça se termine aux bouts des orteils c'est la marche par la foi ! 2Co.5:7
Si tu attends de ne plus avoir de doutes avant de croire tu ne croiras jamais; car les doutent ne s'estompent que graduellement en vivant par la foi.
La foi c'est la connaissance de la vérité Ro.10:14-17.
C'est aussi l'obéissance à la vérité Ro.10:16, Jn.8:31-32. C'est enfin l'espérance de la vérité
qu'on ne voit pas, Ro.11, Hé.11.
Il y a croire Jésus et croire en Jésus. On peut croire toutes les paroles de Jésus,
être convaincu de la vérité de toute la doctrine concernant Jésus sans pour autant croire en Jésus,
sans pour autant avoir foi sa confiance dans la personne de Jésus.
Croire Jésus se passe sur le plan intellectuel seulement alors que croire en Jésus engage l'être humain entier, intellect, émotions et volonté et le transforme à l'image de Jésus.
Regardons-nous aller pour voir ce qu'on croit. Dieu permet que notre foi soit testée,
pour qu'on sache où on en est rendu. Les apôtres ont eu leur foi testée quand Jésus leur a enseigné sur le pardon et ils se sont rendus compte qu'elle faisait pitié.
Quand des choix de comportement se présentent, cela nous permet de réaliser où est notre
foi la plus ancrée, la plus profonde, la foi qui influencera notre comportement. Les oeuvres sont indissociables de la foi, car on agit toujours selon ce que croit au plus profond de nous-mêmes.
Le rapport entre la foi et les oeuvres a toujours été délicat. Certaines églises professant un salut par les oeuvres tandis que d'autres proclamaient un salut par la foi sans les oeuvres. Or les Écritures associe les oeuvres à la foi comme étant la conséquence normale de celle-ci; nous allons agir selon ce que nous croyons. Nous pouvons donc évaluer la foi par les oeuvres qui en découlent. Cela se vérifie dans tous les domaines de la vie. Par exemple, cela qui croit que l'exercice physique va lui permettre d'améliorer sa qualité de vie, s'organisa pour l'intégrer dans son horaire.
Les deux passages clés à ce sujet sont Ja.2:14-22 et Ep.2:8-10
Il n'y a pas d'opposition entre ces deux passages ; Paul enseigne que le salut ne vient pas par les oeuvres (de la loi) Ep.2:9 mais la foi produit des bonnes oeuvres Ep.2:10. Jacques élabore en donnant l'exemple d'Abraham dont la foi a produit des oeuvres.
Voici ce que quatre piliers modernes de la foi pensent sur le rapport entre la foi et les oeuvres
A.W. Tozer
John MacArthur
J. I. Packer
James Montgomery Boice
De nos jours, le christianisme fondamentaliste est profondément influencé par cet ancien ennemi de la doctrine qui a pour nom antinomie. Le crédo de l'adepte de l'antinomie est simple: Nous sommes sauvés par la foi seule; les oeuvres n'ont pas leur place dans le salut; notre façon de nous conduire constitue des oeuvres, et pour cette raison, n'a donc aucune importance. Ce que nous faisons n'a pas d'importance, aussi longtemps que nous croyons d'une manière correcte. Le divorce entre la foi et la conduite est absolu et sans appel. Le problème du péché est réglé par la croix, la conduite se trouve en dehors du cercle de la foi et ne peut s'interposer entre le croyant et Dieu. C'est là, en peu de mots, ce qu'enseigne l'antinomie. Et cet enseignement a tellement pénétré l'élément fondamentalisme au sein du christianisme modenre qu'il est accepté par les masses religieuses comme étant la pure vérité de Dieu.
L'antinomie est la doctrine de la grâce, poussée jusqu'à l'absurde par un logique non corrigée. Elle prend l'enseignement de la justification par la foi et la déforme en la tordant. Elle a tourmenté l'apôtre Paul dans l'église primitive et a provoqué certaines de ses dénonciations les plus pittoresques. quand la question est posée: «Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?» il répond non avec cet argument puissant que nous retrouvons dans Ro.6.
(...) Les Écritures ne nous enseignent pas que la grâce nous rend libres de pécher. Mais, elle nous rend plutôt libres de faire le bien.
(...) Je voudrais mentionner une autre chose que l'on voit clairement être un obstacle, pour le croyant, à goûter la puissance du Saint-Esprit. Il s'agit de l'habitude qu'on a prise d'enseigner à ceux qui cherchent de «prendre par la foi» lorsqu'ils deviennent conscients de leur besoin d'être remplis du Saint-Esprit.
Maintenant, c'est un fait bien établi dans tout le Nouveau Testament que les bénédictions découlant de la rédemption doivent être reçues par la foi. C'est la base de la théologie de la rédemption, et toute déragotation à ce principe est mortelle pour quiconque vit une expérience chrétienne authentique. Paul enseigne de façon catégorique que l'Esprit doit être reçu par la foi, et il réprimande quiconque voulait enseigner le contraire. Il semblerait donc, à première vue, que le fait d'enseigner à la personne qui cherche de «recevoir le Saint-Esprit par la foi» soit un procédé solide. Cependant, il y a quelque part quelque chose qui cloche. On est obligé de se demander si les mots «par la foi» ont la même signification lorsqu'ils sont employés par les enseignants modernes que lorsque Paul les utilisait. On remarque un contraste très net entre les chrétiens qui étaient remplis du Saint-Esprit du temps de Paul et beaucoup de chrétiens aujourd'hui qui prétendent être remplis du Saint-Esprit. Les convertis de Paul, c'est certain, recevaient le Saint-Esprit par la foi; mais ils le recevaient réellement; aujourd'hui, des milliers de gens font le geste de le recevoir par la foi, et croient ainsi le recevoir; mais leur faiblesse constante démontre qu'ils ne le connaissent pas dans la réalité de sa puissance.
Le problème semble provenir de la conception que nous avons de la foi. La foi, telle que Paul la voyait, était une chose vivante, ardente, qui amenait le coyant à se soumettre et à obéir aux commandements de Christ. La foi, telle que vue aujourd'hui, ne signifie souvent pas autres chose qu'une faible adéhsion à une doctrine. Beaucoup de personnes sont convaincues qu'elles ont besoin de la puissance du Saint-Esprit; mais étant donné qu'elles ne veulent pas passer par le douloureux comvat qui livrera à mort leur ancienne vie, elles se tournent avec soulagement vers cette doctrine du «recevoir par la foi», y trouvant une échappatoire à leur problème. De cette façon, leur foi paraît irréprochable et leur permet de marcher avec l'Israël de Dieu. Cependant, ce sont ces mêmes gens qui forment la «multitude mélangée» qui ralentit l'avancement de l'Église et qui cause la plupart des problèmes lorsque les choses se compliquent. À moins que leur point de vue ne change ultérieurement et qu'ils ne décident de passer par le chemin étroit, ils sont condamnés à ête secrètement déçus le reste de leur vie.
Il est important de se rappeler que jamais personne n'a reçu la puissance du Saint-Esprit sans en être conscient. Le Saint-Esprit se révèle toujours à la conscience intérieure. Dieu répandra son Esprit sur nous en réponse à une foi simple; mais la vraie foi sera accompagnée d'une profonde pauvreté d'esprit et d'aspirations puissantes du coeur, et elle s'exprimera à grands cris et à forces larmes.
- A. W. Tozer dans son livre «Les chemins vers la puissance»
Autre méditation de Tozer sur la foi
Je m'attends à ce que quelqu'un m'accuse d'enseigner le salut par les oeuvres. Laissez-
moi dire aussi clairement que possible tout de suite que le salut vient par la grâce
souveraine de Dieu et par sa grâce seulement.
Mais le vrai salut ne peut et ne manquera pas de produire des oeuvres de justice dans la
vie du vrai croyant. Il n'y a aucune oeuvre humaine dans l'acte du salut, mais le travail
divin du salut inclut un changement d'intention, de volonté, de désir, d'attitude qui
inévitablement produit le fruit de l'Esprit.
L'essence même de l'oeuvre salvatrice de Dieu est la transformation de la volonté qui
résulte en un amour pour Dieu. Par conséquent, le salut établit la racine qui va sûrement
produire le fruit.
La foi salvatrice qui met sa confiance dans le sacrifice de Jésus sur la croix, la repentance
qui consiste à changer de comportement en délaisser notre vie centrée sur nous-mêmes
pour chercher à plaire à Dieu, l'engagement à suivre Jésus sur ses traces et l'obéissance
à son enseignement sont tous des oeuvres divines, accomplies par le Saint-Esprit dans le
coeur de celui qui est sauvé.
Il n'est pas nécessaire de tout comprendre de la seigneurie de Christ sur notre vie pour
être chrétien. Mais personne ne peut être sauvé s'il n'est pas désireux d'obéir è Christ ou
s'il se rebelle consciemment de la seigneurie de Christ. La marque du vrai salut est qu'il
produit toujours un coeur qui connaît et qui ressent sa responsabilité de répondre à la
réalité qui revient constamment de la seigneurie de Christ.
Je n'encourage certainement pas un salut par les oeuvres. D'aucune façon je minimise la
grâce ni ne cherche à stimuler des doutes inutiles dans la pensée de ceux qui sont
vraiment sauvés.
Plus j'ai examiné le ministère publique de Jésus et sa façon de composer avec ceux qui lui demandaient des informations sur son enseignement, plus j'avais de l'appréhension vis-à-vis les méthodes et le contenu de l'évangélisation moderne. Sur un nombre dérangeants d'issues, le
message proclamé aujourd'hui n'est pas l'évangile d'après Jésus.
L'évangile en vogue aujourd'hui propose une fausse espérance aux pécheurs. Il leur
promet la vie éternelle même s'ils continuent à vivre en rébellion contre Dieu. En fait, il
encourage les gens à s'approprier Jésus comme Sauveur, remettant à plus tard toutefois
leur engagement à lui obéir comme Seigneur. Il promet d'être sauvé de l'enfer mais pas
nécessairement d'être libéré de l'iniquité. Il offre une fausse sécurité aux gens qui se
plaisent dans les péchés de la chair et rejette la voie de la sainteté.
En séparant la foi de la fidélité, cela laisse l'impression que l'assentiment intellectuel est
aussi valide que l'obéissance sans réserve à la vérité. Conséquemment la bonne nouvelle
de Christ a cédé la place à la mauvaise nouvelle d'une croyance facile, insidieuse, qui ne
requiert aucune exigence morale dans la vie des pécheurs. Ce n'est pas le même
message que Jésus a proclamé.
Ce nouvel évangile A engendré une génération de chrétiens professants dont le
comportement est souvent indifférencable de la rébellion des irrégénérés. De récentes
statistiques révèlent que 1.6 milliard de personnes dans le monde sont considérées
comme chrétiennes. Un sondage Gallup bien rendu public indique que presqu'un tiers de
tous les américains se targuent d'être nés de nouveau. Ces chiffres représentent
sûrement des millions de personnes qui sont tragiquement induites en erreur.
Le témoignage de l'Église au monde a été sacrifié sur l'autel de la grâce à bon marché.
Des formes d'immoralité choquantes sont devenues courantes parmi les chrétiens
professants. Et pourquoi pas? La promesse de la vie éternelle sans reddition à l'autorité
divine nourrit la médiocrité du coeur irrégénéré. Les convertis enthousiastes de ce nouvel
évangile croient que leur comportement n'a pas de rapport à leur statut spirituel - même
s'ils persistent d'une manière dévergondée dans les formes les plus répugnantes de
péché et d'expressions de la dépravation humaine.
Il semble apparent maintenant qu'on se rappellera de l'église de notre génération comme
celle où il y a eu une série de scandales abominables qui découvrirent les plus ignobles
exhibitions de dépravation dans la vie de quelqu'uns des télévangélistes à haute visibilité.
Plus troublante que toutes est la conscience douloureuse que la plupart des chrétiens
considèrent ces personnes comme des gens de l'intérieur, non pas comme des loups et
des faux bergers qui se sont infiltrés dans le troupeau, cp. Mt.7:15. Pourquoi devrions-nous assumer que des gens qui vivent dans une chaîne interrompue d'adultère, de
fornication, d'homosexualité, de tromperie et de tout ce qui peut se concevoir d'excès
flagrant soient vraiment nés de nouveau?
Cependant c'est exactement la supposition que les chrétiens de cette génération ont été
enseignés à faire. On leur a dit que le seul critère pour être sauvé est la connaissance et
l'adhérence à certains faits de base concernant Christ. Ils entendent depuis le début que
l'obéissance est optionnelle. Il en suit logiquement, alors, que la profession de foi à un
moment donné d'une personne a plus de validité que le témoignage continuel de son
mode de vie pour déterminer si on peut la considérer comme vraiment croyante. La
personnalité de l'église visible révèle la détestable conséquence de cette théologie. En
tant que pasteur j'ai rebaptisé un nombre incalculable de gens qui ont une fois "pris une
décision," furent baptisés, sans cependant expérimenter aucun changement. Ils sont
passés plus tard par une vraie conversion et ont recherché le baptême une nouvelle fois
pour exprimer la réalité de leur salut.
Il existe un besoin pressant d'une complète réexamination de l'évangile. Nous devons
retourner à la base pour tout enseignement du Nouveau Testament sur le salut..-
l'évangile proclamé par Jésus.
Gal. 1:6-8 est un anathème sur ceux qui "distortionnent l'évangile de Christ". C'est un
avertissement à faire peur pour ceux qui voudraient altérer le message du salut et le
corrompre d'une façon quelconque.
L'évangile populaire d'aujourd'hui dissocie la seigneurie de Christ du salut. Recevez Christ comme
sauveur sans devoir à lui obéir, continuez à votre vie comme il vous plaît.
Écoutez la présentation typique de l'évangile de nos jours. Vous entendrez les
pécheurs se faire interpeller par des paroles telles: "Accepte Jésus-Christ comme ton
sauveur personnel", "demande à Jésus d'entrer dans ton coeur", "invite Jésus dans ta
vie", "prend une décision pour Christ". Vous êtes peut-être si habitué d'entendre ces
phrases que ce sera pour vous une surprise d'apprendre qu'aucune d'entre elles n'est
basée sur une terminologie biblique. Elles sont le produit d'un évangile dilué, elles ne
correspondent pas à l'évangile selon Jésus.
L'évangile selon Jésus est un appel à devenir disciple, un appel à le suivre dans une
obéissance soumise, pas juste un plaidoyer à prendre une décision ou à réciter une
prière. Le message de Jésus a libéré des gens des liens de leur péché en confrontant et
en condamnant l'hypocrisie.
Ce message offrait la vie éternelle et le pardon pour les pécheurs repentants, mais en
même temps il réprimandait les gens religieux en apparence dont les vies étaient dénuées
de la vraie droiture. C'était dans tous les sens une bonne nouvelle, cependant c'est tout
sauf un salut facile.
Les paroles de notre Seigneur au sujet de la vie éternelle étaient invariablement
accompagnées d'avertissements pour ceux qui seraient tentés de prendre le salut
légèrement. Il enseigna que le coût pour le suivre était élevé, que la voie était étroite et
que peu la trouvait. Il avertissait les gens qui l'appelaient "Seigneur, Seigneur!" et qui ne
faisaient pas sa volonté que ceux-ci n'entreraient pas dans le royaume de Dieu Mt.7:13-23. Les évangéliques de nos jours, en majorité, ignorent ces avertissements.
L'abandon de l'évangile de Jésus
Une partie du mouvement évangélique a commencé à proposer la doctrine que la
conversion au Christ n'entraîne aucun engagement spirituel quelqu'il soit. Ceux qui soutiennent ce point de vue, enseignent que les Écritures promettent le salut à
quiconque croit simplement les faits concernants Jésus et réclament la vie éternelle. Il n'y
a aucun besoin de se détourner du péché, pas du changement dans le style de vie, pas
d'engagement - même pas le désir de céder à la seigneurie de Christ. Cela revient,
disent-ils, à la même chose que des oeuvres humaines qui corrompent la grâce et qui
n'ont rien à voir avec la foi.
Les répercussions d'un tel mode de pensée sont une doctrine déficiente du salut. C'est la
justification sans la sanctification, et l'impact sur l'église a été catastrophique. La
communauté de croyants professants est peuplée de gens qui ont embarqué dans un
système qui encourage une foi superficielle et inefficace. Plusieurs croient sincèrement
être sauvés mais sont totalement dénudés de quelconque fruit identifiable dans leurs vies.
Jésus donna cet avertissement sollonnel: Ce ne sont pas tous ceux qui m'appellent "Seigneur,
Seigneur!" qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs diront en ce jour, "Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisez en ton nom, et n'avons-nous pas chassé des démons, et n'avons-nous pas fait des miracles?" Alors je leur dirai, "Je ne vous ai jamais connu, retirez vous de moi, vous qui pratiquez l'iniquité" Mt.7:21-22.
Les chrétiens contemporains ont été conditionnés à croire qu'ils étaient sauvés et qu'ils
ne devraient jamais remettre en question leur salut parce qu'ils avaient récité une prière,
signé sur une ligne pointillée, marché dans une allée, parlé en langues, "slain in the
spirit", ou eu quelque autre expérience.
Quelle pensée malavisée! Les Écritures nous encourage à s'examiner soi-même pour
déterminer si nous sommes dans la foi 2Co.13:5, 2Pi.1:10, Lu.6:44.
La Bible enseigne clairement que l'évidence de l'oeuvre de Dieu dans une vie est le fruit
inévitable d'un comportement transformé. 1Jn.3:10. La foi qui ne résulte pas dans une vie
de droiture est morte et ne peut sauver Ja.2:14-17. Les chrétiens professants qui manque
totalement du fruit de la vraie droiture ne trouveront aucune base biblique comme
assurance qu'ils sont sauvés 1Jn.2:4.
Le vrai salut n'est pas seulement la justification. Il ne peut être isolé de la régénération, de
la sanctification, et ultimement de la glorification. Le salut est un processus en marche
autant qu'un événement passé. C'est l'oeuvre de Dieu à travers laquelle nous sommes
transformés à l'image de son Fils Ro.8:29, cp. Ro.3:11. L'authentique assurance vient en
voyant la transformation opérée par le St-Esprit dans la vie de quelqu'un, pas en
s'accrochant à la mémoire d'une quelqconque expérience de la vie passée.
(...) La foi salvifique ne retient aucun privilège. Elle ne s'accroche
à aucun péché chéri, aucune possession gardé préciseusement, à aucune indulgence
personnelle. Elle est une reddition inconditionnelle, un désir de faire tout ce que le
Seigneur demande.
La vie éternelle est un cadeau gratuit Ro.6:23. Le salut ne peut être gagné par des bonnes
oeuvres ou par de l'argent. Il a été déjà acheté par Christ, qui a payé la rançon avec son
sang. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a aucun coût en termes de l'impact du salut dans
la vie du pécheur. Ce paradoxe peut être difficile mais il est néanmoins véridique: le salut
est à la foi gratuit et coûteux. Ro.6:6
Ro.6:5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, 6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; 7 car celui qui est mort est libre du péché.
Par conséquent en un sens nous payons le prix ultime pour le salut quand notre moi
pécheur est cloué sur la croix. C'est un abandon total de la volonté propre, comme le grain
de blé qui tombe en terre et meurt afin de porter du fruit Jn.12:24. C'est un échange
complet de tout ce que nous sommes pour tout ce que Christ est. Geerhardus Vos articule
ce principe quand il écrit: «Jésus requiert de ses disciples la renonciation à tous les liens
et possessions terrestres qui disputeraient à Dieu son emprise suprême dans leur vie,
Mt.10:39, 16:25, Lu.25:35... L'idée est que l'attachement intérieur de l'âme face à ces
choses comme étant le bien suprême doit être en principe détruit, afin que Dieu prenne la
place que ces choses réclamaient.»
- John MacArthur dans son livre «Gospel according to Jesus»
Ceux qui veulent éliminer la seigneurie de Christ de l'Évangile voient la foi
comme étant une simple confiance dans un arrangement de vérités au sujet de Christ.
La foi, comme ils la décrivent, est simplement une appropriation personnelle de la
promesse de la vie éternelle. L'Écriture décrit la foi comme étant bien plus que cela -
c'est une confiance de tout son coeur en Christ personnellement, Ga.2:16, Ph.3:9. Pas
simplement la foi à propos de Jésus; la foi en Jésus. Prenez note de la différence: si je
dis que je crois une promesse que vous avez faites, j'en dis bien moins que si je dis que
je vous fais confiance. Croire en une personne implique nécessairement un
quelconque degré d'engagement. Faire confiance à Jésus signifie se placer soi-même
sous Sa garde pour la vie et la mort. Cela signifie que nous comptons sur Son conseil,
faisons confiance à Sa bonté, et nous confions pour tout le temps et l'éternité à Sa
garde. La vraie foi, la foi qui sauve, c'est tout de moi (pensée, émotions, volonté)
embrassant tout de Lui (Sauveur, Avocat, Pourvoyeur, Souteneur, Conseiller et
Seigneur Dieu).
(...) Ceux qui ont une telle foi vont aimer Christ Ro.8:28, 1Co.16:22, 1Jn.4:19. Ils
vont par conséquent vouloir obéir à ses commandements. Comment quelqu'un qui
croit vraiment en Christ pourrait-il continuer à défier Son autorité et poursuivre ce
qu'Il hait? Dans ce sens, alors, la question cruciale pour reconnaître Jésus comme Sauveur et Seigneur n'est pas simplement l'autorité et la soumission, mais les affections du coeur. Jésus comme Seigneur est bien plus qu'une figure d'autorité; Il est aussi notre plus grand trésor et
notre plus précieux compagnon. Nous lui obéissons par pur plaisir.
Ainsi donc l'évangile demande la reddition, pas seulement à cause de l'autorité, mais
aussi parce que la reddition est la plus grande joie du croyant. Une telle reddition
n'est pas un rajout sans rapport à la foi; c'est l'essence même de croire.
(...) Les invitations évangéliques de Paul demandaient toujours la repentance :
Ac.17:30 P.37 Ac.26:19-20. La repentance est ce qui conduit à la vie Ac.11:18 et à la
connaissance de la vérité 2Ti.2:25 Par conséquent le salut est impossible sans la
repentance.
Comment quelqu'un peut vraiment comprendre la vérité d'être sauvé du péché et de
ses conséquences à moins qu'il ne comprenne aussi véritablement et haïsse ce que le
péché est? La foi signifie que nous faisons confiance à Christ pour nous
libérer du pouvoir et de la pénalité du péché. Par conséquent les pécheurs ne peuvent
venir à la foi sincère sans un changement complet du coeur, un demi-tour de la
pensée, des affections et de la volonté. Voilà la repentance. Notre Seigneur lui-
même décrit Sa mission première comment un appel des pécheurs à la repentance,
Mt.9:13.
La repentance n'est pas une oeuvre humaine, Jn.6:44. C'est Dieu qui accorde la
repentance Ac.11:18, 2Ti.2:5. La repentance n'est pas une amélioration personne
avant le salut. Ce n'est pas une question d'expier le péché ou de faire restitution avant
de se tourner vers Christ dans la foi. C'est un détournement intérieur du péché à
Christ. Quoique qu'elle ne soit pas en soi une «oeuvre» que le pécheur accomplit, la
repentance authentique produira certainement des oeuvres bonnes comme fruit
inévitable, Mt.3:8.
- John MacArthur dans son livre «Faith Works»
Dieu a uni foi et repentance en deux facettes d'une réponse à l'appel du Sauveur. Il a
clairement fait savoir que de se tourner vers Christ signifie se détourner du péché et
délaisser l'impiété. L'enseignement biblique sur la foi joint la croyance à l'engagement et à
la communion; la foi chrétienne est exposée non pas seulement comme la connaissance de
faits au sujet de Christ, mais aussi comme venir à lui dans une confiance personnelle pour
l'adorer, l'aimer et le servir...
Selon les standards bibliques, c'est en deça de la foi de se contenter juste de l'assentiment à l'évangile, divorcé de l'engagement transformateur au Christ vivant; cela n'amène pas au salut. Ce serait de produire seulement de fausses conversions si on se contente d'obtenir seulement ce genre d'assentiment.
- J. I. Packer
MacArthur ne traite pas (dans son livre Gospel according to Jesus) d'une ou des issues externes à la foi, mais de l'issue centrale
entre toutes, c'est-à-dire "Qu'est-ce cela veut dire d'être chrétien?" Ses réponses
s'appliquent à ce que je considère être la plus grande faiblesse du christianisme
évangélique contemporain en Amérique.
Est-ce que j'ai dit faiblesse? C'est plus. C'est une tragique erreur. C'est la pensée - d'où a-
t-elle pu bien venir ? - que quelqu'un peut être un chrétien sans devenir un disciple du
Seigneur Jésus-Christ. Cette pensée réduit l'évangile au simple fait que Christ soit mort
pour les pécheurs, et requiert des pécheurs seulement qu'ils le reconnaissent par un
assentiment intellectuel, et ensuite leur donne l'assurance de leur salut quand ils
pourraient très bien ne pas être né de nouveau...
Ces érudits, ces pasteurs et ces enseignants de la Bible ont besoin de savoir:
- qu'il n'y a pas de justification sans régénération, c'était Jésus qui a dit, "Vous devez
naître de nouveau" Jn.3:7
- que la foi sans les oeuvres est une foi morte et personne ne sera jamais sauvé par une
foi morte. Jacques a dit, "La foi sans les oeuvres est vaine" Ja.2:20
- que la marque de la vraie justification est la persévérance dans la droiture - jusqu'à la fin,
Jésus a dit à ses disciples, "Tous les hommes vous haïront à cause de moi, mais celui qui
persévérera jusqu'à la fin sera sauvé" Mt.10:22
- que la foi en un Jésus qui est Sauveur mais pas Seigneur est une foi en un Jésus de sa
propre invention. Le Jésus qui sauve est le Seigneur - il n'y en a pas d'autre - et il est celui
qui a dit, "Pourquoi m'appelez-vous "Seigneur, Seigneur", et ne faites pas ce que je vous
dis?" Lu.6:46
- que celui qui veut servir Christ, "il doit renoncer à lui-même et prendre sa croix chaque
jour et [le] suivre" Lu.9:23
- que "sans la sainteté personne ne verra le Seigneur" Hé.12:14
... Pourquoi l'Église d'aujourd'hui est-elle si faible? Pourquoi sommes-nous capable de
rapporter beaucoup de conversions et d'enroller plusieurs membres dans l'église mais
d'avoir de moins en moins d'impact sur notre culture? Pourquoi les Chrétiens sont-ils
indifférenciables du monde? Est-ce que ce ne serait pas que plusieurs se sont contentés
"d'une forme de piété mais qui est renie la force"? 2Ti.3:5
- James Montgomery Boice
Ja.2:14 Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les oeuvres? La foi peut-elle le sauver?
15 Si un frère ou une soeur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,
16 et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il?
17 Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même.
18 Mais quelqu'un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j'ai les oeuvres. Montre-moi ta foi sans les oeuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes oeuvres.
19 Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent.
20 Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile?
21 Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel?
22 Tu vois que la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres la foi fut rendue parfaite.
23 Ainsi s'accomplit ce que dit l'Ecriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu.
24 Vous voyez que l'homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement.
25 Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu'elle reçut les messagers et qu'elle les fit partir par un autre chemin?
26 Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte.
Ep.2:8 Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.
9 Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie.
10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. |