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Les divertissements innocents


Je vous invite à lire tranquillement ce texte inconfortable de Charles Finney sur les divertissements et leur impact dans notre croissance spirituelle et notre témoignage.

Demandons à Dieu de nous sonder et mettre en lumière tout ce qui est une entrave à son plan dans nos vies; nous rendre semblables à Jésus.



On entend beaucoup dire aujourd’hui qu’il faut montrer de l’indulgence pour les divertissements innocents. Si vous le voulez bien, je souhaiterais faire quelques suggestions à ce sujet. J’aimerais tout d’abord expliquer quels sont les divertissements qui ne sont pas innocents, et quels sont ceux qui le sont.

1. C’est en premier lieu une question morale.
2. Tout acte intelligent accompli par un être moralement libre doit forcément être bon ou mauvais. Il n’y a rien d’innocent dans les actes d’un être moralement libre qui ne vit pas en accord avec la loi et l’Evangile de Dieu.
3. Le caractère moral de tous les actes accomplis par un être moralement libre réside dans les motivations profondes de ces actes. Je considère cette remarque comme évidente et universellement admise.
4. Quel est donc le critère de jugement dans ce cas ? Comment décider qu’un certain divertissement sera bon ou mauvais, innocent ou coupable ?

Voici ma réponse :

1. Par la loi morale suivante : “Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même.” Un acte intelligent accompli par un être moralement libre ne peut être innocent ou juste que s’il procède d’un amour suprême pour Dieu et pour le prochain. Cet acte doit donc être un acte d’amour.

2. Par l’Evangile, qui dit : “Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.” “Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus.”

3. Par une raison saine. Celle-ci affirme les mêmes choses. A la lumière de ces critères, il est clair qu’il n’est pas innocent de s’engager dans des divertissements pour le seul désir de s’amuser. En voulant satisfaire notre besoin de manger ou de boire, nous n’agissons pas innocemment. Si nous étions des animaux, nous agirions innocemment en voulant satisfaire notre appétit pour la nourriture ou la boisson. Mais ceci est un péché, pour un être moralement libre.

Un être moralement libre devrait avoir une motivation plus élevée. Il ne devrait manger et boire que pour être plein de force et de santé pour le service de Dieu. Dieu a fait en sorte que le fait de manger et de boire puisse être un plaisir pour nous. Mais ce plaisir de doit pas devenir notre raison essentielle de manger et de boire.

Les divertissements sont certes agréables. Mais cela ne justifie pas que nous recherchions des divertissements simplement pour satisfaire nos désirs. De simples animaux peuvent le faire en toute innocence, parce qu’ils sont incapables d’avoir des motivations plus élevées. Mais des êtres moralement libres doivent obéir à une loi plus haute que celle de vouloir simplement satisfaire leur désir de s’amuser.

Rien n’est innocent si cela n’est pas motivé par un amour suprême pour Dieu et pour le prochain, et si la motivation suprême n’est pas de plaire à Dieu et de L’honorer. En d’autres termes, un divertissement, pour être innocent, doit plaire à Dieu au moment où nous nous y engageons. Il doit avoir pour but de Lui rendre un service. Il doit L’honorer plus que tout autre chose que nous aurions pu faire à ce moment-là. Je considère cela comme une évidence.

La vie est courte. Notre temps est précieux. Nous n’avons qu’une seule vie à vivre. Nous avons beaucoup à faire. Le monde est dans les ténèbres. Un monde de pécheurs doit être éclairé et, si possible, sauvé. Dieu nous demande de travailler tant qu’il fait encore jour. Notre mission et notre travail exigent de la diligence. Nous ne devons perdre aucune minute. Si nos coeurs sont droits, nous prenons plaisir à notre travail. Si nous le faisons avec une juste motivation, il nous procurera la plus grande joie et constituera en soi un divertissement suprême.

Si nous allons nous amuser en perdant inutilement notre temps, cela ne peut pas être une activité innocente. Si nous comprenons la grandeur de la tâche à accomplir, et si nous aimons cette tâche, nous n’accepterons jamais d’aller nous amuser si nous savons que nous allons perdre notre temps. De même, si un divertissement implique une dépense inutile de l’argent du Seigneur, cela n’est pas innocent. Tout notre temps et tout notre argent appartiennent au Seigneur. Nous appartenons nous-mêmes au Seigneur. Nous pouvons en toute innocence utiliser notre temps et notre argent pour servir les intérêts du Seigneur et les intérêts suprêmes des hommes, qui sont aussi les intérêts de Dieu. Mais si nous le faisons pour notre propre plaisir et notre satisfaction, cela n’est plus innocent. Si nous dépensons beaucoup d’argent à voyager pour notre plaisir, sans nous préoccuper le moins du monde de la gloire de Dieu, nous n’aurons pas le droit de dire que nous nous engageons dans des divertissements innocents. Nous péchons.

Qu’est-ce donc qu’un divertissement innocent ? Cela ne peut être qu’une activité entièrement faite pour la gloire de Dieu et pour les intérêts de Son Royaume. Si tel n’est pas son unique et suprême objectif, il ne s’agit pas d’un divertissement innocent, mais d’un péché. C’est là que beaucoup sont séduits. Quand ils parlent des divertissements, ils disent : “Quel mal y a-t- il à faire cela ?” En répondant à cette question, ils ne vont pas jusqu’au fond des choses. Parce qu’ils ne voient en apparence rien de mal à ce divertissement, ils en concluent qu’il est innocent. Ils ne cherchent pas à connaître quelle est la motivation profonde et unique qui est à la source de cette activité, et qui seule permet de juger si elle est innocente ou coupable. Si l’on ne considère pas la nature de cette motivation, on ne peut juger du caractère bon ou mauvais d’un divertissement, pas plus qu’on ne pourrait dire que l’activité d’une machine ou d’un animal soit bonne ou mauvaise en soi. Il faut donc absolument connaître la motivation de la personne qui agit.

N’oublions jamais, il faut le répéter, que toutes ces choses, pour être considérées comme innocentes, doivent être motivées par un amour pur pour Dieu, et faites uniquement pour Sa seule gloire. Il ne suffit pas que ces activités soient celles qui plaisent le plus à Dieu, au moment où on les pratique. Il faut surtout que notre motivation fondamentale soit un amour suprême pour Dieu, et le désir de Le glorifier.

Un divertissement innocent est un service d’amour rendu à Dieu, le meilleur service que l’on puisse Lui rendre à ce moment précis. Il faut bien se rappeler tout cela quand on se propose de s’engager dans un divertissement quelconque. Il ne faut pas se demander : "Quel mal y a-t-il à cela ?" Mais : "Quel bien cela peut-il faire ?" "Est-ce la meilleure façon pour moi de passer mon temps ?" "Est-ce la meilleure activité que je puisse faire en ce moment pour glorifier Dieu et étendre Son Royaume ?" Sinon, il ne s’agit pas d’un divertissement innocent, mais d’un péché. Si l’on pose la question : "Ne devons-nous donc jamais chercher à nous amuser ?" je répondrais : "C’est notre privilège et notre devoir de nous élever au-dessus du désir de nous amuser. Tous nos désirs doivent être soumis à notre soif de vivre dans la lumière de Dieu, et d’être dans une communion si profonde avec Lui que nous n’aurons plus aucun intérêt pour toute forme divertissement." C’est certainement notre privilège d’enfant de Dieu, de marcher si près de Lui, et de rester en communion si étroite avec Lui, que nous n’aurons plus besoin de nous engager dans tout ce qui fait la joie et l’excitation du monde : sports, passe-temps et loisirs de toutes sortes. Nous n’aurons pas besoin de cela pour être comblés et joyeux. Quand un chrétien apprécie vraiment son privilège de pouvoir être en communion avec Dieu, il repoussera instinctivement toute sollicitation de s’engager dans des divertissements mondains. De tels passe-temps lui apparaîtront bien ternes, bien peu satisfaisants, et même répugnants. S’il est attiré par les choses d’en haut, comme il devrait l’être, il lui semblera qu’il ne peut pas se permettre de descendre au niveau du monde pour en rechercher les plaisirs.

J’ai pleinement vécu des deux côtés de la barrière, et je suis certain de ne pas me tromper à ce sujet. Peu de gens ont plus que moi profité des plaisirs du monde avant leur conversion. Mais ma conversion, ainsi que le baptême du Saint-Esprit qui l’a immédiatement suivi, ont complètement éteint en moi tout désir de m’engager dans les divertissements et les sports de ce monde. J’ai été instantanément transporté sur un autre plan, où j’ai connu une tout autre joie. Auparavant, je recherchais avec délice la pratique des divertissements, des sports et des passe-temps du monde. Après ma conversion, ces choses ne m’ont plus intéressé. Bien plus, je les avais à présent complètement en aversion. Je ne les ai jamais considérées comme nécessaires à une joie véritablement rationnelle, ni même comme compatibles avec une telle joie.

Je ne dis pas cela pour me vanter. Je peux dire, pour l’honneur de Christ et de la foi chrétienne, que j’ai eu une vie chrétienne heureuse. J’ai éprouvé autant de joie qu’il est sans doute possible à un homme d’en éprouver sur cette terre. Pas un instant je n’ai eu le désir de retourner en arrière, pour mettre mon plaisir dans tout ce que le monde peut offrir. Quelqu’un pourrait demander : “Supposez que nous ne puissions pas trouver assez de joie dans notre foi, et que nous ayons réellement le désir de nous amuser comme le fait le monde. Si nous avons les dispositions nécessaires, n’est-il pas bon de le faire ? Si l’on cherche seulement à s’amuser, sans entretenir un désir ardent de le faire, est-ce un péché ?” Je répondrais que nous ne devons jamais entretenir le désir ardent de nous amuser. C’est le privilège et le devoir de tous les chrétiens de s’élever, par la grâce de Dieu, au-dessus du désir de consommer les viandes de l’Egypte, et de ne pas perdre leur temps dans les divertissements et les passe-temps du monde. Se laisser aller à pratiquer ces choses n’est pas innocent. Ce qu’il faut faire, c’est se demander non pas comment satisfaire ce besoin, mais comment le remplacer par le besoin de glorifier Dieu et de chercher Son Royaume !

Les chrétiens doivent vivre une vie qui soit compatible avec leur engagement. Pour l’honneur de leur foi, ils doivent renoncer aux convoitises mondaines. Ils ne doivent pas donner à ceux du monde l’occasion de se moquer des chrétiens, ni de dire que les chrétiens aiment le monde tout autant qu’eux. Si des chrétiens sont rétrogrades dans leur coeur, et s’ils désirent se lancer dans les divertissements et les sports de ce monde, ils devraient absolument, par décence et par devoir, s’abstenir de manifester leurs convoitises cachées. Certains prétendent que nous devrions nous conformer à certaines pratiques du monde, du moins dans une certaine mesure, pour prouver aux pécheurs que nous sommes capables d’être spirituels tout en profitant des plaisirs du monde. Ils disent que nous ne devrions pas dégoûter les inconvertis de se convertir, en arrêtant complètement de pratiquer ce qu’ils appellent leurs divertissements innocents. Je dis que nous devons plutôt représenter la foi chrétienne telle qu’elle est en réalité : une vie au-dessus du monde, une attirance pour les choses célestes. Nous devons prouver que cette vie nous procure une joie tellement spirituelle et céleste, que nous aurons du dégoût et de la répulsion pour les plaisirs que recherche ce monde. Il est triste de constater que beaucoup de chrétiens sont des pierres d’achoppement pour les inconvertis, quand ceux-ci les voient chercher leur plaisir et leur bonheur dans ce monde. Cela donne une très mauvaise image de la foi en Jésus. Cela trompe, confond et stupéfie les observateurs extérieurs. S’ils lisent une Bible, ils ne peuvent que s’étonner de voir des âmes, nées de Dieu et en communion avec Lui, avoir encore le besoin de rechercher les plaisirs du monde.

En réalité, les inconvertis qui savent réfléchir n’ont aucune confiance en ces chrétiens qui mettent leur plaisir dans ce monde. Ils peuvent faire semblant d’avoir confiance en eux. Ils peuvent à la rigueur penser que ce sont des chrétiens larges d’esprit ou de bons chrétiens. Ils peuvent même les flatter, et leur dire que leur religion est à l’opposé de la bigoterie et du fanatisme. En réalité, c’est une religion qui leur convient très bien. Mais ils n’y a aucune sincérité dans de telles déclarations faites par des pécheurs.

Au début de ma vie chrétienne, j’ai entendu un évêque Méthodiste, originaire du Sud, raconter une histoire qui m’a profondément impressionné. C’était l’histoire d’un homme de distinction, fortuné, propriétaire d’esclaves, homme gai et agréa-ble, très adonné à la pratique de divers sports et divertisse-ments. Il fréquentait beaucoup son pasteur, et l’invitait souvent à dîner ou à l’accompagner dans ses pratiques sportives ou ses diverses excursions. Le pasteur se pliait de très bonne grâce à ces demandes. Une amitié se développa entre le pasteur et son paroissien, jusqu’au moment où cet homme jovial et riche contracta une maladie incurable.

Quand l’épouse de cet homme mondain apprit qu’il n’avait que peu de temps à vivre, elle s’inquiéta beaucoup de l’état de son âme, et lui demanda tendrement s’il ne voulait pas appeler son pasteur pour avoir un entretien et prier avec lui. Il lui répondit avec émotion : “Non, ma chérie. Ce n’est pas l’homme dont j’ai besoin en ce moment. Il a été mon compagnon, tu le sais, pour la pratique du sport et la recherche des plaisirs. Il aimait la bonne chère et la vie facile. J’ai apprécié sa compagnie. Il a été pour moi un compagnon agréable. Mais je vois à présent que je n’ai jamais eu vraiment confiance en sa piété. Et je n’ai mainte-nant aucune confiance en l’efficacité de ses prières. Je vais bientôt mourir. J’ai besoin des instructions et des prières de quelqu’un qui a vraiment foi en Dieu. J’ai été souvent avec lui, mais notre pasteur n’a jamais pris au sérieux le salut de mon âme. Ce n’est pas lui qui pourra m’aider en ce moment.” Son épouse fut très affectée, et lui dit : “Que dois-je donc faire ?” Il répondit : “Tom, mon cocher, est un homme pieux. J’ai con-fiance en ses prières. Je l’ai souvent entendu prier dans la grange ou dans les écuries. J’ai été toujours frappé par le sérieux et la sincérité de ses prières. Je ne l’ai jamais entendu dire quelque chose d’insensé. Il a toujours été un chrétien honnête et sérieux. Appelle-le.”

Tom fut appelé, et se présenta à la porte. Il ôta son chapeau et regarda avec tendresse et compassion son maître mourant. Le mourant étendit la main, et dit : “Approche-toi, Tom. Prends ma main. Tom, peux-tu prier pour ton maître qui est en train de mourir ?” Tom mit toute son âme dans une prière sincère. Je ne me rappelle plus le nom de cet évêque, cela fait si longtemps. Mais je me rappelle très bien cette histoire. Elle illustre l’erreur dans laquelle tombent tant de chrétiens et de pasteurs, qui croient pouvoir amener des inconvertis à la foi en partageant leurs plaisirs et en se précipitant avec eux dans leurs divertissements. J’ai souvent été le témoin de telles erreurs. Les chrétiens doivent vivre bien au-dessus de ce monde. Ils ne doivent pas avoir besoin des plaisirs qu’il offre, ni les rechercher. Ils doivent démontrer au monde que leur foi est la source du bonheur le plus grand et le plus pur. Un inconverti doit être attiré à la foi par l’apparence paisible, l’aspect joyeux, la sérénité spirituelle et la bonne humeur d’un chrétien plein de vie ! Quand les païens voient un chrétien heureux en Dieu, rempli d’une sainte joie, vivant au-dessus du monde et fuyant ses divertisse-ments, il ne peut manquer d’être impressionné. Il ressent la nécessité et l’attrait de la vie chrétienne. Mais que personne se pense influencer les inconvertis en manifestant de la sympathie pour leurs aspirations mondaines !

Peut-on dire qu’une telle règle soit un joug et un esclavage ? Cela ne m’étonne pas qu’elle ait profondément troublé certains esprits ! Les chrétiens qui aiment et recherchent le plaisir considèrent cette règle comme impraticable. Pour eux, elle est un corset ou une chaîne. Mais qui sont donc ces chrétiens ? Sûrement pas ceux qui aiment Dieu de tout leur coeur et leur prochain comme eux-mêmes ! Les vrais chrétiens ne trouvent pas cette règle impraticable, car les vrais chrétiens aiment Dieu par-dessus tout. Leurs intérêts et leur plaisir ne sont rien comparés aux intérêts et au bon plaisir de Dieu. Ils ne recherchent donc pour eux-mêmes aucun divertissement, à moins que Dieu ne le leur demande. Il est naturel pour nous de chercher à plaire à ceux que nous aimons par-dessus tout. Nous trouvons notre plus grand bonheur à leur faire plaisir. Et nous éprouvons un plaisir suprême à rechercher non pas notre propre plaisir, mais le plaisir de ceux qui sont l’objet de toute notre affection. Les chrétiens éprouvent donc leur plus grande joie et leur plus grand plaisir quand ils peuvent plaire à Dieu, et quand ils peuvent faire du bien à leurs semblables. Leur joie est d’autant plus grande qu’ils ne le font pas pour être joyeux, mais parce qu’ils obéissent à la loi de leur nouvelle nature. Ceci est une réalité de la conscience chrétienne. Le meilleur et le plus pur divertissement d’un chrétien est de faire la volonté de Dieu. Les divertissements du monde sont insipides et sans valeur aucune, comparés à la joie que nous éprouvons à faire la volonté de Dieu. Celui qui aime Dieu plus que tout trouvera naturel de ne rechercher que la gloire de Dieu dans ses divertissements, comme dans tout ce qu’il fait. Pourquoi donc considérer cette règle comme trop stricte, comme un carcan et un esclavage ? Comment comprendre ceux qui plaident pour plus de divertissements mondains ?

D’après tout ce qu’ont dit et écrit ces dernières années ceux qui veulent plus de divertissements, j’ai constaté qu’ils prétendent trouver plus de plaisir dans ces divertissements que dans le service de Dieu. Cela me rappelle le texte d’une rédaction qui m’a été donnée quand j’étais écolier : “A toujours travailler les enfants s’abrutissent.” Ils semblent croire que le service de Dieu est un travail pénible et imposé. Comme si prier, prêcher, gagner des âmes à Christ, communier avec Dieu et accomplir nos devoirs spirituels était tellement ennuyeux, voire ingrat, qu’il nous fallait beaucoup de bonnes journées de détente pour récupérer ! Comme si notre amour pour Christ ne nous appor-tait aucune satisfaction ! Comme si nous devions avoir fréquem-ment recours aux divertissements mondains pour rendre notre vie tolérable !

Un jour, Christ a dit à Ses disciples : “Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu.” N’est-il pas merveilleux de voir qu’ils étaient si souvent pressés de toute part qu’ils n’avaient même pas le temps de prendre leurs repas habituels ! Mais ce n’étaient pas les divertissements qu’ils recherchaient. Ils devaient simplement se reposer des fatigues qu’ils avaient acceptées avec amour. C’est dans leur labeur qu’ils trouvaient leur plus grande joie.

- Charles Finney

Lire le sketch sur les divertissements


Comme Finney l'a fait remarquer, ce n'est pas tant l'activité comme telle mais la motivation d'accomplir telle activité qui importe, à savoir si elle rentre dans «faites TOUT pour la gloire de Dieu»; voilà vers quoi le Saint-Esprit vous nous faire tendre.

Un autre point que j'aimerais relever dans le texte de Finney est que cet appel à discerner le meilleur dans nos activités est suscité par le désir brûlant de l'amour de Dieu en nous, non pas par une pression psychologique à délaisser des activités au profit de d'autres plus spirituelles. C'est la différence entre être sous la grâce avec sa motivation et sous la loi avec ses interdictions.

Ceux qui quittent à regret des activités chéries sous l'impulsion d'un sermon moralisateur sont impropres au royaume de Dieu, ils sont comme la femme de Lot, ils deviennent figés spirituellement n'avançant plus dans leur croissance spirituelle.

Jésus emploie une autre image: Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu. Lu.9:62.

Tout fermier sait qu'il ne peut se permettre de regarder en arrière en passant la charrue dans son champ car il ferait des sillons tout croches. La voie étroite du Seigneur ne permet pas de tels écarts non plus et dans sa misérciorde il nous le rappelle quand nous oublions de garder les yeux fixés sur lui et nous mettons à dévier du tracé qu'il a ouvert devant nous.

Laissons le Seigneur nous émonder,






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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