Plusieurs partages m'ont amené à réfléchir sur le sens - et l'essence - de l'amour, et j'en étais venu à le définir par un seul mot; donner.
En lisant l'étude d'un frère sur la vie abondante j'ai trouvé cette réflexion qui va dans le même sens:
"Dieu a réussi l'exploit de le résumer en un seul verbe: "DONNER". Il a tellement aimé le monde qu'il a
donné son Fils unique, pour offrir la vie éternelle à quiconque croit. A l'exemple de Dieu, croyons-nous être capable d'aimer si nous ne savons pas donner de notre argent, de notre temps et même notre réputation.
A qui ? Aux hommes ? Non, à Dieu ! Pour qu'il puisse faire ce qu'il veut de notre vie, s'en servir selon Sa volonté pour répandre Son amour autour de nous. Quand l'amour Divin nous habite, don de Dieu pour les hommes, nous sommes patients et pleins de bonté envers les autres..." cf. Jn.3:16, Ro.5:5, 1Co.13.
Le don est l'expression de l'amour et il procure une joie plus grande encore que chez celui qui le reçoit, nous dit Jésus:
"Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir" Ac.20:35
et Jésus a mis le comble à son amour en se mettant au service de ses disciples, cf. Jn.13:1 Voilà d'où lui venait sa joie parfaite.
On peut comprendre ce qu'est l'amour sans l'apprendre, la compréhension est sur le plan intellectuel tandis que l'apprentissage est sur le plan pratique de l'application. Comme un autre frère le mentionnait dans sa prière: "Apprends-moi à t'aimer" et en réponse Dieu nous pousse à l'action, cf. Jn.21
En tant que disciples du maître nous sommes ses apprentis, dans Mt.11:29 quand Jésus dit: "recevez mes instructions", en grec il est écrit "apprenez de moi", ceci ne peut se faire autrement que par la mise en pratique de l'enseignement "compris". Je réalise dernièrement - par l'Esprit à mon avis, - que je comprends plus de choses que j'en apprends, qu'il m'arrive, contrairement à Samuel, de laisser tomber par terre le pain de vie; les paroles de l'Éternel,
cf. 1S.3:19, tellement j'ai la possibilité de me gaver spirituellement en ayant accès à la Parole de Dieu en tout temps dans plusieurs langues, alors que la syro-phénicienne aurait été comblée des miettes qui tombaient de la table.
Pour ne pas souffrir d'enbompoint spirituel, enflé de connaissance, 1Co.8:1, il n'y a que l'exercice spirituel d'aimer (ça peut être suant ça aussi!!:-))) ), pas question de régime de privation de la Parole de Dieu!:-), juste beaucoup d'étirements dans la prière pour ne pas se blesser ni blesser les autres.
Oui, l'homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, et le Seigneur nous donne cette promesse: "ouvre ta bouche et je la remplirai" Ps.81:10
Autre méditation sur la relation entre l'amour et le don:
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Jean 3:16
Car Dieu a tant aimé ... qu'il a donné ...
Le don est la preuve de l'amour. Plus grand est le don, plus grand est l'amour.
Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Romains 5:8
C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Jean 15:12-14
Car l'amour ne consiste pas seulement en paroles, mais en actions concrètes et vérifiables:
Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les oeuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une soeur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? Jacques 2:14-16
Nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui? Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. 1 Jean 3:17-18
Celui qui aime prend plaisir à donner:
Je vous ai montré de toutes manières que c'est en
travaillant ainsi qu'il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles
du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à
donner qu'à recevoir. Actes 20:35
Tandis que celui qui n'aime que lui-même, à l'image de
l'enfant immature, égocentrique, ne prend plaisir
qu'à recevoir.
La sangsue a deux filles: Donne! donne! Trois choses sont insatiables,
Quatre ne disent jamais: Assez! Le séjour des
morts, la femme stérile, La terre, qui n'est pas rassasiée
d'eau, Et le feu, qui ne dit jamais: Assez! Proverbes 30:15-16
Mais maintenant le caractère de Christ se forme en nous.
Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je
pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque
je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était
de l'enfant. 1 Corinthiens 13:11
jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité
de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état
d'homme fait,
à la mesure de la stature parfaite de Christ, Ephésiens
4:13
Plus grand est le don d'amour, plus grande aussi la reconnaissance chez
celui qui l'a reçu.
Un créancier avait deux débiteurs: l'un devait cinq
cents deniers, et l'autre cinquante. Comme ils n'avaient pas
de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel
l'aimera le plus? Simon répondit: Celui, je pense,
auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés
ont été
pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à
qui on pardonne peu aime peu. Luc 7:41-43
C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons
notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui
soit agréable, avec piété et avec crainte,
Hébreux 12:28
Le don est à la source de la vie. La création est un cadeau
de Dieu, la vie humaine est le fruit du don d'un
sperme et d'une ovule qui se sont sacrifiés pour former un nouvel
être, la vie spirituelle est le fruit du don du
Fils qui s'est sacrifié pour créer un nouvel être,
spirituel.
Le don nous ouvre à l'autre, nous le rend "réceptif",
et initie une communion, un partage en vue d'une
relation d'intimité progressive à mesure que chacun se
donne à l'autre.
Dieu s'est donné à l'homme en vue d'établir avec
celui-ci une relation d'intimité, il a montré le sérieux
de sa
démarche en offrant ce qu'il avait de plus précieux à
ses yeux; son "fils unique".
Quelle grande tristesse Dieu doit-il éprouver de voir ses créatures
rejeter la main d'amitié qu'il tend vers
eux.
Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura
sur elle, Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes
et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu
rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous
ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu! Matthieu 23:37
Combien justifiée est sa colère envers ceux qui refusent
une telle démonstration d'amour.
Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent,
tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère
et de
la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra
à chacun selon ses oeuvres;
réservant la vie éternelle à ceux qui, par la
persévérance à bien faire, cherchent l'honneur, la
gloire et l'immortalité;
mais l'irritation et la colère à ceux qui,
par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et
obéissent à
l'injustice. Romains 2:4-8
comment échapperons-nous en négligeant un si grand
salut, qui, annoncé d'abord par le Seigneur, nous a été
confirmé
par ceux qui l'ont entendu, Hébreux 2:3
- Le Webmestre
L'amour est coûteux. Il implique toujours un certain renoncement à soi. Il exige parfois la souffrance. Mais le jeu en vaut la chandelle. Les joies rares et sublimes ne s'épanouissent que dans l'atmosphère pluvieuse de la souffrance. L'âme ne verrait pas d'arc-en-ciel si les yeux n'avaient pas de larmes. Le prix de la joie de l'amour est évoqué dans Hébreux 10: 32 :
Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances, 33 d'une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l'autre, vous associant à ceux dont la position était la même. 34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l'enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.
Les chrétiens mentionnés en Hé.10:32-35 ont acquis le droit de nous enseigner sur le sujet de l'amour qui a du prix. Voici quelle semble avoir été leur situation : au début de leur conversion, certains ont été emprisonnés à cause de leur foi. Les autres se sont alors posés une grave question : Devons-nous nous cacher et nous mettre à l'abri ou allons-nous rendre visite à nos frères et soeurs emprisonnés, et risquer notre vie et nos biens ? Ils ont choisi la voie de l'amour et payé le prix. "Vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l'enlèvement de vos biens".
Étaient-ils perdants dans l'affaire ? Non. Ils ont perdu leurs biens, mais gagné la joie. Il sont joyeusement accepté l'enlèvement de leurs biens. D'une certaine manière, ils ont renoncé à eux-mêmes. D'une autre manière, ils ne l'ont pas fait, puisqu'ils ont choisi la voie du bonheur. De toute évidence, ces chrétiens ont été motivés pour accomplir un ministère dans les prisons, de la même manière que les chrétiens de Macédoine (2Co.8:1-8) l'ont été pour voler au secours des plus démunis. Leur joie en Dieu débordait en amour pour les autres.
- John Piper
La contrainte de l'évangile
Jésus ne perdait aucune occasion d'approfondir en ses disciples l'empreinte de son âme dévorée de l'amour de Dieu pour un monde perdu. Ses actes et ses paroles étaient motivés par cette passion. Sa vie était la révélation en son temps du plan éternel de salut de Dieu. C'était la grande leçon pour les disciples, non pas théorique mais pratique.
Ils purent voir cet amour en pratique de bien des manières. Bien que ces démonstrations fussent parfois difficilement acceptées, par exemple lors du lavement des pieds (Jn.13:1-20), ils ne pouvaient ignorer ce qu'elles signifiaient. Ils voyaient leur Maître se refuser les agréments et les plaisirs de la vie pour devenir un serviteur parmi eux. Ils voyaient comment les choses qu'ils aimaient : satisfactions physiques, faveur populaire, prestige, étaient refusées par le Seigneur, alors que celles qu'ils cherchaient à fuir : pauvreté, humiliation, tristesse, même la mort, étaient volontairement acceptées pour eux. Tandis qu'ils L'observaient s'occupant des malades, consolant les affligés, prêchant l'évangile aux pauvres, il était clair pour eux qu'aucun service n'était trop petit ni aucun sacrifice trop grand pour le Maïtre lorsqu'Il l'accomplissait pour la gloire de Dieu.
- Robert Coleman "Évangéliser selon le Maïtre" P.46-47
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