- Comment surmonter les épreuves -

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La crainte fut-elle la portée d'entrée du diable pour éprouver Job ?



Dans une autre méditation, j’ai parlé de la loi de l’attraction spirituelle de la semence et des récoltes et de la façon que Job en avait reçu les bénéfices pendant plusieurs décennies avant d’être éprouvé sévèrement. La crainte (Job 1:1 « yare » en hébreu : respect) que Job avait eu pour Dieu est alors passée à un autre niveau (Job 3:25 « pachad » en hébreu : terreur) quand il a commencé à être éprouvé. Il savait bien qu'il n'avait rien fait qui mériter de telles épreuves. Il connaissait les histoires des patriarches que Dieu bénissait par la prospérité (son SHALOM) en récompense de leur foi (Abraham dans Genèse 13:2, Isaac dans Genèse 24:35, Jacob dans Genèse 26:13) et c'est ce qu'il avait vécu pendant plusieurs décennies, mais alors qu'il avait tout perdu et combattait une souffrance physique intense, toute sa théologie s'était effondrée, ce qu'il avait cru sur Dieu ne tenait plus, il ne comprenait plus rien, percevant maintenant Dieu comme celui qui avait trouvé des motifs de haine (Job 33:10) pour s'acharner sur lui sans avoir pu puiser ces motifs dans son comportement irréprochable.

Ses amis aussi ont débattu la question pour en arriver à une toute autre conclusion en partant du fait qu'il est impossible que Dieu soit injuste envers les hommes. Cette conclusion, la voici : Job n’était pas aussi bon qu’il ne paraissait mais il avait certainement dû se comporter d’une manière si horrible qu'il avait mérité un traitement aussi exemplaire venant de la part d’un si bon Dieu.

Tous ceux qui lisent le livre de Job en arrivent à la conclusion que ni Job ni ses trois amis avaient raison même s'ils avaient d'excellents arguments pour en arriver à ces conclusions diamétralement opposées. La preuve sans équivoque c’est que Dieu les a repris tous les quatre en dernier quand il a décidé d'intervenir directement par la parole, seul le jeune Élihu avait défendu la cause de Dieu correctement selon le niveau de révélation qu’il avait reçu.

Certains érudits ont eu l’idée d’examiner les paroles de Job pour voir s’il n’y avait pas eu une faille qui aurait permis au diable de venir revendiquer à Dieu le droit de le frapper de calamités en rafale. C’est un chemin piégé à suivre, on suit alors une voie semblable à celle des amis de Job qui avançaient que ce dernier avait certainement été quelque part, d'une quelconque manière, l'artisan de son propre malheur. <

Je vois des raisons, probablement inconscientes pour laquelle je pense qu’on cherche un prétexte pour dire que Job a quand même couru après les terribles épreuves qu’il avait dues endurer. 1° Si Job n'a vraiment rien fait pour attirer sur lui toutes ces terribles épreuves, alors il se pourrait que cela nous arrive aussi même en se comportant aussi bien que Job. C’est assez dérangeant comme pensée.

2° On trouverait injuste de la part d’un si bon Dieu rempli d’amour de permettre autant d’épreuves sans que Job ait fait quoi que ce soit pour les attirer sur lui.

En ce sens, cette manière de raisonner n’est pas tellement meilleure que celle des amis de Job qui l’accusaient de s’être mal comporté. On ne pense pas ainsi quand on cherche des failles dans l’intégrité de Job, sinon on cesserait de le faire car personne ne tiendrait à être associé aux trois amis de Job !

Donc quelles fautes a-t-on trouvé chez Job pour justifier ce qui lui avait tombé dessus comme épreuves terribles ? Dans tout ce que j'ai pu lire ou entendre à ce sujet, on fait appel à deux passages dans le livre de Job pour appuyer le fait que Satan ait eu le pouvoir de maltraiter Job. Le verset principal sur lequel on s’appuie, c’est Job 3:25 qui illustre la loi spirituelle des semences (craintes) et des récoltes (ce qui arrive). Job y exprime des craintes semblables à celles éprouvées par David dans le Psaume 119.

Job 3:25 Ce que je crains (pachad), c’est ce qui m’arrive; ce que je redoute (yagor), c’est ce qui m’atteint.

Psaumes 119:39 Eloigne de moi l’opprobre (cherpah) que je redoute (yagor) ! Car tes jugements sont pleins de bonté.

Nous voyons par ces passage que la frayeur est une dotée d’une puissance spirituelle, car à l’instar de la foi, elle fait arriver à l’existence ce qui fait l’objet des pensées et des paroles. David fait alors appel à une puissance spirituelle supérieure à la crainte, cette puissance c'est la grâce provenant de la bonté de Dieu. Salomon exprime cette loi spirituelle quand il dit dans Proverbes 18:21 La langue a pouvoir de vie et de mort; ceux qui aiment parler en goûteront les fruits. (Segond21).

La frayeur et la foi sont aux antipodes l’une de l’autre. La foi est l’antidote de la frayeur, c’est pourquoi Jésus dit « ne crains pas, crois seulement (Luc 8:50), n’ayez pas peur, croyez en Dieu et croyez en moi (Jean 14:1) » Dieu entend les paroles que nous disons et son action va en dépendre.

Nombres 14:28-30 Annonce-leur: ‘Aussi vrai que je suis vivant, déclare l'Eternel, je vous ferai exactement ce que je vous ai entendus dire: vos cadavres tomberont dans ce désert. Vous tous, dont on a fait le dénombrement en vous comptant depuis l'âge de 20 ans et au-dessus et qui avez murmuré contre moi, vous n'entrerez pas dans le pays que j'avais juré de vous faire habiter. Aucun de vous n'y entrera, excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun. (Segond 21).

Au début de son épreuve, Job s’est tu pendant une semaine (Job 2:13) au lieu de louer le Seigneur comme Paul l’a fait dans la prison, couvert de blessures lui aussi. Quand les jours sont mauvais, il faut racheter le temps, avait dit Paul. La louange rachète le temps en raccourcissant le temps de l’épreuve car la louange fait fuir les démons qui la trouvent insupportable et comme c’est le pire des démons, Satan, qui était derrière l’épreuve de Job, il aurait fui aussi la présence de Job si Job lui aurait résisté d’une foi ferme, comme les Écritures l’enseignent.

Jacques 4:7  Soumettez-vous donc à Dieu, mais résistez au diable et il fuira loin de vous. 8  Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous.

1Pierre 5:5 Et vous soumettant tous les uns aux autres, revêtez-vous d’humilité, car Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. 6  Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au moment voulu. 7 Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. 8  Soyez sobres, restez vigilants: votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. 9  Résistez-lui avec une foi inébranlable, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères et soeurs dans le monde.

Mais au lieu de louer le Seigneur avec un coeur rempli de foi, Job a laissé le doute et la crainte remplir son coeur. Remarquez qu’il n’est jamais écrit que Job était un homme de foi. Le mot « foi », (aman en hébreu) n’est jamais employé dans le livre de Job. Les démons festoient autour des personnes qui sont remplis de doute et de crainte et qui se laissent aller à la frustration et l’amertume comme Job l’a fait. Les démons se sentent chez eux, très confortables parmi des personnes furieuses, une légion de démons étaient venus habiter l’homme vivant parmi les morts dans les tombeaux que personne ne pouvait contenir tellement il était enragé (Marc 5:2-17). Ces démons qui tourmentaient l’homme étaient heureux jusqu’à ce que Jésus se pointe. L’homme tourmenté a vu enfin une lueur d’espoir de changement, Il a accouru vers Jésus et ce fut au tour des démons d’être tourmentés par la présence de Jésus.

Si Job avait loué le Seigneur au lieu de se taire, il aurait fait descendre la présence de Dieu qui serait venu à son secours, car Dieu habite au milieu des louanges (Psaumes 22:3). Satan aurait alors fui en vitesse les lieux au lieu de s’y installer pendant des mois.  Je suis donc porté à penser que son épreuve aurait pris fin aussi rapidement la même journée que celle de Paul dans la prison. D’ailleurs dès que Job s’est repenti, Dieu l’avait rétabli. Job aurait ainsi prouvé à la cour céleste que rien n’allait lui enlever le désir de louer Dieu. Mais Job n’était pas rendu au niveau de Paul.

Dans les épreuves, allons-nous suivre l’exemple de Job ou de Paul ? Paul dit soyez mes imitateurs dans Ephésiens 5:1. Sage conseil, Paul ! Si donc Job avait cru au lieu de craindre, son sort aurait probablement été différent. Au lieu de se taire pendant une semaine et laisser le doute et la confusion l’envahir, il se serait mis à louer le Seigneur en déclarant des paroles de foi comme Paul : « j’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! » Mais malheureusement, Job n’était pas un homme reconnu pour sa foi, il avait entendu parler de Dieu d’une manière partielle et parfois incorrecte, il n’avait pas vu vraiment comment il était avant que Dieu intervienne personnellement au milieu de la tempête pour lui parler.

2Corinthiens 4:13  Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Ecriture: J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons

C’est intéressant de réaliser que Paul était en train de citer le Psaumes 116:10 J’avais confiance, même lorsque je disais: «Je suis plongé dans le malheur!» Cela reflétait la situation de Paul souvent plongé dans les épreuves de toute sorte et cela représente aussi certainement la situation de Job, mais ce dernier a choisi de se taire plutôt que de tenir le langage de la foi qui sauve.

Romains 10:10  En effet, c’est avec le coeur que l’on croit et parvient à la justice, et c’est avec la bouche que l’on affirme une conviction et parvient au salut, comme le dit l’Ecriture: 11  Celui qui croit en lui ne sera pas couvert de honte.

Malheureusement, Job était dans la crainte et le doute et cela l’a couvert de honte et prolongé inutilement son épreuve sur des mois selon toute vraisemblance.>

Job 16:10-11 Ils ouvrent la bouche pour me dévorer, ils m’insultent (cherpah) et me frappent les joues, ils s’acharnent tous après moi. Dieu me livre à la merci des impies, il me précipite entre les mains des méchants.

Job vivait de l’opprobre au quotidien lors de son épreuve. David aussi avait vécu de l’opprobre qu’il redoutait, dans le Psaume 22, sa santé en était affecté. David a aussi eu maille à partir avec plusieurs personnes ; le roi Saül jaloux voulait sa peau (1Samuel 19:9-10), son fils ambitieux Absalom voulait son trône (2Samuel 15:10), des mécréants comme Doëg l’Édomite le dénonçait (Psaumes 52), Schimeï le maudissait et lui lançait des pierres (Samuel 16:7,13).

Pour avancer le fait que Job aurait attiré le malheur par ses craintes selon la loi de l’attraction spirituelle des semences et des récoltes, on fait appel à cette parole de Job qui dit que ce qu’il craint, c’est ce qui lui arrive. Alors que Job dit cette parole au beau milieu de ses épreuves, on l'applique pour refléter son état d’âme aussi AVANT ses épreuves. La crainte maladive, comme la colère, aurait alors ouvert une porte au diable pour le frapper.

Éphésiens 4:26-27 Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas. Que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne laissez aucune place au diable.

Dans la méditation sur les lois spirituelles cependant, j’ai démontré que Job n’était pas du tout habité par un esprit de crainte avant d’être éprouvé.

Job 3:25 Ce dont j'ai peur, en hébreu (pachad), littéralement : ce qui m'épouvante. Ce que je redoute, en hébreu (yagor), littéralement : ce qui me fait trembler

Job 3:24 Aussi bien, je ne mange pas un morceau de pain que mes sanglots n’éclatent, et que mes plaintes ne se répandent comme l’eau. 25 C’est que tout malheur dont j’avais peur fond sur moi; ce que je redoutais vient m’assaillir. 26 Je ne connais plus ni paix, ni sécurité, ni repos: les tourments m’ont envahi. (Zadoc)

Ces trois versets forment un tout, pris ensemble ils ne peuvent pas du tout faire référence à l'état d'esprit de Job AVANT d'être éprouvé. Pourtant, certains prétendent en se basant sur le verset 25 qu'à cause de ces terreurs qu’il aurait entretenues, Job se serait ainsi placé involontairement au pouvoir du diable, ce qui aurait permis à ce dernier d'aller revendiquer l'autorisation à Dieu de l'attaquer. Même encore là, admettons un instant cette possibilité, on serait en droit de s’attendre à ce qu’il y ait une certaine réciprocité entre la quantité de semence et la grandeur de la récolte comme c’est le cas enseigné dans la Bible.

2Corinthiens 9:6 Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment.

Vu la grandeur de ses épreuves, ses craintes auraient dû alors être proportionnelles, il aurait dû être tourmenté par des terreurs terribles ! Mais penser que Job vivait dans une telle terreur continuelle avant ses épreuves à cause de ce qu’il dit dans Job 3:25 ne correspond pas du tout au discours que nous venons de lire de la bouche de Job et va à l’encontre de la loi de l’attraction spirituelle qu’on récolte ce qu’on a semé dans 2Corinthiens 9:6. Nous pouvons constater dans Job 29:11-25 la quantité et la qualité de la semence faite par Job, Dieu ne le vantait pas pour rien devant la cour céleste ! Selon toute vraisemblance, tenant compte des propos de Job et de la loi des semences et des récoltes, ce qu’il craignait qui lui arrive devait faire référence aux calamités qui s’abattaient sur lui après le début de ses épreuves, pas avant.

On ne ressent pas la crainte dans ses propos et encore moins de terreur, Job se savait sous la protection divine, c’est ce qui ressort en comparant Job 3:25-26 et 29:-18-20

Job 3:25-26 Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint. Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, et le trouble s’est emparé de moi.

Job 29:18-20 Alors je disais: Je mourrai dans mon nid, mes jours seront abondants comme le sable; l'eau pénétrera dans mes racines, la rosée passera la nuit sur mes branches; ma gloire reverdira sans cesse, et mon arc rajeunira dans ma main.

Dans Job 29:18-20, ce n'est pas du tout le langage d'un homme terrifié, privé de tranquillité, de paix et de repos, tout au contraire ! Quand Job voyait arriver ce qu'il craignait, c'est quand les calamités lui tombaient dessus les unes après les autres en cascade, avant cela, il vivait dans le bonheur continu (Job 30:26) et il s'attendait à ce que le bonheur se poursuive jusqu'à son dernier souffle.

Job 29:2-6 Oh! que ne puis-je être comme aux mois du passé, comme aux jours où Dieu me gardait, quand sa lampe brillait sur ma tête, et que sa lumière me guidait dans les ténèbres! Que ne suis-je comme aux jours de ma vigueur, où Dieu veillait en ami sur ma tente, quand le Tout Puissant était encore avec moi, et que mes enfants m'entouraient; quand mes pieds se baignaient dans la crème et que le rocher répandait près de moi des ruisseaux d'huile!

Job était juge à la porte de la ville, même les chefs et les princes se taisaient quand Job arrivait, les vieux se levaient en signe de respect et les jeunes se poussaient pour le laisser passer alors qu’on lui avait préparé une place pour siéger aux affaires de la ville pour rendre justice (Job 29:2-17). Job leur souriait quand ils perdaient courage, il les consolait, rempli de compassion (Job 30:25). Job était comme un roi au milieu de sa troupe (Job 29:24-25).

Job 30:25 N'avais-je pas des larmes pour l'infortuné? Mon coeur n'avait-il pas pitié de l'indigent?

Job 29:21-25 On m'écoutait et l'on restait dans l'attente, on gardait le silence devant mes conseils. après mes discours, nul ne répliquait, et ma parole était pour tous une bienfaisante rosée; Ils comptaient sur moi comme sur la pluie, Ils ouvraient la bouche comme pour une pluie du printemps. Je leur souriais quand ils perdaient courage, et l'on ne pouvait chasser la sérénité de mon front. J'aimais à aller vers eux, et je m'asseyais à leur tête; j'étais comme un roi au milieu d'une troupe, comme un consolateur auprès des affligés.

Job 29:7-17 Si je sortais pour aller à la porte de la ville, et si je me faisais préparer un siège dans la place, les jeunes gens se retiraient à mon approche, les vieillards se levaient et se tenaient debout. Les princes arrêtaient leurs discours, et mettaient la main sur leur bouche; la voix des chefs se taisait, et leur langue s'attachait à leur palais. L'oreille qui m'entendait me disait heureux, l'oeil qui me voyait me rendait témoignage; car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, et l'orphelin qui manquait d'appui. La bénédiction du malheureux venait sur moi; je remplissais de joie le coeur de la veuve. Je me revêtais de la justice et je lui servais de vêtement, j’avais ma droiture pour manteau et pour turban. J'étais l'oeil de l'aveugle et le pied du boiteux. J'étais le père des misérables, j'examinais la cause de l'inconnu; je brisais la mâchoire de l'injuste, et j'arrachais de ses dents la proie.

Donc, comme Job avait vécu plusieurs décennies dans la bénédiction extravagante, et rien dans ses paroles laissent supposer qu'il ait éprouvé des angoisses terrifiantes qui le faisaient trembler pour ses enfants (le mot hébreu pachad est très fort). C’est maintenant le temps de citer l’autre texte évoqué où on a semblé déceler de la crainte inappropriée chez Job.

Job 1:4-5 Ses fils allaient les uns chez les autres et donnaient tour à tour un festin, et ils invitaient leurs trois soeurs à manger et à boire avec eux. Et quand les jours de festin étaient passés, Job appelait et sanctifiait ses fils, puis il se levait de bon matin et offrait pour chacun d’eux un holocauste; car Job disait: Peut-être (ulway en hébreu) mes fils ont-ils péché et ont-ils offensé Dieu dans leur coeur. C’est ainsi que Job avait coutume d’agir.

À cela je répondrais que Job avait bien raison d'offrir des sacrifices pour ses enfants fêtards où la nourriture abondait et l'alcool coulait à flot. Sous l'effet de l'alcool, les inhibitions s'évanouissent et les gens peuvent parfois se laisser aller à penser et dire des choses regrettables. Je suis donc d'avis que les enfants amateurs de fêtes bien arrosées avaient besoin des holocaustes de leur père. Dieu appréciait l’office de sacrificateur exercé par Job puisqu'il lui a demandé en dernier d’offrir des sacrifices aussi pour ses amis fautifs. Alors je ne trouve pas dans le verset suivant matière à relever une carence émotionnelle dans la crainte chez Job qui aurait ouvert une porte au diable. Si tel avait été le cas, le diable l'aurait frappé bien avant sans avoir besoin d'obtenir la permission de la part de Dieu. D'autant plus que le mot crainte dans Job 3:25 est «pachad» en hébreu, ce qui est traduit ailleurs par «terreur», c'est bien loin de la crainte de Dieu qui le faisait détourner du mal et non l'attirer sur lui. C'est cette crainte de Dieu «yare» en hébreu, dont on loue Job de posséder dès le premier verset du livre.

Job connaissait ses enfants et il voyait qu'ils ne partageaient pas sa même crainte de Dieu, ils savaient par expérience pour les côtoyer journellement qu'ils n'étaient pas intègres et droits comme lui. Dieu lui-même le souligne dans Job 1:8, il n'y avait personne comme Job sur la terre, assurément pas ses fils ni encore moins sa femme qui l'avait encouragé à maudire Dieu et se suicider !

Je ne vois pas le fait que Job ait offert des sacrifices pour ses enfants comme un signe de crainte, Je le vois plutôt comme un signe d'un homme avisé de ce qui se passe, motivé par l'amour paternel, désireux de les protéger de leur insouciance. Si Job pensait que ses fils pouvaient avoir péché et offensé Dieu dans leur coeur, c'est que c'était assurément arrivé dans le passé. Job voyait aussi que sa propre femme ne partageait pas sa crainte de Dieu et elle a dû influencer leurs enfants.

Dans Job 1:5, le mot hébreu "ulway" traduit en français par "peut-être" dans Job 1:5 (Peut-être mes fils ont-ils péché) ne comporte aucune crainte en soi, juste de l'incertitude, comme une recherche que j'ai faite avec le code STRONG le démontre plus loin ci-dessous. Pourtant, certains semblent s'appuyer sur ce mot pour avancer que Job était déjà dans une crainte qu'il manifeste dans Job 3:25, une crainte donc qui aurait alors commencé bien avant ses épreuves. Voici plusieurs endroits dans l'Ancien Testament où le mot "ulway" n'est pas employé dans une contexte de crainte mais plutôt de possibilité.

Genèse 16:2 Et Saraï dit à Abram: Voici, l’Eternel m’a rendue stérile; viens, je te prie, vers ma servante; peut-être (uwlay) aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï.

Saraï ne craignait pas peur d'avoir des enfants, au contraire, elle en voulait ! Elle voulait comme une possibilité d'en avoir en donnant sa servante à Abraham. Elle savait par EXPÉRIENCE qu'il existe une possibilité d'avoir des enfants quand il y a accouplement.

Exode 32:30 Le lendemain, Moïse dit au peuple: Vous avez commis un grand péché. Je vais maintenant monter vers l’Eternel: j’obtiendrai peut-être (uwlay) le pardon de votre péché.

Moïse ne craignait pas le fait d'obtenir le pardon pour le peuple, il l'espérait, il savait par EXPÉRIENCE que c'était une grande possibilité de l'avoir mais il ne pouvait en être certain.

Josué 9:7 Les hommes d’Israël répondirent à ces Héviens: Peut-être (uwlay) que vous habitez au milieu de nous, et comment ferions-nous alliance avec vous?

Ces gens s'étaient déguisés pour faire croire aux juifs qu'ils étaient des étrangers, mais les juifs n'en étaient pas convaincus, c'est pourquoi ils considéraient cela seulement comme une possibilité, on ne voit aucune crainte dans leur perplexité.

Josué 14:12 Donne-moi donc cette montagne dont l’Eternel a parlé dans ce temps-là; car tu as appris alors qu’il s’y trouve des Anakim, et qu’il y a des villes grandes et fortifiées. L’Eternel sera peut-être (uwlay) avec moi, et je les chasserai, comme l’Eternel a dit.

Caleb s'est rappelé la promesse de Dieu, il ne craignait pas que Dieu soit avec lui, il voyait plutôt cela comme une possibilité même s'il s'y trouvait des géants habitant des villes fortifiées en haut des montagnes, le scénario le plus improbable de réussite, humainement parlant.

1Rois 18:5 Achab dit à Abdias: Va par le pays vers toutes les sources d’eau et vers tous les torrents; peut-être (uwlay) se trouvera-t-il de l’herbe, et nous conserverons la vie aux chevaux et aux mulets, et nous n’aurons pas besoin d’abattre du bétail.

Achab espérait trouver du pâturage pour le bétail, il était loin de craindre d'en trouver !

1Rois 18:27 A midi, Elie se moqua d’eux, et dit: Criez à haute voix, puisqu’il est dieu; il pense à quelque chose, ou il est occupé, ou il est en voyage; peut-être (uwlay) qu’il dort, et il se réveillera.

Élie n'a pas la crainte que Baal se réveille et entende les cris des faux prophètes, il se moquait carrément d'eux !

2Rois 19:4 Peut-être (uwlay) l’Eternel, ton Dieu, a-t-il entendu toutes les paroles de Rabschaké, que le roi d’Assyrie, son maître, a envoyé pour insulter au Dieu vivant, et peut-être l’Eternel, ton Dieu, exercera-t-il ses châtiments à cause des paroles qu’il a entendues. Fais donc monter une prière pour le reste qui subsiste encore.

Ézéchias n'était pas certain, mais il espérait que Dieu ait entendu les moqueries de Rabschaké. Tous les emplois du mot hébreu "uwlay" pointent vers une possibilité tout à fait réaliste et même prévisible, sauf pour Élie qui donnait dans la moquerie. C'est clair que Job connaissait ses enfants et savaient qu'ils péchaient à l'occasion alors il avait pris la bonne habitude d'offrir pour eux des sacrifices qui couvriraient les fois où ils auraient effectivement péché contre Dieu, ce n'est pas de la crainte, mais de la prévenance d'un père responsable qui craint Dieu seul.

La seule crainte mentionnée chez Job au chapitre 1, c'est la crainte de Dieu (Job 1:1,9). Job ne craignait pas que ses fils aient péché, il le SAVAIT. Quand on a la crainte de Dieu, on ne craint plus le reste, on agit selon ce qu'on constate. Job avait l'habitude d'offrir des sacrifices pour ses enfants, c'était sa coutume, c'était son rôle, sa responsabilité de le faire au temps des patriarches où il vivait. Job avait l'habitude de le faire parce qu'il avait DES BONNES RAISONS de le faire.

Quelle crainte Job pouvait-il avoir par rapport à ses enfants qui ne serait pas partagée par tous les pères qui craignent Dieu ? Nous qui sommes pères, savons que nos enfants commettent des péchés et qu'ils ont besoin du sacrifice de Jésus pour être pardonnés. A l'époque de Job, les sacrifices devaient être fréquents parce que l'agneau de Dieu n'avait pas été offert une fois pour toutes. Je ne vois là aucune oppression démoniaque le poussant à agir ainsi, c'est juste la connaissance de l'époque que tous les hommes sont impurs devant Dieu et ont besoin d'offrir des sacrifices pour couvrir les péchés commis. Plus tard, les prêtres dans le sacerdoce lévitique faisaient exactement la même chose en offrant régulièrement des sacrifices pour le péché du peuple et ce n'était pas parce qu'ils subissaient de l'oppression démoniaque, c'est parce que c'était ce que Moïse avait enseigné dans la loi sous l'inspiration divine ! Dieu n'a pas reproché à Job d'offrir des sacrifices pour ses enfants non plus, il est égal à lui-mème.

Job voyait que ses enfants n'avaient pas la même crainte de Dieu que lui, il savait que ses enfants péchaient à l'occasion, c'est pourquoi il offrait des sacrifices pour ses enfants, il est cité ailleurs dans Job 14:4 Qui fera sortir le pur de l’impur? Personne. Éliphaz le savait aussi (Job 15:15) même chose pour Bildad (Job 25:4).

Job avait confiance dans l'efficacité des sacrifices qu'il offrait sur une base régulière à Dieu, selon le rite suivi depuis des siècles par ses ancêtres, descendants d'Abraham et Dieu approuvait ses sacrifices puisqu'il lui demande d'en faire pour ses amis en dernier (Job 42:8).

La vie de Job était celle de l'homme le plus béni de son époque pendant plusieurs décennies. Il a eu le temps d'avoir 10 enfants, mettons 2 ans entre chaque, ça fait 20 ans déjà. A cette époque, on se mariait vieux et on commençait à avoir des enfants encore plus vieux, comme Isaac qui avait 40 ans quand il s'est marié. Disons que Job avait au moins 30 ans à la naissance de son aîné, même si c'est probablement plus. Comme les enfants de Job étaient tous assez vieux pour faire la fête, ils étaient âgés au moins dans la vingtaine, ce qui fait que Job devait avoir vécu une vie opulente au minimum de 60 ans, plus probablement 70 ou même 80 ans sans qu'il ne lui arrive rien de mal. Dieu le bénissait au maximum, comme Satan le faisait remarquer, frustré de ne pouvoir lui faire la vie dure tant que Dieu l'entourait de se protection. Job aimait Dieu et s’attendait à ce que Dieu le bénisse comme on lit dans les Écritures que Dieu bénit le juste.

Job 1:10 Ne l’as-tu pas entouré de ta protection, lui, sa famille et tout ce qui lui appartient? Tu as béni le travail de ses mains et ses troupeaux couvrent le pays.

Psaumes 5:12 Car tu bénis le juste, ô Eternel! Tu l’entoures de ta grâce comme d’un bouclier.

Le consensus théologique que Dieu bénit le juste me porte aussi à penser que c’est seulement quand les choses ont commencé à mal tourner pour lui et que sa théologie théorique ne tenait plus la route de l'expérience pratique, qu’il s’est effectivement mis à craindre que cela allait empirer et c’est ce qui s’est comme de fait produit. Il était totalement dépassé parce qui lui arrivait, prêt même à se présenter devant Dieu, convaincu de pouvoir défendre et gagner sa cause.

Job 23:1-6 Job prit la parole et dit: Maintenant encore ma plainte est une révolte, mais la souffrance étouffe mes soupirs. Oh! si je savais où le trouver, si je pouvais arriver jusqu’à son trône, Je plaiderais ma cause devant lui, je remplirais ma bouche d’arguments, Je connaîtrais ce qu’il peut avoir à répondre, je verrais ce qu’il peut avoir à me dire. Emploierait-il toute sa force à me combattre? Ne daignerait-il pas au moins m’écouter?

Psaumes 1:1-3 Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et la médite jour et nuit! Il ressemble à un arbre planté près d’un cours d’eau: il donne son fruit en sa saison, et son feuillage ne se flétrit pas. Tout ce qu’il fait lui réussit.

Tout ce que Job faisait réussissait parce qu’il ne suivait pas le conseil des méchants, au contraire, il les condamnait en tant que juge (Job 29:17). Tout marchait comme prévu, comme c’était supposé fonctionner, comme cela était enseigné depuis des générations. Job s'inquiétait pour ses enfants et non plus lui, c'était pour ses enfants qu'il offrait des sacrifices à Dieu au cas où ils se seraient mal comportés. Si tel était le cas, comme on pourrait l'imaginer, le malheur qui lui était arrivé était totalement inopiné et l’a pris par surprise, lui autant que sa femme et ses amis, ainsi que tous ceux qui en entendaient parler. Tout le monde est resté une semaine sans rien dire, dépassés qu'ils étaient par l'ampleur de sa douleur. Ses amis se sont mis à chercher où Job avait bien pu être fautif pour attirer un tel malheur sur lui, ils ont même essayé en vain de lui faire avouer des méfaits qu'ils n'avaient pas commis.

Comment dans ces circonstances, Job aurait-il pu même penser "ce que je crains, c'est ce qui m'arrive" durant ces quelques 60-80 années alors qu'il ne lui était arrivé que des bonnes choses toute sa vie ??? Comment cela aurait-il pu même lui effleurer la pensée tellement cela ne correspondait pas à sa réalité ? Comment penser que dans ces circonstances de vie hyper bénies, comment arriver à croire que Job avait entretenu longtemps des pensées terrifiantes alors que tout ce qui lui arrivait n'était que de bonnes choses ? Si Job avait ouvert une porte à Satan ainsi, pourquoi ce dernier avait-il attendu autour de 70 ans avant de le frapper ? Le texte biblique nous apprend que Satan n'avait aucun moyen de venir le frapper parce que Dieu le protégeait (Job 1:10), mais le diable serait quand même arrivé à le tourmenter par la crainte que ses enfants puissent commettre des péchés ? Cela ne tient pas la route, à mon humble avis.

Il est certain que ses enfants allaient commettre des péchés comme tous les autres enfants, c’est une évidence comme n'importe quel autre être humain de toutes les époques, nos enfants ne sont pas meilleurs que nous ne l’avons été nous-mêmes. Après avoir offert des sacrifices sur l’autel qui avaient été agréables à Dieu, Dieu avait conclu une alliance avec Noé (Genèse 9:9-13) avec des lois spirituelles dont celle de l’autel avec les holocaustes et celle de la semence et de la moisson, alors bien sûr qu'un bon père allait offrir de sacrifices au cas où ses enfants auraient péché, ce qui ne peut pas manquer occasionnellement. C'était très responsable de la part de Job d'agir ainsi en bon père de famille.

Genèse 8:20-9:1 Noé bâtit un autel à l’Eternel; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel. L’Eternel sentit une odeur agréable, et l’Eternel dit en son coeur: Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du coeur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait. Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point. Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit: Soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre.

Pour en arriver à déduire pareille chose de l'affirmation de Job 3:25, en plus de contredire ce que Job disait de son état d’esprit avant les épreuves, il faut passer aussi par dessus le verdict de Dieu lui-même sur Job disant qu'il était intègre et juste et que Satan s'acharnait à vouloir que Dieu le perdre SANS MOTIF pour justifier un tel acte.

Job 2:3 L’Eternel dit à Satan: «As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre. C’est un homme intègre et droit. Il craint Dieu et se détourne du mal. Il persévère dans son intégrité et c’est sans raison que tu m’incites à le perdre.»

Dans ce passage, Dieu n'avance pas la crainte de Job que ses enfants aient péché - et non pas lui - pour justifier sa permission à Satan d'aller l'affliger, il lui dit plutôt que C'EST SANS RAISON, ou SANS MOTIF, dans un autre traduction, littéralement POUR RIEN, en hébreu. Donc si c'est pour rien, ce n'est pas pour quelque chose ! Si Dieu disait n'avoir aucun motif dans le comportement de Job pour permettre à Satan de l'éprouver, comment pouvons-nous en trouver nous-mêmes ? Pourquoi faudrait-il trouver des raisons dans le caractère de Job où Dieu dit qu'il n'y en a pas !? N'est-ce pas faire comme les amis de Job qui étaient convaincus qu'il devait y avoir une faille dans son apparente droiture ? Si Dieu dit qu'il n'y a pas de raison, qu’il n’a pas trouvé de motif en Job pour permettre à Satan de l’affliger ainsi, c'est qu'il n'y en a pas. Dieu n'a pas apprécié que les amis de Job s'évertuent à tenter de lui faire avouer qu'il avait mal agi et que c'était pour cette raison que tous ces malheurs s'abattaient sur lui.

Job 42:7 Après avoir adressé ces paroles à Job, l’Eternel dit à Eliphaz de Théman: «Je suis en colère contre toi et contre tes deux amis parce que vous n’avez pas parlé de moi correctement comme l’a fait mon serviteur Job.

Si Dieu disait n'avoir aucun motif dans le comportement de Job pour permettre à Satan de l'éprouver et qu’il n’a pas apprécié que ses amis en cherchent, comment pourrions-nous en trouver nous-mêmes ? Dieu aurait dû faire un saut dans le temps - pour lui qui est éternel, c'est possible - et venir poser la question à certains érudits de nos jours et ils lui auraient cité Job 3:25 qui n'était pas encore écrit au moment où Satan était venu se présenter devant Dieu avec d'autres anges, alors Dieu aurait eu un motif ! Job confirme lui-même dans les chapitres 29 et 30 qu'il vivait le bonheur parfait avant les épreuves, il n'était pas tourmenté du tout par la crainte, au contraire, il respirait le bonheur, il consolait et encourageait les gens autour de lui.

On arrive donc à cette perspective de trouver une faille en Job parce qu'on est parti d'un point de vue anthropocentrique alors que les deux premiers chapitres du livre de Job sont clairement théocentriques, mettant en scène une attaque en règle satanique contre le glorieux caractère de Dieu.

C'est seulement après avoir été frappé par Satan que tout ce que Job craignait lui arrivait, comme il le dit dans Job 3:25. Suite à la première série d'épreuves, Job avait d'abord montré une belle sérénité en étant détaché des biens matériels, il avait aimé en profiter mais il pouvait bien s'en passer aussi. Pour lui, honorer Dieu importait plus que tout. Les craintes ont commencé à monter en lui par la suite, voyant que sa situation empirait au lieu de s'améliorer.

Je crois que la loi de l'attraction spirituelle des semences et des récoltes s'applique souvent dans le positif (comme avec Abraham, cf. Romains 4:17) comme dans le négatif, même si dans sa grâce, le Seigneur nous protège parfois d'en subir toutes les conséquences quand c'est dans le négatif à cause de nos pensées ou de nos paroles ou encore de nos actions. Merci Seigneur de ne pas toujours nous traiter selon nos iniquités (Psaumes 103:10) !

C'était du jamais vu dans l'histoire humaine, il n'y avait eu aucun cas de jurisprudence dans les annales juridiques bibliques humaines pour permettre d'évaluer ce qui arrivait à Job. La loi de l'attraction spirituelle a fonctionné PENDANT ses épreuves alors que toutes ses craintes se matérialisaient :

1. La crainte du dépérissement de son corps

Son état de santé allait en empirant par les ulcères provoquant des ouvertures infectées et purulentes invitant les vers sous des croûtes qui n'arrivaient pas à refermer les plaies.

2. La crainte du manque de support de ses amis

Ses amis délaissant la compassion et se mettant à l'accuser avec de plus en plus de fermeté, en allant jusqu'à le calomnier.

3. La crainte de la perte de respect

Au lieu de voir les vieillards se lever devant lui et les princes se taire, même la classe la plus basse de la société, la populace la plus abjecte le méprisait, se moquait de lui en le mettant en chanson et en lui crachant au visage.

4. La crainte de l'éloignement de sa famille

Au lieu de chercher la faveur en sa présence, les gens le fuyaient, même ses propres frères et sœurs. Après la mort de ses enfants, sa famille l'abandonnant, son père qui disparaît de la circulation, ses frères et ses soeurs qui attendent qu'il soit rétabli pour venir le consoler, sa femme qui l'encourage à abandonner Dieu !

5. La crainte du silence de la part de Dieu

Ses appels à Dieu restaient sans réponse. Tout ce que Job craignait se passait ainsi.

La loi de l'attraction spirituelle a aussi fonctionné AVANT ses épreuves, car il s'attendait au bonheur pendant des décennies et il a effectivement vécu dans le bonheur pendant des décennies avant que Satan se mette à le calomnier devant Dieu ! (Job 30:26)



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