L'automutilation
«Quelques 170,000 personnes, pour la plupart des adolescents et des jeunes adultes, sont hospitalisées tous les ans après des actes d'automutilation en Grande-Bretagne, selon une étude d'un organisme gouvernemental à paraître aujourd'hui.

Selon le Dr. Kendall, l'automutilation et le suicide sont devenus la troisième cause de réduction de l'espérance de vie après le cancer et les maladies du coeur.» - Journal de Montréal 28 juillet 2004

L'automutilation est une manière de laisser sortir une douleur intérieure, une sorte de soulagement en quelque sorte dans le fait de s'affliger de telles souffrances la personne y trouve pourtant un soulagement.

L'automutilation est une marque visible et extérieure de souffrances intérieures, elle est la manière que la victime de souffrances intérieures profondes choisit pour exprimer ses souffrances intérieures. Elle est aussi symbole de complicité ou de culpabilité dans l'offense (fausse culpabilité) démontrant une grande colère dirigée vers elle-même vu son incapacité ou impuissance à n'avoir pu résister à une grave offense. D'autre part, elle est une colère de n'avoir pas été capable de confronter l'agresseur. C'est en définitive une colère mal dirigée, non exposée et incorrecte dans la tête de la victime, un peu comme si quelqu'un doit payer, mais il n'y a personne pour prendre le blâme, alors il ne reste et ne restera à jamais que soi-même.

Les victimes de ce comportement sont souvent incapables de dialoguer relatant des émotions, elles arrivent à relater des faits mais elles sont détachées complètement de leur for intérieur émotionnel. Leur vie intérieure passe par leurs cicatrices, c'est ainsi qu'elles en font la démonstration et le dialogue avec leur entourage. C'est une spirale profonde de mépris grave et de honte reliée à l'impuissance et l'absence de confiance (perte) en qui que ce soit pour leur venir en aide.

Habituellement quand une manifestation d'amour authentique est manifestée les mutilations peuvent s'en suivre vu le besoin que ces victimes ont de démontrer leurs souffrances (dialoguer), ce qui a généralement pour effet de faire peur aux gens étant donné la grande difficulté à manoeuvrer avec de tels cas. Résultat ce genre de comportement creuse un fossé entre elle et les autres, les protégeant ainsi d'une quelconque intrusion (sabotage relationnel).

Dans de nombreux cas, les victimes n'ont aucun souvenir de ce qui a causé leurs souffrances, le disjoncteur de la mémoire a sauté pendant l'offense emmagasinant la souffrance dans l'inconscient mais celle-ci n'a pas pour autant été soulagée (la souffrance). Ce mécanisme de survie dans une situation douloureuse rend la thérapie encore plus difficile avec ces personnes, imaginez; aucune mémoire, aucun dialogue et aucune émotion, seulement des cicatrices pour arriver à comprendre le traumatisme qui aura entraîné un tel comportement.

Il se peut que les souffrances dont ont été victimes ces personnes aient été physiquement douloureuses et à un âge qui soit trop jeune pour exprimer la chose avec des mots, ce qui dans une certaine mesure expliquerait le choix quant à leur démonstration. Pour ainsi dire, l'automutilation restait la seule manière de la victime pour relater les faits. Il se peut que ces victimes n'aient eu personne avec qui parler ou se sont vues accusées de mensonges quand elles l'ont fait. Ce qui aussi les a rendues agressives, envers elle-même et les autres, d'avoir fait confiance, ayant ainsi pour effet de leur imposer un silence insupportable sans soulager la souffrance. Cette souffrance, le besoin de justice et de secours sera alors apparent dans leurs cicatrices.

- Chantal






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner



Nous sommes dimanche 19 novembre 2017