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L'enseignement par les femmes dans l'église

CONTRIBUTIONS PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE 

Roger Billaux 
Eric Célérier 
Gilles Côté 
Le Doan 
Pierre-Antoine Eldin 
Inconnu 
Elisabeth Koffi 
Roger Nicole 
Marc Pembroke 
João Pinheiro 
Pierre Poncet 
Le webmestre 
Joëlle Ruben
  

ROGER NICOLE dans Evangelical Dictionary of Theology sur les femmes: 

P.1177 L'attitude juive envers les femmes 

En dehors du canon il apparaît que l'attitude juive envers les femmes était sévèrement  discriminatoire. Par exemple, les rabbis étaient encouragés à ne pas enseigner les femmes ni  même à leur parler. Ecclésiastique 42:13-14 résume cette attitude: Ne t'assieds pas au milieu des  femmes, car des vêtements sort la teigne et de la femme la malice de la femme. Un homme  méchant vaut mieux qu'une femme bienfaisante et une femme couvre d'opprobre et de honte. On  peut trouver dans Ecclésiastique des passages qui mettent les femmes plus en valeur, mais ce  verset peut servir d'exemple de paroles qui circulent parfois parmi les Juifs. 

Jésus et les femmes 

La place accordée aux femmes va bien au-delà de ce qui étai tordinaire dans la vie juive. Ceci est  manifeste pendant les 3 années de ministère publique de notre Seigneur. Il était disponible à  parler aux femmes: Jn.4 en conversation avec la samaritaine, à enseigner les femmes: Lu.10:38-42  dans son ministère envers Marthe et Marie dans leur maison, Lu.8:2-3 à les admettre parmi ses  disciples en dépit des objections et des suspicions que cela pouvait entraîner. 

Dans ses enseignements notre Seigneur a représenté les femmes de plusieurs manières. Elles sont  les figures centrales de quelques paraboles: celle du levain Mt.13:33, la veuve importune Lu.18:1-  5, les dix vierges Mt.25:1-13, la drachme perdue, Lu.15:8-10. Il pointe la place des femmes dans  les descriptions des temps de la fin Mt.24:19,41. Il observe la signification de l'aumône de la  veuve, Lu.21:1-4. 

Christ a mnifesté une compassion spéciale envers les femmes en détresse. Son ministère de  guérison s'est étendu aux femmes aussi bien qu'aux hommes. Dans Lu.13:10-17 il était prêt à  affronter la colère des leaders Juifs en refusant d'attendre un jour de plus pour guérir une femme  qui était handicapée depuis 18 ans. Il l'a appelée une fille d'Abraham. De même, il a manifesté une  grâce spéciale à la femme qui a touché son vêtement, risquant par ce fait de le rendre impur  cérémoniellement. Mt.9:20-22. De plus notre Seigneur avait des paroles de louanges concernant  sa foi. Il a répondu à la demande de la mère païenne qui désirait désespérément la guérison de sa  fille, Mt.15:21-28. Il a ressuscité la fille de Jaïrus, Mt.9:18-26, et deux autres résurrections sont  rapportées en faveur de femmes affligées, la veuve de Naïn, Lu.7:11-17 et Marthe et Marie,  Jn.11. De plus Jésus a montré de la compassion envers des femmes de réputation douteuse que  les autres auraient évitées, Lu.7:36-50, et la femme adultère Jn.8:1-11. 

Jésaus a sauvegardé les droits de la femme d'une manière remarquable dans ses instructions sur  le mariage et le divorce, Mt.5:27-32, 19:3-9. 

Après la résurrection notre Seigneur est apparu aux femmes et a fait d'elles les porteuses de la  bonne nouvelle même aux apôtres, Mt.28:8-10, cp. Jn.20:14-16. 

Il est vrai que notre Seigneur a désigné seulement des mâles pour ses apôtres, mais cela ne  représente pas nécessairement une discrimination, puisque le ministère des apôtres avaient besoin  d'être promptement accepté et dans ce but l'attitude de certains à qui cela s'adressait devait être  considérée. Jésus a employé largement le langage du Père dans ses enseignements, mais ceci  n'implique pas un mépris de la maternité. Dans sa totalité l'attitude de notre Seigneur était  révolutionnaire même si le point principal de son ministère n'apparaît pas avoir précipité une  révolution dans ce domaine. Les femmes qui aspirent à une plus grande réalisation personnelle  dans leur humanité et ceux qui sympathisent avec elles dans ce vif désir peuvent difficilement  trouver un meilleur allié que Jésus. 

Les femmes dans l'Église primitive 

P.1178 Cet élargissement apporté par l'attitude de Jésus se reflète à plusieurs niveaux dans  l'église primitive. Marie la mère de Jésus est nommée parmi ceux qui adoraient dans la chambre  haute, Ac.1:14. Le baptême - le signe et le sceau de l'alliance de grâce - est maintenant administré  aux femmes aussi bien qu'aux hommes, Ac.8:12, 16:15. Les femmes peuvent accomplir le  ministère de prophétie, Ac.2:18, 21:9, 1Co.11:5. Les veuves qui enduraient une vie misérable   dans la société étaient maintenant reconnues dans l'église, presqu'au point d'avoir un ministère  particulier, 1Ti.5:3-16. L'apôtre Paul était entouré de femmes co-ouvrières. Dans Ro.16 il  apparaît que 10 des 29 personnes mentionnées sont des femmes. Il y a un certain débat à savoir  si Junia, Ro.16:7 devrait être rendu par Junias. Cette compréhension particulière est venue très  tard, ver la fin du 13ème siècle et semble être un effort désespéré d'éviter à dire qu'une femme  était parmi les apôtres. Junia était un nom très commun; Junias ne semble pas avoir aucun  précédent établi. La manière que Paul caractérise les femmes qu'il énumère ici est aussi  intéressante, car un nombre d'entre elles sont présentées dans les mêmes termes que ses  collaborateurs mâles - Timothée, Apollos, Epaphras, Tite. Le verbe "travailler très fort" 16:6, 12  est employé par rapport au service du ministère. Phoebe est appelée diaconesse et quelqu'un qui  préside. Priscille est associée avec son mari Aquilas ici aussi bien que dans le livre des Actes,  Ac.18:18-19, 26. Toute cette approche atteint son point culminant dans la grande déclaration de  Paul qu'en Christ il n'y a plus ni homme ni femme, Ga.3:28. Dans 1Pi.2, les chrétiens de deux  sexes sont représentées comme des pierres vivantes édifiées pour former une maison spirituelle  pour être un saint sacerdoce et dans l'Apocalypse les chrétiens en général sont représentés  comme étant "un royaume et des prêtres, Ap.1:6, 5:10. Par conséquent, en respect avec notre  position en Christ, le nouveau Testament efface toute distinction de rang entre mâle et femelle. 

Passages qui articulent une distinction 

A la lumière de ces pratiques et de ces textes spécifiques, nous devons considérer d'autres  passages apparaissant enjoindre certaines distinctions. 

1Co.11:3-16 La nécessité pour la femme d'avoir un accoutrement décent et l'importance de  retenir un sentiment de soumission relié à sa position dans le foyer est souigné ici. A nouveau  nous notons une emphase spéciale de Paul afin de balancer ses affirmations, 11:11-12 de peur  que les droits de la femme soient diminués par ce qu'il vient de dire auparavant. Il est aussi digne  d emention que ce passage souligne que les femmes peuvent prier et prophétiser en public,  11:5,13. 

1Co.14:33-36 Ce passage a été souvent compris comme une interdiction à la femme de parler  dans les rencontres publiques de l'église. Cette compréhension serait en contradiction directe  avec 11:5,13. Pris d'une manière stricte cela empêcherait aussi la femme de participant dans les  chants de l'assemblée. Ceci demande donc une autre interprétation. On pourrait comprendre que  Paul défend une forme de babillage et de questionnage dérangeants qui interfère avec l'attitude  d'adoration dans l'église. Les questions sont réservées pour le foyer, pas durant le service. La  raison que les femmes sont mentionnées ici plutôt que les hommes peut être dû au fait que les  femmes corinthiennes étaient surtout les éléments perturbateurs. Évidemment l'injonction  s'appliquerait autant aux mâles qu'aux femelles pour qu'une atmosphère d'adoration soit  maintenue. 

Ep.5:22-33 Ce passage a été considéré souvent comme dégradant pour les femmes parce que  l'apôtre enjoint la soumission des femmes à leur mari. Cependant, c'est précédé par une  commandement de soumission générale, 5:21. Ce qui s'applique aux femmes est seulement un  cas particulier d'un principe de base. Le contexte est le foyer et n'a aucune implication sur les  rôles dans la société, dans l'église ou dans les autres relaitons qui n'affectent pas le foyer. Il y a  une connexion évidente avec les deux autres types de relations considérées par Paul: les enfants  et leurs parents, les esclaves et leurs maîtres. La soumission enjoint à la maison dans ces  relations n'a manifestement pas de portée significative pour les postes dans l'église et la société.  Ce n'est pas une violation de l'ordre de Dieu quand un fils a un rang plus élevé dans l'armée que  son père, ou une place plus haute dans la corporation, ou un office pastoral dans l'église où ses  parents sont membres. De même, la soumission requise des épouses dans Ep.5 ne peut être  interprétée pour inclure quoique ce soit en dehors du maine du foyer. A l'intérieur du foyer  quand des circonstances ordinaires prévalent Dieu a donné aux maris une responsabilité spéciale  de leadership. Il l'a placé dans le siège du conducteur. P.1179 Ceci n'exclut en aucune manière  l'exercice de leadership par la femme dans la société et dans l'église. En comparant le rôle et  l'amour des maris à ceux de Christ, ce passage place une bien plus grande demande sur les maris  que sur les femmes. Exemple, ce n'est pas difficile de s'imaginer des circonstances où une  femme pourrait dire: "J'ai obéi à l'injonction d'Ep.5, j'ai démontré de la soumission hors de tout  doute." Peu d'hommes, sinon aucun, sont en position de dire: "J'ai parfaitement obéi à ce  commandement. J'ai aimé ma femme comme Christ a aimé son église." En fait, la nature même  de l'amour de Christ est manifestée en ce qu'il s'est donné lui-même, Jn.15:13, 1Jn.3:16 et qu'il a  pris la forme d'un serviteur, Ph.2:7, Jn.13:1-20. L'amour du mari n'est pas celui qui se révèle en  dominant sur sa femme, mais celui plutôt qui est prêt à être un subalterne. Ceci devarit rendre la  tâche de soumission de la part des femmes bien plus facile à supporter. 

Ce passage élève le mariage à des hauteurs sans précédent, car il compare l'union entre l'homme  et la femme à l'union entre Jésus-Christ et son église, il n'y a pas de comparaison plus noble qui  pourrait bien être représentée, puisqu'ici le but et le point culminant du plan rédempteur est en  vue. 

1Pi.3:1-7 Ce passage est écrit beaucoup dans le même esprit que Ep.5. Il enjoint la soumission  des épouses, mais il ennoblit leur fonction au foyer, et fait l'éloge hautement non de la beauté  physique, possédée par seulement une minorité de femmes, mais la beauté spirituelle que toute  femme chrétienne peut exhiber en vertu de l'oeuvre de la grâce de Dieu dans son coeur. Comme  le shommes peuvent se réjouir d'être des fils d'Abraham, le sfemmes peuvent trouver un  réconfort elles-même en étant des filles de Satah et ils sont décrits tous deux comme héritiers de  gracieux don de la vie. 

1Ti.2:9-15 Ce passage est généralement reconnu comme étant celui qui constitue la restriction la  plus claire sur l'activité de la femme. Le contexte favorise une interprétation des directions  données à la vie d'église, quoique la mention de porter des enfants puisse aussi suggérer que cela  se réfère à la vie au foyer et dans la société. Certainement les instructions concernant  l'accoutrement de la femme ont une pertinence dépassant le cadre de l'église. 

Ici l'apôtre enjoint une tranquillité et une pleine soumission et défend l'enseignement et  l'usurpation d'autorité. La tranquillité désirée n'est pas décrite, mais une explication simple du  terme peut être le silence.  

Certains ont suggéré que le passage n'a pas été écrit par Paul mais représente un durcissement  qui s'est produit après la mort de l'apôtre (Swidler). Cette explication est inacceptable pour ceux  qui tiennent fermement à la canonicité de Timothée avec son assertion de Paul comme auteur.  Certains ont passé la hardiesse à dire que l'auteur de ce passage, Paul ou un autre, était tout  simplement dans l'erreur sur ce point (Jewett); mais ceci est évidemment en conflit avec la  doctrine de l'inerrance des Écritures et son caractère normatif. D'autres encore ont pensé que le  passage ne représente pas un mandat permanent mais parle d'une situation culturelle à Éphèse,  reliant cela peut-être au genre de désordres apporté par quelques femmes mentionnées dans  2Ti.3:6-7 (Howe). La grande difficulté avec cette position repose sur le fait que Paul construit  son argument d'après l'ordre de la création et (comme nous le percevons) sur l'ordre de la chute.  Il semble que le raisonnement de Paul va comme suit: Eve a été créée en second eet elle a tombé  en premier; par conséquent, les femmes sont sous une certaine restriction. Si c'est la bonne  manière de comprendre le passage, une question se pose: Qu'est-ce que Paul (et le Saint-Esprit à  travers Paul;) défend? 

Peut-être une manière de répondre à cette question pourrait être de reconnaître certains domaines  où cette prohibiton ne peut s'appliquer: 

1) Paul ne peut défendre aux femmes d'enseigner leurs enfants puisque ceci est demandé dans  Pr.1:8, 6:20, 31:26 et implicite dans De.6:7. Ceci serait aussi en conflit avec la louange donnée à  Lois et Eunice, 2Ti.1:5, qui ont guidé Timothée vers la foi. 

2) Il apparaît aussi que Paul ne se réfère pas ici à la profession d'enseignant comme telle,  puisque probablement la majorité des enseignants étaient des femmes et ont souvent été bénies  dans cette fonction. Aux temps de Paul assez souvent les enseignants étaient des esclaves, alors  l'acte d'enseigner n'impliquait pas prendre une autorité indue. 

3) Il est difficile de penser que Paul défendrait l'enseignement religieux par les femmes dans des  situations comme l'école du dimanche. Dieu s'est plu à bénir immensément ce ministère, ce qui  aurait été difficilement le cas s'il l'avait expressément défendu. La suggestion que les adultes  mâles ne devraient pas faire partie des élèves de l'école du dimanche pourrait être considérée,  mais cela ne ressort pas clairement du contexte. 

4) Une remarque similaire pourrait être faite en rapport des enseignements religieux faits par les  femmes sur le champ missionnaire, car ici encore la bénédiction de Dieu est évidente hors de  tout doute. 

Si ces considérations sont jugées valables, il reste à situer précisément ce que Paul défend, et si  aucun résultat assurés ne peut être atteint sur ce sujet, il sera important de ne pas restreindre le  ministère des femmes que Dieu a clairement béni sur le base d'un passage que nous ne  comprenons tout simplement pas trop bien. C'est certainement un manque de sagesse de "douter  dans le noir quand quelqu'un a vu la lumière". P.1180 Ceci devrait être particulièrement souligné  ici parce qu'il y a plusieurs problèmes qui demeurent dans l'interprétation de ce contexte. Il n'est  pas clair, par exemple, pourquoi seulement les hommes sont enjoints à prier 2:8, alors que cette  activité devrait assurément être ouverte aux femmes au foyer et dans l'église, 1Co.11:5. Il n'est  pas clair pourquoi Paul se sert du fait que Eve ait été séduite alors que Adam ne l'ait pas été pour  justifier une restriction sur les femmes. La personne qui pèche avec les yeux ouverts apparaîtrait  encore moins fiable que celle qui succombe à la séduction. Pour cette raison nous pourrions  interpréter le passage comme se référant à l'ordre de la chute plutôt qu'à un type particulier de  défaillance dans la chute, mais cela n'est pas absolument évident. De plus, le verset 15 a un  changement étrange dans le nombre du verbe. Le premier verbe "elle sera sauvée" s'accorde  avec l'affirmation précédente "la femme ... fut séduite". Mais ensuite on retrouve la présence un  peu inexplicable d'un verbe au pluriel. Sous aucune condition pouvons-nous assumer que Paul  parle ici du salut par l'enfantement au lie du salut par la foi, mais ce qu'il veut dire précisément est  difficile à ffirmer avec assurance. Puisqu'il traite des premiers chapitres de la Genèse, il apparaît  plausible que sa référence à l'enfantement pointe au protévangile et à l'entrée de notre Seigneur  dans l'humanité par une femme, la Vierge Marie.Si cette perception est juste, Paul complèterait  alors la discussion en rappelant la dignité des femmes et leur rpole dans l'économie salvatrice de  la grâce qui contrebalancerait une restriction auparavant imposée. 

Mais qu'elle est cette restriction? L'auteur présent est incapable de faire une affirmation ici. Une  hypothèse d'une certaine autorité démesurée dans l'enseignement semble être en vue, mais il n'est  pas clair dans quelles circonstances ceci s'est actuellement produit. Quan dnous lisons dans  2Ti.3:16-17 que "Toute Ériture est inspirée de Dieu et utile pour l'enseignement, la réprimande, la  correction et la formation dans la justice" nous pourrait nous attendre après ces descriptions du  ministère que Paul employerait un terme pour "l'homme de Dieu" qui soulignerait la masculinité,  mais, en fait, le langage qu'il utilise est celui de l'humanité générique et s'applique aussi bbien aux  femmes qu'aux hommes. On peut difficilement oublier ceci en essayant de comprendre le sens  de 1Ti.2:9-15. 

Conclusion 

En tenant compte de tout ce qui a été écrit plus haut, il est clair que les critures procure aux  femmes une place d'une dignité et signification inhabituelle. La Parole de Dieu ne méprise jamais  les activités dans lesquelles les femmes sont premièrement engagées, en tant qu'épouse,  bâtisseuse de foyer, mère, éducatrice des enfants. S'engager dans ces activités notables selon les  Écritures n'est pas choisir une option de second-ordre, manifestement inféreur à la poursuite  d'une carrière indépendante. À cet égard quelques emphases de certaines formes de féminisme  moderniste ont bien nui à beaucoup de femmes en manquant de reconnaître la valeur et la dignité  de leurs tâches. Il n'y a aucune raison de considérer les femmes comme étant inférieures, comme  c'est trop souvent le cas dans la culture humaine. 

Créée à l'image de Dieu pour être l'aide de l'homme, " pas faite à partir de sa tête pour le  dominer, ni de ses pieds pour être écrasée par lui, mais de sous son bras pour être protégée et  prêt de son coeur pour être aimé" (Matthew Henry), la femme a une place et une destinée  glorieuse dans le plan de Dieu. 

Quoiqu'incluse dans la ruine de la chute, elle est l'objet de la compassion et de la grâce de Dieu.  C'est par une femme, la Vierge Marie, que le Seigneur Jésus-Christ a fait son entrée dans notre  race. Les femmes sont parmi les premières à répondre à son ministère et les premières à  témoigner de sa résurreciton. Les femmes, en plus grand nombre que les hommes, onr répondu  à l'invitation de l'évangile et au mandat de la grande commission. Dans l'Apocalypse, le livre qui  conclut et est le point culminant des Écritures, l'église en tant que corps de tout le peuple racheté  de Dieu est représenté par une femme, l'épouse de Christ. 

- Roger Nicole