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La femme dans le ministère ecclésial
La femme peut exercer le ministère au même titre qu’un homme.
De plus en plus de dénominations acceptent des femmes comme pasteurs ou prêtres. J'y vois au moins trois raisons principales.

L'une d'elle étant le manque de candidat masculin efficace et disponible pour remplir l'office. À l'instar de Déborah dans l'Ancien Testament, si aucun homme se lève, une femme se lèvera et remplira très bien l'office par la grâce de Dieu.

Une autre raison n'a pas à voir avec le manque de candidat masculin mais plutôt avec le désir naturel de servir le Seigneur avec ses dons naturels. Il y a des femmes érudites qui sont très bonnes oratrices, alors elles peuvent prononcer des sermons très édifiants, plusieurs se sont formées en relation d'aide ce qui les a préparées pour la pastorale.

Une troisième raison, moins noble, est que certaines femmes désirent accomplir des tâches réservées jusque là aux hommes seulement pour montrer qu'elles sont aussi capables qu'eux et qu'elles peuvent même faire mieux que bien des hommes... ce qu'elles arrivent parfois à prouver !

Là c'est plus un esprit de rivalité, de compétition et d'orgueil qui se manifeste, l'oeuvre du ministère est alors accomplie par la chair, par les capacités humaines. Le Saint-Esprit résiste et tôt ou tard il y aura un brisement.

Il est clair que dans la Parole de Dieu les femmes peuvent exercer le ministère autant que les hommes. Paul a établi plusieurs femmes dans le ministère dans les églises qu'il a fondées.

1° Le ministère d'«ancienne»

Les anciens venaient directement après les apôtres dans la hiérarchie de l'église (Ac.15:6). En grec le titre «ancien» se dit "presbuteros", littéralement, le suffixe « eros » indique un comparatif, dans ce cas-ci « les plus vieux ». Ce titre est employé au féminin "presbuteras" dans 1Ti.5:2, traduit par "femmes âgées" par Segond mais qui aurait tout aussi bien pu être traduit par "anciennes". Les anciens des juifs comme les anciens de l'Église étaient naturellement choisis parmi les plus expérimentés dans la foi, les plus vieux dans le Seigneur (1Ti.3:6), aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

1 Pierre 5:5 De même, vous qui êtes (plus) jeunes (neoteros), soyez soumis aux (plus) anciens (presbuteros).

1Timothée 5:1 Ne réprimande pas rudement le vieillard (presbuteros), mais exhorte-le comme un père; exhorte les jeunes gens (neoteros) comme des frères, 2 les femmes âgées (presbuteras) comme des mères, celles qui sont jeunes (neoteras) comme des soeurs, en toute pureté.

2° Le ministère de «compagne d'oeuvre» (Priscille)

Priscille (Prisca) n'était pas identifiée par le titre d'ancienne comme telle mais elle en exerçait certainement les fonctions. Elle faisait partie de la direction de l'Église de Corinthe avec son mari Aquilas, l'église se réunissait chez eux (1Co.16:19). Ils avaient pris en charge la formation de l'enseignant Apollos (Ac.18:24-26). Paul l'inclut dans ses compagnons d'oeuvre missionnaire (« sunergos » en grec) (Ro.16:3), au même titre que Timothée (Ro.16:21) et Tite (2Co.8:23).

3° Le ministère de «diaconesse» (Phoebé)

Romains 16 :1 : Je vous recommande Phoebé, notre soeur, qui est diaconesse de l'église de Cenchrées. 2 afin que vous la receviez en notre Seigneur d'une manière digne des saints, et que vous l'assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi-même. 3 Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d'oeuvre en Jésus-Christ

Le mot "aide" dans Ro.16:2 est "prostasis" en grec, il désigne une femme responsable des autres en les soutenant financièrement (cf. Lu.8:3). "Prostasis" n'est pas employé ailleurs dans le NT mais nous retrouvons ailleurs sa forme verbe "proisthèmi". Dans Ti.3:8 et 14, il est employé pour la pratique de bonnes oeuvres, dans 1Ti.3:4,5,12, il est employé en rapport à la direction du foyer et dans 1Ti.5:17 dans la direction de l'église. Phoebé, dont le nom dérive de « phôs » (lumière) était une femme brillante, dont le service dans l'église de Cenchrées avait été reconnu pour qu'on lui donne le titre de diaconesse (diakonos), titre qu'elle partage avec Appolos, Paul (1Co.3:5) et même Jésus (Ro.15:8), titre traduit par le mot français «serviteur» dans ces passages.

4° Le ministère de prophétesse (filles du diacre, devenu évangéliste, Philippe)

Les femmes peuvent prier et prophétiser, cela implique de s’exprimer à haute voix.

Actes 21:8 Nous partîmes le lendemain, et nous arrivâmes à Césarée. Etant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était l'un des sept, nous logeâmes chez lui. 9 Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient.

1 Corinthiens 11:5 Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise...

Dans la même lettre où Paul avait écrit que la femme prie et prophétise, il écrit aussi :

"que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi." 1 Corinthiens 14:34

Paul n'avait pas de problème de mémoire, il n'était pas non plus inconséquent, c'est l'Esprit de Dieu qui l'inspirait. Dans le chapitre 11, il établit clairement le principe que les femmes sont appelées à parler à Dieu (prière) et aux hommes (prophétie) autant que les hommes alors nous devons comprendre qu'au chapitre 14, il s'adresse à un problème particulier ; les femmes bavassaient durant le déroulement des assemblées, alors il leur dit de se taire et d'écouter dans la soumission ceux (autant des hommes que des femmes) qui prennent la parole, inspirés par le Saint-Esprit.

Dans sa lettre à Timothée, Paul s'adresse aussi à des problèmes particuliers dans l'église d'Éphèse, il dit aux hommes de prier sans colère ni mauvaises pensées, il dit aux femmes :

1 Timothée 2:12 Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence.

1Corinthiens 14:3 Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.

Tentez seulement une fois d'édifier, exhorter et consoler sans enseigner ! Alors si Paul dit que la femme prophétise, c'est qu'elle peut enseigner aussi. Le problème soulevé à Éphèse devait donc s'apparenter à des femmes qui enseignaient des fausses doctrines et entraînaient les hommes dans le péché, comme Jésus le mentionne dans sa lettre à l'église de Thyatire où la "prophétesse" Jézabel enseignait !

Apocalypse 2:20 Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. 21 Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. 22 Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs œuvres. 23 Je ferai mourir de mort ses enfants ; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres.

Paul mettait en garde les Éphésiens contre les agnostiques qui prêchaient que la connaissance venait en fait de la femme, ceux-ci avançaient que c'était Adam qui avait été séduit dans le jardin d’Eden (1Timothée 2:13). Il y avait aussi un groupe qui vouait un culte à Diane, une déesse grecque. Certaines de ces femmes enseignaient (fausses doctrines) la journée et étaient des prostituées la nuit.

Il faut toujours interpréter la Parole à la lumière de toute la Parole. Paul n’aurait pas pu affirmer comme une généralité que la femme n'avait pas le droit d'enseigner ou même de parler dans l'église alors que lui-même côtoyait et approuvait des femmes dans le ministère qui priaient, prophétisaient et enseignaient.

Combien de femmes sont parties seules en mission et ont été puissamment utilisées par le Seigneur pour partir des églises? Toutes ont eu à prendre autorité sur les hommes qu'elles ont amenés à l'évangile puisque ceux-ci n'avaient évidemment pas la maturité d'enseigner, la Parole de Dieu met en garde de ne pas mettre de nouveaux convertis dans des postes d'autorités de peur qu'il ne tombe dans l'orgueil comme cela a été le cas du diable, 1Ti.3:6. N'est-ce pas hypocrite et incohérent d'accepter que des femmes soient missionnaires et de refuser qu'elles soient enseignantes dans des églises déjà établies alors que le responsabilité de l'enseignement est bien plus grande dans une église où il y a seulement des nouveaux chrétiens influençables et incapables de bien discerner l'enseignement qui leur est apporté ?!

Si on peut distinguer les hommes des femmes sur le plan physique, sur le plan spirituel, en Jésus-Christ, il n'y a plus de distinction entre les hommes et les femmes (Ga.3:28), Joyce Meyer et ses consoeurs peuvent donc continuer à enseigner non seulement leur église mais toute la chrétienté par internet, le Saint-Esprit est évidemment d'accord avec cela puisqu'il les inspire et nous édifie, exhorte et console par les enseignements qu'elles nous apportent !

Si certaines dénominations évangéliques résistent toujours aux femmes qui ressentent l'appel à l'enseignement des adultes croyants, Les églises charismatiques ont depuis longtemps reconnu que le Saint-Esprit enseignent aussi bien par les femmes que par les hommes. En ce qui a trait aux églises traditionnelles, voici un survol de l'avancée des femmes aux postes de direction.

Les protestants ont été les premiers, en 1945, à accepter l'ordination des femmes. Mais cela était sans doute plus facile chez eux où toute personne détient potentiellement des attributs de prêtre. Aujourd'hui, 10% des pasteurs sont des femmes, mais il y a 50% de jeunes filles chez les aspirants à la prêtrise.

Chez les juifs, la 1ère femme rabbin date de 1972. Il n'y en a qu'une en France.

L'ordination des femmes dans l'église anglicane ne date que de l'année dernière, mais les femmes y sont arrivées en masse : 13 ont été ordonnées à la fois. Ceci a provoqué une réaction de refus de la part de 200 prêtres. Ils ont cherché refuge dans la religion catholique, ce qui pose un problème pour ceux qui sont mariés.

Chez les orthodoxes, essentiellement en Russie, on est conscient que c'est grâce aux femmes que le sentiment religieux a pu se maintenir pendant les périodes de persécution de l'église. Celle-ci est pourtant restée fidèle à la tradition. Pour s'opposer à l'ordination des femmes, l'église orthodoxe s'appuie toujours sur l'argument de l'impureté, vieux mythe qui ne trouve aucune justification dans l'Evangile.

En fait, dans l'Evangile, tous les ennemis de Jésus sont des hommes. Toutes les femmes qui le rencontrent le reconnaissent immédiatement comme fils de Dieu. Leur dialogue avec lui est d'une rare qualité. L'une au moins (la Cananéenne), le force à approfondir sa réflexion.

La femme a toujours joué un rôle déterminant dans la transmission du sentiment religieux d'une génération à l'autre, et dans la propagation de la foi chrétienne. Au Moyen-Orient, la pratique de l'hospitalité assurait la survie aux voyageurs qui devaient parcourir à pied de grandes étendues peu peuplées. Une fois dans les maisons, l'étranger s'imprégnait de l'atmosphère que la femme y faisait régner.

Aujourd'hui, chez les catholiques, 80% de la catéchèse, 60% des tâches d'aumônerie, sont assurées par les femmes. La femme peut-elle aussi donner les sacrements ? France Quéré ne trouve pas convaincants les arguments avancés par Jean-Paul II, et pense qu'après lui, l'église catholique finira par accepter l'ordination des femmes.

- Citation de Frédéric Bastiat d'après un compte rendu de la soirée du 11 février 1995 avec France Quéré.






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