Lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris


On connaît bien le passage suivant sur lequel on a bâti toute une théologie de vie libre de toute maladie si on marche vraiment par la foi en l'oeuvre de Jésus accomplie sur la croix :

1Pi.2 :24 lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.

Le point que je vais démontrer ici, c'est que ce n'est pas par sa mort sur la croix que nous sommes guéris mais bien par sa vie sur terre alors qu'Il a été blessé, meurtri tant dans son corps par les coups (fouet, clous, épines, lance) que dans son âme (paroles blesantes, accusations injustes), au point qu'on le décrive dans Esaïe 53 comme un homme habitué à la souffrance.

Si on lit bien ce que l'apôtre Pierre dit dans 1Pi.2:24, sur le bois de la croix, ce ne sont pas nos maladies que Jésus a porté, ce sont seulement nos péchés :

« lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois ».

Il n'est pas écrit :

« lui qui a porté lui-même nos péchés et nos maladies en son corps sur le bois »

Si Pierre dit que Jésus a porté nos péchés sur la croix sans mentionner d'un même trait nos maladies, c'est qu'il doit vouloir nous dire quelque chose. Lisons la suite.

« afin que MORTS aux péchés nous vivions pour la justice; »

Dans l'original grec, ce n'est pas le mot « morts » qui est employé, voici la traduction littérale

« afin que SÉPARÉS de nos péchés nous vivions pour la justice »;

Sur la croix, Jésus a pris sur Lui nos péchés, Il nous a donc séparés de nos péchés, c'est l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde et qui nous permet ainsi de vivre maintenant pour la justice. Voici maintenant la deuxième partie de 1Pi.2:24

« lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. »

Cette proposition dans la phrase vient à la suite de l'explication de l'effet produit par la mort de Jésus sur la croix. Ce bout de phrase passage ne fait pas spécifiquement référence à la croix même si Jésus a subi des meurtrissures en se faisant clouer les mains et les pieds et percer son côté.

Les meurtrissures qu'Il a subies ont commencé avant la croix et ont été bien plus nombreuses. Jésus a aussi subi des meurtrissures dans son dos quand Il s'est fait fouetter 39 coups (ce qui correspond, en passant, aux 39 souches de maladies connues) et quand on lui a fait porter une couronne d'épines. On ne devait pas l'avoir ménagé non plus quand on l'a chassé de la ville pour le précipiter en bas de la falaise (Luc 4:29).

Jésus a vécu bien des choses qui ne sont pas décrites dans les évangiles Jn.21:25 mais si Esaïe le décrit comme

« un homme de douleur, habitué à la souffrance » (Es.53:3)

c'est qu'Il a eu sa part de meurtrissures dans sa vie, pas seulement sur la croix, sinon il n'aurait pas été un HABITUÉ à la souffrance. Cela laisse aussi penser que les meurtrissures subies par Jésus n'étaient pas seuelement au niveau corporel mais aussi au niveau émotionnel par toutes les attaques de paroles blessantes que les incrédules lui lançaient comme des traits enflammés par le diable quand on le traitait de pécheur parce qu'il mangeait avec les pécheur, d'ivrogne parce qu'il buvait avec eux, de démon parce qu'il chassait des démons, etc.

De même, il est très intéressant - et important, à mon humble avis - de constater que Matthieu dit dans Mt.8:16-17 que Jésus a accompli la prophétie d'Ésaïe concernant la guérison DURANT son ministère et non QUAND Il était sur la croix.

Mt 8:16 Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, 17 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités (asthenia, en grec), et il s’est chargé de nos maladies.

Lors de son séjour sur terre, bien avant de mourir sur la croix, Jésus avait accompli la prophétie, Il a pris sur Lui les infirmités et maladies des gens. Certains pensent que le fait de prendre sur Lui les maladies des autres Lui causaient des meurtrissures sur son corps, franchement j'en sais rien et j'en doute car ce qu'on lit plutôt dans les évangiles, c'est qu'une puissance de guérison venant du Saint-Esprit sortait de lui pour aller guérir les malades, comme avec la femme qui avait une perte de sang (Luc 8:43-48).

Lu 6:19 Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Cette partie de la prophétie d'Ésaïe 53:4 était déjà accomplie.

Ésaïe 53:4 c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

Il Lui restait à accomplir plus tard sur la croix l'autre partie

«blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités » (Es.53:5)

Voici le passage au complet :

Ésaïe 53:4 Pourtant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé. Et nous, nous l’avons considéré comme puni, frappé par Dieu et humilié. 5 Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes: la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

Donc, ce n'est pas par sa mort que Jésus a pris nos maladies physiques et émotionnelles mais par sa vie, alors qu'on le blessait physiquement et émotionnellement. Il subissait les effets de la Chute dans son corps et son âme sans jamais avoir péché. Lui, le Juste, ne méritait pas de subir les conséquences du péché dans sa vie mais Il l'a fait à notre place, Il a été blessé dans son corps et son âme alors que c'est nous qui le méritions, Il s'est appauvri pour nous enrichir alors que c'est nous qui méritions d'être appauvris.

2Co 8:9 Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis.

Parce que Jésus a vécu notre vie et a été éprouvé en souffrant tout ce que les pécheurs doivent subir comme conséquences de la Chute sans avoir péché lui-même, Il est donc en mesure de venir nous secourir dans nos propres épreuves.

Heb 2:17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple; 18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Heb 4:15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. 16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Revenons à :

« lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. »

Le mot grec traduit par "meurtrissures" est employé seulement ici dans le Nouveau Testament, le mot hébreu "chabbuwrah" utilisé dans Es.53:5 qu'il traduit est employé 6 fois dans l'Ancien Testament (Ge.4:23, Ex.21:25, Ps.38:5, Pr.20:20, Es.1:6, Es.53:5). Dans chacun des cas, ce ne sont pas des blessures mortelles, elles décrivent des plaies sanguinolentes.

Genènse 4:23 Lémec dit à ses femmes: Ada et Tsilla, écoutez ma voix! Femmes de Lémec, écoutez ma parole! J’ai tué un homme pour ma blessure (petsa), et un jeune homme pour ma meurtrissure (chabbuwrah)

Proverbes 20:30 Les plaies (petsa) d’une blessure (chabbuwrah) sont un remède pour le méchant; De même les coups qui pénètrent jusqu’au fond des entrailles.

Psaumes 38:5 Mes plaies (chabbuwrah) sont infectes et purulentes, par l’effet de ma folie.

Esaïe 1:6 De la plante du pied jusqu’à la tête, rien n’est en bon état: Ce ne sont que blessures, contusions (chabbuwrah) et plaies vives, Qui n’ont été ni pansées, ni bandées, Ni adoucies par l’huile.

C'est donc clair que les meurtrissures ne font pas mourir, elles ne causent pas la mort de personne, ce sont des coups portés sur le corps qui causent des blessures qui saignent. Cela nous démontre une fois de plus que ce n'est pas par sa mort que Jésus a pris sur lui nos maladies, car Il l'a fait de son vivant. Ne nous laissons pas impressionner par le mot français "meurtrissures" qui fait penser à "meurtre", cela n'a aucun rapport avec le fait de tuer quelqu'un, ni en grec, ni en hébreu, ni même en français d'ailleurs, plusieurs d'entre nous avons subi des meurtrissures dans nos vies sans qu'on en meure, j'en ai subies !

Revenons une fois de plus à Es.53:5. On remarque le verbe « vous avez été guéris » au passé, pourquoi?

Plusieurs comprennent le verbe au passé dans le sens que notre guérison a été acquise sur la croix et qu'il nous suffit de la réclamer par la foi. On évoque alors le combat de la foi pour saisir notre guérison. Je pourrais donner plusieurs témoignages de guérison graduelle, comme Mathilde, la femme de notre pasteur, qui a combattu le bon combat de la foi en méditant des versets de guérison et qui a été ainsi guérie de la maladie de Crohn, une maladie incurable que la médecine humaine n'arrive pas à soigner. Cependant nous venons de voir qu'il y a une carence au niveau de l'exégèse avec cette cette compréhension. Paul n'enseigne jamais qu'il suffit de croire que Jésus a pris nos maladies sur la croix pour être guéris, ça ne fonctionnait pas non plus ainsi pour lui et ses collaborateurs dans la pratique (Ph.2:21-27, 2Ti.4:20, 1Ti.5:23, 1Co.2:3, Ga.4:11-13, 2Co.12:7-10). On constate aussi la même chose de nos jours, elle ne tient pas la route car des chrétiens pleins de foi meurent quand même suite à des maladies qui les font souffrir et ces gens n'ont aucune explication à fournir sinon que ce n'est pas Dieu qui fait souffrir, c'est le diable qui rend malade et fait souffrir et mourir. Dieu se sert de la méchanceté du diable pour nous humilier et nous briser pour nous rendre obéissants. Si Dieu a permis au diable de briser Jésus par la souffrance (Es.53:10, Hé.5:8), Il le fera aussi avec nous (Jn.15:20).

1. Psaumes 107:12 Il humilia leur coeur par la souffrance,

2. Jacques 5:13 Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu’il prie.

3. 1Pierre 2:20 si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.

4. Colossiens 1:24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous et je supplée dans ma vie à ce qui manque aux peines infligées à Christ pour son corps, c’est-à-dire l’Eglise.

On voit que le chemin de la souffrance débute par l'humiliation (1), il pousse ensuite à la prière (2), il nous connecte à la grâce de Dieu (3) et enfin c'est un sujet de réjouissance parce qu'il nous fait communier aux souffrances que Jésus a subies lui-même (4). Et puisque Jésus est passé par ce chemin de la souffrance, Il peut nous venir en aide (Hé.2:18).

Esaïe 53:10 Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance…

Hébreux 5:8 Ainsi, bien qu’étant Fils, il a appris l’obéissance par ce qu’il a souffert.

Jean 15:20 Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.

Hébreux 2:18 En effet, comme il a souffert lui-même lorsqu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Quand on regarde la vie de Paul et de ses collaborateurs missionnaires, nous constatons que certains combattaient des maladies chroniques qui les faisaient souffrir tandis que d'autres avaient passé proches de mourir à cause de la maladie, alors que d'autres encore tombaient malades sans qu'on sache ce qu'il est advenu d'eux par la suite, cliquez ICI pour une étude exhaustive à ce sujet.

J'oserais proposer une autre piste pour expliquer l'usage du verbe au passé « vous avez été guéris ».

Puisque Pierre s'adresse à tous ses auditeurs sans exception qu'ils aient été malades ou pas, se pourrait-il que l'usage du verbe au passé fasse référence à leur conversion ? Les deux passages suivants citent aussi le prophète Ésaïe comme Pierre l'a fait et ils contiennent aussi le même verbe grec "guérir" dans un contexte qui pointe vers la conversion plutôt que la guérison physique

Matthieu 13:15 Car le coeur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, qu’ils ne comprennent de leur coeur, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse

Luc 4:18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés,

Ce même verbe (iaomai, en grec) est employé aussi pour décrire la guérison physique (comme pour Énée dans Ac.9:34 ou encore pour le père de Publius dans Ac.28:8), ces guérisons physiques validaient la guérison spirituelle accomplie à la conversion où les coeurs brisés sont restaurés en coeurs nouveaux (Ez.36:26). Jésus disait qu'il pouvait pardonner les péchés parce qu'il avait guéri le paralytique. Les guérisons physiques venaient donc valider la véracité des guérisons spirituelles que sont les coeurs qui se convertissent au Seigneur. Le contexte de 1Pi.2:24 pointe sur cette guérison spirituelle de la conversion. L'associer à la guérison physique n'en tient pas compte et amène à des incohérences dans la pratique chrétienne. Notre corps n'est pas encore racheté, c'est en espérance seulement qu'il est sauvé, attendant en soupirant après la rédemption alors qu'il se détériore dû à l'héritage adamique de la première création à laquelle il appartient. Bientôt il retournera à la poussière comme les apôtres et les prophètes qui nous ont précédés.

Romains 8:16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui afin de prendre aussi part à sa gloire. 18 J’estime que les souffrances du moment présent ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire qui va être révélée pour nous. 19 De fait, la création attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. 20 En effet, la création a été soumise à l’inconsistance, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise. 21 Toutefois, elle a l’espérance d’être elle aussi libérée de l’esclavage de la corruption pour prendre part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. 22 Or nous savons que, jusqu’à maintenant, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’accouchement. 23 Et ce n’est pas elle seule qui soupire, mais nous aussi, qui avons pourtant dans l’Esprit un avant-goût de cet avenir, nous soupirons en nous-mêmes en attendant l’adoption, la libération de notre corps (la rédemption de notre corps - LSG). 24 En effet, c’est en espérance que nous avons été sauvés. Or l’espérance qu’on voit n’est plus de l’espérance: ce que l’on voit, peut-on l’espérer encore? 25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Nous ne voyons pas encore la rédemption de notre corps, il continue à être attaqué par la maladie, la fatigue et la dégénérescence de toutes ses cellules, notre corps extérieur se détruit tranquillement, inexorablement. Si Dieu nous fait grâce d'avoir une santé de fer comme Moïse et Caleb jusqu'à notre dernier souffle, c'est justement une grâce et non un dû. Rendons grâce pour la santé, rendons grâce pour la guérison.

Beaucoup de chrétiens ont vécu une guérison à leur conversion alors qu'on leur a prêché la Bonne Nouvelle de Jésus. Dans les Actes des apôtres, on voit souvent des gens guéris dans le cadre de l'évangélisation ; comme le boiteux à la porte du temple dans Ac.3, ou Énée Ac.9:33,34, Dorcas Ac.9:39, le père de Publius Ac.28:8-10 etc. La seule présence de l'apôtre Pierre (Ac.5:14-15) ou d'un morceau de tissu que l'apôtre Paul avait touché (Ac.19:11-12) suffisaient à transmettre la puissance de guérison aux inconvertis pour appuyer l'évangile. Mais après la conversion, la guérison ne vient plus miraculeusement, même pour les apôtres eux-mêmes qui étaient pourtant pleins de foi et d'Esprit-Saint.

Actes 5:14 Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus; 15 en sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux.

Actes 19 :11 Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, 12 au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient.

Dieu manifestait au travers des évangélistes les dons de guérison miraculeuse. Ces dons de guérison se manifestaient quand ils évangélisaient, ils n'en bénéficiaient manifestement pas pour leur propre personne. C'est pourquoi, on peut être délivré de nos péchés par la foi, mais on peut continuer à être malade même si on a une très grande foi. Quand on regarde les problèmes de santé accablant les missionnaires, ce n'est pas étonnant qu'ils aient eu un médecin attristé en le bien apprécié Luc, pour des raisons évidentes (Col.4:14) même s'il n'avait pas trop de succès ! Timothée combattait la maladie d'estomac (1Ti.5:23), Paul avait des problèmes oculaires (Ga.4:13-15), Trophime qui voyageait avec Paul depuis des années (Ac.20:4, 21:29), a dû être laissé derrière parce qu'il était trop malade pour voyager (2Ti.4:20), Épaphrodite, un autre précieux collaborateur de Paul, est passé proche de mourir même s'il est précisé que c'était parce qu'il servait le Seigneur et que c'était un chrétien qui méritait de grands honneurs (Ph.2:20-29).

Alors je ne souscris pas à l'enseignement que tu ne seras plus jamais malade à la condition d'avoir la foi que Jésus a pris sur la croix tes péchés et tes maladies. Cela pose une grande condamnation et beaucoup de confusion sur ceux qui ne sont pas guéris de leur problème de santé même s'il place toute la foi qu'ils ont dans leur guérison. Si Dieu te donne un rhema, une parole spécifiquement adressée à toi que tu ne seras jamais malade, c'est une autre histoire. L'Évêque David Oyedepo a reçu ce genre de parole pour lui seul. Il a une santé de fer, mais sa propre femme n'a pas reçu ce rhema de Dieu pour elle et elle combat souvent la maladie, ayant passé même proche de la mort comme Epaphrodite. Dieu a eu pitié d'Epaphrodite, Dieu lui a fait miséricorde. Pitié et miséricorde sont un seul et même mot en grec.

Romains 9:15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. 16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

2Philippiens 2:27 Il (Epaphrodite) a été malade, en effet, et tout près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse.

Pourquoi Epaphrodite et pas Trophime (2Ti.4:20) ? Dieu fait miséricorde à qui Il veut et quand Il veut, cela ne dépend pas de celui qui veut être guéri, car tous veulent être guéris et beaucoup ont la foi pour être guéris mais tous ne sont pas guéris. On est appelés à aspirer aux dons de guérison (1Co.12:31) mais il demeure que c'est le Saint-Esprit qui les distribue à qui Il veut et quand Il veut (1Co.12:11). L'apôtre Paul était bien placé pour en parler, c'est pourquoi il enseignait ce qu'il vivait lui-même, lui par qui le Saint-Esprit opérait de grandes guérisons quand le Saint-Esprit le voulait (Ac.19:11-12) et pas toujours quand Paul le voulait ! (2Co.12:7-10). C'est la même chose de nos jours. Pour appuyer la Bonne Nouvelle, Dieu fait partfois de grandes guérisons miraculeuses au travers des évangélistes mais ces mêmes évangélistes ne peuvent guérir les gens à volonté quand on leur demande de prier pour des malades.

Tous n'ont pas reçu, comme l'Évêque David Oyedepo, ce rhema de Dieu qu'ils ne seront jamais malades, certainement pas les apôtres et leurs collaborateurs qui combattaient encore contre la maladie, comme on vient de la voir. Les apôtres n'enseignaient pas non plus qu'un chrétien spirituel ne serait jamais malade sinon leurs enfants dans la foi les auraient confrontés à cause de leurs propres maladies. Au contraire, par exemple, les chrétiens ont eu compassion des problèmes de santé de Paul. Dans Ga.4:13-15 Paul mentionne une infirmité de la chair, c'est le même mot employé dans Mt.8:16-17 où on lit que Jésus a pris sur Lui nos infirmités. Dans 1Co.2:3, Paul mentionne son état de faiblesse ; le mot "faiblesse" traduit le même mot que "maladie" en grec "asthenia" employé aussi dans Mt.8:16 où on lit que Jésus s’est chargé de nos maladies. Alors si c'était valable encore que Jésus avait pris sur Lui les infirmités de Paul et qu'Il s'était chargé de ses maladies, que faisait encore Paul, mis à l'épreuve par sa chair infirme et malade, lui par qui Jésus guérissait tant de malades ?

Galates 4:13 Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Evangile. 14 Et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ. 15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Que Dieu te donne l'intelligence de comprendre les trois passages suivants qui nous enseignent que les miracles et les guérisons miraculeuses se manifestaient pour appuyer la Bonne Nouvelle aux païens alors que Paul lui-même était infirme et malade = dans un état de faiblesse, 1Co.2:3 !

Romains 15:17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus-Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes, 19 par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Evangile de Christ. 20 Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Evangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui,

1Corinthiens 2:1 Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. 2 Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. 3 Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement; 4 et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, 5 afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

Hébreux 2:1 C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles. 2 Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution, 3 comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu, 4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté.

Après notre conversion, même si on a la plus grande foi du monde, notre corps physique continue à être affecté par la Chute. L'apôtre Paul constatait cet état de chose dans son corps malade, de même que chacun de nous d'ailleurs, même si Dieu faisait au travers de lui et des autres évangélistes des guérisons miraculeuses quand ils évangélisaient :

Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. 2Co.4:16

Nous ne sommes cependant pas sans ressources spirituelles face à la maladie. Voici un cas pratique, Paul et ses collaborateurs ont assurément prié pour la guérison de leur collègue Épaphrodite et Dieu les a exaucés à la dernière minute. Voici maintenant la théorie, voici comment on enseignait de prier pour la guérison quand des chrétiens tombaient malades.

Jacques 5 :13 Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu’il prie. Quelqu’un est-il dans la joie? Qu’il chante des cantiques. 14 Quelqu’un parmi vous est-il malade? Qu’il appelle les anciens de l’Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur; 15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. 16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficacité.

À remarquer au v.15 que Jacques prend la peine d'employer le conditionnel « SI le malade a commis des péchés », cela indique clairement que la maladie n'est pas nécessairement causée par un péché particulier. La mère de notre pasteur décédée en 2016 n'avait pas de péché à confesser, comme Paul, elle était une vraie femme de Dieu, très impliquée dans l'église avec une foi fervente. Comme Paul, elle n'a pas été guérie de sa maladie qui l'a finalement emportée. Dieu ne l'a pas relevé pour des raisons que Lui seul connaît pour le moment.

C'est par la prière que la guérison se produit chez les chrétiens, ( la prière est mentionnée 5 fois dans Ja.5:13-16 ! ), ce n'est pas par des paroles d'autorité chassant la maladie au nom de Jésus, à moins d'avoir reçu un rhema spécifique dans ce sens, comme Pierre avec le boiteux à la porte du temple.

Combien de paroles d'autorité prononcées par des évangélistes au travers qui Dieu a opéré des grandes guérison restent trop souvent sans effet sur les chrétiens malades et qui les laissent dans la confusion en plus de continuer à être infirmes et malades ! Je n'aime pas cela, j'avoue. La guérison miraculeuse glorifie Jésus, mais l'absence de guérison en son nom lui porte ombrage, alors cela ne devrait-il pas nous avertir de quelque chose à réviser dans notre théologie de la guérison ? J'espère que j'ai pu contribuer à cela avec ce que j'ai écris jusqu'à maintenant.

Si Dieu te donne un rhema qu'Il va guérir telle maladie ou infirmité, alors oui, va de l'avant et parle, comme l'a fait Pierre à l'époque ou encore, juste un exemple parmi beaucoup d'autres, le général Dieunedort Kamdem, de nos jours. Avec un rhema de Dieu, tu auras alors des résultats positifs à tout coup qui glorifieront Dieu, mais si on parle sans avoir reçu de rhema de Dieu, nos paroles n'auront pas d'effet comme on le voit trop souvent.

Cela étant dit, nous gardons la foi des enfants qui font confiance à leur Père pour les choses qu'Il n'a pas expliquées (De.29:29, 1Co.13:9-12).

De.29:29 Les choses cachées sont à l’Eternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

1Co.13:9 Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, 10 mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. 11 Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. 12 Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu.



Voir aussi La résistance spirituelle





Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner



Nous sommes lundi 22 janvier 2018