Le baptême du
Saint-Esprit
Cette expression «baptême
du Saint-Esprit» ou «baptême dans le Saint-Esprit» en grec c'est la
même chose «en pneumati», on ne la retrouve qu'à 5 reprises dans le NT et
c'est Jésus qui baptise le converti dans le Saint-Esprit:
Ac.1:5 Jean a baptisé dans
l'eau dans peu de jours, vous serez baptisés dans le
Saint-Esprit.
Actes 11:16 Et je me souvins de
cette parole du Seigneur: Jean a baptisé dans l'eau, mais vous, vous
serez baptisés dans le Saint-Esprit.
Lu.3:16 il vous baptisera dans le
Saint-Esprit et le feu
Jn.1:33 Celui qui baptise dans le
Saint-Esprit
1Co.12:13 Nous avons tous, en
effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit
Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été
abreuvés d'un seul Esprit. «dans un seul Esprit», en grec : en eni
pneumati
L'apôtre Paul affirme que
tous les chrétiens ont été baptisés dans le Saint-Esprit
dans le but de former le corps de Christ. Il emploie la même tournure de
phrase en grec que les évangélistes, dont Luc avec lequel il a travaillé
de nombreuses années. Cette tournure de phrase est composée de la
préposition «en» suivi du cas datif. Il n'y a aucune raison syntaxique de
penser qu'il décrit dans ce passage une autre réalité que celle affirmée
dans les passages de Luc, Jean et Actes.
Celui qui n'est pas baptisé dans le
Saint-Esprit (ou du Saint-Esprit, c'est la même chose en grec) ne peut
donc faire partie du corps de Christ.
Galates 3:27 vous tous,
qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. en grec: eis Christon
La préposition grec «eis» désigne
un mouvement vers l'intérieur. Nous étions, avant notre conversion,
extérieurs à Christ et le Saint-Esprit descendant sur nous vient nous
faire en entrer en Christ, eis Christon, pour
former un seul corps, eis en sôma 1Co.12:13.
C'est ainsi que nous revêtons Jésus-Christ.
Voici une réflexion d'Oswald Chambers sur ce sujet.
Le baptême du Saint-Esprit
J'enverrai sur vous ce que mon Père a promis. Demeurez dans la ville, jusqu'à
ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut. Luc 24, 49.
Les disciples devaient rester à Jérusalem, non pas seulement pour se préparer
à leur mission, mais pour attendre ce que Jésus leur avait promis. "Élevé par la
puissance de Dieu, dit Pierre le jour de la Pentecôte, ce Jésus que vous avez
mis à mort et que Dieu a ressuscité, a reçu du Père l'Esprit Saint et l'a
répandu sur ses disciples vous le voyez, vous l'entendez,"
Avant que Jésus ait été glorifié, l'Esprit ne pouvait se manifester sur la
terre (voyez Jean 7, ~ Pour nous, nous n'avons pas à l'attendre comme les
disciples. Il est tout prêt pour nous, si nous sommes prêts pour Lui.
Recevoir le Saint-Esprit, c'est recevoir la vie même du Seigneur ressuscité
et glorifié. Le baptême du Saint-Esprit n'est pas autre chose que cela. Le
Nouveau Testament nous l'enseigne très clairement.
Le baptême du Saint-Esprit n'est pas un fait momentané, c'est une présence
éternelle. "C'est ici l'éternelle vie, qu'ils te connaissent, toi le seul vrai
Dieu, et Jésus-Christ que tu as envoyé." Commencez dès maintenant à vivre de
cette vie, qui ne finira jamais.
C'est bien regrettable mais dans le
milieu pentecôtiste, l'enseignement soutient que le baptême dans le
Saint-Esprit est une expérience
ultérieure à la conversion qui doit être recherchée, on entend parfois
qu'il se produit qu'après une vie de sanctification. C'est déplorable non
seulement pour eux mais aussi pour les autres chrétiens parce que cela
jette un discrédit sur leurs expériences spirituelles souvent légitimes et
cela en a prévenu plusieurs de chercher les dons
spirituels.
Notons que c'est très difficile pour
quiconque de comprendre des passages bibliques d'une autre manière que
celle qu'ils les ont toujours compris. Pensez à tous les sujets qui ont
été abordés avec d'autres chrétiens et remarquez le nombre de fois où un
participant a reconnu avoir erré doctrinalement... c'est une rareté. C'est
pourquoi il ne faut pas avoir d'attente à ce niveau. Si quelqu'un allume,
tant mieux, cependant qu'il nous suffise de présenter notre point de vue
et demander au Saint-Esprit de faire la lumière sur nos convictions à
tous.
Ceci dit, le mouvement pentecôtiste a
fait beaucoup avancer l'oeuvre de Christ, il a contribué à sensibiliser
les chrétiens aux dons spirituels qui ont su passer par dessus la pierre
d'achoppement de la doctrine mal ficelée du baptême dans le Saint-Esprit
tributaire du don des langues.
Regardons ensemble maintenant une
citation de James Montgomery Boice:
"Le mot "baptizo " ne doit pas être confondu
avec, "bapto ". L'exemple le plus simple a été donné par un physicien et
poète Grec (Nicander), vers 200 AV.J.-C. Il parle de la recette pour
faire des conserves au vinaigre, et pour ceci utilise les deux mots : le
légume doit d'abord être plongé (bapto) dans de l'eau bouillante, puis
immergé (baptizo) dans le vinaigre. Les deux verbes concernent une
immersion, mais la première est temporaire et brève, la seconde est une
action de longue durée, considérée comme définitive. Dans le N.T, nous
trouvons plus souvent la référence à notre union et notre identification
à Christ qu'au passage dans l'eau du baptême. Marc 16:16. Christ nous
dit là qu'un simple accord intellectuel n'est pas suffisant, il faut une
réelle union, un réel changement, comme le légume dans le vinaigre!
(Bible Study Magazine, James Montgomery Boice, Mai
1989).
Examinons cette affirmation à la
lumière des Écritures néotestamentaires:
Marc 7:4 et, quand ils
reviennent de la place publique, ils ne mangent qu'après s'être purifiés
( <907> baptizô) . Ils ont encore beaucoup d'autres observances
traditionnelles, comme le lavage ( <909>. baptismos) des
coupes, des cruches et des vases d'airain.
Luc 11:38 Le pharisien vit avec étonnement
qu'il ne s'était pas lavé ( <907> baptizô) avant le repas.
Littéralement: «baptisé»
Jean 3:23 Jean aussi baptisait (
<907> baptizô) à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là
beaucoup d'eau; et on y venait pour être baptisé ( <907>
baptizô).
1Pi.3:21 Cette eau (du déluge v.20)
était une figure du baptême ( <908> baptisma), qui n'est pas la
purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne
conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la
résurrection de Jésus-Christ,
Je note que quand les disciples
se faisaient baptiser (baptizô), aucun n'est resté dans l'eau, pas plus
que les coupes, cruches et autres vases, ni l'arche de Noé et les gens qui
s'y trouvaient ! :-)))
C'est là une faille dans l'étude du
grec quand on se base sur des usages particuliers chez certains auteurs et
les applique ensuite à d'autres. Que le poète grec Nicander ait fait une
subtile distinction entre baptô et baptizô c'est une chose mais en déduire
que les auteurs araméens du NT ait fait la même distinction c'en est une
autre. En fait, les versets cités plus haut montrent qu'ils n'ont pas tenu
compte de la nuance de Nicander puisqu'ils n'emploient jamais baptô alors
que le contexte l'aurait demandé. Il suffit juste de constater combien le
sens des mots français peut parfois varier entre le Québec et la France
pour prendre conscience de la prudence avec laquelle on doit manier des
informations du genre de celle fournie par Nicander.
Sur le plan spirituel, le baptême
représente l'ensevelissement avec Jésus dans sa mort pour ressusciter avec
lui par la puissance du Saint-Esprit, Ro.6:4, Col.2:12. Alors l'accent
n'est pas sur le fait de rester immergé mais bien de se relever pour
marcher en nouveauté de vie rempli du Saint-Esprit. L'image de la cruche
pleine me semblerait plus appropriée que celle du légume dans le vinaigre!
Nous ne sommes quand même pas devenus des légumes! Par contre il y a des
fois où je me trouve pas mal cruche!! :-))))
Romains 6:4 Nous avons
donc été ensevelis avec lui par le baptême ( <908>
baptisma), en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des
morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en
nouveauté de vie.
Colossiens 2:12 ayant été ensevelis
avec lui par le baptême ( <908> baptisma), vous êtes aussi
ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui
l'a ressuscité des morts.
Le verbe grec baptizo et les noms baptisma et
baptismos dans le NT signifie plonger, immerger mais sans connotation de
temps, alors la sanctification n'a rien à y voir, c'est l'héritage de la
deuxième bénédiction du méthodisme qui a fait cette
association.
Voici ce que
raconte William DeArteaga dans son livre «Quenching the Spirit» à propos
du cheminement doctrinal qui a mené au pentecôtisme:
«Le mouvement évangélique
foi-Guérison
P.104 La mise en place du système
théologique
A travers tout le 19ème siècle le
Saint-Esprit s'est manifesté dans de puissants réveils, défiant la
doctrine du cessationnisme au moment même où elle atteignait son
influence maximale. Des réveils se sont produits en Angleterre, en
Afrique du Sud, en Inde et aux U.S.A. et ont apporté avec eux les
différents dons de l'Esprit pour que tous voient.
Jn.14:26.
Un de ces réveils pré-pentecôtistes
était le mouvement Sainteté (Holiness) qui avait ses racines dans les
écrits de John Wesley et des premiers méthodistes mais qui s'est
développé comme un mouvement de réforme générale du protestantisme
américain. Le mouvement Sainteté recherchait un plus grand engagement
dans la vie chrétienne que celui qu'on retrouvait dans les églises
principales. P.105 Une autre réforme et mouvement de réveil était le
perfectionnisme qui s'est développé d'après les enseignements et le
ministère de Charles Finney (1792-1875). Ce mouvement aussi recherchait
une compréhension plus grande et des standards plus élevés dans la vie
chrétienne que ce que les évangéliques avaient été
accoutumés.
Les deux mouvements croyaient en un
second stage d'expérience spirituelle après l'expérience du salut.
Wesley l'appelait la deuxième bénédiction. Finney lui a donné son terme
biblique, le baptême du Saint-Esprit. Les deux mouvements se sont
confrontés à la théologie prédominante calviniste des expériences
spirituelles limitées, et les deux ont produit des manifestations
sporadiques des dons de l'Esprit. Du mouvement perfectionniste est
sortie la théologie plus sophistiquée du Saint-Esprit et de ses dons de
notre époque.»
Je me permets un petit
commentaire là-dessus. Le baptême du Saint-Esprit est en effet une terme
biblique mais il a été dissocié de la conversion, regardez dans les Actes
et vous verrez que le baptême du Saint-Esprit, Ac:1:5, 11:16 est synonyme
de l'effusion de l'Esprit Pr.1:23, Es.32:15, Ac:2:17, la descente
Ac.10:44, la venue du St-Esprit 1:8, la réception du St- Esprit Ac.8:18,
Ac.10:47 le don du St-Esprit Ac.2:37, 10:45 l'onction de l'Esprit
Ac.10:38.
Ac.10:44 Comme Pierre
prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur
tous ceux qui écoutaient la parole.
45 Tous les fidèles circoncis qui
étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don
du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens.
46 Car ils les entendaient
parler en langues et glorifier Dieu. (10-47) Alors Pierre
dit:
47
Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le
Saint-Esprit aussi bien que nous?
48 Et il ordonna qu'ils fussent
baptisés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques
jours auprès d'eux.
Alors comment peut-on affirmer
avoir reçu le Saint-Esprit sans avoir été baptisé du Saint-Esprit???
Finney, pour qui j'ai la plus haute estime - aurait mieux fait de rester
avec l'expression de Wesley "deuxième bénédiction" ou encore mieux
"bénédiction" tout court! Car la réception de dons spirituels est une
bénédiction qui peut se présenter à plus d'une reprise sinon Paul ne nous
encouragerait pas à rechercher les dons spirituels!!!
Allons un instant suivre le
raisonnement pentecôtiste; si le parler en langues doit accompagner le
baptême du Saint-Esprit et que le baptême du Saint-Esprit est synonyme de
réception / don du Saint-Esprit, cf. Ac.10:44-47, alors la conséquence
logique est d'en venir à la conclusion que seuls les pentecôtistes ont
reçu le Saint-Esprit! Il y en a qui le pensent et l'ont déjà dit. Mais
alors si nous n'avons pas reçu le Saint-Esprit, nous ne sommes pas des
enfants de Dieu pouvant crier Abba, Père, cf. Ro.8:16.
Il y a un autre point que j'aimerais
souligner. Comme on a pu lire, au début la deuxième bénédiction était
reliée avec une consécration à la sainteté (Wesley) puis on a rajouté la
puissance de témoigner (Finney) enfin elle a été récupérée par ceux qui
associaient le parler en langues au baptême du Saint-Esprit ceci a conduit
à un non-sens; associer les dons du Saint-Esprit aux fruits de l'Esprit.
L'Église de Corinthe montre à quel point on peut avoir les dons sans avoir
les fruits.
1Co.1:4 Je rends à mon
Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de
Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ. 5 Car en lui vous avez été
comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la
connaissance, 6 le témoignage de Christ ayant été solidement établi
parmi vous, 7 de sorte qu'il ne vous manque aucun don, dans l'attente où
vous êtes de la manifestation de notre Seigneur
Jésus-Christ.
3:1 Pour moi, frères, ce n'est pas
comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler, mais comme à des
hommes charnels, comme à des enfants en Christ. 2 Je vous ai donné du
lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter;
et vous ne le pouvez pas même à présent, 3 parce que vous êtes encore
charnels. En effet, puisqu'il y a parmi vous de la jalousie et des
disputes, n'êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon
l'homme?
DeArteaga a écrit:
«Les pentecôtistes avaient
été amenés à croire qu'une personne qui désirait recevoir le baptême du
Saint-Esprit devait renoncer au style de vie mondain et adopter le code
de Sainteté. Ils ont été complètement abasourdis par le renouveau
charismatique. Voici des milliers de personnes qui recevaient le baptême
du Saint-Esprit sans accepter le code de Sainteté; par exemple, des
femmes portaient du maquillage et des talons hauts, et certaines
personnes fumaient encore et buvaient du vin (...) Les pentecôtistes du
début du mouvement ont reçu le baptême du Saint-Esprit parce qu'ils
l'avaient désiré, ils avaient prié pour l'avoir et avaient la foi pour
le recevoir, ce n'était pas parce qu'ils observaient leur code
spécifique de Sainteté. Dieu bénit les croyants avec les dons de Son
Esprit pas parce que leur théologie est parfaite mais parce qu'ils sont
engagés envers Jésus.»
Deux commentaires.
1° Dieu bénit même quand la théologie
n'est pas parfaite, c'est une évidence, qui, à part nous-même bien sûr,
pourrait être béni autrement!" ;-)
2° Le renouveau charismatique
démontrait que la réception des dons n'était pas une signe de
sanctification de nos jours, pas plus que ce ne l'était aux temps de
l'église primitive (Corinthe)
Je reviens à mon témoignage
personnel. Alors quand on m'avait dit pendant que je parlais en langues
que j'avais maintenant la puissance du Saint-Esprit c'était basé non pas
sur le témoignage du NT mais sur le développement doctrinal à partir du
méthodisme.
Le NT affirme que ce n'est pas un
esprit de timidité que Dieu nous a donné, à nous chrétiens, mais un Esprit
de puissance, d'amour et de sagesse, cf. 2Ti.1:7. Pas besoin d'attendre
une nouvelle bénédiction pour le recevoir, ça prend juste un esprit humble
qui le laisse agir dans toute sa plénitude sans nécessairement que le
parler en langues soit présent, cf. Ac.4:24-31.
24 Lorsqu'ils l'eurent
entendu, ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble, et dirent:
Seigneur, toi qui as fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y
trouve,
25 c'est toi
qui as dit par le Saint-Esprit, par la bouche de notre père, ton
serviteur David: Pourquoi ce tumulte parmi les nations, Et ces vaines
pensées parmi les peuples?
26 Les rois de la terre se sont soulevés, Et les princes se sont
ligués Contre le Seigneur et contre son Oint.
27 En effet, contre ton saint serviteur
Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette
ville avec les nations et avec les peuples d'Israël,
28 pour faire tout ce que ta main
et ton conseil avaient arrêté d'avance.
29 Et maintenant, Seigneur, vois leurs
menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine
assurance,
30 en
étendant ta main, pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des
prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus.
31 Quand ils eurent prié, le lieu
où ils étaient assemblés trembla; ils furent tous remplis du
Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec
assurance.
Au point où j'en suis rendu,
j'estime qu'il serait préférable que le pentecôtisme révise sa
terminologie et cesse d'associer le baptême du Saint-Esprit à une
expérience subséquente à la conversion authentifiée par le parler en
langues alors que dans les Écritures ce baptême est la porte d'entrée dans
la famille de Dieu, cf. 1Co.12:13, Ti.3:5, Ga.3:27 (textes à la fin). Il
me semble plus adéquat de parler de grâce (1Co.1:4) ou encore de
bénédiction, d'expérience de plénitude l'Esprit (Ac.4:31) pour décrire la
réception et la pratique de dons spirituels (pas juste les langues bien
sûr).
Chaque type d'église a ses points
forts et ses points vulnérables, l'ennemi les connaît bien et ne se gêne
pas pour les exploiter. Il sait jouer sur la peur et les fausses doctrines
cessationistes pour empêcher les chrétiens d'expérimenter les dons
spirituels qui appuient leur témoignage, édifient le corps de Christ et
glorifient Dieu. C'est ainsi que j'avais été enseigné. :-(((((. Pour ceux
qui croient aux dons spirituels, Satan doit se prendre autrement, alors il
poussera dans l'autre extrême, il sait aussi comment faire monter certains
dons en épingle, les faire utiliser pour la gloire humaine, en faire une
source d'orgueil , de division - voir église de Corinthe. Il s'est arrangé
aussi pour jeter du discrédit sur le mouvement pentecôtiste en leur
inspirant la doctrine du parler en langues comme signe du baptême du
Saint-Esprit alors que la grande majorité des chrétiens - qui sont tous
baptisés du Saint-Esprit, cf. 1Co.12:13, ne l'ont jamais expérimenté, cela
a conduit des chrétiens sincères dans la dépression et même dans des
asiles parce qu'ils n'arrivaient pas à expérimenter LE don! :-((((( - eh
oui, j'en suis indigné...
Conclusion, nous devons tous être sur
nos gardes et veiller, nous sommes sur un champ de bataille spirituel
contre un ennemi qui n'a pas de pitié pour les somnambules - de toute
dénomination - en pyjama qui n'ont pas revêtu toute l'armure de
Dieu.