Augustin de Hippone et les dons spirituels
Pour appuyer le cessationnisme,
Augustin de Hippone 354-430, est souvent cité:
«Vous savez comment
le ciel répondit à leurs prières : par un grand prodige.
Tous ceux qui étaient présents n'avaient appris qu'une seule
langue. L'Esprit saint descendit sur eux et remplit leur âme, et
ils commencèrent à parler les langues de tous les peuples
sans les connaître, sans les avoir apprises ; [...] Est-ce qu'aujourd'hui,
mes frères, le Saint Esprit n'est plus donné ? Celui
qui le croirait ne serait pas digne de le recevoir. On le reçoit
donc encore aujourd'hui. Pourquoi donc ne parle-t-on plus aujourd'hui toutes
les langues, comme les parlaient ceux qui recevaient alors le Saint-Esprit
? Pourquoi ? Parce que la signification mystérieuse du don
des langues est accomplie. [...] Cette Eglise si peu nombreuse, qui parlait
toutes les langues, était le symbole de cette grande Eglise qui
s'étend du lever du soleil à son coucher, et parle les langues
de tous les peuples. Cette promesse a reçu son accomplissement.
[Augustin, "Sermon CCLXVII, II & III".]»
Cependant une recherche plus poussée
démontre que vers la fin de sa vie, Augustin a changé d'opinion
sur les dons miraculeux après avoir été témoin
d'une guérison spectaculaire le jour de Pâques dans son église,
il s'est mis alors à faire des recherches pour se rendre compte
qu'il y avait encore beaucoup de manifestations des dons spirituels. Il
a écrit:
"Nous continueons à
pratiquer ce que les apôtres accomplissaient quand ils imposaient
les mains aux Samaritains et demandaient au Saint-Esprit de descendre sur
eux. Les nouveaux convertis devraient parler en langues".
Voici des extraits que j'ai traduits
du livre «Quenching the Spirit - Examining Centuries of Opposition
to the Moving of the Holy Spirit» P.67-85 écrit par William
DeArteaga à propos de la position de Saint-Augustin sur les dons
miraculeux et la raison pour laquelle le mouvement de la Réforme
a rejeté en grande partie les dons miraculeux:
Saint-Augstin de Hippo (354-430)
«La plus importante figure
dans la formation de la théologie de la guérison (et de la
non-guérison) était St-Augustin, évêque de Hippo
en Afrique du Nord. Augustin a non seulement tracé ce qui est devenu
la théologie Catholique orthodoxe, mais ses écrits ont été
lus extensivement par Martin Luther, Jean Calvin et les autres réformateurs.
Plusieurs de ses points de vue théologique ont passé au protestantisme
à travers les réformateurs, spécialement sa compréhension
du salut par grâce. Malheureusement, il a fait plusieurs erreurs
clés dans la théologie de guérison qui ont été
acceptées plus tard par les théologiens catholiques et protestants.
Il a suivi la tradition passée et a compris les dons de l'Esprit
selon Esaie 11:2 (qui n'inclut pas les dons de guérison).
Es.11:2 L'Esprit de l'Éternel
reposera sur lui: Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil
et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel.
Dans un de ses premiers écrits,
Augustin raisonnait que les miracles de l'évangile effectués
par Jésus lui donnait l'autorité publique nécessaire
pour convaincre la multitude. Ceci impliquait que les chrétiens
plus philosophiques et plus spirituels n'avaient plus besoin de l'évidence
des miracles.
Ce système de logique est
le cessationnisme; c'est-à-dire la croyance que les miracles et
le ministère des guérisons ont cessé après
les temps bibliques.
Environ 6 ans avant de mourir, Augustin
a rejeté le cessationnisme. Ceci à cause d'une guérison
dramatique dont il a été témoin. Le cas impliquait
un jeune homme affligé d'épilepsie et miraculeusement guéri
au début d'un service de Pâques dans son église. Ceci
l'a motivé à investiguer d'autres rapports sur des guérisons.
Par le temps où il avait
écrit ses dernières oeuvres, La cité de Dieu, Les
rétractations, il affirmait avec enthousiasme la continuation du
ministère de guérison dans l'Église. Les rétractations
ont été écrites quand Augustin approchait la mort,
il avait alors décider de corriger ses écrits antérieurs.
Sa capacité à être critique de ses fautes passées
était une marque de profonde humilité. Il a expliqué
que les mircales étaient toujours courants dans la communauté
chrétienne.
Par son expérience personnelle
il est venu à comprendre comment le cessationnisme s'était
infiltré dans les écrits chrétiens: les chrétiens
étaient gênés de dire qu'ils avaient été
guéris. Quoique tous connaissaient les miracles des évangiles,
peu entendaient parler des guérisons de leurs voisins.
En tant qu'évêque il
était déterminé de rémédier à
cela et il a insisté que les personnes miraculeusement guéries
donnent un témoignage dans l'église.
- Le Webmestre
La vision du monde occidentale présente
est largement une création du 20ème siècle, quoique
sa naissance eut lieu au 18e et qu'elle ait atteint son adolescence
au 19e.
Augustin a joué un rôle
clef en occident dans le remplacement des paradigmes païens par les
paradigmes chrétiens. Luther, un moine augustin, a pigé
souvent dans les écrits d'Augustin. Calvin l'a cité
plus fréquemment que tout autre à part Jésus. C'est
seulement à partir de l'Age des lumières que les fondations
posées par Augustin furent abandonnées.
Dans sa Cité de Dieu, Augustin
décrit le sentiment grandissant chez des leaders tels Sénèque
et Cicéron que le paganisme manquait d'intégrité.
Le monde romain avait faim d'une nouvelle vision du monde afin de
remplacer celle du paganisme mourant. Platon avait préparé
la voie pour cette nouvelle vision du monde; Jésus et
ses apôtres avaient supplée les principaux paradigmes; maintenant
Augustin les a articulé de manière qu'ils ont tourné
la culture européenne vers Christ.
Regardons le cours du début
de la vie d'Augustin et voyons pourquoi il s'est établi sur des
paradigmes bibliques.
La recherche d'une vision du monde
Augustin a commencé sa recherche
d'une vision du monde là où plusieurs jeunes occidentaux
commencent la leur aujourd'hui - dans la spiritualité Nouvel Age.
La religion Nouvel Age de l'empire romain était le manichéisme,
une mixture spirituelle dans laquelle étaient lancée des
morceaux de paganisme babylonien, des restants d'éthique bouddhiste,
des parties de mysticisme zoroastrien, un bouillon de gnosticisme
grecque et des notions vagues de noms chrétiens et d'analogies externes.
Les disciples de Manes se réclamaient de l'ancien savoir révélé
par les puissances spirituelles à ceux qui avaient été
initiés dans ces disciplines. Le manichéisme soutenait que
le monde visible était mauvais, et le monde spirituel bon.
Sa source d'information était ce que les Nouvel-Agistes aujourd'hui
appeleraient des «esprits-guides»; en ce temps-là ils
les appelaient des archons.
Le manichéisme était
occulte, il offrait une connaissance plus profonde, cachée des masses
et révélées seulement aux initiés. Il
était gnostique: ceux qui venaient à y croire cherchaient
une connaissance secrète par laquelle ils pouvaient obtenir
une puissance pour vivre. Il était ascétique: recommandant
le jeûne et la moralité stricte - sévère
envers le corps pour conduire à la puissance spirituelle des archons.
Il était néo-païen: une tentative de présenter
le vieux paganisme dans une nouvelle forme qui serait attrayante
aux intellectuels.
C'est pourquoi Augustin, quand il
était jeune homme, fut attiré par le manichéisme.
Il était un intellectuel pour lequel le christianisme, en
contraste au manichéisme, semblait idiot. La Bible était
plate, dépourvue de défi intellectuel - «car mon orgueil
grandissant me détournait de son style humble, et mon regard
incisif ne pénétrait pas son sens intérieur III.9.»
Cependant à mesure qu'il avançait dans la vingtaine,
Augustin était de moins en moins à l'aise avec le manichéisme.
Plus il l'explorait, plus il devient absurde et désappointant.
Il a perdu sa puissance sur lui.
Quand Augustin est déménagé
de Carthage à Rome, il était prêt à explorer
d'autres alternatives. Là il a rencontré des philosophes
académiciens et a lu leurs écrits. Les Académiciens,
comme les scientifiques modernes, étaient des sceptiques qui
refusaient de croire tout ce qui ne pouvait pas être prouvé.
Augustin lui-même, fatigué de sa propre naïveté,
était réticent à croire quelqu'un juste parce
qu'il avait des bonnes références. A l'âge de 30 ans,
Augustin avait lu tant d'ouvrages philosophiques et mystiques qu'il
était réticent à faire confiance à n'importe
quel d'entre eux. Rebondissant du manichéisme, «là,
vint en partie à ma pensée que ces philosophes qu'on appelait
«académiciens» étaient plus sages que le
reste, car ils soutenaient, que l'homme devrait douter de toute chose.»
Augustin a commencé à prendre une attitude cynique supérieure
envers quiconque qui croyait quoi que ce soit par un simple témoignage
personnel.
Les philosophes académiciens
l'ont aidé à penser d'une manière sceptique. Pour
le mentor Aristote, la sphère spirituelle semblait absurde.
Cependant Augustin était réticent à rejeter toute
réalité spirituelle à cause de certaines de
ses expériences de jeunesse, spécialement celle que son meilleur
ami avait eu en passant proche de mourrir.
Cet ami, pendant qu'il était
inconscient sur son lit de mort, avait été baptisé
par le prêtre local, après quoi le jeune homme avait
miraculeusement recouvré la conscience et regagné la santé.
Plus tard Augnsutin faisait des farces avec lui sur la stupidité
de baptiser une personne inconsciente. Mais son ami s'était
retourné contre lui, changé par son expérience près
de la mort, de sa guérison et de son baptême.
«Je l'avais horrifié»,
Augustin écrit plus tard, «comme si j'étais son ennemi,
et il m'a averti avec une liberté vive et admirable que si
je désirais rester son ami, je devrais alors arrêter de lui
dire des choses comme cela». IV.8
Le baptême de son ami, son
recouvrement rapide et son changement intérieur avait impressionné
Augustin profondément. Celle-ci et d'autres expériences de
puissance spirituelle sont restées collées dans sa
mémoire.
La question de l'épistémologie
Augustin a recherché la certitude
en examinant comment les gens peuvent connaître la vérité
- la question de l'épistémologie. L'épistémologie
est au coeur de tout ensemble philosophique. Sa question est: «comment
puis-je distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux?» VI.7
Le scepticisme semblait être
un crédo par lequel il était impossible de vivre. Augustin
en vient à croire qu'on ne pouvait pas de passer de témoins
crédibles. Dans ses Confessions il donne une douzaine d'exemples
de la futilité d'essayer de vivre sans témoins crédibles.
Par exemple: J'ai pensé comment je tenais pour acquis le fait
que j'étais né de parents précis, et ceci je n'aurais
jamais pu le savoir sans que je crois le témoigne de mes parents»
VI.7
Dans les affaires normales de la
vie, il est nécessaire d'accepter une centaine de fois par jour
la parole de témoins crédibles. L'épistémologie
ne peut illégaliser ce fait brutal - qui, bien sûr, porte
sur la Bible, qui se réclame d'être la révélation
divine accordée à nous par des témoins crédibles.
La Bible est devenue de plus en
plus crédible pour Augustin, non pas parce qu'elle en appelait à
la raison, mais parce qu'elle révélait ce que la raison ne
pouvait atteindre.
Augustin recherchait la puissance
qui ferait une différence dans la vie. Ce fut son expérience
de la puissance de la Parole de vie qui décida de son épistémologie.
Il a appelé le message manichéen, en contraste à
cette puissance, «une continence séduisante et sans sens,
une vertu contrefaite et ombragée». Le manichéisme
n'avait pas changé sa vie quoiqu'il lui eût donné une
douzaine d'années de sa vie pour le faire.
Le problème de la sauvagerie
Augustin était grandement
perturbé par la sauvagerie de la nature humaine et de la culture
romaine. Il semblait n'y avoir aucun moyen de s'en sortir, mais Augustin
a vu de l'espoir dans la puissance de Jésus-Christ et dans
la Bible.
Quand il était à Rome,
par exemple, il jouissait de l'amitié de Alypius, un de ses étudiants.
Alypius fut invité par plusieurs de ses amis à aller
à l'amphithéâtre, où les combats de gladiateurs
étaient l'attraction principale. Il fut choqué à
l'idée d'accorder sa clientèle à une telle démonstration
de grossièreté et de bassesse, mais il a consenti à
y aller de toute façon.
«Quand ils sont entrés
et ont pris places où ils pouvaient, la scène entière
était enflammée avec des passions sauvages. Il a fermé
ses yeux et interdit sa pensée d'avoir aucune part avec ces mauvaises
scènes. Comme il aurait voulu aussi fermer ses oreilles! Car quand
un homme tombait au combat, un puissant cri montait dans la foule
entière et le frappait avec une telle force qu'il fut vaincu par
la curiosité... Il a ouvert ses yeux et fut blessé
plus profondément dans son âme que l'homme qu'il désirait
regarder l'était dans son corps...
En regardant le sang, il but dans
la sauvagerie en même temps. Il ne s'est pas détourné,
mais a fixé son regard sur cela, et but dans la folie sans
le savoir. Il prit plaisir à ce combat mauvais, et il devint
ivre de sang et de plaisir» VI.13
Augustin était atterré
de voir son étudiant esclave de l'amphithéâtre. Alypius
devint consumé par la barbarie, la violence, le sang. Ni la
philosophie des académiciens ni les mythes des manichéens
ne pouvaient le sauver. «Mais tu (Dieu) l'as secouru de tout
cela avec une main des plus puissante et cependant des plus miséricordieuse,
et tu lui as enseigné à mettre sa confiance non en lui-même
mais en toi. Mais cela fut longtemps par après.» VI.13
La puissance de Dieu en Christ a
décidé sur le sujet en ce qui concerne Augustin - une puissance
capable de nous racheter de la sauvagerie. La puissance de Christ était,
pour Augustin, l'unique et la seule puissance pouvant transformer
les gens et écrire les lois de Dieu dans leurs coeurs.
Mais cela fut un certain temps avant
que Augustin goûte pour lui-même cette puissance. A Rome il
a découvert les écrits des philosophes platoniques.
Le pédagogue du platonicisme
Platon a discerné la nature
de Dieu - la suprême raison, la causse efficace de toutes choses,
éternelle, inchangeable, omnisciente, omnipotente, juste,
sainte, sage et bonne. Clément d'Alexandrie a dit de la philosophie
platonique qu'«elle fut aux grecs ce que la loi fut aux juifs - un
pédagogue pour les amener au Christ.»
Les idées de Platon, comparées
avec les autres idées sortant du paganisme culturel greco-romain,
étaient remarquables. Elles ont préparé le monde grec
pour l'évangile. La pensée platonique fut un jardin
fertile dans lequel le christianisme prit graine et fleurit.
A mesure que Augustin commençait
à redouter Dieu à travers les écrits de Platon, sa
vision du monde commençait à admettre des paradigmes
bibliques. Cependant il a vite réalisé que la philosophie
platonique était incomplète. En elle-même elle avait
quelques vérités, mais elle n'avait pas de puissance.
La philosophie platonique sans Christ
en son centre ne marchait pas mieux que le scepticisme scientifique
ou la religion du Nouvel Age. Elle n'a pas secouru le monde de la sauvagerie.
Elle conduisit à l'analyse paralysante. Elle a procuré
seulement l'arrière-plan pour quelque chose que Dieu a accompli
en Christ, cependant elle n'a pas dit comment Dieu l'avait fait.
Augustin fut conduit la première
fois à voir la sphère spirituelle comme Platon la décrit,
puis Christ, «le général céleste»,
comme son centre, à l'âge de 33 ans.
La puissance de la convoitise
Ce qui a finalement conduit Augustin
à donner sa vie à Christ c'est son grand péché
de convoitise - la passion consumée de l'occident à
ce jour. Il s'est battu contre la convoitise depuis plusieurs années:
«Mais moi, un jeune des plus misérables... ait cherché
la chasteté venant de toi, et ai dit: "Donne-moi la chasteté
et la continence, mais pas maintenant"». Cela l'exaspérait
que, en dépit de toute sa connaissance, il n'avait aucune
puissance pour subjuguer la convoitise de son coeur envers les femmes,
ce qui le gardait perpétuellement honteux. Il voyait en lui ce conflit
intérieur, sa conscience le conduisant dans une direction,
la convoitise dans une autre. Dans les tourments il se sentait comme
ayant non pas une pensée, mais deux - une civile, l'autre barbare.
Un jour il vint d'Afrique un ami,
Pontitianus, qui lui a répondu simplement qu'il s'était tourné
vers le Christ et que Christ l'avait délivré de la
convoitise. Augustin s'est plaint amèrement de ceci: «L'ignorant
commence par en haut et prend le ciel de force, et nous, avec notre connaissance,
et notre absence de coeur, voici... nous nous complaisons dans la
chair et le sang!»
La puissance sur la sauvagerie et
la convoitise
Dieu était en train de forcer
Augustin à confronter la vraie issue: Où nous sommes-nous
pour trouver la puissance de vivre, la puisance de surmonter la sauvagerie,
la violence et la convoitise? Pas dans le monde matériel et
ses sciences sceptiques. Pas dans le mysticisme des cultes gnostiques,
ni encore dans les philosophes grecs. Pontitianus a présenté
à Augustin une quatrième option: la puissance sur la
sauvagerie vient par Jésus-Christ.
Comme Augustin se plaignait de son
incapacité de vivre une vie pure - «Combien de temps encore?
Demain et demain? Pourquoi pas maintenant? Pourquoi n'est-ce pas cette
heure qui mettra fin à mon impureté? - Il entendit
la voix d'un enfant qui chantait dans la rue: «Prends et lis, prends
et lis»
«Instantanément, avec
une contenance altérée, j'ai commencé à penser
intensément si les enfants faisaient usage de cette chanson
dans quelque sorte de jeu, mais je ne pouvais me rappeler de l'avoir
entendu nulle part. J'ai arrêté le flot de mes pleurs et me
suis relevé, car j'ai interprété ceci seulement
comme étant un commandement donné par Dieu d'ouvrir le livre
et de lire le premier chapitre que je tomberais dessus...
Ainsi je me suis dépêché
à retourner à l'endroit où Alypius était assis,
car j'avais mis là le volume de l'apôtre quand je m'étais
levé et avait laissé Alypius.
Je l'ai rammassé, l'ai ouvert,
et lu en silence le chapitre sur lequel mes yeux sont tombés en
premier: "Pas dans les orgies ni dans l'ivrognerie, ni dans la luxure ou
la débauche, ni dans les querelles ou les jalousies; mais
revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne vous préoccupez-vous
pas de la chair pour en satisfaire sa concupiscence". Je n'ai pas
souhaité en lire plus; le besoin ne s'en faisait pas sentir.
Instantanément, en vérité, à la fin de cette
phrase, comme si devant une lumière paisible faisant irruption
dans mon coeur, toutes les ombres noires du doute s'enfuirent.» VIII.29
Augustin a finalement relaté
le fait qui confirme sa vision du monde et qu'il a mise en place pour des
innombrables occidentaux: «Maintenant ma pensée était
libérée de soucis dévorant de la recherche de
faveur, de l'appât du gain, du pataugement dans la boue, et de la
plaie démangeante de la convoitise. Je t'ai parlé comme
un enfant, ma lumière, ma richesse, mon salut, mon Seigneur Dieu»
IX.1
Augustin avait découvert
qu'il y avait une puissance capable de libérer les hommes de la
sauvagerie et de la convoitise: la puissance de Christ décrite
dans la Bible. Augustin était pour reconstruire sa vision
du monde autour de cette puissance.
Centrale à cette vision du
monde, aussi, était la prise de conscience que sa propre conversion
était le résultat des prières fidèles
de sa mère. Elle est morte quelques mois plus tard. C'était
comme si Dieu l'avait gardé pour ce but ultime - prier pour
son fils jusqu'à ce qu'il ait goûté à la puissance
de Dieu pour le racheter.
Les trois principes fondamentaux
Augustin les a établi et
ils ont guidé la culture occidentale pour plus de 1000 ans.
1° La connaissance est la puissance
2° Il y a trois sources possibles de connaissance a) La connaissance
rationnelle obtenue par le scepticisme (cela fut plus tard le fondement
de la science moderne). b) La connaissance occulte, gnostique
de la religion néo-païenne (cela fut plus tard le fondement
des croyances du Nouvel Age d'aujourd'hui) c) La Parole de Dieu,
ouvertement proclamée en Jésus et la Bible. 3°
La puissance qui est la plus susceptible de dompter notre nature autodestructive
sauvage vient de la troisième source.
Si l'issue centrale dans notre recherche
pour une vision du monde est la question où trouver la puissance
pour vivre, alors les découvertes d'Augustin sont toujours d'actualité,
quand la convoitise pour le sexe et la violence semblent insatiables
et conduit dans l'agissement de notre nature sauvage.
Mais les fondations bâties
par ce géant intellectuel et spirituel furent minées par
d'autres qui croyaient avoir une meilleure vision du monde et une
puissante plus fascinante à offrir à l'humanité.
- Zeb Bradford Long,
Douglas McMurry.