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Le baptême du Saint-Esprit
Charles Finney
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La plénitude de l'Esprit
peut se produire à plus d'une reprise dans la vie chrétienne,
comme ça s'est poduit pour les premiers chrétiens.
Ac.2:4 Et ils furent tous
remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues,
selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Ac.4:31 Quand ils eurent prié,
le lieu où ils étaient assemblés trembla; ils furent
tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole
de Dieu avec assurance.
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La première fois l'immersion
initiale dans le Saint-Esprit porte aussi le nom de baptême de l'Esprit,
Ac.1:4-5 puisque le Saint-Esprit nous introduit dans le corps de Christ,
cf. 1Co.12:13 et les fois subséquentes on peut les désigner
simplement par plénitude de l'Esprit, cf. Ac.4:31, il n'est plus
question là de baptême dans l'Esprit mais de plénitude
seulement.
La plénitude a besoin d'être
renouvelée au cours de la vie chrétienne comme nous le démontrent
ces citations des Actes et nos expériences personnelles.
Finney applique l'injonction de
Jésus de rechercher le baptême du Saint-Esprit «à
tous les chrétiens, de toutes les époques et de toutes les
nations» comme s'ils ne l'avaient pas
reçu à leur conversion. Il se sert ensuite du passage de
Lu.11:13-14 où Jésus disait à ses disciples avant
la Pentecôte que s'ils demandaient le Saint-Esprit à Dieu
que celui-ci, en bon père qu'il est, de leur accorder, ce qui s'est
produit effectivement le jour de la Pentecôte. Comme nous le verrons
plus loin, il a mélangé «baptême de l'Esprit»
et «plénitude de l'Esprit». En fait, toute sa doctrine
est basée sur l'idée que les chrétiens d'aujourd'hui
ne diffèrent en rien aux disciples d'avant la Pentecôte; Finney:
Les disciples étaient
chrétiens avant le jour de la Pentecôte. De ce fait ils avaient
déjà une mesure du Saint Esprit. Ils ont certainement dû
avoir la paix que procure le pardon des péchéset la justification.
Pourtant ils n'avaient pas encore reçu le revêtement nécessaire
à l'accomplissement de la mission qui leur avait été
confié. Il savaient la paix que Christ leur avait donnée,
mais pas encore la puissance qu'il leur avait promise. Ceci
est certainement vrai pour tous les chrétiens. Là réside,
je pense, la grande erreur de l'Église et des ministères.
Ils se contentent de la conversion, sans chercher ce revêtement de
la puissance d'en haut jusqu'à ce qu'ils l'aient obtenu.
Pour Finney, la situation des nouveaux
convertis est la même que celles des disciples avant la Pentecôte.
Pourtant les évangiles nous rapportent une IMMENSE différence;
le Saint-Esprit avant la Pentecôte n'avait pas encore été
donné, les disciples n'avaient pas REÇU le Saint-Esprit encore
:
Jn.7:37 Le dernier
jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria:
Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive.
38 Celui qui croit en moi,
des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Ecriture.
39 Il dit cela de l'Esprit
que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l'Esprit n'était
pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été
glorifié.
Jean 14:17 l'Esprit de vérité,
que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît
point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il
sera en vous.
Si la position du chrétien est
la même qu'avant la Pentecôte, alors il n'a pas le Saint-Esprit
en lui, celui-ci ne fait que demeurer avec lui en attendant qu'il soit
baptisé du Saint-Esprit plus tard. Jean Weber - pasteur pentecôtiste
- avait trouvé, avec raison, cette pensée farfelue. Je ne
discrédite pas l'expérience authentique, transformatrice
et puissante de Finney seulement l'interprétation théologique
qu'il en fait.
Puisque tous les chrétiens
ont reçu le Saint-Esprit à leur conversion Ro.8:9-11, et
peuvent s'écrier par lui «Abba Père» Ro.8:16,
leur situation ne peut être comparée à celle des disciples
avant la Pentecôte, comme le soutient Finney. Avant la Pentecôte
le Saint-Esprit fonctionnait selon la dispensation de l'Ancien Testament,
il reposait sur les gens ponctuellement puis pouvait se retirer, cf. le
roi Saul et ce que dit David dans le Ps.51. Jésus affirme que dorénavant,
à partir de la Pentecôte le Saint-Esprit consolateur restera
éternellement avec les chrétiens, Jn.14:16.
La plénitude de l'Esprit
est en effet à rechercher pour avoir un témoignage puissant,
cf. Ep.5:18 et Ac.4:31. A la Pentecôte, batpême et plénitude
du Saint-Esprit sont arrivés au même moment.
Finney parle d'être scellés
et oints du Saint-Esprit comme aussi une expérience post-conversion
en l'associant au baptême de l'Esprit et en fait le signe d'une sanctification
permanente:
Les Écritures nous
enseignent que nous ne sommes scellés du Saint-Esprit promis qu'après
avoir cru. Ce scellement constitue un gage de notre salut. Ep.1:13-14,
4:30. 2Co.1:21-22. Nous sommes ainsi affermis en Christ et oints du Saint-Esprit.
Nous sommes aussi scellés par le gage de l'Esprit dans notre coeur.
Notez bien que nous recevons cette bénédiction après
avoir cru comme nous le dit Paul dans l'épître aux Éphésiens
déjà citée. Il est donc d'une extrême importance
d'apprendre aux convertis de ne satisfaire de rien d'autre qu'une sanctification
permanente, étant scellés et affermis en Christ par cette
onction spéciale du Saint-Esprit.
Le péché est causé
par une mentalité charnelle. Pécher c'est obéir aux
désirs de la chair et des pensées charnelles. La santification
permanente est une consécration totale et permanente à Dieu.
Elle implique le refus d'obéir aux désirs de la chair ou
des pensées humaines. Quand nous sommes baptisés et scellés
du Saint-Esprit, nous pouvons vaincre la puissance des désirs charnels.
Nous sommes fortifiés dans notre désir de résister
à l'impulsion de nos désirs. Nous pouvons demeurer en permanence
dans une offrande complète de tout notre être à Dieu.
Il s'agit indéniablement
d'une importante doctrine, clairement enseignée par l'Évangile.
Nous y trouvons en vérité la richesse et la plénitude
de l'Évangile. En omettant d'enseigner cette doctrine, nous privons
l'Église de son héritage le plus riche.
Juste pour stimuler la réflexion:
-
Est-ce ainsi que sont encore enseignés
les Pentecôtistes ou votre compréhension diffère quelque
peu?
-
L'onction et le scellement du Saint-Esprit
sont-ils pour les seuls baptisés du Saint-Esprit?
-
Cette expérience spirituelle
de Finney où il s'est consacré totalement au Seigneur pour
demeurer dans la sanctification permanente le reste de ses jours - ce dont
je doute aucunement que ce fut son cas puisque dans le cas conctraire ce
serait le faire hypocrite - est-elle correspondante
avec votre expérience personnelle?
-
Ou du moins, avez-vous noté
un changement notable de puissance à résister au péché
après avoir été baptisés du Saint-Esprit?
-
Avez-vous remarqué un niveau
de sanctification supérieur chez les autres Pentecôtistes?
-
Si la réponse est non, comment
expliquer que les effets du baptême de l'Esprit ne soit pas les mêmes
chez les pentecôtistes actuels que chez Finney?
-
Si la réponse est oui, comment
expliquer que nous pourrions citer une longue liste de grands hommes de
Dieu n'ayant pas passé par cette expérience et qui pourtant
vivaient dans une sanctification permanente? Juste un exemple, George Muller?
Ont-ils été baptisés du Saint-Esprit par après
sans parler en langues, sans en prendre conscience?
-
En fait Charles Finney a-t-il parlé
en langues? Il me semble que non, à moins que j'ai manqué
où il en parle.
Ces questions peuvent nous amener à
mieux saisir la pensée de Finney et de son impact sur des millions
de chrétiens qui a produit un profond changement de perception de
la vie chrétienne.
Commentaires du webmestre sur
«La puissance d'en haut» par Charles Finney.
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