Les propriétés du sel.
- Le sel retient l'eau dans les tissus. En étant
comme le sel nous pouvons retenir l'eau vive en nous pour la répandre
au bon moment.
- Le sel fait monter aussi le degré d'ébullition.
En étant comme le sel nous nous choquons moins vite, nous sommes
plus lents à la colère.
- Le sel donne la soif. En étant comme le sel nous
pouvons donner aux hommes la soif de Dieu
- Le sel brûle sur une plaie ouverte. En étant
comme le sel nous rendons inconfortables les gens qui sont blessés
par le péché afin de les disposer à recevoir la guérison.
- Le sel donne du goût. En étant comme le
sel nous pouvons redonner le goût à la vie aux désespérés
en leur transmettant l'espérance de l'évangile.
- Le sel est un préservatif, un agent de conservation.
En étant comme le sel nous ralentissions la corruption du monde
par le péché.
- Le sel fait fondre la glace. En étant comme le
sel nous
pouvons, par le message de l'évangile, attendrir
les coeurs endurcis
- Le sel empêche la route d'être glissante
en hiver. En étant comme le sel pour nos frères nous pouvons
les aider à ne pas tomber.
Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd
sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être
jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. (Matthieu
5:13)
Le sel est une bonne chose; mais si le sel devient sans
saveur, avec quoi l'assaisonnerez-vous? (9:51) Ayez du sel en vous-mêmes,
et soyez en paix les uns avec les autres. (Marc 9:50)
Le sel est une bonne chose; mais si le sel perd sa saveur,
avec quoi l'assaisonnera-t-on? (Luc 14:34)
Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce,
assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre
à chacun. (Colossiens 4:6)
Mc.9:43-48 Le sel agit comme le feu;
il purifie l'homme, c'est mieux de l'avoir en nous
tout de suite 49-50 que de l'avoir en nous pour
toute l'éternité 43-48.
Le sel sur un bobo ça brûle, si le sel perd
ses propriétés, impossible de lui rendre de nouveau, si le
feu s'éteint
qui va le rallumer?
Si la conscience d'un homme fait naufrage, qui va
la nettoyer?
- Le Webmestre
L'alliance de sel
«Ayez du sel en vous-mêmes et soyez en paix
les uns avec les autres» Mc.9:51
C'est ainsi que le Seigneur Jésus termine son enseignement
sur la communion fraternelle. Cependant les versions existantes ne semblent
pas avoir saisi le sens du grec original de ce passage J'ai moi-même
lu et relu ce verset au cours des années sans y percevoir une signification
vraiment utile. Mais un jour, l'Esprit
de Dieu m'a ouvert les yeux par un passage, dans la loi
de Moïse, où je lisais:
«Tu mettras du sel sur toutes
tes offrandes, tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe
de l'alliance de ton Dieu.» Lé.2:13.
Cela m'a frappé et m'a amené à étudier
la question en
profondeur. J'ai appris que chez certains nomades du
désert il existe encore aujourd'hui une tradition qui leur parvient
de la plus haute antiquité, sans doute du temps d'Abraham. Celle-ci
les amène à considérer le sel comme quelque chose
de plus ou moins sacré. Le sel, en effet, est le seul aliment de
l'homme qui soit purement minéral et non organique (c'est-à-dire
ni végétal ni
animal) et de ce fait pratiquement impérissable,
incorruptible. Il est dans l'Antiquité, un symbole de l'incorruptibilité.
Si tu partages le pain avec un vrai nomade arabe cette
action est considérée comme une sorte d'alliance provisoire
tant que tu seras sous sa tente ou sous son toit. Si cependant tu partages
avec lui le même sel, cela est interprété comme le
signe d'une amitié ou d'une alliance perpétuelle. Cet homme
n'a plus jamais le droit de te faire du mal. Il est tenu par cet acte symbolique
tant que vous êtes tous les deux en vie.
Je lisais également que Dieu avait
«donné
pour toujours à David la royauté, à lui et à
ses fils, par une alliance inviolable» 2Ch.13:5 (version Segond).
Darby, suivant fidèlement le texte hébreu, traduit littéralement
et correctement cette expression de la manière suivante «par
une alliance de sel».
Ces passages ont jeté une lumière toute
nouvelle sur Mc.9:51, dont j'ai examiné de façon plus approfondie
le texte grec. J'ai compris qu'il fallait traduire la préposition
grecque "en", non par «en» mais par «entre». Le
sens de cette parole de Christ devient immédiatement évident
quand on lit:
«Ayez du sel entre vous (ou parmi vous) et soyez
en paix les uns avec les autres.»
Jésus veut dire: « Qu'il y ait une alliance
de sel (une alliance inviolable) entre vous. » oh ! que ce passage
a transformé alors toute ma conception de la communion fraternelle
! Ce commandement de Christ (c'est un ordre, non pas un simple voeu) transpose
dans une tout autre dimension nos idées trop vagues de la communion
spirituelle. C'est une alliance de sel, cette communion intime, cette confiance
certaine qui permet la
réalisation du deuxième ordre de Jésus:
«Soyez en paix les uns avec les autres.»
Un miracle du Saint-Esprit
Au début de mon ministère d'évangéliste
pionnier outre-mer, je fus dérouté par les médisances,
le manque d'unité et de confiance que j'ai rencontrés dans
les milieux missionnaires où je me suis trouvé. J'ai très
vite compris que, si j'introduisais des nouveau-nés en Christ dans
une ambiance aussi négative, ils seraient atrophiés spirituellement
dès le début. C'est pourquoi j'ai demandé à
Dieu de garder ma langue de toute mauvaise parole et créer entre
moi et ceux que j'amènerais à la nouvelle
naissance une communion inébranlable.
C'est alors que Dieu me montra la nécessité
de devancer, par une action précise du Saint-Esprit, les attaques
que le diable lancera contre la jeune communauté. J'ai donc demandé
à Dieu d'établir entre chaque nouveau-né et moi-même,
une véritable
«alliance de sel », fondée et renforcée
par le sang précieux de Christ. J'attendais chaque fois la conviction
de l'Esprit avant de m'engager si loin; mais, autant que je le sache, l'alliance
une fois faite par Dieu dans ce pays n'a jamais été rompue.
(J'ai connu, une seule fois dans ma vie, longtemps après et dans
un autre pays, l'immense chagrin du brisement d'une alliance de sel.)
Puis à ma joie, j'ai remarqué que ces jeunes
chrétiens
commençaient à établir des liens
réciproques, des «alliances » entre eux, jusqu'à
ce que la communauté entière devînt un véritable
réseau comme un filet tissé par la main de Dieu et que l'ennemi
ne pouvait pas défaire. Ceux qui, par la suite ont été
amenés à la foi découvraient une communion extraordinaire
dans laquelle ils étaient entraînés progressivement
les uns après les autres. Tout cela dans une entière liberté
de l'Esprit. Jamais auparavant je n'avais connu une unité spirituelle
comparable, une telle amitié, une si grande joie, la présente
de Christ aussi tangible. Même en pleine rue, lorsque deux d'entre
nous se rencontraient par hasard, ils priaient très simplement l'un
pour l'autre (et parfois pour une dizaine d'autres personnes aussi!).
Cette présence ineffable de Christ est devenue
pour nous une réalité, même au milieu de la foule.
Si les églises de Jésus-Christ voulaient
comprendre cette vérité et la vivre, la mettre en pratique,
ce serait le réveil - un réveil tel qu'on n'en a jamais vu.
- Ralph Shallis
«Nous sommes appelés à offrir notre
corps en sacrifice
vivant Ro.12:1: l'accompagner de sel soulignerait peut-être
alors le caractère perpétuel de notre sacrifice, tant que
nous serons sur cette terre nous ne débarquerons pas de l'autel,
répandant en tout temps
l'odeur de Jésus-Christ autour de nous, offrant
aux autres notre vie, notre amour, nos talents et notre temps, à
l'image de Jésus qui n'a pas seulement sacrifié sa vie sur
la vie mais dont la vie publique entière après la réception
du Saint-Esprit a été au service des autres.
Nos paroles, sacrifice de louanges qui confessent son
nom doivent aussi être accompagnées de sel, tous les sacrifices
le doivent, Lé.2:13, Col.4:6 elles doivent communiquer une grâce
à ceux qui les entendent, Ep.4:27-32.»
Le but de ce sacrifice assaisonné de sel était
de faire alliance inviolable apportant la paix durable entre les parties.
C'est pourquoi Jésus ajoute d'être en paix les uns avec les
autres. La nouvelle alliance en Jésus nous a apporté la paix
avec Dieu et Jésus nous appelle à étendre cette paix
à tous ceux qui veulent la recevoir.
Le sacrifice de soi apporte la paix, tandis que le refus
de mourir à soi-même suscite des conflits d'intérêt
entre les personnes.
L'alliance du sel entre des croyants peut ressembler à
celle que qu'ont établie entre eux David et Jonathan: 1S.18:1-4.
David dit à Jonathan:
1S.20:7«Montre donc ta bienveillance
pour ton serviteur, puisque tu as fait entrer ton serviteur dans une alliance
de l'Éternel.» 1S.20:13 Jonathan fit de nouveau prêter
serment à David au nom de son affection pour lui, car il l'aimait
comme lui-même. 1S.20:23 Jonathan à David: «Telle est
la parole que moi et toi nous nous sommes données. Voici l'Éternel:
il est pour toujours entre toi et moi.»
Marc 9:49 En effet, chacun doit être (purifié)
par le feu et (préparé pour Dieu comme on prépare
l'offrande du sacrifice) avec du sel. 50 C'est une chose précieuse
que le sel, mais s'il devient fade, avec quoi lui rendez-vous son goût?
Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix entre vous. - Parole Vivante
Cette parole énigmatique a été interprétée
de façon très diverse. Les mots «tout sacrifice sera
salé de sel» contenus dans le texte reçu sont probablement
une glose explicative. Ils nous mettent sur la voie d'une interprétation
plausible: comme, d'après la Loi, tout
sacrifice devait être salé (Lévitique
2:13) avant d'être consumé et que le sel, comme le feu, brûle
la chair vive, ainsi tout disciple doit être purifié par le
feu de l'épreuve et de la souffrance avant d'être consacré
à Dieu. Le lien avec les versets précédents peut s'expliquer
ainsi: si vous ne voulez pas aller au feu de la Géhenne, (de l'enfer),
il faut accepter le feu de l'épreuve qui purifie et préserve
de la corruption.
D'autres traduisent: «Chacun doit être comme
du sel pour le feu» en se référant à une coutume
palestinienne prescrivant d'utiliser le sel comme catalyseur dans les fours.
Après un certain temps, ce sel, ayant perdu ses vertus, est jeté.
La parole signifierait alors: «Soyez prêts à servir
comme le sel dans le feu, à vous sacrifier pour les autres».
Ce sens correspondrait bien à la ligne générale de
la réponse de Jésus aux aspirations charnelles des apôtres
(v. 33 ss.).
Le sel jouait un grand rôle dans la vie des peuples
antiques. Les Romains avaient coutume de dire: «Rien n'est plus utile
que le soleil et le sel.» L'Ecclésiastique prétend
que l'homme a besoin avant tout d'eau, de feu et de sel (39: 31). Il était
symbole de la pureté et de la fidélité. Une Alliance
de sel. (Nombres 18: 19; 11
Chroniques 13: 5) était une alliance qu'on ne
pouvait briser. Le sel préservait aussi de la corruption. Avoir
du sel en soi pourrait donc signifier posséder en soi ce qui rend
la vie pure, fidèle, qui la préserve de l'influence corruptrice
du monde. À la lumière de l'enseignement apostolique, nous
pourrions rapprocher cette parole de Soyez remplis de l'Esprit. (Ephésiens
5 :18). si nous
retenons la dernière explication du verset précédent,
la parole signifierait: «Ayez en vous l'esprit de sacrifice».
Ce sens s'accorderait bien avec la parole qui suit et le contexte général
de la réponse de Jésus que ces paroles clôtureraient
(v. 33-49).
>Matthieu 5:13 Ce que le sel est pour les aliments, vous
l'êtes, vous, pour cette terre. Si le sel devient insipide, avec
quoi lui rendra-t-on son pouvoir salant? Il ne sert plus à rien.
Il n'y a qu'à le jeter dehors où il sera piétiné
par les passants.
«Dans la Palestine du 1er siècle, on se servait
d'un sel mal purifié qui contenait une assez forte proportion de
cristaux analogues par leur aspect au chlorure de sodium, mais n'en possédant
pas la puissance assaisonnant. Que le sel ainsi composé était
mis au contact de l'eau ou de l'humidité, le chlorure de sodium
fondait, disparaissait, et il ne restait plus que les autres cristaux sans
valeur: le sel avait perdu sa saveur».
Saler - malach Strong 04417 TWOT 1197d
Seulement trois passages emploie ce verbe dénominatif.
Selon Lé.2:13, le repas offert doit être assaisonné
de sel. Dans Ex.30:35, les ingrédients employés dans la composition
de l'encens devaient être salés.
On n'y retrouve nulle part le concept d'entrer en relation
amicale en mangeant du pain et du sel ensemble. La société
arabe jusqu'à ce jour a retenu des expressions telles «il
y a du sel entre nous» ou «Je t'aime comme j'aime le sel».
Le troisième passage est Ez.16:4 décrivant
un nouveau-né frotté ou lavé avec du sel. Ceci devait
être probablement seulement pour nettoyer et guérir l'enfant
plutôt que d'établir une alliance (de sel) entre le nouveau-né
et Dieu. Nous pouvons espérer que la solution saline était
diluée!
Sel - melach Strong 04417 TWOT 1197a
Lé.2:13, Ex.30:35. Certains soutiennent que le
sel dans ces offrandes représente ce qui prévient la putréfaction,
alors que le miel et le levain ne la préviennent pas et sont exclus
pour cette raison. D'autres soulignent que l'usage du sel dans ces offrandes
peut être une question d'assaisonnement ou de dédication,
car le sel est un item de valeur. Le miel, d'un autre côté,
ne putréfie pas
facilement.
Le terme «alliance de sel» est appliqué
au statut perpétuel par lequel le revenu devait être donné
aux prêtres No.18:19, et à l'alliance établie avec
David où il lui avait été accordé un règne
éternel sur Israël 2Ch.13:5. Ces relations sont donc désignées
comme étant irrévocable et liantes, voir aussi Lé.2:13.
Les qualités de préservation du sel sont
peut-être vues dans l'usage par le prophète Élisée
pour purifier la source à Jéricho. 2R.2:20-21, quoique l'effet
ici fut miraculeux. D'un autre côté, le sel était répandu
sur le site d'une ville dévouée à Dieu pour la destruction
Jg.9:45, devenant par là un symbole de stérilité et
de
désolation, voir aussi De.29:23, Job 39:6, So.2:9.
Aeschimann
Dans le monde ancien le sel avait une signification religieuse.
À cause de ses qualités de purification, d'assaisonnement
et de préservation il était un symbole d'endurance et de
valeur.
«La Torah est comme le sel... le monde ne peut subsister
sans sel» - Soph., 15:8, Str.-B. I, 235; comme symbole de ce qui
est intelligent et astucieux, Corn.
Nep. Att., 13:2.
Le sel est associé avec Dieu, alors que la putréfaction
et la corruption sont associées avec les démons. Pour cette
raison le sel était très employé dans l'adoration,
comme dans l'A.T.. Il était répandu ou mélangé
dans les sacrifices Ex.20:35, Lé.2:13, Ez.43:21. Le nouveau-né
était frotté avec du sel Ez.16:4. Il était employé
par les Orientaux pour chasser les esprits malins. Les
alliances durables étaient faites en mangeant
du pain et du sel, ou seulement du sel No.18:19, 2Ch.13:5: l'alliance du
sel).
Dans le N.T. sa signification cultuelle est perdue. Le
sacrifice rituel est simplement une façon d'illustrer les vérités
du monde religieux et moral. P.229 Ceci semble être le point de la
parole obscure de Mc.9:49. Le disciple doit être assaisonné
avec du sel comme dans le cas du sacrifice. Cela l'amènera à
passer par des tribulations (cp. le feu de 1Co.3:13), et tout ce qui est
contraire à
Dieu sera purgé. Le sel illustre aussi les qualités
morale et religieuse qui doivent caractériser le langage du Chrétien
Col.4:6, spécialement la qualité qui est la marque intérieure
du disciple et la perte de ce qui le rendrait inutile. Lu.14:34, Mt.5:13,
Mc.9:50.
Luc nous donne la formulation originale, associant cette
parole avec les sérieuses demandes faites envers le disciple. Matthieu
nous donne, secondairement, une application directe aux disciples eux-mêmes.
Cette parole
semble avoir en vue les conditions existantes en Palestine.
Le sel de la Mer Morte, lequel est mélangé avec le gypse
etc., acquiert facilement une état éventé
et alcalin.
Hauck
1. Le sel avec lequel la nourriture est assaisonnée
et les
sacrifices arrosés, Mc.9:49.
2. Le sel de la terre, ces genres de matière saline
employée pour fertiliser la terre arable, Mt.5:13; ici le sel ne
peut être pris dans le sens d'un condiment, puisque ceci rendrait
la terre stérile De.29:23, So.2:9, Jg.9:45. Le sens est «C'est
votre prérogative de communiquer à l'humanité (illustrée
par la terre arable) les influences requises pour une vie de dévotion
à Dieu. Dans
l'affirmation qui suit "et si le sel", la comparaison
semble être tirée du sel comme condiment, ce qui fait que
les deux figures sont mélangées ensemble. Dans Mc.9:50 et
Lu.14:34 le sel est un symbole de santé et de vigueur de l'âme
qui est essentiel à la vertu chrétienne.
3. Le sel est un symbole d'accord durable, Mc.9:50, parce
qu'il protège la nourriture de la putréfaction et la préserve
inchangée. Par conséquent, dans la ratification d'ententes
solennelles, les Orientaux avaient, et ont jusqu'à ce jour, l'habitude
de partager le sel ensemble.
Saler
Mt.5:13, chaque vrai chrétien est rendu mûr
pour une
association sainte et joyeuse avec Dieu dans son royaume
par le feu, c.à.d. par la douleur causée par les afflictions
et les tribulations, s'il les endure avec constance, celles-ci tendent
à purger et fortifier son âme, Mc.9:49. Mais ce passage extrêmement
difficile est expliqué autrement par d'autres.
Si ce sel perd sa saveur avec quoi la salera-t-on ?
-Semeur
ou: avec quoi le rendra-t-on de nouveau salé ?
Comment le sel peut-il perdre sa saveur ?
Le sel utilisé en Palestine contenait beaucoup
de cristaux n'ayant aucun pouvoir salant. Lorsque ce sel était exposé
à l'humidité, le chlorure de sodium fondait (le sel se dissout
dans l'eau) et seuls les cristaux non salants restaient.
Ces cristaux non salants ayant perdant leur chlorure de
sodium (leur sel) ne pouvaient donc plus servir à saler, c'est pourquoi
on s'en débarrassait en les jetant dehors.
Il avait la forme du sel mais n'en avait plus la substance.
Comme certains qui ont la forme de la piété
(observant certaines pratiques religieuses de manière routinière)
mais dont leur comportement en renie la force.
Si ce sel "perd sa saveur" (môrainô en grec;
rendre fou, devenir fou, sans aucun sens, d'aucune utilité, telle
la sagesse du monde que Dieu a convaincu de folie 1Co.1:20, le monde se
déclarant être sages se sont rendus fous Ro.1:22),
- Quand la vérité est mélangée
avec des inventions, est elle falsifiée, comme on dit même
le sel perd sa saveur, - Clément d'Alexandrie à Théodore,
concernant les Carpocratians qui expérimentaient les profondeurs
de Satan.
Thayer