1° Faire face au problème
2° Raconter l'incident
3° Expérimenter les sentiments
4° Établir la responsabilité
5° Retracer les difficultés comportementales et les symptômes
6° Observez les autres et éduquez-vous vous-mêmes
7° Confronter l'agresseur
8° Reconnaître le pardon
9° Rebâtir l'image de soi et les relations
10° Démontrer de l'intérêt et faire de l'empathie
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Le style de relation L'hérédité et l'environnement jouent un rôle dans la formation de la personnalité. La repentance aussi; des gens violents sont maintenant devenus doux, l'apôtre Paul, par exemple (1Ti.1:13 - 2Ti.3:10) Notre manière d'entrer en relation avec autrui peut donc changer. Elle est le reflet de ce qui se trouve dans notre coeur. Aimons-nous d'une manière désintéressée, passionnée et franche ? Ou bien sommes-nous préoccupés de nous protéger nous-mêmes et de faire le serment que nous ne serons plus jamais blessés ? Puisque la confiance a conduit à des abus alors vaut mieux ne compter que sur soi-même mais alors l'âme reste sur sa faim. Il y a une tension intérieure résultante entre le désir de nouer des relations affectives pour donner un sens à la vie selon le plan de Dieu et le besoin de protection pour éviter de souffrir à nouveau. Pour se protéger, la femme abusée sexuellement adoptera essentiellement, selon sa personnalité, un des 3 styles relationnels suivant: la Brave Fille, la Fille Coriace ou la Fille Superficielle.
Au lieu de tourner le mépris vers elle-même, la Fille Coriace le tourne vers autrui. Elle est travaillante, déterminée, indépendante, avec un coeur dur, impénétrable, incapable d'éprouver la compassion, ce serait faire preuve de faiblesse. Par méfiance, elle méprisera ou évitera ceux qui veulent approfondir des liens affectifs avec elle. Les sentiments doivent être assujettis et demeurer sous contrôle afin que personne ne puisse la faire souffrir à nouveau. Elle se veut une mère capable, cherche à obtenir le respect de ses enfants, souhaite un plus grand engagement de son mari, et se montre très affectée et rancunière quand elle est rabrouée. Elle cherche à exprimer son idée mais ne tient pas à recevoir l'opinion des autres, sans valeur pour elle. Dan Allender conclut à propos de la Fille coriace :
Ils respectent souvent les réalisations de sa détermination ou de sa volonté, mais ils n'apprécient pas sa présence ni sa personne. La Fille Coriace fait un chirurgien de renom, un avocat célèbre ou un premier ministre compétent, mais pas une amie, un conjoint ou un parent agréable. Elle est appréciée pour sa persévérance, son ingéniosité et son labeur, mais elle est redoutée pour son regard critique et sa force de mépris. La Fille Coriace honnête est une femme solitaire.» - Enfance déchirée P.154 Elles se retirent totalement et n'ont aucun désir de participer à toute relation sexuelle, même dans le mariage.
La Brave Fille est agréable, conciliante, serviable et paisible mais elle se sent vide, sans vie. Elle se méprise intérieurement, souvent à cause de fantasmes sexuels avec des gens proches. Alors elle se pousse à réprimer tout sentiment sauf celui de la culpabilité ce qui l'empêche aussi de goûter à la joie et au plaisir d'une manière satisfaisante. Si une Brave Fille est blessée par quelqu'un, elle sera incapable de lui mentionner et trouvera le moyen de se culpabiliser d'avoir été maltraitée, en se disant qu'elle n'aurait pas dû se sentir si vexée ou d'avoir du mal à lui pardonner. Elle est incapable de demander de l'aide ni de dire non, au risque de sa santé. Par son style relationnel, la Brave Fille n'arrive qu'à nouer des liens superficiels dans son mariage et avec les autres, sans gagner leur profond respect. Dan Allender conclut à propos de la Brave Fille :
La Fille Superficielle est une femme accommodante, drôle, tantôt exaltée, tantôt grave. Elle est un mélange des deux premiers types. Elle est à coup sûr inconséquente, difficile à comprendre et impossible à coincer dans des relations étroites. Son style capricieux et ambivalent s'explique par son aptitude à utiliser avec adresse à la fois le mépris de soi et le mépris d'autrui. C'est comme si elle avait maîtrisée l'art de se haïr et de haïr l'autre ne même temps. Son comportement dépend de l'orientation de sa haine, au moment considéré, soit vers elle-même, soit vers vous. Cette humeur chaotique et ces fluctuations comportementales sont souvent exaspérantes pour l'entourage. On ne sait jamais à quoi s'attendre avec une Fille Superficielle. Dan Allender à propos de la Fille Superficielle :
Si la Brave Fille se débat dans la culpabilité et si la Fille Coriace déborde de rage, la Fille Superficielle lutte contre la peur et l'ambivalence. Elle gère sa faim de relations et sa haine, simultanées ou successives, en analysant superficiellement («tout finira par rentrer dans l'ordre»), en minimisant («l'auteur de l'abus manquait d'assurance, mais n'était pas coupable») ou en se dérobant cyniquement («ainsi va la vie !»). C'est comme si la Fille Superficielle ne voulait pas être trop troublée, sachant qu'autrement elle devrait se montrer conséquente, impliquée et forte. Il est beaucoup plus facile de rire ou de pleurer de sa souffrance, pour ensuite l'abandonner, que de pénétrer réellement dans un monde inconnu.» P.155 Inconstante et insatiable, cette grande séductrice butine de relation creuse en relation creuse, se lassant vite du plaisir facile qu'elle en retire, ne laissant pas le temps aux relations potentiellement bonnes de s'épanouir et apportant du bien-être à son âme; ce serait trop dangereux de se faire blesser, elle ne pourrait supporter se faire trahir à nouveau, alors elle sabote la relation en premier. Pour en savoir plus sur les styles de relation, lire le chapitre 9 de«Enfance déchirée» par Dan Allender qui conclut ainsi ce chapitre:
La Brave Fille s'attire le soutien et la gentillesse des autres, mais à la longue, elle se retrouve seule et plus que jamais abusée. La Fille coriace gagne le respect et l'admiration distante, mais elle reste seule et redoutée. Grâce à son pouvoir d'intimidation, elle réduit au minimum l'abus, mais avec le temps, son arrogance et ses interactions abusives dans les vies des autres lui valent des mesures de rétorsion et de vengeance. La Fille Superficielle provoque rire et colère, bienveillance et haine ; elle finit par générer frustration et désarroi dans son entourage. Elle invite à l'engagement, mais l'intimité dégénère souvent en irritation ou en criante, ce qui l'amène à abuser des autres ou à être abusée par eux. En fin de compte, elle aura terriblement blessé ceux qui l'entourent et se sera causé un tort considérable en les éloignant d'elle. Les Filles Brave, Coriace et Superficielle sont à la fois victimes et agents. Leurs styles de relation ne sont pas seulement les conséquences de leur abus passé ; ils expriment également leurs vains efforts pour trouver la vie en dehors d'une relation dépendante et humble avec Dieu. Libérer la personne en la dépouillant d'un style relationnel défensif est l'oeuvre passionnante que se donne le chrétien qui veut croître. Rien ne peut ôter la tristesse des relations manquées du passé, mais nous avons l'espoir qu'en Christ, le passé ne doit pas nécessairement compromettre le présent ni conditionner l'avenir. Une juste perspective des dévastations, aussi bien internes qu'externes, occasionnées par l'abus passé, permet de mieux comprendre en quoi une relation avec Dieu est essentielle au processus de changement.» P.158
2 Timothée 3:10 Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes résolutions, ma foi, ma douceur, mon amour, ma constance | |