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Définition




La restauration en 10 étapes

Faire face au problème
Raconter l'incident
Expérimenter les sentiments
Établir la responsabilité
Retracer les difficultés comportementales et les symptômes
Observez les autres et éduquez-vous vous-mêmes
Confronter l'agresseur
Reconnaître le pardon
Rebâtir l'image de soi et les relations
10° Démontrer de l'intérêt et faire de l'empathie



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Différentes manières de composer face à l'abus sexuel

Le déni

Il est toujours désagréable de regarder en face les conséquences de l'abus sexuel alors nous nous persuadons que tout va bien, mais en réalité nous savons que quelque chose trouble notre âme. Quand une vague douleur fait surface, ou des souvenirs enfouis dans la mémoire viennent hanter nos rêves ou susciter d'étranges pensées dans la journée nous n'y voyons aucun rapport avec l'abus sexuel subi. Ce type d'approche peut conduire à la dépression et au suicide.

L'indifférence

Cette seconde attitude se retrouve chez une personne qui est consciente de l'abus sexuel perpétré contre elle, mais elle n'en fait pas de cas, s'imaginant que cela n'a pas d'impact sur elle aujourd'hui. Elle peut avoir des problèmes sexuels dans son mariage, une faible estime de soi et une incapacité à établir des relations personnelles intimes.

Le mépris

Pire que l'indifférence, la victime s'attribue une part de la responsabilité d'avoir été abusée, - quand ce n'est pas toute la responsabilité! - alors elle en vient à se mépriser elle-même et à se dire qu'elle n'a eu que ce qu'elle méritait. Dan Allender explique dans un tableau le mécanisme par lequel le mépris en vient qu'à engourdir la souffrance causée par l'abu sexuel.

La réaction

Dans cette approche, non seulement l'abus sexuel est reconnu mais ses conséquences néfastes le sont aussi, alors le moyen choisi de se protéger pour que cela ne se reproduise plus est de ne plus faire confiance à personne, la victime devient plus fortement centrée sur elle-même et vit alors moins par amour d'autrui que pour son profit personnel mais l'âme reste vide et insatisfaite, cette méfiance lui ôte la joie d'aimer les autres et d'être aimée par eux. Ce type d'approche est encouragé dans certaines thérapies séculières.

Le pardon superficiel

La personne victime d'abus est encouragée à pardonner son agresseur sans avoir pris la peine d'explorer la gravité de ses blessures et ses conséquences, sans avoir reçu de Dieu la consolation et la restauration. En s'engageant dans une telle voie, la victime finit par engourdir son âme pour pouvoir accomplir un devoir écrasant en présentant une fausse image de paix et de spiritualité, ou alors par laisser éclater sa colère contre Dieu ou contre ceux qui l'encouragent fermement à emprunter un chemin aussi douloureux.

Quand, sans que ce soit le moins du monde de leur faute, des gens deviennent victimes de crimes contre Dieu et contre leurs âmes, comme c'est le cas dans l'abus sexuel, des énergies considérables se mettent à bouillonner en eux et leur font entrevoir comme une chose effrayante le fait de se donner à autrui. Si on exhorte ces personnes à «faire simplement confiance à Dieu», on les expose à un sentiment de frustration et on suscite en eux des questions brûlantes sur la réalité de la vérité chrétienne. Ce type d'approche est proposé parfois par des membres de la famille physique ou ecclésiale.

La solution rapide

La personne victime d'abus recherche une expérience émotionnelle et/ou spirituelle qui lui apportera la guérison instantanée alors qu'elle reste passive comme sur une table d'opération psychique. Mais ce traitement bon marché n'apporte pas une amélioration durable qui soit un avant-goût du ciel. Ce type d'approche peut se rencontrer dans des retraites-conférences sur les abus sexuels ou avec des pasteurs et/ou thérapeutes peu avertis.

La meilleure voie à suivre

Le voyage commence avec l'abandon à Dieu de notre coeur meurtri, rempli de rage, inondé de doutes, malgré les belles promesses, Dieu va-t-il nous trahir comme l'abuseur nous a trahi?

Es.58:12 Les tiens rebâtiront sur d'anciennes ruines, tu relèveras des fondements antiques; On t'appellera réparateur des brèches, celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable.

Voici les applications que Jan Frank en a tiré:

«Relever : Le mot hébreu «koom» signifie «aider à relever, établir, fortifier, confirmer ou authentifier». (Comme quand Jésus a dit à la petite fille qui était morte Talitha koomi: jeune fille, relève-toi! De même, Jésus veut relever l'enfant mortifiée chez les victimes d'abus.) Combien d'entre nous élevons ceux qui sont blessées? Trop souvent les chrétiens condamnent les autres ou les retiennent au plancher en disant: «Un chrétien spirituel ne devrait pas être en colère». Nous réagissons avec horreur et rejet envers les blessés alors qu'ils ont besoin d'être fortifiés et rétablis dans leur relation avec Dieu. Trop souvent, nous ne comprenons pas que les blessures de leur passé bloquent une communion vitale avec Dieu. Leurs blessures intérieures doivent être traitées afin qu'ils puissent être relevés!

Réparer : Le mot hébreu «gadar» signifie «marcher dans et autour, refermer, entourer ou enclore». Je pense immédiatement aux personnes blessées émotionnellement qui ont besoin de sentir un entourage autour d'elles et être abritées ou prises en charge à l'intérieur d'un environnement protecteur. L'une des premières choses qu'on nous avise de faire dans le traitement d'une blessure c'est de la nettoyer à fond et d'ensuite la recouvrir avec un bout de tissu protecteur pour prévenir l'infection. Quel exemple pour les blessures émotionnelles! Les blessures doivent être nettoyées et pourvues d'un environnement protecteur, offrant un soutien où elles pourront commencer à guérir. Les chrétiens peuvent procurer ce genre d'environnement à ceux qui sont blessés, aux milliers de personnes qui ont besoin d'être réparées!

Restaurer: Le mot hébreu «shuwb» signifie «secourir, recouvrer, ramener, rapporter à la maison de nouveau ou faire que quelqu'un revienne». Plusieurs parmi les blessés ont besoin d'être restaurés. Ils ont besoin d'être ramenés à la maison de nouveau, mais souvent leurs blessures les gardent liés, immobilisés. La restauration signifie les amener à celui qui est capable de les restaurer et les guérir complètement. Le blessé a besoin d'être restauré! Da.2:22 «Il révèle ce qui est profond et caché, il connaît ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui». Allez-vous permettre au Saint-Esprit de commencer à exposer les régions troubles dans votre vie? Allez-vous permettre à Sa lumière de guérir ces blessures? Allez-vous Le laisser vous rendre libres?»

Vous pouvez maintenant aller consulter les 10 étapes vers le recouvrement, cliquez sur le chiffre pour la première: 

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